Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Libre Cours par Candide
  • Libre Cours  par  Candide
  • : Décryptage sans complaisance de l'actualité quotidienne.
  • Contact

Retrouvez Candide
alias Phénix sur

3w.LeVésinet.com

Recherche

Texte libre

Archives

15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 21:24

Du quel de ces qualificatifs relève le conflit social de l’usine Goodyear d’Amiens ? Ce site industriel au sens étymologique traverse une période critique car confronté à la stagnation du marché de l’automobile, au renchérissement du coût de la main d’œuvre et aux différents effets de la mondialisation.


Deux stratégies s’opposent pour assurer sa viabilité : celle de l’entrepreneur qui veut améliorer la performance de l’outil de travail en réduisant les coûts salariaux, celle des syndicats qui s’opposent à l’allongement de la durée contractuelle du travail et à la réduction du nombre d’emplois et exigent de mobiliser plus de capitaux.


Chacun est dans son rôle.


La question ainsi posée peut –elle être tranchée par les salariés et c’est le referendum proposé par la direction ou est-elle du ressort exclusif des syndicats comme ceux-ci l’ont exigée ?


La question n’est pas banale car si la représentativité syndicale n’est rien moins qu’assurée, la compétence pour apprécier où se situe la meilleure défense de l’intérêt des employés n’est pas distribuée équitablement chez tous les salariés.


Anecdotique certes car l’usine n’emploie que quelques 2500 personnes et le risque de contagion n’existe pas, emblématique tout autant car les entreprises industrielles de ce pays font ou feront toutes un jour face à ce type de remise en question.


Rendre impossible le questionnement des collaborateurs par des méthodes héritées de feu la lutte des classes atteste de l’archaïsme des interlocuteurs syndicaux. Nier les effets de la mondialisation et verrouiller la libre expression n’est pas de nature à améliorer l’image syndicale jusque dans le monde ouvrier. Le jusqu’au boutisme syndical est suicidaire dans les entreprises privées.


Faut-il, et c’est l’une des options des réformes sociales à venir, imposer l’appartenance syndicale à tous les salariés pour diluer les irréductibles des centrales « révolutionnaires » dans un mouvement réformateur, c’est une option qui aurait eu le mérite d’éviter le blocage d’Amiens. Encore faudrait-il que les patrons ne s’opposent pas à l’institutionnalisation des syndicats.


D’un coté comme de l’autre il y du chemin à faire pour se moderniser.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Candide - dans Economie
commenter cet article

commentaires

jeanmarie 16/09/2007 18:32

Face à l'archaisme syndical il y a le modernisme patronal des stocks options du PDG de good year.comme quoi attribuer des epithetes est une facilité du langage mais nullement un argument interessant pour trancher le debat.Donc Candide prenez position nettement pour votre camp et ne faites pas semblant de chercher à arbitrer entre des positions contraires