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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 16:02

Il n’était besoin d’être clerc pour prévoir que la réforme Bertrand, comme celle de Douste Blazy ou de son prédécesseur Fillon ne viendrait à bout du déficit de la sécu. On l’avait écrit.

Sans l’ombre d’une illusion sur la prise en compte des 4 vérités qui vont être formulées on les livre en pâture à ceux qui espèrent encore que le bon sens peut triompher. C’est à cette aune là qu’elles sont frappées.

1 La médecine n’est pas la santé, même si marginalement elle peut y contribuer. Notre espérance de vie, la seconde des nations développées ne chuterait que d’une année si on se passait de soins médicaux. On ne devrait pas l’oublier *. Les japonais, les premiers de la classe dépensent 3 points de PIB de moins que nous pour vivre un à deux ans de plus. Quant aux américains ils dépensent 2 points de plus et disposent d'une espérance de vie inférieure de 2 ans à la notre. L’Etat n’e devrait avoir cure du bonheur* des citoyens mais oeuvrer à leur sérénité.

2 La révolution qui au cours du 20 ème siècle a permis le quasi doublement de la durée de vie tient à l'’éradication des maladies infectieuses par la vaccination et les antibiotiques. Elle voie ses effets se stabiliser. Les investissements dans le domaine médical sont maintenant régis par la loi des rendements décroissant. C’est incontournable. On peut épargner plus de vies humaines en dépensant « ailleurs » que dans les dépenses médicales. Le toujours plus ne sert donc à rien.

3 L’assurance maladie héritée de nos parents répondait au paradigme des années 50. L’allongement de la durée de vie couplé au renchérissement du coût des soins donne aux dépenses une allure géométrique, alors que les recettes progressent de façon arithmétique. L’équilibre s’il était trouvé ne pourrait structurellement résister à l’usure du temps. Il faut découpler l’essentiel du marginal, ne mutualiser que ce qui est vital et faire payer la différence selon les ressources de chacun.

4 La prochaine révolution sera génétique ou ne sera pas. Ce n’est plus de la pharmacie, mais de la biologie que viendra la médecine réparatrice de demain. Eliminer les virus, guérir les cancers et traiter les maladies orphelines fait appel à la manipulation de l'ADN. La France est doublement en retard. Sur le plan législatif les pesanteurs sociétales freinent les recherches sur les cellules souches. Les obscurantistes de toute confession auront réussi à nous faire décrocher de la tête du peloton. Sur le plan génétique industriel la France fait figure de pays sous développés, loin derrière les asiatiques qui dominent le secteur.

On peut, sans craindre d’être contredit; préciser que tout plan de remise en ordre des comptes de la sécurité sociale qui ignorerait ce nouveau paradigme :

 

Définition d’un optimum de santé publique et non pas d’un maximum.

Arrêt de la dépense médicale marginale,

Prise en charge sélective des risques maladies en fonction des choix individuels et des revenus

Laïcisation de la recherche bio génétique

 

serait voué au même succès que les 33 précédents. On peut encore réver….

 

 

 

* Jean de Kervasdoué, dans « les précheurs de l’apocalypse ».

** L’alcool tue lentement ceux qui l’ingurgitent mais peut éviter le suicide chez ceux qui en ont bu.


relire : Déficit abyssal



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Published by Candide - dans Libre Cours
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bibi 29/09/2007 18:25

Dans son rapport, la Cour des comptes demande le plafonnement, voire la suppression des dispositifs d'exonération :Lire ici Les stock-options coûtent 3 milliards à la Sécu http://www.challenges.fr/20070912.CHA0338/les_stockoptions_coutent_3_milliards_a_la_secu.htmlLa Cour des comptes n'est pas à cour d'idées : "La première est de cesser de faire des cadeaux aux médecins en échange d’engagements de modération qu’ils ne tiennent pas. Surtout les spécialistes, trop nombreux alors que l’on manque de généra­listes, et qui ont vu leurs revenus augmenter deux fois plus vite : 3,3% par an depuis cinq ans, au lieu de 1,8% pour les généralistes. Quand on voit «des chirurgiens qui pra­tiquent des dépassements pouvant atteindre 3 à 4 fois le tarif opposable, s’indigne Philippe Seguin, on est loin du tact et de la mesure préconisée par le ­code de déontologie». Et de citer le cas de la chirurgie urologique, spécialité où dans 27 départements on ne trouve plus aucun médecin ne pratiquant pas de dépassements. «Cela met en cause le principe d’égal accès aux soins», accuse Séguin, qui estime qu’il serait temps de pratiquer «des incitations négatives» auprès de certains médecins. Par exemple, en ne prenant plus intégralement en charge les cotisations de Sécurité sociale pour ceux qui s’installeraient dans des zones où la densité médicale est déjà trop forte. A plat. Au chapitre recettes, la Cour des comptes et son premier président sug­gèrent que l’on remette à plat l’ensemble des exonérations de cotisation sociale ou de CSG (lire ci-contre). Et Phi­lippe Séguin de prendre un malin plaisir à dénoncer les cadeaux aux plus riches. «Un bénéficiaire de stock-options, c’est 30 000 euros de cotisation manquante, souligne-t-il. Et si l’on s’en tient aux 50 premiers, c’est 3 millions d’euros : ils ont touché en moyenne 10 millions chacun !» Maintenant que Sarkozy les a quasiment exonérés de l’impôt sur la fortune, les bénéficiaires de stock-options pourraient faire un effort pour la Sécu…"Source :http://www.liberation.fr/actualite/politiques/278082.FR.php

Candide 29/09/2007 18:42

Le site des pharmaciens en colère  -  http://www.pharmaciensencolere.com/  -  ayant retiré mon commentaire - ces gens là ne supportent pas la discussion - je le fais figurer ci-après : "Ignorance et désinformation d'un coté dévouement, philanthropisme et statu quo de l'autre : Vous détenez la Vérité.  Commission Européenne, gouvernement, Sécu et ici les quelques voix qui tentent d'alerter les pharmaciens qui viennent sur ce blog, de la nécessité d'une rupture avec le monde ouaté et hyper protégé ds le quel ils ont prospéré reçoivent invectives et quolibets, quand ce ne sont pas insultes et obscénités.  A l'abri derrière des monopoles de moins en moins justifiés, vous  sciez la branche sur la quelle vous êtes réfugiés. Pas de doute, vous pourriez bientôt tomber sur le c.. !  Pas grave, vous trouverez chez votre ami E. Leclerc une poudre de Perlinpin pour vous frictionner et un job pour vous occuper...jusqu'à une retraite bien méritée.   Cordialement"

bernard 25/09/2007 20:53

lire la constitution : "La nation garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs"

Candide 25/09/2007 19:33

Merci de votre contribution.1    la mauvaise présentation de l'article le rend peu lisible. pannes à répétition de l'hébergeur, mais le style du blog aussi impose une écriture condensée et donc réductrice, ce que vous soulignez.2    "le meilleur système de santé" n'a aucun sens ausi longtemps que l'on a pas défini le "par rapport à qui, par rapport à quoi " et l'OMS est une organisation d'abord "politique" au sens large du mot.3    Le génie génétique largement initialisé avec les français dausset et quelques autres a connu les déboires que vs mentionnez (bébé bulle) mais quelle révolution ne démarre pas avec des déceptions ? C'était avant que l'église catholique ne s'oppose au téléthon.... 4    le point central du billet c'est de réfuter le toujours plus médical au profit d'un équilibre avec le développement d'autres approches réductrices des pertes de vies humaines ( ex.classique : les accidents de la route...et les infrastructures routières)C'est bien une révolution qu'il faudra conduire pour substituer l'optimum médical au maximum avec toute la subjectivité inhérente à cette définition.je pense qu'on a dépassé le stade de la recherche d'un équilibre comptable pour rechercher un équilibre sociétal : l'état n'a pas pour role de rendre heureux, mais de permettre la sérénité....lire aussi  Déficit abyssal en clicquant sur le lien

bernard 25/09/2007 18:16

Très radical et définitif comme texte… Quelques nuances cependant … Le système de santé français a été reconnu en 2000 comme le meilleur au Monde par l’Organisation Mondiale de la Santé. Il faut reprendre toute l’histoire de la sécu pour comprendre pourquoi en France on tient à ce système là (même si on reconnaît en avoir abuser et avoir encourager le laxisme par la carte vitale et la cmu). En 2004 l’académie de médecine a voté à l’unanimité pour inclure la prévention qui pourra faire réaliser « quelques économies ».  Le génie génétique , lui, a démarré dans les années 80 et la thérapie (tests cliniques) du même nom en 90. Premiers résultats avec les « enfants bulle » avant l’an 2000 : Il semble qu’on ne vous ait donc pas attendu. En revanche et puisqu’on parle de graves déficits … On peut aussi évoquer que plus de 50% des dépenses émanent des hôpitaux  et que tous les progrès génétiques ne vont pas réparer une jambe cassée ou un trauma du à un accident. Enfin dans une culture française (et elle existe), dans le pays des droits de l’homme… Qui va oser définir ce qu’est la dépense médicale marginale … ? Et refuser certains accès aux soins ? Qui va définir l’Optimum ? (c’est quoi en matière de santé ? … refus de certains examens peut être ?... Au risque de passer à côté ?)  Pour terminer …, on se demande pourquoi une clinique équilibre ses comptes en soignant les gens dans le privé (dans le cas contraire, c’est dépôt de bilan comme pour toute entreprise) et pourquoi dans le public… On ne veut toujours pas compter …