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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 16:25

Le énième cautère a eu l’effet des précédents : superficiel. Et pourtant ce dernier - plan Douste-Blazy - devait permettre d’en finir avec le trou sidéral de la branche maladie de la sécurité sociale. Feinte surprise de ses instigateurs, il n’aura pas même servi à inverser la tendance et jour après jour le déficit augmente au point qu’on envisagerait, dit-on, enfin un remède de cheval.


Tout citoyen confronté à un problème de santé comprend dès qu’il tombe entre les mains d’un professionnel de cette spécialité que son destin lui échappe, il n’est plus maître de rien. Et la loi Kouchner qui prétendait lui donner un statut d’adulte dans ce processus n’est dans les faits pas appliqué ; il reste un objet, certainement pas le sujet.


Tout le reste découle de ce constat, le milieu médical s’est depuis longtemps arrogé le droit de prescrire tout type d’actes du plus simple au plus complexe, du plus indispensable au plus aléatoire, du moins disant au plus onéreux sans que soit jamais pris en compte le bilan économique de ses décisions. Le connaît-il d’ailleurs ? La dérive des dépenses de santé est inscrite dans le système, aucun cautère ne pourra rien y changer.


Avant même que ne hurlent avec les loups ceux qui croient que la santé à un prix mais n’a pas de coût, il faut rappeler que le système de santé est hérité d’un age où les « consommateurs » avaient eu l’habitude de payer pour leurs soins, d’une époque où les petits bobos étaient assumés et les graves incidents subis comme une malédiction divine. Tant mieux si on s’en sortait.


Les temps ont changé, mais pas le système. Les technologies toujours plus pointues, les médicaments toujours plus spécifiques, les laboratoires toujours mieux équipés ont permis, associés à l’amélioration de l’hygiène de vie, d’augmenter de près de 50% l’espérance de vie en l’espace de deux générations, celles qui recouvrent l’existence de notre « sécurité sociale ».


Des coûts structurellement toujours plus importants, pour une population toujours plus exigeante et plus vieillissante. Le déficit est inscrit dans le système.


Alors peut-on continuer sur les bases qui prévalaient en 1946 quand le système fut mis en place ? A refuser d’apporter une réponse négative à cette question on ne fait que retarder le moment où il faudra s’attaquer aux vrais problèmes : les consommateurs de santé doivent en payer le surcoût par rapport à un modèle de base, sauf à prouver qu’ils n’en n’ont pas les ressources.  Les prescripteurs doivent accepter d’être soumis à une justification économique de leurs actes et les actes « surnuméraires » ne doivent plus être pris en charge par la solidarité.


Ces deux axes s’attaquent à des tabous datant d’un age qui n’est plus le notre. Le choix c’est de refuser d’y toucher jusqu’au jour où la facture ne pourra plus être honorée ou de briser les carcans dès à présent pour refonder sur la base des réalités de ce début du XXI siècle un système qui soit équilibré par construction.


A cette aune là on peut dire sans risque d’être contredit par les faits que les mesurettes prévues par les pouvoirs publics – franchises inclues – ne sont pas susceptibles de remettre en équilibre le système dont le déficit est à nouveau abyssal.

 

 

 

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Published by Candide - dans Libre Cours
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commentaires

philo+ 06/07/2007 22:36

A annie:
je n'occulte rien je pose une question:
si le malade doit payer son traitement qui l'empeche de mourir et n'a pas l'argent :
Du fait que tu paye la csg ,tu le laisse mourir?

ANNIE 06/07/2007 08:35

A philo+ ...C'est innoui cette façon d'occulter quelques données ... La gauche n'a t elle pas créé le CSG qui prend un pourcentage y compris chez les smicards ? On en est à 5,40 % des revenus ... On ne parle pas de centimes sur les boîtes de médicaments !
Pourquoi , quand il s'agit de la droite, cela devient totalement inadmissible ... anti social etc... ?

philo+ 05/07/2007 23:02

question à totof:
les plus demunis ce sont ceux qui ont la cmu?
et alors  les smicards iront se payer les scanners, les dyalises, les triterapies etc etc  pour eux ,leur epouse et leur quatre gosses?

TOTOF 05/07/2007 19:40

Travailler sur la sécu en considérant l'instant T , sans tenir compte de l'avenir ... restera toujours un mystère à mes yeux ! C'est une immense entreprise qui ne fait de de provisions !  Fort tout de même ! ...
Effectivement passer à la gestion privée avec une libre concurrence ... pourquoi pas si les plus démunis sont pris en charge par la collectivité ...

cqfd 05/07/2007 19:28



Ce gouvernement semble poser de nouvelles rustines comptables. Le gouvernement actuel a-t-il la volonté de réformer la sécu ? Les dépenses hospitalières représentent quelques 60% des dépenses de santé. D’autre part on note selon un rapport de l’IGAS que les cliniques privées, pour une qualité de soin reconnue, a des tarifs d’environ 40% inférieur au secteur public … Le modèle économique du privé ne peut il être adopté par le service publique ? Pour faire déjà un premier pas au lieu de rajouter de nouvelles franchises « rustines »
 

D’autre part, Madame BACHELOT, avant d’attaquer le consommateur avec ce nouvel appel du pied aux consommateurs : Ne va-t-elle pas analyser les coûts imposés par certains les labos pharmaceutiques qui ont des médicaments chers pris en charge par la sécu alors que le même composant  proposé par un autre labo à moitié prix ne l’est pas ?
 

En résumé, doit on par une franchise responsabiliser le consommateur ? L’état n’est il pas en train de nous demander de payer pour son incompétence, voire son manque de volonté politique au profit des capitaux des labos ?
 

A ce poste, ils auraient pu nommer un expert … Non, ils ont mis Roseline BACHELOT : On voit donc l’intérêt du gouvernement pour la sécu !