Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Libre Cours par Candide
  • Libre Cours  par  Candide
  • : Décryptage sans complaisance de l'actualité quotidienne.
  • Contact

Retrouvez Candide
alias Phénix sur

3w.LeVésinet.com

Recherche

Texte libre

Archives

31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 16:45

Elle est là, imprimée noire sur vert, elle fait corps avec la carte en attendant d’être collée sur la peau. A moins qu’ils ne décident de vous la coudre à la manche, cette manche qu’on vous suspecte de faire pour remplir votre frigo.


  SOLIDARITE C’est l’insigne distinction qu’un président socialiste vient d’obliger les franciliens à arborer aux contrôles pour chacun de leurs déplacements. On se croirait revenu à un ancien temps. Un temps que les plus anciens ont connu avec son signe extérieur qui prédestinait à un fatal déplacement : une étoile.


Sidérant que le socialisme qui joue la carte « national » depuis l’arrivée aux avant postes de Mme Royal s’autorise cette discrimination à l’égard des moins nantis (encore qu’on puisse en discuter) de la population. Forcer le rmiste à exhiber son statut d’assisté, d’individu en marge de la société pour obtenir ce que la charité publique a dans sa grande générosité décidé de lui attribuer est une insulte à sa dignité. C’est traiter cette population comme des sous hommes priés de faire savoir à l’ensemble de la communauté qu’ils vivent à la solde de la société.


Requise aujourd’hui pour les déplacements, demain pour l’accès au resto du cœur ou à la visite médicale, cette carte de solidarité fait sûrement partie de l’ordre juste de Mme Royal. La dérive nationale et autoritaire de la socialiste Royal n’avait pas échappé au rédacteur de ce blog qui en notait les dangers dans un billet du mois de novembre.


Elle n’a pas renié le dangereux tropisme que l’on avait alors identifié. Pire, elle l’a accentué en redonnant à la Marseillaise un rôle identitaire qu’il apparaît superflu d’exalter. Dans un pays voisin, il y a deux générations, un farouche défenseur de la cause socialiste s’est fait élire chancelier en y ajoutant une bonne louche de nationalisme. Les français découvrirent trop tard qu’il n’était pas né sous une bonne étoile.


lire aussi : Ticket gratuit, ticket perdant

Partager cet article

Repost 0
Published by Candide - dans Libre Cours
commenter cet article

commentaires

rico 31/03/2007 20:52


Quand Nicolas SARKOZY cite Jean JAURES ...

J'ai décidé d'écrire cet article sur la proposition d'une amie (qui se reconnaitra et que je remercie), plutôt à tendance socialiste à la base, mais étant actuellement en période de doute intense vis-à-vis de la politique de Ségolène ROYAL. Je ne désespère pas que le travail accompli sur mon blog l'incitera à voter pour Nicolas SARKOZY ;-)Bien sur, je comprends aisément les difficultés que peuvent avoir les gens de gauche à voter maintenant pour le candidat UMP, mais si vous êtes aussi dans ce cas, rappelez-vous que vous allez voter pour un homme (ou une femme ...) et un programme, et non pas pour un parti et des convictions parfois dépassées. D'ailleurs beaucoup d'autres ont déjà franchi ce pas, par exemple La Diagonale qui est une association de Français déçus de la gauche et se prononçant actuellement pour Nicolas SARKOZY. D'autres encore ont aussi franchis ce pas, mais en faveur de François BAYROU (par exemple, les Gracques et Spartacus), preuve en est que la candidate socialiste convainc de moins en moins, et pas seulement les indécis mais aussi à l'intérieur de son propre camp.Mais je m'égare ... revenons au texte que m'a soumis cette amie, qui est l'intégralité d'une chronique de Jean JAURES publiée dans la « Dépêche de Toulouse » datée du 28 mai 1890, soit 14 ans avant qu’il ne fonde le quotidien « L’Humanité » que s’est approprié le Parti communiste français après la scission de 1920 au Congrès de Tours. La gauche a soigneusement oublié ce texte et pour cause !François HOLLANDE fustigeait, il y a peu, le candidat UMP en raison de l'utilisation de références telles que Léon BLUM et Nicolas SARKOZY dans ses discours, allant même jusqu'à déclarer que JAURES devait "se retourner dans sa tombe". Mais on constate en lisant cette chronique que Jean JAURES avait une vision très proche de celle de Nicolas SARKOZY à propos du monde de l'entreprise et finalement, assez éloignée de celle de Ségolène ROYAL !!!Voici enfin le texte en question :« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers. Le courage, pour l’entrepreneur, c’est l’esprit d’entreprise et le refus de recourir à l’État ; pour le technicien, c’est le refus de transiger sur la qualité ; pour le directeur du personnel ou le directeur d’usine, c’est la défense de la maison ; c’est, dans la maison, la défense de l’autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l’ordre. Dans la moyenne entreprise, il y a beaucoup de patrons qui sont eux-mêmes leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître, et ils ont, avec la fatigue du corps, le souci de l’esprit, que les ouvriers n’ont que par intervalles. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue, ils ne sont pas à l’abri d’une faillite qui peut détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel. Entre tous les producteurs, c’est la lutte sans merci ; pour se disputer la clientèle, ils abaissent jusqu’à la dernière limite, dans les années de crise, le prix de revient des marchandises, ils descendent même au dessous des prix de revient, ils sont obligés d’accorder des délais de paiement démesurés qui sont, pour leurs acheteurs, une marge ouverte à la faillite. Et s’il leur survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les vingt quatre heures. Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils ne comprennent pas bien l’âme patronale. Sans doute, il y a des patrons qui s’amusent, mais ce qu’ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donneront pas une jouissance de plus : en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards, il est sorti quelque chose, et que leur puissance d’action s’est accrue. Non, en vérité, le patronat, tel que la société le fait, n’est pas une condition enviable. Et ce n’est pas avec les sentiments de colère ou de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte pitié réciproque qui serait peut être le prélude de la justice ».
Jean JAURÈS
Alors, après lecture de ce texte, pensez-vous objectivement que Nicolas SARKOZY a eu tort de citer Jean JAURES dans ses discours ???

Candide 31/03/2007 21:23

Non, mais on peut douter que beaucoup de français se prononcent sur le procès qui lui est fait en captation d'héritage !
Jaurès eut-il ete vivant, la guerre de 14 n'aurait pas pris la même tournure. Sarkozy a sans doute oublié que Jaurès était aussi un pacifiste  opposé à la mobilsation contre l'Allemagne...
il n'aurait certainement pas approuvé l'envoi des taxis où vous savez !

TOTOF 31/03/2007 17:14

Verte pour les rmistes, bientôt rouge pour les immigrés et pourquoi pas une carte d'identité différente pour les rmistes, bas salaires, chomeurs avec noté "Assisté par l'état" ... Au nom de l'égalité, du respect ... Et bien sur de l'ordre juste !

jean 31/03/2007 17:10

C’est le nivellement … par le bas …