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17 juin 2005 5 17 /06 /juin /2005 09:44

La saison commence et avec elle son cortège funéraire. Il est mort en course, comme d’autres disparaissent en mer, dévissent  d’une paroi,  enfin pas tout à fait. Il est mort comme l’anglais Tom Simpson, l’italien Marco Pantani, l’espagnol Jimenez et tant d’autres anonymes. Comme eux  il est mort « chargé ».

J’aurais toujours du ignorer jusqu’à l’existence d’Alessio Galletti et il ne s’en serait que mieux porté. Aujourd’hui il ouvre le bal maudit des fauchés par le cyclisme. L’épitaphe dressée par Le Monde du 17 juin est brève : il avait tout d’un forçat, condamné à se shooter pour avaler col après col, ce porteur de bidons d’un roi de la petite reine.

Il y en aura d’autres, et pas seulement dans le cyclisme, qui quitteront l’arène prématurément. On ne sera pas naïf, là où il y a classement, il y a compétition et là où il y a compétition il y a attraction. Le cyclisme est populaire avec ces foules amassées le long des étapes. Ce sport est spectaculaire, accessible sans barrière financière. Y briller attire beaucoup de vocations et les organisateurs auront beau multiplier les classements il n’y aura jamais qu’un vainqueur et beaucoup de tricheurs. Inutile de chercher la solution dans le jeu de chat et de souris auquel s’adonnent hypocritement tricheurs et censeurs, le tricheur gardera une roue d’avance. L’amélioration constante des performances lors des Tours de France atteste, pour celui qui en douterait, de l’efficacité en constante progression des artifices employés. Si vous appliquez au cyclisme les bons vieux principe de Carnot et calculez le travail fournit pour parcourir les quelques 20 étapes d’un tour de France, vous êtes face à une énigme : d’où provient l’énergie consommée ? Pas seulement de l’assiette du coureur !

Face à cet engrenage où l’inéluctable le dispute à l’hypocrisie des acteurs, organisateurs sous l’œil gourmand des spectateurs, les bailleurs font montre d’une pudeur de vierge effarouchée. Tout ce système ne fonctionne que parce qu’il y de l’argent pour faire marcher la machine et à contrario du football, ce ne sont pas les badauds agglutinés le long des routes qui financent le velo-business. Ce sont les sponsors.

Les bénéficiaires des grandes kermesses cyclistes sont des institutions dirigées par des managers instruits, informés et nommés pour leur compétence, n’en doutons pas. Ce sont aussi des hommes, pères, mères de famille qui savent les ravages sur les jeunes de la compétition dans ce sport. Ce sont-ils une fois posée la question, les dirigeants de France télévision, du Crédit Lyonnais, de la Française des jeux et de bien d’autres, pourquoi y a il si peu de grands-pères chez les cyclistes ?

C’est dommage, vous ne leur en avez pas laissé le temps !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Candide - dans Sport
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