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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 17:27
"Dis moi comment tu empruntes, je te dirai qui tu es !"

C’est peu ou prou la lecture que Philippe Marini sénateur de l’Oise fait du rapport du conseil économique et social qui décrit la situation de surendettement qui frappe de plus en plus de familles en proposant de légiférer.

Le crédit revolving dont les taux frôlent l’usure est un outil permettant en cas de précarité d’assurer les dépenses courantes à un coût exorbitant. (autour de 20%).

Il pousse à la consommation d’autant plus que sa publicité n’est pas contrôlée. Les banques aux quels l’État vient de garantir les prêts s’étaient jusque là opposées à toute régulation de cette forme de crédit. Dans le contexte de la crise dont les effets pèsent lourdement sur les ménages déjà endettés il est critique que les banques ne profitent pas de l’étranglement de certains clients pour leur offrir des ré échelonnements de dettes à des conditions qu’ils ne pourront pas honorer, les entraînant dans la spirale du surendettement.

Le bons sens qui semble inspirer le sénateur de l’Oise le conduit à protéger le consommateur à l’encontre de son plein gré puisque ce dernier ne peut ignorer qu’il outrepasse ses moyens financiers et à sanctionner les banques qui ne s’assureraient pas de la solvabilité de leur client.

C’est au détriment de leur liberté de s’endetter… penseront les libéraux. C’est pour leur éviter de les retrouver en commission de surendettement pourrait-on leur rétorquer.

La contradiction n’est qu ‘apparente. Les consommateurs compulsifs qui forment le gros du troupeau des surendettés actifs (par opposition à ceux qui le deviennent victimes d’un événement extérieur, maladie, chômage etc.…) contourneront la législation si d’aventures elle était adoptée. Ce ne sont pas quelques spots publicitaires préventifs ou quelques restrictions à la facilité de distribuer les crédits revolving qui les guériront de leurs troubles obsessionnels.

Marini se paie un coup de pub, mais ne résout certainement pas le problème de la baisse du pouvoir d’achat et sa conséquence chez les moins favorisés.

Michel COUDERT Candide

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Published by Candide - dans Economie
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commentaires

bb 19/11/2008 18:01

non , il y a erreur : c'est souvent après un accident de la vie qu'on a recours à ce type de dépannage : il ne s'agit pas que d'achats compulsifs mais d'une remise en question d'un mode de vie à la suite d'un divorce ou d'une maladie ou perte d'emploi etc.il n'en reste pas moins qu'il ne s'agit pas de CREDIT mais de réserves disponibles que nul n'est contraint d'utiliser ; Mieux encore, après s'être soit disant fait avoir une fois : pourquoi recommencer ? car les ménages passent d'un magasin à l'autre en prenant à chaque fois des cartes différentes.Le surendettement c'est en moyenne 8 crédits, certains dossiers sont à 14 voire 17De deux choses l'une : ou on légifère parce que les pauvres gens ne sont pas en mesure de maitriser leur vie et à ce moment là : pourquoi ne pas les mettre directement sous tutelle et les empecher de voter tant ils sont bêtes ?Ou on accepte en France un fichier central des credits en cours. Les banques et le gouvernement n'en veulent évidemment pas.et PS à Candide : Contrairement à ce que vous imaginez et écrivez : les banques acceptent des re échelonnements à l'amiable à des conditions que les ménages pourront honorer si tenté que tout le monde soit de bonne foi. Mais toujours même remarque : assis dans un fauteuil , on ne voit pas tout ...Second PS : Où avez vous vu que le surendettement touchait les plus défavorisés ???????????????