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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 09:07

sarkozy3.jpgLe résultat n’est pas à la hauteur de l’ambition. La clarification attendue de la prestation présidentielle s’est transformée en opacité. Peu de commentateurs l’ont reconnu, le prix à payer les aurait probablement exclu de la prochaine grand messe, à condition qu’il y en ait une après le four élyséen.


Sur l’abolition des 35 heures le « oui » sec formulé en réponse à leur abolition s’est transformé en « plouf ». Depuis que de démentis, que de clarifications, comme si le mot « oui » nécessitait d’être précisé…
L’objet de ce billet n’est pas de reprendre les arguments des adversaires et de les opposer à ceux des bénéficiaires de cette usine à gaz franco française, mais de remarquer comment en quelques minutes on peut brouiller un message qui se voulait clair.


La faute en incombe certes au président, mais surtout à la méthode choisie : la conférence de presse façon 1960 ! Et bien ça ne marche plus, les manipulations évidentes que ce genre permet ont eu raison de ce média surannée qui a fait chuter un Sarkozy que l’on disait pourtant aguerri pour cet exercice. A fanfaronner, à pantalonner en direct il se sera pris les pieds dans le tapis des bons mots, et ce « oui » était de trop. Il a du être nonisé.


Dans la conférence monarchique, l’absence de droit de suite aux questions porte un discrédit fatal à ce type de communication. Le président peut se débarrasser de l’importun par une pirouette. Dans le cas d’espèces la pirouette s’est retournée contre lui. Pan sur le bec.


A la réflexion le meilleur outil de communication entre le président et le citoyen ne reste-t-il pas la séance télévisuelle où le président est interrogé par un duo de journalistes professionnels ? Quant à la complaisance toujours possible, on peut s’en garder en demandant à l’opposition de désigner l’un des deux interrogateurs dans une liste mutuellement acceptée.

 

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Published by Candide - dans Politique
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commentaires

michel 11/01/2008 11:29

Sarkozy devient emblematique de l'information d'aujourd'hui; à savoir on parle de tout ,  on dit tout et son contraire , à tout moment. peu importeSachant qu'un sujet chasse l'autre.C'est le grand tournis , cela commence à fatiguer.Que l'ideologie soit en sourdine oui ,mais qu'elle soit remplacée par un pragmatisme aleatoire non .Comme le disait Badinter hier au grand journal de Denisot , la fonction presidentielle merite plus de retenue et de distance.

Phenix 11/01/2008 10:56

Dans ce billet Candide ni ne critique ni même n'évoque le fonds; Il démontre - du moins c'est son avis - que la forme mal gérée peut tuer le fonds.En d'autres termes, ne s'improvise pas Gal de Gaulle qui veut !

Daumont Jean 11/01/2008 10:24

Le but du Président Sarkozy était de définir des objectifs à long terme... Mais en allant ainsi au-dessus des "contingences", il a couru le risque de n'être pas compris, ce que le socialiste Hollande a cru pouvoir résumer en parlant de "discours fumeux"... Il a tout de même proposé des "chantiers" non négligeables, comme l'introduction de la bio-éthique dans le Préambule de la Constitution, le recours à la Caisse des Dépôts et Consignations pour les entreprises, le partage des bénéfices des entreprises pour les salariés, la suppression de la publicité dans les chaînes publiques... Evidemment, on l'attend sur le chômage et le pouvoir d'achat, où il trouve une "conjoncture" défavorable qu'il serait injuste de lui imputer, et il sera toujours temps de le critiquer si les mesures prises - après concertation - dans les mois qui viennent ...se révèlent inefficaces.