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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 19:33

Cette question pollue. Elle est légitime et ne recevra aucune réponse qui puisse satisfaire les candidats de chaque bord, ni d’ailleurs leurs électeurs. Enfin elle est inutile puisque les promesses des candidats ne seront pas tenues. Pas qu’ils n’en aient pas l’intention, mais les réaliser aurait un tel effet dévastateur sur l’économie et les finances publiques qu’ils en seront dissuadés.


En fait, plutôt que de chiffrer leurs catalogues de promesses les candidats seraient bien venus d’apporter des réponses à la seule question qui vaille d’être posée :


Qu’est qui est, dans le pouvoir d’un futur président, susceptible de remettre la France en marche ? Quels sont les manettes ou les robinets dont le changement de réglage va faire décoller l’économie, créer des emplois, relancer l’exportation, nous remettre en tête du peloton ?


La prétention de sortir de la mauvaise passe où se trouve le pays par le miracle du verbe ne nous étonne pas des socialistes. C’est la confiance restaurée par la magie de la grâce Royal. Pas sérieux s’abstenir, dit-on dans les offres d’emploi !


Mais Sarkozy qui s’engage à réduire les prélèvements en distribuant moult cacahuètes n’apporte pas non plus de réponses à la question du retour à la croissance. Donner au paiement des heures sup. un effet d’entraînement autre que marginal est un acte de foi au quel on ne succombera pas.


Décider d’investir plutôt que de dépenser devrait être la ligne de partage des deux candidats. On n’en est pas là ! Les socialistes font fort sur la dépense mais Sarkozy n’est pas en reste. Et le clivage investissement - dépense n’est pas mis en évidence.


Augmenter les retraites, créer des emplois aidés alimentera la consommation, au prix d’une ponction sur les revenus, ce qui en effacera instantanément le bienfait. C’est de la redistribution.


Créer plus de postes d’enseignants, de policiers n’est pas de non plus de nature à relancer l’économie marchande. C’est ailleurs que se situent les solutions.


L’État ne disposant plus des robinets de développement des infrastructures (Rail, Route, Télécommunication etc., sont sous contrôle privé) que lui reste-t-il pour assurer la croissance : l’hyper structure.


C’est "l’environnement" dans le quel les entreprises opèrent. C’est l'arsenal juridique fiscal et social, c’est la stabilité des règles de gestion, c’est l’équité dans la répartition de la manne étatique. Toutes choses qui ne permettent pas d’effet de manche en haut d’une tribune mais dont le « fine tuning », le réglage permet de passer d’une situation de quasi blocage à une situation de fluidité. Ce fut le job de Blair en Angleterre.


C’est cette mutation qu’il faudra financer. C’est le prix de la burette d’huile à verser dans les rouages du "système" pour éviter le serrement des engrenages, qui doit être évalué. Ce ne sont ni les sucettes de l’une ni les cacahuètes de l’autre, dont l’utilité – si ce n’est pour appâter des électeurs – est économiquement nulle.


Si quelqu’un pouvait le leur souffler…on pourrait enfin passer aux choses sérieuses !

 

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Published by Candide - dans Libre Cours
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Gérard 23/02/2007 08:38

Le débat sur le financement des propositions des candidats  Sarkozy/Royale est un mauvais débat, car on ne parle pas de la même chose.
 
Pour reprendre la symbolique du proverbe chinois sur le choix entre "apprendre à pêcher" ou "donner un poisson",
il y a des dépenses qui sont des investissements et qu'il faut faire autant  et aussi vite que les moyens le permettent: apprendre à pêcher, planter des arbres,..et d'autres qui ne sont que des dépenses à fonds perdus, sans effet bénéfique récurrent: donner des poissons, acheter des fruits,...
 
Le débat entre le financement  Sarkozy versus Royale relève de cette problématique..et donc les deux projets ne doivent pas être analysés sur leurs montants mais sur leurs contenus: investissements générateurs de richesse future , coté Sarkozy  et dépenses de fonctionnement et de consommation destructrices de richesse (puisqu'elles se substituent  aux nécessaires investissements, dans le contexte d'un volume d'argent disponible par nature contraint) coté Royale.
 
Non , décidément, amenons le débat sur l'usage des dépenses  et non pas sur leur montant. 

GINETTE 15/02/2007 20:12

oui ... Mais en attendant ... Ils en font quoi de nos 750 Milliards ? Avant de dire en plus ou en moins ....