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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 10:59

Ce 25 mars ne marquera pas le jubilé dont auraient rêvé en 1957 les signataires du traité de Rome. Un demi siècle après cet acte de foi dans la capacité des 6 vieilles nations à dépasser leurs antagonismes séculaires les dignitaires européens qui aujourd’hui échangent des toast à Berlin ne seront pas présents demain dans les livres d’Histoire. Ils portent eux et leurs récents prédécesseurs la responsabilité de l’échec du projet européen.


La raison en est simple : au lieu de poursuivre la construction d’une communauté européenne, ils ont eu l’arrogance de prétendre  bâtir l’Europe. Tout est dans l’appropriation de cette dimension historique et continentale en lieu et place d’un modeste mais bien réel pacte européen. Les politiciens qui ont commis le sacrilège de se prendre pour des dieux capables de reconfigurer un continent façonné par des millénaires d’histoires nationales ont agi comme des apprentis sorciers.


L’Europe, elle, échappe à leurs petites combinaisons mercantiles et restera une terre inappropriable à l’ouest de l’Oural.


N’allons pas chercher plus loin le désamour pour un projet fumeux qui n’a jamais réuni de consensus sur sa finalité, et pour cause, il n’en avait pas. La magie du mot « Europe » a pu bercer d’illusions quelques europhiles utopistes adeptes de la méthode Coué. Mais il aurait fallu une conviction autrement chevillée que l’agitation de miroirs aux alouettes pour entraîner l’adhésion viscérale de peuples tout juste ressuscités du glacis soviétique. Qu’allaient-ils abandonner le privilège d’une identité retrouvée au profit d’un magma à l’introuvable épicentre anglo franco germanique ?


Ici les candidats à la présidentielle sont incapables de définir pour notre usage interne ce que recouvre notre identité nationale, alors « faire l’Europe » selon le détestable jargon eurocrate ne pouvait susciter l’enthousiasme de jeunes nations avides de redécouvrir leurs passés nationaux. On comprend que la construction européenne soit l’absente de ces élections.


Pour avoir ignorer chez ces jeunes nations l’importance du poids de leur Histoire et s’être imaginés capable d’offrir une alternative « historique » à ces pays émergents les promoteurs d’une communauté à 25, puis 27 ont ruiné le projet européen dont ils étaient les héritiers.


Qui osera dire aujourd’hui que le retour à des bases solides est le devenir de l’idée européenne. Qui osera admettre qu’il faut effacer tout ce qui s’est fait depuis Maastricht et détricoter un patchwork qui n’a plus que la force molle d’une illusion.


Lire aussi :  L'absente

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Published by Candide - dans International
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claude 25/03/2007 12:07

Tant qu'on ne saura pas ce qu'est l'identité européenne on ne pourra pas integrer davantage.Déjà qu'on a du mal avec l'identité française.
Ceci dit on peut mieux faire fonctionner le zinzin actuel sans chercher à faire une constitution.