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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 00:00

Quand vous me lirez tout aura été dit sur cet épisode peu glorieux de la vie du rail. Son coté « ça aurait pu arriver à n’importe qui » le rend emblématique du glissement continu du risque individuel des quartiers « sensibles » vers l’environnement de monsieur Toulemonde.

C’est peu dire que les corps constitués n’auront pas été à la hauteur du fait divers. Contrôleurs, gendarmes, policiers tous ont failli à exercer le fondamental de leur mission : rétablir la sécurité dans un lieu pourtant bien délimité. Mais l’aspect affligeant de cette « attaque de la diligence » version 2006 c’est le nombre des plaintes déposé par tous ces voyageurs qu’on nous dit avoir été rançonnés, molestés, insultés, voire violentés. Trois seulement sur les cinq cent ont porté plainte. Ce chiffre nous oblige à nous interroger.

Soit trois d’entre eux ont été agressés devant cinq cent spectateurs inertes, ou tous furent rackettés, bousculés et trois seulement se risquèrent à déposer plainte. On a le choix entre « courage fuyions » et « nous on veut pas d’histoires ». Fière alternative.

 


Que de transportait donc la SNCF, des français ou des bestiaux ? Qu’il se soit trouvé cinq cent poltrons dans les wagons du Nice Lyon pour 3 héros est un ratio qui fait froid dans le dos. On frémit à l’idée d’un remake de juin 40. L’envahisseur n'aurait pas à redouter de velléités de résistance de ceux que de Gaulle qualifia un jour de veaux.

 

 

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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 00:00

Il nous sera impossible d’y échapper. Ou que nous soyons, où que nous nous branchions,  l’évocation de sa mémoire accaparera le cirque médiatique pour les jours à venir.

 


La réhabilitation posthume du « dernier des Bourbon » a déclenché une avalanche de commémorations, publications, documentaires, films et interviews pour permettre aux nostalgiques de la Mitterandolatrie de se pousser du col après dix ans d’hibernation. On croyait le mythe éteint. Mais son fantôme planait attendant l’heure de l’anniversaire pour mettre un terme à son errance.

 


Les Lang, Dumas, Védrine, Pingeot, Attali et tutti quanti, vont squatter les plateaux non sans avoir ravivé leur mémoire pour nous livrer une version expurgée du bilan du plus controversé des présidents. La parole largement donnée à ses thuriféraires, osons à notre façon un travail d’inventaire.

 


Le pays n’en finit pas de payer les dividendes des décisions prises sous son impulsion. Pour ne prendre que deux exemples : explosion du déficit des finances publiques, dévalorisation du travail accumulent les effets nuisibles, conséquence directe des politiques menées à partir de 1981. Mais la plus perverse des séquelles de l’ère mitterrandienne reste l’illusion ancrée que les droits individuels prévalent aux devoirs citoyens, que la reconnaissance est due avant d’être méritée, que la distribution des acquis est un droit à tirage illimité.

 


La gangrène inoculée dans le corps social par la pratique mitterrandienne n’en finit pas d’amputer notre capacité à faire face aux défis de notre société. L’illusion socialiste matinée d’immoralisme mitterrandien aura balayé les appels à la raison mal relayés par des politiques dont il avait monnayé l’irresponsabilité.

 


Pour une abolition de la peine de mort que de compromissions, d’abdications, de démissions. Si la responsabilité du délitement du corps social ne saurait lui être imputé, il a largement contribué à sa propagation.

 


Laissons le reposer à Jarnac, attendons que les historiens remettent les pendules à l’heure et un point final au mythe errant de feu un grand président. S’étendant entre le septennat d’un dandy et celui d’un roitelet la présidence du monarque François a pu laisser aux royalistes qui sommeillent chez les français une once de mélancolie. Peut être faudrait-il leur rappeler que depuis 1875 et l’amendement Wallon passé à une voix de majorité on doit dire : « le roi est mort, vive le président ».

 

 

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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 00:00

Pourtant les faits sont avérés, mieux encore, revendiqués ! Ce sont des délits et des crimes et leurs auteurs sont passibles d’une cour d’assises, surtout lorsque aucun doute n’entache leurs responsabilités. Ils ne nient pas, ils s’en honorent, persistent et signent.

 


Et bien il se trouve un magistrat pour décider que ces délinquants, voire criminels, échapperont à la justice et pour refuser qu’un procès établisse la vérité, que la Cour rende son verdict y compris par la relaxe à la demande du parquet, ou par l’acquittement sur décision du jury.

 


Non, un magistrat – un fonctionnaire du ministère - préjuge du résultat de tout ce processus et décide d’un non-lieu pour des présumés coupables dont les agissements ont entraîné la mort avec l’intention de la donner. C’était un assassinat.

 


C’est en France, en 2006  et on reste pantois. Est-ce ainsi que l’on entend réconcilier les français et leur justice ?

 


Le problème n’est pas la morale de cette histoire, c’est justement la confusion entretenue  entre morale et justice. Si la morale évolue et les lois deviennent inapplicables il faut changer les lois. Mais si les magistrats se substituent au législateur et au gré des outrances médiatiques décident la poursuite ou le non-lieu c’est que l’on n’est plus dans un Etat de droit.

 


Désolé Madame Humbert et Monsieur le docteur Chaussoy mais votre cause et votre honneur exigeaient un procès et vous en exonérer est une intolérable atteinte à votre dignité.

 


Bien sûr le ministre de la justice fait l’économie d’une remise à plat de la loi sur l’Euthanasie. Vraiment pas brillant, ce monsieur Clément.

 

 

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31 décembre 2005 6 31 /12 /décembre /2005 00:00

Il a appareillé ce matin pour son dernier voyage. Les dernières manœuvres pour le clouer à quai ayant échoué le vieux porte-avion ira à la ferraille là bas vers Calcutta.

 


N’allez pas croire qu’un collectif de marins en colère ait tenté de conserver le symbole de la Royale au port de Toulon, comme des nostalgiques du France voulaient faire du Havre le dernier port du fleuron de la Transat.

 

 
Non c’était la dernière cause pour écolos, pour les vaillants défenseurs de l’environnement, pour les anti-amiantes qui sont montés au créneau pour éviter que Le Clemenceau ne soit dépecé dans un port indien. C’est ça la mondialisation : on ne fait pas faire à des indiens le travail qu’on ne voudrait pas qu’un français fit.

 


Ces comités de sauvegarde, ces forcenés de la précaution, ces professionnels de la pétition,  qui ont alerté sur les dangers que courraient les démolisseurs indiens ont une curieuse opinion de la société indienne. Outre que ce sont les mêmes qui ont imposé au gouvernement Jospin la plus dangereuse et stupide des opérations de désamiantage : celle de Jussieu, ils traitent  l’Inde comme un pays sous développé en prétendant s’arroger le droit de dicter à ses autorités les règles à respecter en matière de sécurité.

 

 

Ce n’est plus de l’ingérence, c’est de l’immixtion dans les affaires d’un Etat dont ils n’ont sans doute jamais su que les anglais l’avaient rendu indépendant, ces intellectuels demeurés au temps de la colonisation. .

 

Peut être ont-ils oublié, ces justiciers écolos, que ce sont les indiens qui ont inventé la numérotation que nous utilisons et en particulier le chiffre zéro. C’est la note pointée sur nos écolos fachos pour leur morgue méprisante dans l’opération ratée sur le Clemenceau.

 

 

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30 décembre 2005 5 30 /12 /décembre /2005 00:00

Ce blog ne se singularise pas par les satisfecit qu’il décerne au gouvernement, ce qui le met à l’abri d’un soupçon de copinage quand il relève l’aspect positif de certaines des dispositions prises.

 

 

C’est le cas avec les chiffres de l’emploi qui mois après mois s’affichent à la hausse. C’est plutôt bonne nouvelle. Bien sur on peut chipoter et d’aucuns ne s’en privent pas.

On peut comme les socialistes déplorer que la hausse soit le fait d’emplois « administratifs » financés par l’Etat, ce qui dans la bouche de ces gens là ne manque pas de piquant. L’amnésie chez les socialistes, elle est comme la phtisie du temps de Zola : galopante.

 


Plus sérieux est le constat des syndicats qui regrettent que le reflux du chômage soit le fait de radiations plus que de créations. Nous ne leur donnerons qu’à moitié raison.

 


Car si les entreprises créent chichement des emplois – ce qui reste un point noir inquiétant – le dégraissage des chômeurs tapis sur des listes poussiéreuses par des mesures adéquates de contrôle des situations individuelles devrait satisfaire ceux qui font commerce de protéger les intérêts des travailleurs, à savoir les syndicats.

 


Auraient-ils oublié que pour tout faux chômeur secouru il y a un vrai salarié qui abandonne 10% de son revenu. C’est dire que pour 10 chômeurs de moins il y a un travailleur qui peut être augmenté de 10%.

 

Si les syndicats présentaient la réduction du chômage en pourcentage d’augmentation des salaires de leurs protégés, je suis sûr qu’il y aurait à l’ANPE un nettoyage encore plus important que celui qui commence à être opéré.

C’est cette révolution là qu’ont fait les pays scandinaves dont on nous rebat régulièrement les oreilles et ils ont réduit le nombre des sans emplois par deux.

 

 

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29 décembre 2005 4 29 /12 /décembre /2005 00:00

Ce n’est certes pas simple et l’espace d’un billet on ne saurait prétendre résoudre ce qui chaque hiver fait un peu plus honte à notre société. Je veux parler du froid et des sans abris.

 

D’une vieille pyramide* enseignée le siècle d‘avant je garde le souvenir que l’homme qui a froid ne saurait avoir faim, l’homme qui a faim ne saurait avoir peur, l’homme qui a peur ne saurait être propre ni avoir besoin de s’exprimer…

 

Cette hiérarchie pèse de tous son poids sur les plus précarisés sans que d’année en année on ébauche une esquisse de solution et c’est l’un de ces rares échecs dont on peut dire qu’il est partagé par tous les français. J’ai conscience de n’avoir rien fait pour éradiquer ce fléau peut se conjuguer à toutes les personnes ou presque, comme ici à la première.

 

C’était il y a juste un an, sur l’un des plus lointains continents une vague gigantesque s’abattait sur des indigènes qui n’étaient pas mes frères et en un instant toutes les bourses se délièrent. C’était à celui qui donnerait le plus, le plus vite. De tout l’argent collecté on ne saura jamais combien sera gaspillé mais on sait déjà que des ONG ont osé refusé les dons dont elle n’avait pas l’emploi !

 

Avec juste les intérêts des sommes versées on aurait construit en France suffisamment de dortoirs pour nos clochards pour que cet hiver, à deux pas d’ici, personne n’ait crevé de froid sur un trottoir faute d’abri et de chauffage.

 

Ça méritait d’être dit.

 

 

 

La pyramide de Maslow

 

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28 décembre 2005 3 28 /12 /décembre /2005 00:00

Il va falloir s’y habituer. Ce sera le nouveau rituel entre Noël et mardi gras pour peu que la météo soit aux tisons. Qui resterait insensible aux malheurs de ces voyageurs bloqués nuitamment sur une autoroute transformée en patinoire par une couche de neige tombant à point nommé. Qui ne se sentirait prisonnier, otage des éléments, quand incapable d’assurer à sa marmaille la chaude quiétude du home familial on est condamné à la laisser se blottir à l’arrière d’une berline réfrigérée pour conserver quelques degrés.

 


Alors dès la voie libérée, ce qui finit toujours par arriver – on ne se souvient pas de naufragés des neiges qui n’aient été retrouvés – on se précipite sur le premier micro pour clamer sa colère, vitupérer contre les pouvoirs publics, les autorités qui au mépris du respect qu’elles doivent à tout honnête citoyen ont laissé tomber la neige entre Noël et le jour de l’an et n’ont rien fait pour empêcher les poids lourds de se mettre en travers.

 


Il ne serait pas venu à l’idée de ces écervelés qu’il puisse neiger la nuit en hiver et qu’une route sous la neige n’offre aucune sécurité sauf à être paré pour toutes éventualités – ce qui n’était pas le cas de ces "naufragés" de fin d’année.

 


Paradoxalement à force d’invoquer le principe de précaution dès que l’ombre d’un risque pointe à l’horizon nos politiques ont abétifié une population qui s’exonère de la plus élémentaire prudence habituée à un assistanat de tous les instants dans beaucoup de domaines de la vie privée.

 


Ces naufragés de la nuit dernière sont l’exemple d’un manque élémentaire de bon sens, le moins comique dans cette aventure c’est qu’il faille en plus à ces moutons là un coupable pour justifier leurs égarements.

 


"Tombe la neige" ... était un tube des années 60, Nicolas Hulot n'était pas né.

 

 

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27 décembre 2005 2 27 /12 /décembre /2005 00:00

On l’attendait pour l’an 2000. Il n’a que 6 ans de retard mais il a frappé ce lundi 26 décembre ceux qui ont tenté de tenter leur chance, et sont retournés bredouilles mais riches de ne pas avoir dépensé les sommes promises à la Française des jeux.

 


Il n’y eut que 22500 terminaux muets refusant d’enregistrer les paris et de payer les numéros gagnants. C’est certainement la plus grande panne informatique du siècle débutant. C’est aussi la plus pénalisante.

 


Ce n’est pas que je sois un accroc des jeux, je ne me souviens pas avoir dépensé un sou au profit de l’un de ces pères Noël virtuels qui fait des millions d’adeptes, mais une journée perdue c’est une contribution de près de 10 millions d’euros qui ne sera pas rentrée dans les caisses de l’Etat. Je ne parle pas de chiffre d’affaires mais de ce qui va au fisc après dédommagement de tous les gagnants.

 


Un tel manque à gagner pour une petite panne ça mérite qu’on s’y intéresse. D’ici à ce qu’on réclame au programmeur le coût de son erreur, et il n’aura plus qu’à se refaire en jouant au Loto, au Keno, au Rapido… jusqu’à ce qu’un nouveau bogue ne l’empêche de tenter sa chance.

 

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22 décembre 2005 4 22 /12 /décembre /2005 00:00

Le cochon n’est qu’un porc vivant et comme se plaisent à le rappeler les fans de cochonnailles dans le porc tout se mange, des pieds aux oreilles sans oublier la queue. Ce qui explique qu’en chaque français il y ait un cochon qui sommeille mais cela nous entraînerait sur un terrain glissant…

 


On ne dressera pas ici la carte des plats où le cochon est roi, sa consultation conduirait à l’indigestion. Une ville française résiste à la tentation : c’est Nice. La soupe au lard y fait polémique. Pourtant l’idée est sympathique : améliorer l’ordinaire de la soupe populaire par un bon morceau de lard. Rappelons nous les français de l’hiver 40 faisant la queue pour un bout de lard. Ca ne se trouvait qu’au marché noir – ce qualificatif, je m’empresse d’ajouter, n’a pas ici de connotation raciste.

 


Le monde a changé, la France surtout. Beaucoup de bonnes âmes se sont indignées qu’à Nice on puisse ostraciser les musulmans en coupant la soupe  avec du lard. Comme souvent chez ces gens là on s’indigne d’abord, on réfléchit ensuite.

 


Car il faut choisir : la viande doit elle être « halal » ou « casher », les menus doivent-ils être végétaliens ou végétariens ? Quid des régimes sans sel, des diabétiques ?

 


Ne feignons p
as d’ignorer le but de ces « marchands » de soupe au lard mais reconnaissons leur le mérité de faire un tri bien nécessaire : soit on a faim, on a froid et on ne peut se payer le luxe d’être sectaire, soit on est un faux cul déguisé en pauvre hère et on a rien à faire à la soupe populaire.

 

 

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 00:00

La dernière grève des transports publics dans cette capitale remonte à 25 ans. L’information n’a pas pu vous échapper. Trop contents de nous rappeler que les américains eux aussi ont leur problème de service public les média nous ont bassiné avec l’arrêt du métro New Yorkais. Pas de risque qu’une grève des transports chez nous passe en boucle sur les écrans américains, ça aurait vite fait de lasser. Le cocasse dans cette grève, n’est pas tant le quart de siècle de fonctionnement ininterrompu, une éternité pour les clients de la RATP , c’est que le jour même où elle était déclenchée il s’est trouvé un tribunal pour décider qu’une amende de 1 million de dollars serait infligée aux syndicats par journée de prise d’otages.

 


A Marseille, il n'a fallu que 40 jours à nos tribunaux pour prendre la décision de faire stopper la grève illégale des transports. En matière de transport on ne confond pas vitesse et précipitation.

 

 

 

Il faut aussi entendre les propos du maire démocrate Bloomberg fustigeant les grévistes assimilés à des saboteurs et à des sauvages pour mesurer le « gap » qui sépare les politiques américains de leurs homologues français. C’est vrai que de grèves en grèves on a pris quelques métros de retard.

 

 

 Même jour, même pays, autre combat. Un juge fédéral règle son compte au « dessein intelligent », avatar laïque du créationnisme et en interdit la promotion dans le système scolaire.

Les bonobos reconnaissants se livrent à leurs activités favorites : le transport public.

 

 

 

 

 

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