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19 décembre 2005 1 19 /12 /décembre /2005 00:00

L’actualité est riche des ces faits divers accablants. Une ambulance détournée par deux jeunes écervelés fauche 4 passants à  Tourcoing : une adolescente n’a pas survécu, une voiture empruntée croise une jeune femme à Sotteville les Rouen : une personne entre vie et trépas. Le couteau d’un lycéen percute un de ses  professeur : une enseignante sérieusement blessée. Les objets cités ne m’accuseront pas de porter atteinte à leur présomption d’innocence – du moins je l’espère !

 


Il fut un temps où les violences dont les auteurs sont identifiés, où les faits sont flagrants et  leurs causes corrélées, sans l’ombre d’une ambiguïté, auraient été relatés par un lapidaire : un voleur de voiture écrase quatre petites filles sur un passage clouté : 1 mort, 4 blessés graves. Le chauffard est sous les verrous.

 


Il est interdit de s’exprimer ainsi, même si cette version est conforme à la réalité. Aux yeux de la loi elle n’est pas vraie, le meurtrier étant présumé bon conducteur, la seule possibilité qui s’offre à nos esprits cartésiens pour expliquer un tel drame c’est que le passant a causé l’accident que le conducteur n’a pas su éviter. Que font donc les passants sur les passages zébrés : ils sont présumés coupables puisque les chauffards sont supposés innocents : élémentaire mon cher Watson !

 


Voila le résultat de cette sémantique. Elle oblige la victime à justifier de s’être trouvée sur la trajectoire d’une voiture volée aux mains de délinquants drogués que le JT vous a implicitement présenté comme de petits contrevenants présumés innocents des désastres dont on refuse de leur faire endosser la paternité.

 

 
Alors si l’on veut changer les mentalités, donner le sens de la responsabilité, inutile de dépenser beaucoup d’argent, revenons en simplement à l’époque où les assassins avaient à prouver leur innocence et les victimes pouvaient réclamer réparation pour leur souffrance.

C’était en France avant janvier 1993 et la loi appliquant la présomption d’innocence aux flagrant délit, c’était tellement liberticide qu’en ses temps là les prisons hébergeaient tout juste la moitié de la population qu’elles connaissent aujourd’hui. Le mot présumé n’avait pas droit de cité, quand le flagrant délit était constitué.

 

 

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Published by Candide - dans Justice
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