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7 novembre 2005 1 07 /11 /novembre /2005 00:00

Ils ont saccagé des crèches, brûlé des écoles, détruit des usines, incendié des voitures, anéanti tous les symboles d’une société à laquelle ils n’ont jamais appartenu. Mais ils ont « fait » quelque chose. Ils ont existé, ce qui pour certains n’avait jamais dû leur arriver.

 

 

Ce sont les fils lointains des noirs de Harlem de 1964, pas des enfants de mai 68. Novembre 2005 n’est pas un retour de la chienlit dans une France qui s’ennuie, c’est le jaillissement du nihilisme de ceux dont on a toléré trop longtemps qu’ils s’exonèrent des fondamentaux du credo de notre identité nationale. Siffler la Marseillaise au Stade de France fut le signal emblématique de ce rejet par la communauté « blanc-beur ».

 

 

 Cette guérilla nous replonge dans l’Amérique des mid sixties, quand la haine des blancs suintait des rues des ghettos noirs de New York comme de L.A. Et quelques centaines de morts plus tard, quelques milliards de dollars de destruction en sus le calme est revenu en même temps que la loi sur les droits civiques imposait ses premiers effets.

 

 

L’Histoire ne recommence pas et Clichy sous Bois ne sera pas Harlem ou Watts. Mais l’Amérique d’après 1964 n’est plus celle des pères fondateurs, sa déconstruction a commencé. L’ineffable myopie de nos politiques dont certains croient qu’un jet de karcher désintégrera les ferments d’un soulèvement en forme de guerre urbaine quand d’autres pensent que des poignées d’euros jetées comme des cacahuètes au zoo éteindront la haine qui s’exhale de ces émeutes, est consternante.

 

 

La France du XXI ème siècle ne sera plus que l’ombre de celle « éternelle » restaurée l’espace d’un septennat par de Gaulle avant que mai 68 n’engloutisse le titan titubant avec son rêve. Giscard l’instigateur, Mitterrand l’angéliste, Chirac l’absent, aucun n’a paru comprendre que le choc des cultures allait faire imploser notre tissu national.  L’implosion a eu lieu et nos hommes politiques se disputent pour savoir lequel sera Président. Il serait temps qu’ils se posent la question : Président de qui ?   [1]

 

 

 

 

 



Société

 

Banlieues   suite 3

 

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Published by Candide - dans Libre Cours
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commentaires

G. 20/04/2006 16:00

Je vous rappelle que ce sont des Corses qui ont ce jour-là sifflé la Marseillaise. Le fait que vous imputiez immédiatement et par principe cet acte (lequel n'est d'ailleurs scandaleux qu'aux yeux des fétichistes du hochet national) aux "banlieusards", en dit long sur vos principes de vision du monde social. De plus la Marseillaise n'est plus, depuis bien longtemps, le vecteur des valeurs universalistes de la grande Révolution française. Certes, je ne joins pas ma voix à celles, ridicules, pathétiques, des "humanistes"qui voudraient en transformer les paroles, trop "agressives": les Tartuffes entrepreneurs de cette démarche- au nombre desquels on compte un président d'Université, admirateur de Soeur Emmanuelle et de Bob Dénard- feignent d'ignorer que l'Etat; n'est pas une institution de charité: l'Etat, ça sert d'abord à faire la guerre, progressiste ou réactionnaire, en silence ou en chanson. Pour en revenir au sujet, la Marseillaise fut tant de fois l'accompagnement des boucheries que déclenchèrent au XXe siècle la cupidité ou l'irresponsabilité des puissances d'argent (première Guerre, décolonisation etc...) qu'il est plutôt moral de la siffler, du moins tant qu'elle n'est pas redevenue le chant révolutionnaire qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être. Les hymnes, comme les hommes, ont l'accueil qu'ils méritent.