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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 14:46

La confirmation d’un soupçon bien étayé de délit d’initié généralisé au sommet d’EADS ravive les polémiques sur la justification de l’attribution de stock option (SO) aux dirigeants.


L’absence de loyauté chez ceux qui étaient, et sont encore pour la majorité, aux commandes de ce conglomérat, choque le citoyen, le contribuable, le salarié qui jamais ne verra passer sous son nez les sommes mirobolantes que ces gens là s’auto distribuaient, sous l’œil bienveillant – allez savoir pourquoi  - des représentants de l’État.


Encore une fois, on va convoquer une commission de parlementaires, on va éructer au scandale au règne de l’argent roi, voter une loi mais le fonds de l’histoire est bien ailleurs. Tellement vrai que ces délits financiers sont de toutes les républiques. On épargnera la longue liste des copains- coquins de Pompidou, des « Pelât » de Mitterrand, des porteurs d’enveloppes aux chiraquiens, en oubliant Panama et tous les Stavisky…

 
eads.jpg Ce délit qui entache la probité de dirigeants dont les performances furent en de ça de leurs objectifs, montre que le SO met mécaniquement son titulaire en état de conflit entre son intérêt personnel et son statut de dirigeant de l’entreprise dont il est fait actionnaire. Dès l’instant où des SO sont attribués alors qu’il n’y a pas de relation directe entre la performance individuelle et leur valorisation, chaque manager tend à penser que le résultat de son groupe – quand il est à la baisse -  ne reflète pas sa propre performance, ce qui l’autorise « moralement » à se comporter en individu soucieux de protéger son magot. D’où les cris d’orfraie de ceux pris en flagrant de délit d’initiés.


Aucune réforme n’y changera rien. Ainsi est fait le salarié manager qui devient capitaliste dirigeant par l’effet de cette distribution. Pour qu’une offre de SO soit incitative encore faut-il qu’elle soit exclusive (au sens anglais) et si elle est exclusive elle conduit aux dévoiements type EADS, dont nul ne doute qu’ils ne soient avérés.


Certains profiteront d’un effet d’aubaine en se saisissant de cette affaire, d’autres règleront quelques comptes avec un certain Breton qui ne fit rien pour rendre transparent les sociétés où il opéra, mais au final les choses en resteront là où elles étaient, car en ce bas monde chacun sait qu’on résiste à tout sauf à la tentation et qu’une suppression des SO entraînerait ipso facto une rémunération dérivée…et les délits associés.

 

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Published by Candide - dans Economie
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jean 03/10/2007 17:19

N'empeche que le devoiement de l'ethique pourrait être sanctionné comme un delit passible de prison et de "degradation" comme cela se fait dans l'armée française quand l'officier a failli à l'honneur. Ne doutons pas que des deputés patriotes comme notre ami jacques Myard s'emparent de cette affaire  pour proposer une peine de "degradation" vis à vis de ces dirigeants qui faillissent à l'ethique de leur profession; cela s'est vu aux Etats unis