Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Libre Cours par Candide
  • Libre Cours  par  Candide
  • : Décryptage sans complaisance de l'actualité quotidienne.
  • Contact

Retrouvez Candide
alias Phénix sur

3w.LeVésinet.com

Recherche

Texte libre

Archives

8 juin 2005 3 08 /06 /juin /2005 00:00

Il n’est pas de jour, et celui ci ne fait pas exception, où leurs turpitudes ne s’affichent en caractères gras aux colonnes de nos quotidiens. On nous rapporte leurs outrages comme si une pandémie galopante frappait depuis quelques années beaucoup de nos justiciables. Le bas clergé n’est pas épargné, vous vous en étiez douté ! Des éminences sont aussi concernées. Des éducateurs, des professeurs sont convoqués pour se souvenir de la façon dont il y 20 ans ils dispensaient leurs leçons particulières, assurément trop particulières. C’était l’époque où un Peyrefitte pouvait évoquer des amitiés sans encourir les foudres de la bonne société. Des ballets il y en avait aussi, pas seulement chez Serge Lifar. Mais des cellules de soutien psychologique, point encore. C’est vrai, c’était avant mai 68, avant que des bataillons d’étudiants ne squattent sur quelques hectares du campus de Nanterre. Des avatars de cette usine à psys on dut bien en faire quelque chose et on créa les cellules de crise.

 

 

Le sujet est délicat certes. Même en avançant sur la pointe des pieds, vous m’avez vu venir : c’est de pédophilie qu’il s’agit et de sa prévalence dans nos sociétés. Quel  réconfort de savoir que face à cette perversion on est tous mobilisé ! Mais passée la nausée qui nous saisit à l’évocation de faits longuement colportés par les médias, on est pris d’un indicible malaise. Pourquoi tant d’intérêt pour des faits aussi abjects ? Pourquoi autant de cas aujourd’hui, si peu hier ? La perversion se répand t-elle sur le globe comme la syphilis au début du siècle dernier ? Retenir cette hypothèse oblige à rechercher la cause première de cette inversion et la refuser c’est admettre que les enfants d’hier ont tu les comportements des parents d’alors. Pan sur le bec, aurait dit le Canard !

 

 

Et si nos mentalités façonnées par le manichéisme ambiant nous imposaient une grille de lecture réductrice qui conduise à la lourde pénalisation de faits répréhensibles au nom d’un Bien et d’un Mal qui ne laisserait aucune place à l’imperfection humaine, et à la répression  excessive de comportements millénaires au risque d’anéantir ceux, qui par inadvertance, n’auraient pas mis à jour leur référentiel.

 

 

 Parce qu’à l’exception de quelques cas qui relèvent du sadisme et de la barbarie et doivent être traités comme tels, les pratiques stigmatisées qui entraînent de longues années de prison, sont gaillardement racontées par les meilleurs auteurs des bibliothèques familiales et repris avec beaucoup de complaisance par des échotiers ... qui s’en offusquent. Ça doit faire vendre.

 

 

J’ouis déjà des cris d’orfraie, que je suis un parent indigne, qu’à défendre des pervers on en oublie les innocentes victimes et que …et bien je persiste et signe surtout quand j’entends des enfants d’hier attendre 20 ans plus tard et se souvenir des sévices infligés par des grand pères aujourd’hui, alors je m’étonne de ces mémoires élastiques, de cette facilité à embastiller pour des délits lointains qui hier restaient impunis. Ces mouvements de balanciers entre laxisme et sévérité attestent de la difficulté de notre société à sanctionner ces déviations sans que les délinquants ne soient victimes d’une justice rendue à la roulette russe.

 

 

A être trop répressif on s’expose à un retour de balancier qui banaliserait ce qu’on criminalise aujourd’hui. Est ce le but ?

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Candide - dans Libre Cours
commenter cet article

commentaires