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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 09:54
Si pendant le premier semestre 2008 un commentateur, un observateur ou un expert selon la terminologie galvaudée de la média sphère, avait seulement émis l’hypothèse, pas « pronostiqué » ni même « imaginé », juste proposé un scénario autour d'un baril à 50 dollars il eut instantanément perdu toute crédibilité, et les écoutilles se seraient fermées.

Le cas n’est pas caricatural. Il est emblématique de l’impossibilité dans laquelle se trouvent nos dirigeants pour formuler un pronostic sur l’évolution de nos économies. Car il est extensible à de nombreuses «commodités» dont les valeurs sont  affectées par des opérations de spéculation qui les ont déconnectées de leur coût réel de «production ».

Il y a longtemps que sur ce blog on s’insurge contre la doctrine officielle qui dispose que le pétrole n’était pas payé à sa "juste valeur" quand il était cédé par les États dont le sous sol en est gorgé aux environs de 40 dollars, oubliant que pendant des décennies le même baril s’échangeait à 10$. Les Cassandre qui ont fait d’un pétrole cher leur fond de commerce en sont pour leurs frais.  

Personne n’a jamais pu expliquer en quoi consistait le juste prix. Il était soi disant de 100$ en mai juin 2008, puis 150 en juillet août et devait tendre vers les 200 pour nos brillants experts prévisionnistes. Il est revenu brutalement à 50 en novembre. Impensable il y a 3 mois.

A l’avenant on trouvera la chute des cours du blé, du cuivre, du nickel et même du lait ( voir graphique ci-contre) que ce mouvement éloigne des pics atteints fin 2007 ce qu’aucun économiste n’avait anticipé et qu’incidemment aucun industriel n’a répercuté !

Un tel désaveu pour les prévisionnistes les conduira-t-il à plus d’humilité, et à la réfutation des modèles simplistes élaborés autour de l’extrapolation linéaire ?

D’autant que la volatilité du prix des commodités entraîne le gel des investissements par impossibilité d’en anticiper le rendement. D’où moindre débouchés pour ces commodités dont le prix ne peut se stabiliser : c’est la spirale de la dépression.

La stabilsation des prix est un préalable à la fin de la crise. Ce problème n’est que rarement évoqué car dans une économie mondialisée il ne saurait y avoir de fixation autoritaire des prix.



Michel COUDERT  Candide





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Published by Candide - dans Economie
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commentaires

bb 12/11/2008 14:55

retournement idéologique ...