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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 14:44

D’un même élan, les candidats prônent la non discrimination, l’égalité des chances et autres bons sentiments. Qui pourrait s’opposer à un tel objectif ? Ni les vrais républicains, ni les faux démocrates, ni les bons chrétiens, ni aucun de  ceux qui un jour ont cru à cette devise bien désuète : liberté égalité fraternité.

Peut être nous faut-il de temps à autre dépoussiérer nos vieux ornements. Ce ne sont ni les germains, ni les autrichiens qui renieraient leur fières devises, ni les américains qui se sont mis hors du temps en invoquant Dieu, ni même ces perfides anglais qui livrent une morale intemporelle à la quelle nous ne pouvons objecter. Mais que dire de notre devise si ce n’est qu’elle fleure bon le ringard franchouillard.

 

Liberté ; Qui peut l’invoquer sans se souvenir qu'en son nom tant de crimes ont été commis ? Elle n'est pas même contestée à ceux qui nous en amputent quand ils en font un usage qui empiète sur celle de leur contradicteurs. 

Egalité ; C'est un mythe hérité du siècle des Lumières et vidé de tout contenu depuis que ces Lumières se sont paisiblement éteintes. Associée à la chance elle reste très hypothétique. C’est l’archétype d’une abstraction dont les mathématiques se sont emparées et qu’on devrait leur laisser tant elle est impuissante à représenter tout autre réalité.

Fraternité ; Qui l’a déjà rencontrée ? Ce n’est ni l’amitié ni le copinage, mais cet élan qui l’espace d’un conflit rend frères d’armes ; on comprend qu’elle fut partagée par les paysans soldats va-nu-pieds qui boutèrent à Valmy les coalisés et gagna à ce titre le droit de figurer sur les frontispices de toutes nos mairies.

 

Notre devise issue de l’euphorie révolutionnaire ne reflète pas plus l’idéal citoyen de notre temps que les paroles vengeresses de notre hymne national n'ont de sens dans une enceinte sportive et pacifique. 

Comment lutter conte la discrimination sans entorse à la liberté. Puisque la discrimination résulte de la différence et que la différentiation est à l’origine de tout ce qui est de l’ordre du vivant, lutter contre la discrimination c’est imposer un ordre artificiel au profit de ceux qui la revendiquent. Les américains pionniers dans cette démarche en ont vite mesuré la perversité et ce n’est pas la querelle sémantique sur le fait qu’elle soit ou non positive qui change l’essence du débat.

 

La nature est inégalitaire, nous sommes tous différents, beaux, riches intelligents quand ce n’est pas tout le contraire. Certains sont plus égaux, paient plus d’impôts, sont mieux portants, cotisent tout autant, sont plus futés et trouvent toujours à être employés. Il faut que cela cesse !

De grâce, qu’une Haute Autorité lutte contre ces scandaleuses discriminations que l’on soit enfin tous égaux, tous chômeurs, tous malades, tous indigents mais surtout qu’on élise le Meilleur président. Sans pitié pour les perdants !

 

 

 

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Published by Candide - dans Libre Cours
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anarchange 28/02/2007 02:41

Je me dois de réagir.Je m'insurge contre tes allégations!1. Si la nature nous a fait inégaux, le politique lui doit tenter d'y remédier tant qu'il le peut. Pourquoi le hasard de la naissance serait-il le droit qui prime? Pourquoi ne doit-on pas palier au maximum à l'injustice?Peut être que l'humanité ne te dit pas grand chose et que seul l'individu, le sujet un, compte pour toi, non?Vouloir l'égalité ne veut pas dire imposer l'uniformité (surtout vers le bas), mais la palliation à l'inégalité par un nivellement "par le haut".Qu'est-ce que la liberté? la liberté de consommer? (à ce moment là elle est conditionnée par le revenu) le libre-arbitre? la libre pensée? la liberté de conscience?En quoi réduire les inégalités entraineraient forcément (comme s'il existait une loi empirique) un abandon de liberté?Et l'abandon de la liberté au nom de la sécurité, c'est cela que tu préfères?2. La Fraternité dans l'esprit collectif révolutionnaire et dans l'imaginaire collectif français, c'set aussi le concept de nation, le "vouloir vivre ensemble", l'appartenance à une même communeauté, une même "famille". Du coup, c'est un appel au respect de son prochain, des autres citoyens qui doivent être considérés comme des frêres et pas des passants quelconques."Imposer un ordre artificiel" : je me gausse, nous vivons dans l'artificiel en permanence, si l'on prend artificiel dans son acceoption de "construction non naturelle" (et pas au sens d'artifice, enchantement, mystification).Le dooute cartésien mon cher, le doute cartésien, et la délimitation précise des termes du sujet. :pBonne route quand même, bien qu'en désaccord idéologique, j'aime bien ton blog.

paul 26/02/2007 19:35

si même notre devise nationale est à jeter aux orties alors qu\\\'est ce qui peut symboliser la nation ???sachant qu\\\'à date c\\\'est Chirac qui symbolise l\\\'etat et demain ce sera sans doute Segolene.Comme le dit bien Lipovetsky comme nous jouons très petit bras et que nous ne sommes plus dans les grandes ideologies mais plutôt dans les affres de la starac nous vivons finalement très heureux à l\\\'ecart des grands conflits. Notre grande ambition nationale est aujourdh\\\'hui dans une petite augmentation du smic et la compassion de nos ministres à nos malheurs.Les famines les guerres ,les epidemies sont bannies.,Djerba est à 300€ la semaine, la secu nous rembourse nos depenses,