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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 10:45

A quelques jours du premier tour on se demande quelle mouche les a piqués ? Les caciques du PS se sont trouvés un nouveau jeu : comment faire perdre notre candidate. Kouchner, qui n’en finit pas d’essayer de ressusciter emboîte le pas de Rocard qui a déjà trépassé. Avec de tels amis Ségolène n’a plus besoin d’ennemis. Au moins ces deux là jouent Ségolène perdante.

Laisser entendre que centre et gauche c’est bonnet blanc blanc bonnet n’est pas la meilleure façon de motiver un électorat PS déjà tourneboulé par les circonvolutions de sa pouliche. Mettre Bayrou qui rame dans les sondages,  sur un pied d’égalité avec leur candidate ne risque pas de la booster dans l’opinion. Dans le genre cuisine électorale et magouille politicienne on assiste à un numéro très relent de 4 ème. Kouchner se verrait bien en premier ministrable d’un Bayrou président et il prend rang !


Pauvre électeur socialiste condamné à manger son chapeau : en 2002 on lui a escamoté son deuxième tour, en 2007 on lui sabote le premier

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Published by Candide - dans Présidentielles
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sam 15/04/2007 14:26










Voila à peu de chose près ma vision actuelle de ce qu'est devenu le parti socialiste: c'est un assemblage scabreux de courants idéologiques aussi divers que contradictoires, doté d'une machinerie complexe pour faire des "synthèses" qui ne satisfont personne, et dont les idéaux ne réussissent plus à faire rêver les français. D'ailleurs, comment pouvait-il en être autrement alors que certains ont voulu maintenir, contre vent et marrées, le mariage de la carpe et du lapin qui tient lieu de ligne politique dans le PS d'aujourd'hui?

Un petit état des lieux s'impose; et comme il y a une course de F1 à la télévision, je vais choisir ce cadre pour illustrer mon propos.

Le voiture PS c'est, à l'origine: un moteur social puissant, un embrayage collectiviste qui manque d'huile et issu d'une technologie dépassée, des pneus capitalistes pour garder la voiture en contact avec le monde, une carrosserie multicolore pour attirer les foules mais qui n'est qu'un camouflage, une équipe de mécaniciens se croyant tous plus intelligent et instruits que le peuple (même si c'est valable aussi pour les autres écuries, c'est extrêmement visible au PS); et évidement aucun conducteur digne de ce nom pour piloter le véhicule et remporter la course.

De toute façon, le pilote pourrait être un virtuose qu'il aurait bien du mal à distancer les autres concurrents. En effet, l'embrayage collectiviste à commencé à donner des signes de faiblesse depuis novembre 1989, et plusieurs de ses engrenages ont rendu l'âme dès 1991. Une réparation de celui-ci a bien été tenté en 1997 assurant à l'écurie socialiste une victoire; mais il semble que le pilote de l'époque ai oublié qu'il ne fallait pas maintenir la première vitesse (alias privatisation) trop longtemps; car si les pneus capitalistes résistèrent bien à ce virage à droite, c'est le moteur social, non préparé à un tel traitement, qui n'apprécia pas du tout le couple trop important qui lui était imposé. Et l'on constata en 2002 que le moteur social n'avait pas résisté; et que la voiture socialiste était rattrapé, et même dépassé, par deux de ces concurrents.

Après cinq années de maintient difficile, malgré quelques victoires (sur le circuit des régionales notamment), mais aussi de cuisantes déroutes (notamment sur le circuit de l'Europe, où l'on vit la voiture PS se scinder en deux); aujourd'hui c'est la course de la présidentielle, hautement importante et suivie de près par celle des législatives. Ces deux courses sont capitales pour les écuries politiques car elles passionnent généralement les citoyens, les indices d'audience sont tres élevés assurant une large diffusion des idéaux, et surtout elle peuvent relancer pour des années une écurie en difficulté.

Hélas, la course s'annonce difficile. L'écurie socialiste ayant perdu un temps précieux pour aboutir au choix d'un pilote sûrement talentueux mais qui, jusqu'à présent, n'a jamais montré de réelles capacités en tant que pilote d'essai. De plus, c'est dès la construction du véhicule et les séances d'essai, que l'écurie socialiste a connu des difficultés.

En effet, la construction du véhicule fut laborieuse. Le moteur social fut repensé de façon à pouvoir développer une puissance beaucoup plus importante sans risquer de casser; et la réussite sur ce point est importante après de longs mois de recherche-développement et de rodage. Le châssis a lui aussi été retravaillé pour donner une meilleures assise, cela en y intégrant un matériau oublié (le LutteSocialum) lui assurant une grande résistance. La carrosserie, après de longs essais, a fini pas trouver une forme adapté pour mieux se faufiler au travers des différents courants idéologiques. L'aileron arrière a été réduit, les ingénieurs ayant compris que l'appui ne pouvait pas se concentrer uniquement sur l'arrière (alias extrême-gauche). De sérieux amortisseurs idéologiques ont été ajouté pour pouvoir assurer une bonne tenue de route même sur les circuit les plus cabossés. Bref, tout semblait aller au mieux dans l'écurie socialiste. Enfin le choix des pneus capitalistes fut maintenu; faute de mieux, et parce les pneus alter-mondialistes ne semblaient pas pour l'instant capables d'assurer une bonne tenue de route (les pneus communistes ayant été définitivement abandonnés à cause de leur résultats calamiteux sur les circuits de l'est de l'Europe, et les discutions à propos des pneus recyclés de l'écurie verte n'ayant aboutis qu'à de grands éclats de rire).

Vinrent alors les questions du choix de l'embrayage et de la boite de vitesse (alias programme du parti)! Questions primordiales mais qui donnent toujours lieu à d'interminables discutions dans l'écurie socialiste tant le bon sens semble y faire défaut. Deux camps semblaient inconciliables: celui des partisans de la conservation d'un embrayage collectiviste amélioré grâce aux avancés technologiques chinoises, et celui des partisans de l'embrayage démocrate arguant de sa maturité et de son utilisation par toutes les autres équipes socialistes européennes. Ne trouvant aucune solution pour trancher le débat, le team-manager choisi alors de ne pas choisir (alias congrès du Mans), et décida que l'on installerait les deux; refusant par cette décision d'entendre ceux qui lui disait que cela risquait de fortement alourdir le véhicule, et que l'obligation de choisir redeviendrait d'actualité dans peu de temps.

La boite de vitesse fut, elle aussi, difficile à concevoir; les discutions allant bon train pour décider des rapport de vitesses à implanter (alias réformes) et de leur nombre. La première fut inspirée de travaux datant de 1981 (alias nationalisations) mais adaptés au nouveau moteur social et donc nommée renationalisation (EDF, GDF, etc) car présentant l'avantage de demander moins de couple au démarrage. La seconde (alias Impôts) fut-elle aussi revisitée pour devenir ''retour sur les baisses d'impôts'' qui semblait mieux adapté. La troisième (alias ServicesPublics et PlusDeMoyens) vu ses pignons renforcés au LutteSocialum; et devait ainsi assurer une bonne accélération à la voiture socialiste. Vinrent enfin les quatrième (alias LutteContreLeChomage, EmploiJeunes, etc), cinquième (alias RégularisationDesSansPapiers), et sixième (alias EuropeSociale).

De nombreux ingénieurs firent part de leurs inquiétudes sur le fait que la vitesse EuropeSociale risquait de ne pas être très souvent au devant de la scène du fait de son positionnement. D'autres indiquèrent combien il leur semblait difficile de maintenir un bon régime du moteur social avec une telle boite de vitesse et de tels écarts entres les rapports.

Ainsi commença la course de la présidentielle pour l'écurie socialiste.

Les séances d'essai (alias campagne) montrèrent que malgré les nombreuses évolutions, le véhicule était encore bien difficile à conduire. Le pilote ayant voulu tenter de démarrer en sixième, le moteur social ne voulu rien entendre quelque soit l'embrayage utilisé; mais hélas le démarrage en première semblait lui aussi difficile tant que la course n'était pas gagné et de nombreux supporters se demandaient même son utilité, voyant que les entreprises concernées se portaient plutôt bien, et que les actions EDF et GDF commençaient à leur rapporter.
Le pilote tenta un virage idéologique serré (effrayer les capitalistes), mais le manque d'appuis arrière (l'aileron ayant été beaucoup trop réduit), et l'inadaptation des pneus sur cette surface glissante, l'amenèrent à partir en tête à queue. Il en fut de même pour le virage écologique visant à réduire la part du nucléaire, pour la tentative de démarrage en quatrième avec le CPC, etc etc etc ...

Malgré ces difficultés, il fut décidé d'adjoindre au véhicule la remorque des propositions (alias PactePrésidentiel), ainsi que d'utiliser un nouveau lubrifiant (alias DémocratieParicipative) histoire que les vitesses (alias réformes) passent un peu mieux. Les ingénieurs durent plancher longtemps sur une méthode d'attelage discrète pour évitant les ricanements et assurer une bonne visibilité des propositions (tache à laquelle il ne trouvèrent jamais de solution tellement la remorque était énorme).

Des défections commencèrent chez les mécaniciens et les ingénieurs; certains jugeant que la capacité du réservoir d'essence (alias ChiffrageDuProjet) ne pourrait pas supporter un tel attelage et qu'il serait impossible de finir la course si l'on dépensait le carburant (alias ArgentDuContribuable) à tout va. Un accident de parcours se produisit dans la chicane (alias GareDuNord), le moteur social s'accommodant assez mal de l'attelage de proposions du PactePrésidentiel et notamment de l'OrdreJuste.

Nous approchons alors de la parabolique (alias campagne officielle) qui annonce la ligne droite d'arrivée du premier tour!

La voiture UMP fait la course en tête! Son moteur républicain semble faire des merveilles, son embrayage (alias LibéralConservateur) est capable de donner d'excellents résultats (comme en témoignent de nombreuses écuries de par le monde), sa boite de vitesse (alias ProgrammeDeRupture) enchaîne parfaitement les rapports, et l'additif au carburant (alias ValeursFrancaisesOubliées) lui apporte un surcroît de puissance pour le finish.

La voiture UDF exploite à plein régime l'alliance d'un moteur social, d'un embrayage démocrate, et d'une boite de vitesses aux rapports bien étudiés pour ne pas casser le moteur social d'occasion (l'écurie n'ayant pas eu le temps d'en concevoir un de toutes pièces). De plus, son châssis idéologique basé sur des valeurs éprouvées (alias EducationNationale, etc) et des pièces allemandes (alias GouvernementD'union) semble lui procurer une excellente tenue de route.

La voiture FN, que personne ne semblait avoir vu venir, est en train de faire une remontée spectaculaire. Son vieux véhicule (alias Nationalisme) tient encore bien la route; chose que les experts de la question n'arrivent toujours pas à s'expliquer! Son moteur (LaFranceAuxFrancais) semble toujours aussi jeune qu'à ses premières compétitions, son embrayage (FermonsLesFrontieres) fonctionne toujours aussi bien, même si il commence à patiner depuis l'introduction du circuit européen; et même si sa boite de vitesse date de 20ans, son récent lifting lui permet de faire encore des étincelles dans l'enchaînement d'idées parfois sans queue ni tête.

Les petites écuries sont bien loin derrière, et même si la voiture LCR est sortie du trafic, son retard sur le groupe de tète semble difficile à combler aussi près de l'arrivée.

A l'entrée dans la parabolique, l'UMP est en tête avec une bonne avance sur le PS. L'UDF reste en embuscade prêt à déboîter pour dépasser le PS. Le FN est en train de faire l'aspi, ce qui lui permet de conserver un peu de puissance en réserve pour tenter un coup d'éclat à quelques mètres de la ligne d'arrivé; comme il l'avait fait en 2002, à la grande surprise de tous les commentateurs.

Les additifs (alias Marseillaise et DrapeauTircolore) introduits dans le carburant de la voiture PS ne donnent pas l'apport de puissance attendu! ils ont même une certaine tendance à faire tousser le moteur social. L'embrayage collectiviste n'arrive plus à transmettre la puissance du moteur social aux pneus capitalistes (en témoigne cette déclaration d'un membre du staff socialiste au journal Libération (10 avril) : ''ça n'embraye pas!''). De nombreuses voix se font entendre demandant que l'on utilise au plus vite l'embrayage démocrate, arguant qu'il semble donner de bons résultats dans l'écurie UDF qui se rapproche! Mais hélas, le changement semble devoir être trop rude d'après les ingénieurs de l'écurie socialiste qui craignent, entre autre, que le crochet d'attelage de la remorque PactePrésidentiel ne puisse résister à une telle accélération et n'en vienne à céder; abandonnant sur la piste la remorque des vieux idéaux, et risquant ainsi de provoquer des accidents grave pendant la suite de la course (alias second tour).

La fin de la parabolique est proche, et la ligne droite du vote pour le premier tour se dessine à l'horizon.

La voiture UMP est lancée, telle un missile, et rien ne semble pouvoir compromettre sa victoire au premier tour, même si elle n'est pas a l'abri de chaos du circuit; l'actualité ayant montré que, sur les derniers mètres, la piste semblait être de moins bonne qualité et présente de nombreuses aspérités (alias PetitesPhrases, DeclarationsIntempestives, et AttaquesPersonnelles).

La voiture PS semble affronter de grandes difficultés, certains prétendant qu'il faut braquer à gauche (même si la parabolique tourne à droite), mais les ingénieurs indiquent que cela risque de conduire la voiture dans le bac à sable (alias ChuteFinale) car l'aileron arrière (alias extrême-gauche) est beaucoup trop réduit pour maintenir suffisamment d'appuis idéologique pour une telle manoeuvre, et que le pilote est loin d'être un virtuose dans la maîtrise d'un tel revirement.

La voiture UDF remonte très vite, boostée par l'appel d'air de la social-démocratie et les incantation magiques de supporters de tous bords; et la voilà qui se prépare à dépasser le PS!

Mais attention, la voiture du FN remonte elle aussi, et son pilote prépare son ultime attaque.

La suite ... et bien la suite, c'est aux citoyens de l'écrire dimanche prochain à l'aide de petits bulletins. Mais malgré l'incertitude qui plane sur la fin du circuit de la présidentielle, la voiture PS est face à un dilemme : conserver l'embrayage collectiviste et la remorque de ses idéaux, mais risquer de perdre la course; ou enclencher l'arme secrète de son embraye démocrate (rappelez-vous que la voiture est équipée des deux, ce n'était pas forcément idiot), ce qui peut lui apporter l'accélération (alias CoupDePiedAuCul) nécessaire pour repasser en tête; mais qui condamnera pour toujours l'embrayage collectiviste et laissera sur la piste la remorque des vieux idéaux (alias VieillesLunes), avec les risques que cela présente.

Le dénouement de cette course vient pour une grande partie du choix des électeurs qui sont, quoi que certain semblent laisser entendre, parfaitement capables de faire les bons choix dont le pays a besoin (alias le vote utile est une ineptie! sinon, pourquoi nous aurait-on donné le droit de vote?), mais aussi de la stratégie des dirigeants des différentes écuries présidentielles.

Il me semble en tout cas, que si les nombreux intellectuels du PS (qui semblent en réalité être des illusionnistes) avaient lu quelques bon ouvrages (du genre: ''la route de la servitude'', ''l'action humaine'', les ''harmonies économiques'', etc etc etc) nous n'en serions pas rendu à regarder le Titanic socialiste qui fonce à toute allure vers l'iceberg que la réalité a mis sur sa route. Quelques vigies crient "Iceberg, droit devant!" L'équipage préfère entendre le chant de la sirène qui leur disant ''voyons! un navire de cette taille ça ne peut pas couler!''. Et les passagers commencent à ouvrir les yeux , ils comptent les bouées de sauvetage; et, sentant que le naufrage idéologique semble inévitable, ils scrutent l'horizon à la recherche d'un navire pouvant leur éviter la noyade.

sam

Néel 15/04/2007 13:07

une analyse toute personnelle et par un militant PS :il est possible que Rocard ne desserve pas le PS en disant ce qu'il a dit.
l'impression initiale, c'est "bah tant pis pour les programmes, et vive le TSS", et puis il y a urgence donc faisons le maintenant.


Mais quel était le but de Rocard, qui reste, il faut le noter, au PS, et un des grands soutiens de Royal, y compris dans un journal interne en date du 14 avril (soit le lendemain de sa tribune)?
on peut voir, grossierement, deux réponses, pas nécessairement incompatibles
- soit Rocard est convaincu de ce qu'il a dit, et pense que le PS et Bayrou ne sont pas si éloignés, ou du moins le sont trop peu pour renoncer à combattre un ennemi commun. vous pouvez ajouter des mots-clé comme social-démocratie, etc. ou alors il pense déjà à un redémarrage politique individuel.
- soit il s'agit d'une prise de position stratégique, engageant bien plus que la personne de rocard. Qui d'autre, parmi les "grands" du PS, pouvait faire cet appel? il est logique que cet appel vienne de rocard. Et on peut concevoir que Rocard l'ait fait par loyauté à ses convictions et au PS. Dans une situation ou certains électeurs de gauche sont tentés par Bayrou (aui est pour moi une illusion, tant en ce qui concerne son aspect novateur que sa position "centriste") - dans une telle situation, donc, et puisque les argumentaires sur l'absence de programme de bayrou ou son aspect encore fortement ancré à droite ne fonctionnent pas trop, ne faut-il pas créer un choc qui réveille les électeurs de gauche? si le PS, ou une fraction du PS, est capable de tenir ces discours, est-ce le signe d'un ralliement à bayrou, ou le signe que la gauche évolue? N'est ce pas une facon de rappeler aux électeurs la différence qui existe, au fond, entre ces deux formations politiques, et le fait que seul le PS est porteur d'un programme à la fois réellement de gauche et réellement concret et novateur. Ou alors, à l'inverse, n'est ce pas dire aux électeurs "de droite" hesitant entre UDF et UMP que Bayrou est peut etre réellement au centre voire au centre gauche, et que donc il faut qu'ils revoient leur position et votent sarko .car le phagocitage par un parti de centre, illusion que j'ai et que je continue de denoncer, n'est pas inéluctable. la stagnation de bayrou dans les sondages (avec toute la réserve que le recours aux sondages doit inciter), par exemple, le montre. sa stratégie (essentiellement fondée sur le silence et l'absence de concret) a trouvé ses limites. elle risque l'effondrement. L'appel de Rocard, peut, paradoxalement, précipiter cet effondrement. En mettant Bayrou, mais aussi ses électeurs au pied du mur, Rocard sert, sans doute, Ségolène Royal et le PS tout en posant clairement la question de l'évolution qui est et doit etre celle du PS
Bien entendu, si c'est bien de cela qu'il s'agit, le pari est risqué. mais alors, quelle geste politique (au sens noble) fantastique : de facon détournée, cela relance le débat sur les choix de société que nous voulons faire, débat que bayrou et sarko tentent actuellement d'éviter. J'ose espérer que les messages sur le prétendu programme de bayrou et son prétendu centrisme de gauche ont été entendus. Alors, si les électeurs n'en ont pas encore tiré les conséquences, ils n'ont pas moins déjà conscience des limites de la candidature bayrou...et l'appel de rocard serait une facon de les réveiller, tout en montrant les évolutions actuelles au ps et en suggérant des évolutions a venir.

dans ces conditions, la phrase de rocard peut etre a fond dans le sujet, a fond sur les programmes mine de rien, et a fond au bon moment...

Eric 15/04/2007 12:38

A moins que Roccard et Kouchner n'aient vraiment pris la mesure du rateau socialiste en gestation.. Ces prises de positions dans l'urgence ressemble à s'y méprendre à un coup de défibrilateur sur un electrocardigramme plat. Comme le sous entend Candide, c'est du pain béni pour les adversaires directs de Marie Ségo. Difficile d'imaginer que ces deux piliers du socialisme ne sont pas conscients des dégats que leurs déclarations vont faire en terme de crédibilité sur la candidate.N'ont ils pas tout simplement compris que les socialiste sont devant un choix : l'alliance... ou la gamellitude ?...

Jacques Heurtault 15/04/2007 11:53

Habituellement, vous n'êtes aussi compatissant pour les socialistes ... Le pays a besoin d'une refondation poltique. Nicolas Sarkozy y contribue du coté droit ... Le respect de l'équilibre commande de laisser faire la même chose du coté gauche.Tout ce qui permet la marginalisation de l'extrême droite et de l'extrême gauche obtient mon plein assentiment.Je ne suis donc pas aussi sévère que vous.

Christian BOIS 15/04/2007 11:39

Que tout cela est bien dit, Candide !