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12 juin 2005 7 12 /06 /juin /2005 15:34

Chevaliers blancs comme ils aiment à se présenter, prédateurs comme ils sont souvent décrits, les frères ennemis du capitalisme à la française viennent coup sur coup de se montrer sous des jours peu flatteurs.

 

 

 

 

François Pinault, dans le rôle du mécène mal aimé, a délocalisé le centre d’exposition qu’il avait offert d’édifier sur l’île Seguin, lui préférant un palais vénitien. On ne lui contestera pas le droit d’implanter ses collections où bon lui semble. Seulement il justifia son revirement par le manque d’empressement des futurs bénéficiaires de ses largesses ; on n’aurait pas déroulé le tapis rouge avec le faste et la célérité dus à son rang. Alors, que nenni, empruntons la route transalpine et installons nos toiles à Venise ! Non sans avoir au passage fustigé nos ronds-de-cuir pour leurs incuries chroniques.

 

 

 

 

La vérité, quand elle se révéla, ne fut pas à l’avantage de notre preux chevalier dont les motivations parurent plus matérielles qu’artistiques dans ce simulacre de déménagement.

 

 

 

 

Son compère Bernard Arnault, et soi disant ennemi juré, ne s’étripèrent- t-ils pas entre autre pour le contrôle de Gucci, vient quant à lui de nous la jouer « principe de précaution ». Qui l’en blâmerait ?

 

 

 

 

Imaginez vous le, riche propriétaire d’un bel immeuble de 45.000m2 sur les bords de Seine, acquis pour une bouchée de pain, abritant un grand magasin qui prend l’eau, accumule les pertes et emploie plus de 1000 salariés, pour l’essentiel peu qualifiés ; question à 1 € : comment vous débarrasser de cette activité sans tomber dans le piège C&A qui défraya la chronique sociale de l’année 2002 quand sa direction décida de fermer tous ses magasins.

 

 

 

 

La réponse : vous jouez la sécurité.

 

 

Vous réunissez une commission ad hoc qui découvre providentiellement que tout ça pourrait bien brûler, et que personnel, chalands, tout serait grillé en quelques 7 minutes.

 

 

 

 

Quel propriétaire serait inconscient pour laisser ses salariés et ses clients courir un tel risque ? La décision de fermer est dès lors inévitable et c’est la mise à pied immédiate de 1000 salariés sans espoir de reclassement vu leur qualification.

 

 

 

 

Bernard c’est bien joué !

 

 

Plus la ficelle est grosse plus ça s’avale facilement. Il y aura bien quelques manifestations mais le syndrome C&A aura été évité. L’immeuble vidé de ses occupants pourra être rénové et générer une sympathique plus value. Les Assedic financeront le chômage du personnel dont la plupart ne retrouveront jamais d’emploi.

 

 

 

 

Bravo Bernard tu es encore meilleur que François.

 

 

Comment utiliser à son profit les incohérences de l’administration ? Arnault comme Pinault sont passé maîtres dans l’art de faire payer l’État et d’encaisser les plus values. Voir Pinault et le Crédit Lyonnais dans Executive Life, voir Arnaud et les Assedic dans l’affaire de la Samaritaine. Qui peut comprendre que ce magasin soit devenu inexploitable du jour au lendemain. Qu’il était encore conforme le 10 juin et que le 11 il soit devenu d’une telle dangerosité qu’il faille l’évacuer toutes affaires cessantes. C’est tout à l’honneur d’Arnault d’avoir su exploiter la brèche ouverte par des fonctionnaires tatillons et d’avoir piteusement refuser d’expliquer aux salariés que pour leur éviter de finir carbonisés, ils auraient dorénavant à piétiner aux portes des Assedic.

 

 

 

 

Enfin, pour des grands patrons du luxe, quel marque d’élégance !

 

 

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Published by Candide - dans Libre Cours
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