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30 octobre 2005 7 30 /10 /octobre /2005 00:00

La surprise ne vient pas de l’inculpation de ce proche du Vice Président, ni de ses dénégations outrées. Elle ne vient pas non plus de cette démonstration que le système des dépouilles peut permettre au judiciaire américain d’être indépendant, mais plutôt de l’absence de réaction à la mise en cause d’un stratège de l’opération irakienne.

 

 

 Jeter en pâture un agent de la CIA pour compromettre un opposant à cette aventure, n’est pas droit sorti d’un roman de John Le Carré. C’est, semble-t-il, le quotidien sous Bush Jr. Et ce n’est que la partie rendue visible par la sagacité d’un procureur, d’un iceberg longtemps tenu caché à la curiosité des américains. Blasés nos amis américains ne manifestent pas beaucoup de réprobation à l’encontre de leur président.

 

 

 

 Parce que là réside l’une des surprises de cette affaire : comment expliquer que ces Lewis Libbys et consorts qui ne reculent devant rien, ni inventer des fausses vraies preuves, ni éliminer des témoins gênants, ni créer un goulag dans l’île de Castro se fassent prendre la main dans le sac alors qu’ils savent qu’ils vont être l’objet d’investigations pressantes ?

 

 

 

 Est-ce le sentiment d’être intouchable, l’idée qu’ils sauront se jouer des pièges des interrogatoires, ou finissent-ils par craquer intimement convaincus que la vérité finira par les rattraper ? On donne notre langue au chat. Mais de Nixon à Bush ce sont les mêmes méthodes, les mêmes comportements de la classe politique et finalement la déchéance du second mandat.

 

 

 

Dans cette affaire on a deux certitudes : la première c’est que le procureur a marqué un point ; qu’il a commencé à dévider une pelote qui pourrait le conduire plus loin, plus haut. La deuxième c’est que ça ne servira à rien. Que la vérité n’a pas besoin d’être manifestée puisque depuis le début c’est à une croyance que Bush s’attaque, pas à un fait.

 

 

 La croyance qu’il incarne les forces du bien et que l’ennemi concentre les forces du mal.

 

 

 

 Alors dans ce combat là il n’y a plus de vérité qui compte : la politique devient une vocation au service d’une foi. Même les mensonges sont admis. Finalement communisme et «bushisme» même combat : peu importe les moyens puisque la fin les justifie tous.

 

 

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Published by Candide - dans International
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