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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 17:57

Le monde de la Finance n’en finit pas d’intriguer. Ces gens sont contents d’eux. Depuis quelques années ils engrangent des profits conséquents en rançonnant leurs clients lambda, voir l’évolution des ponctions sur le client de détail, et en créant des produits sophistiqués sans connexion avec l’économie de marché. Ce sont les produits dérivés. Le problème c’est qu’il n’y aucun coupe feu entre l’activité bancaire adossée aux entreprises réelles et les flux virtuels nourris de la spéculation sur ces produits financiers.


Ces valeurs qu’ils se refilent en jouant sur leur complexité pour masquer l’ampleur des risques inscrits dans leur bilan, peuvent par effet de spirale grimper au firmament comme brutalement dévisser entraînant l’édifice, si un soupçon d’insolvabilité vient enrayer la mécanique. C’est ce qui se passe. Le métier de base du banquier est alors mis en péril par l'ignorance du niveau réel de ses engagements. D'où le gel de l’activité de support aux entreprises pour tenter d’enrayer la débâcle.


On a assisté incrédule à des prises de position incohérentes : le patron de la BNP jurant hier de sa solvabilité, avant de geler dans la panique les avoirs de ses déposants. Il se félicite 8 jours plus tard, dans une tribune libre du Monde,  d’avoir su éviter le pire : on croit rêver. Ce quidam n’a rien appris, il est prêt à recommencer. Le «  Monde », qui le publie sans commentaire, n’y trouve rien à redire* – sans doute la banque tient-elle le journal par les cordons de la bourse.


Aujourd’hui c’est son alter ego de la Générale qui se félicite dans le Figaro, alors que rien n’est réglé. L’effet boomerang causé par la chute de l’immobilier américain entraîne une réduction brutale des créations d’emploi aux Etats Unis et les bourses chutent sur tous les marchés, mais le petit Bouton peut être satisfait, ses émoluments ne sont pas en danger.

Les banquiers de ce pays sont issus de la fonction publique, de la haute administration. Ils se prennent pour ce qu’ils ne sont pas : des entrepreneurs. Ils n’ont aucune conscience des nuisances que leurs atermoiements, leur volte-faces peuvent infliger aux vrais patrons. Ils n'en sont pas, eux qui jouaient l’argent des entreprises aux bandit- manchots en prétendant faire des placements de père de famille. Ces apprentis sorciers, véritables bandits manchots, viennent de perdre le contrôle de leurs fonds de commerce, mais même plantés piteusement, voir Baudoin Prot de la BNP -  ils se pavanent fiers et arrogants. Ce ne sont pas eux qui remettraient leur mandat en question pour avoir failli à leur mission. Ils ne rendent de compte à personne.


Puisque Sarkozy doit relancer l’activité économique, et donner aux entreprises l’impulsion nécessaire et les ressources financières ad hoc, il peut faire œuvre de salubrité en remerciant le quarteron de banquiers dont les comportements passés et présents attestent l’irresponsabilité. Même si leurs institutions sont aujourd’hui privatisées, nul doute qu’il ait les moyens de ses fins pour leur offrir un placard doré.

 

 

*  Précisions : dans l'édition du Monde datée dimanche lundi 9 10 septembre, Eric le Boucher fustige les banquiers : " On découvre avec stupeur, dans cette crise, que les plus grands noms de la place ignorent scandaleusement ce qu'il y a dans leurs livres. ......
... Des gens si bien payés ont fait des bêtises, ils ne méritent aucune impunité. "

on dirait qu'il a trouvé son inspiration ci dessus !

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Published by Candide - dans Economie
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