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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 08:18

On avait fini par oublier cette règle de bon sens que l’ancien premier ministre avait imposé aux membres de son gouvernement. Un legs dont il peut s’enorgueillir, même si ses successeurs l’ont rapidement rangé au magasin des accessoires inutiles.


Il s’agissait alors de donner onction à la justice en dépit de la présomption d’innocence, à la quelle tout mis en examen a droit. Être accusé par un juge d’un délit n’est pas fait à la légère. Balladur considérait donc que la présomption de culpabilité devait entraîner la mise à l’écart de l’impétrant jusqu’à ce que son innocence soit établie, ou réfutée.


Édictée à une époque où les affaires foisonnaient, cette jurisprudence, hommage rendu à l’institution judiciaire, mériterait d’être considéré pour le cas que l’actualité nous propose aujourd’hui.


Le groupe Total dont le dirigeant déjà sous le coup d’une instruction et aujourd’hui à nouveau mis en examen, garde sa confiance à Monsieur de Margerie. Soit.


Ce personnage se trouve au cœur d’un conflit entre pratiques morale et droit où à l’évidence il a privilégié les premières au détriment des suivants. Tout comme un loubard de banlieue il s’est affranchi des contraintes qui pouvaient nuire à l’efficacité de son commerce pour user des ficelles usuelles dans son métier.


Mais monsieur de Margerie n’est pas n’importe qui. Il est à la tête du navire amiral du capitalisme français. Il est devrait être l’emblème de la réussite personnelle et professionnelle, une image, une icône.


Et qu’offre-t-il ?  Un pied de nez à la justice. Il défie celle de son pays et montre que les zones de non droit ne sont pas limitées aux banlieues du 9-3. Elles s’étendent jusqu’au cœur de la Défense.

 

Déjà mal aimé des français pour sa calamiteuse gestion du drame AZF et du naufrage de l’Erika, Total aggrave son cas en se situant au dessus des lois. Que le conseil d’administration du groupe et son président aient nommé un dirigeant compromis dans des transactions probablement illicites, qu’il le maintienne contre vents et marées quand une seconde affaire éclate, prouve le strabisme dévastateur dont sont victimes ses administrateurs. D’un coté les exigences de la morale du droit et du respect de l’État, de l’autre la poursuite du business quel qu’en soit les compromissions, les méandres, les arrangements…

 

Ah si Balladur pouvait présider Total !

 

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Published by Candide - dans Economie
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commentaires

politic-tac 23/03/2007 14:52

Une petite compilation des affiches électorales de ces 30 dernières années, ça vous dis? Alors venez faire un tour par ici.