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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 14:48
Quand les bornes sont franchies il n’y a plus de limites. Cet aphorisme pompidolien s’applique doublement aux pilotes d’Air France. Ce qui eut été incongru il y a quelques mois est devenu indécent. Une grève pour s’opposer à la liberté de travailler plus longtemps pourrait être symbolique, histoire de ne pas paraître endosser un mouvement que l’on a eu de cesse de combattre, histoire de marquer que cette rupture ne peut être consentie que du bout des ailes…

Mais prétendre s’opposer à une loi qui concerne tous les salariés lorsque nos grévistes en or font partie des super privilégiés – 240.000€ de revenu annuels – agir en feignant de croire que l’on peut infléchir la pente inéluctable vers l’allongement de la durée du travail et prendre en otage ceux pour qui le transport aérien est devenu un accessoire du quotidien c’est se comporter en primates inaptes à intégrer les changements aux quels la société est confrontée ou en moutons bêlants se précipitant dans le vide pour prouver sa grégarité.

Qu’il se trouve en plus des commentateurs pour les renvoyer dos à dos avec le gouvernement coupable de ne pas les avoir suffisamment écoutés montre qu’en terme d’obscénité le summum peut toujours être dépassé.

Michel COUDERT Candide

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Published by Candide - dans Libre Cours
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drddupuy 15/11/2008 09:55

leurs revenus ne les rendent ni  plus ni moins ennuyeux que tous les autres meuglants qui défilent à longueur d'année en bloquant ce pays. vos à priori surprennent le lecteur fidèle, ami de lumières :-)

antipilote 14/11/2008 18:00

il serait interessant d'avoir la position de Besancenot sur ce sujet.Doit on assimiler les pilotes aux travailleurs qui se font exploités de façon honteuse ou à cette caste bourgeoise qui ne pense qu'à s'enrichir. Il est vrai que les pilotes sont dans le ciel et à ce titre ils sont plus près des dieux que les autres travailleurs; ils sont donc benis des dieux.