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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 21:02

Un coup ça va, un coup ça va pas. Longtemps sous estimée la crise dont le premier symptôme fut révélé par les subprimes – subprimes qui furent le marqueur du retournement du marché immobilier aux Etats Unis et non l’inverse – étend ses effets sur notre pays quoi qu’en dise les hâbleurs officiels.

Qu’il y ait de la psychologie dans la façon dont l’économie réagit aux informations officielles c’est certain. Ainsi évoquer une crise de la machine économique si ce n’est qu’un ralentissement passager peut avoir l’effet pervers d’aggraver ce que l’on cherche à corriger. Mais retirer aux mots leur sens premier et refuser d’appeler récession une baisse de l’activité ne peut qu’affecter la crédibilité de ceux qui nous gouvernent sans produire l’amélioration désirée.

La situation est d’autant plus cocasse, qu’il y a une semaine le président n’hésitait pas à dramatiser. Les mots étaient choisis et l’effet recherché obtenu : les français ont apprécié qu’on leur parle sans fard. La finance mondiale était au bord de la faillite et la France ne pourrait indéfiniment tirer son épingle du jeu si rien n’était fait pour mettre un terme aux désordres du capitalisme débridé. Heureusement Sarkozy-Zorro  veillait et le pays était gouverné. Mais le français avait senti le vent du boulet.

Aujourd’hui retour aux méthodes habituelles. Circulez y a rien à voir, et les déclinologues qui démoralisent les français en évoquant une dépression n’ont pas compris qu’il ne s’agissait que d’un ralentissement de la croissance....

Alors pourquoi ce double langage ? Elémentaire, mon cher Watson. Le président revenait des Etats Unis et pouvait naturellement faire porter l’essentiel du chapeau à l’ennemi de l’extérieur. Le méchant capitaliste yankee. Mais quand l’INSEE distille de mauvais chiffres, quand Renault détruit des emplois, Michelin réduit sa production  et quand le franco belge Dexia est remis à flots par les sous des contribuables, on ne peut faire porter tous ces chapeaux aux fils de l’oncle Sam. Alors parler de récession serait admettre que nous ne sommes pas à l’abri derrière notre ligne Maginot. Et ça les français sont encore jugés incapables de l’entendre.

Difficile pour nos gouvernants de gérer une crise qui les prend à contre pied. Puisque cette crise contre carre la prédiction gouvernementale d’amélioration du pouvoir d’achat, par effet de son plan fiscal de l’été 2007. Or cette crise a des racines bien antérieures à cette date – le problème subprimes était apparu dès le second trimestre. Son importance a été ignorée et les munitions qu’il eut fallu conserver ont été gaspillées en régalant les « copains ».

Incapable de se payer une ordonnance du bon docteur Keynes, le président ne peut que piocher dans la pharmacopée du brave Dr Coué. Pas sur que ce soit le meilleur référent !

 

Michel COUDERT  Phénix

 

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Published by Candide - dans Politique
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commentaires

Citoyen 04/10/2008 08:46

Nous ne sommes pas gouvernés, nous sommes endoctrinés