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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 09:41

Ce sont les plus courtisés des français. Et pourtant la vie ne leur a pas souri. Ils touchent le RMI, ont droit aux restos du cœur, aux aides sociales. Il ne se passe pas un jour sans qu’un candidat vienne leur faire risette, leur promettre d’améliorer leur sort, de leur donner une nouvelle chance, de les sortir du ghetto où l’absence de ressources les condamne à végéter.


Ce sont vers les plus démunis qu’une fois tous les 5 ans les hommes politiques adressent leurs œillades. Rendez vous compte, ils sont plus de 3 millions. L’écart qui sépare le futur président de son challenger malchanceux. Ce n’est pas chez les nantis que l’on va glaner les voix qui feront la différence ; ceux là ont depuis longtemps affiché leur préférence. Non, ce sont les « sans voix » pour reprendre l’expression paradoxale de plusieurs candidats, qui font l’objet des sollicitations.


Et là tout est bon, la démagogie bat son plein. Finie la précarité, bonjour les logements sociaux, l’accession à la propriété, à la formation et aux emplois normalement rémunérés. D’Arlette à Jean Marie ils redoublent de créativité pour s’attirer les bonnes grâces d’un électorat qui au soir du second tour sera prié de retourner à son anonymat.


Si en plus les promesses faites devaient être tenues, il ne resterait plus de défavorisé sur qui compter pour les prochaines élections.


« Salauds de pauvres* », Une fois tous les cinq ans vous êtes considérés. Buvez du petit lait, et puis faites vous oublier !

* Marcel Carné

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Published by Candide - dans Libre Cours
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commentaires

Pierre 10/02/2007 09:06

Mais il y a aussi parmi les pauvres bon nombre de paresseux et d'imprévoyants. Qui le leur dira en face ? Moi. Moi seul, hélas !

Marylou 09/02/2007 19:16

Sacha Guitry a raison, c'est Jean Gabin qui donne cette réplique dans "la traversée de Paris", sur des dialogues écrits par Jean Aurenche et Pierre Bost. (bon ça c'est juste pour étater ma culture). C'est aussi le titre du bouquin et le nom d'une association qui lutte contre la misère.
S'il suffisait de travailler pour ne pas être pauvre... Encore faudrait-il que le travail soit payé. Parce que, cher Pierre, pour pouvoir épargner, il faudrait déjà avoir de quoi manger ! Vous avez sans doute la chance de vivre sur une autre planète que la mienne, où le fruit du travail ne va pas au travailleur mais à un état qui est un vrai panier percé. Une des solutions pour réduire le nombre de travailleurs pauvre est de faire diminuer les charges qui pèsent sur la masse salariale et qui sont insupportables pour les entreprises de petites taille (les artisans qui ne risquent pas de délocaliser!). Allez donc jeter un oeuil sur le budget de ces salauds de pauvres : http://marylou.blog.20minutes.fr/archive/2006/11/index.html, et dites moi comment ils peuvent s'en sortir...

Pierre 08/02/2007 21:18

Pour vaincre la pauvreté, je ne connais qu'un moyen : le travail et l'épargne. Tout le reste est vile démagogie !

Sacha Guitry 08/02/2007 18:06

C'est pas pour cafter mais il me semble plutôt que "salauds de pauvres" est issu de "La traversé de Paris" de Claude Autant-Lara d'après un bouquin de Marcel Aymé. La réplique est dans le film c'est certain pour le livre je ne sais pas. En tout cas elle n'est dans aucun des films de la grande époque de Carné (Enfants du Paradis, Hotel du Nord, Portes de la Nuit, Quai des Brumes, Jour se lève, Visiteurs du Soir).
Mais c'est vrai que ça aurait bien rendu dans la bouche de Jules Berry!

Candide 08/02/2007 20:04

Merci pour avoir corrigé mon erreur

rene 08/02/2007 10:09

Non, ça je ne crois pas … Les pauvres ne sont plus des mineurs au visage noircis par le charbon, ni même des ouvriers qui vont tôt le matin au boulot en blouse et en galoches avec dans leur besace le casse croûte préparé par celle qu’ils reverront le soir devant ses fourneaux après avoir fait la tournée des bars avant de rentrer dans un univers glauque …
Le pauvre aujourd’hui a un autre visage : il est aussi ancien cadre, ancien chef de famille d’une famille qui a éclaté … Il n’est plus une catégorie bien connue de la population … Il vit parfois à côté de nous et nous ne le savons pas parce qu’il ne le montre pas toujours. Il avait un visage et il n’en n’a plus … Ou bien il a plusieurs visages et les visages changent. Certains disparaissent et d’autres réapparaissent …
Alors non, je ne crois pas que cette fois … on n’y prenne pas garde … Surtout quand 45% des français ont peur que cela leur arrive … Mais toutes les mesures financières annoncées ne visent qu’à soigner les effets et il semble que seul SARKOZY et LEPEN s’intéressent aujourd’hui aux causes … J’appelle donc cela un progrès.