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22 janvier 2006 7 22 /01 /janvier /2006 00:00

Être virulent comme leader de l’opposition tout en gardant un profil crédible comme chef de gouvernement, voire de président : l’exercice pouvait être périlleux. Sauf si pour critiquer les gouvernants, on omet sa propre responsabilité dans leur accès aux responsabilités et si on peut prétendre qu’on ferait mieux que l’équipe en place sans se faire rétorquer par les journalistes sensés vous aiguillonner que ce n’était pas l’avis de la population. Alors la prestation se transforme en promenade de santé.

Le premier secrétaire ne pouvait plus être mis en difficulté dès l’instant où l’argument de l’échec du précédent gouvernement socialiste était évacué. Il suffisait de raconter que les baisses d’impôt expliquent l’accroissement du déficit des finances publiques sans que cette énormité ne soit relevée, que le système de retraite, toujours en déficit, sera remis à plat en annulant les dispositions de la loi Fillon sans expliquer d’où viendra l’argent qui équilibrera le système, que le nombre de fonctionnaires ne sera pas réduit et que leur salaires seront augmentés sans jamais susciter une ombre de scepticisme chez ses supposés contradicteurs pour voir le populisme prendre corps sur nos écrans.

Difficile de faire plus lisse, plus peuple, plus demain on rase gratis. Faut-il croire les électeurs crédules pour fustiger le manque de productivité de l’économie française et oublier le coût des 35 heures, pour tourner en dérision le contrat premier emploi en affirmant que les entrepreneurs licencient les salariés quelques heures seulement après les avoir recrutés. Faut-il que les journalistes soient complaisants pour ne pas réagir à l’incongruité de tels scénarios.

 


Alors si on peut sur nos chaînes* laisser aujourd’hui un François Hollande, demain d’autres hommes politiques, débiter ses inepties, énoncer les plus flagrantes contre vérités sans qu’un observateur neutre n’ose y mettre un bémol, on doit craindre que la prochaine campagne présidentielle ressemble plus à un concours du «plus populiste que moi tu meurs» qu’à une confrontation de programmes pour choisir le meilleur projet pour le pays.

 


Ce soir il était clair que ce n’est pas du coté des journalistes que viendrait l’élévation du débat, ni du tenant du pari socialiste.

 

 

 

 

 

 

 

* ce billet fait suite à la prestation de François Hollande sur LCI

 

 

 

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Published by Candide - dans Portrait
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