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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 10:47

Cette institution n’en finit pas de nous surprendre. Sa lenteur, sa raideur, ses accoutrements lui confèrent un prestige qu’étiolent des errements, des compromissions dès qu’elle a à juger l’un de ses membres. Si on parle de la justice aujourd’hui c’est pour s’interroger sur son sens des réalités.


Combien de justiciables, de victimes, de possibles coupables attendent qu’elle veuille bien se saisir de leur différend, corriger une injustice, condamner un coupable. Mais voila elle prend son temps, car elle reste prisonnière d’un adage dont elle s’accommode trop bien : se hâter avec lenteur.


Aussi quand elle consacre ses meilleurs talents à ré ouvrir le cas du malheureux Seznec, quand, 82 ans après les faits, elle s’interroge sur la culpabilité du petit breton, on ne peut s’empêcher de la questionner : n’avez-vous rien de plus utile à faire pour réconcilier les français avec votre institution ?


Réviser le procès Seznec consistera à donner au doute la primauté sur l’intime conviction des jurés d’assises qui envoyèrent au bagne le maître de scierie puisque aucune preuve n’était venue étayée cette condamnation.


« La décharge de la mémoire d’un mort » : oui, sauf si l’on est incapable de rendre à tant de vivants une justice prompte et sereine. Se souvient-on que l’institution judiciaire n’a toujours pas déféré devant ses propres juridictions les magistrats responsables du fiasco d’Outreau. C’était en 2001.

 

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Published by Candide - dans Justice
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