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29 novembre 2005 2 29 /11 /novembre /2005 00:00

A la veille de la commémoration du 2 décembre et le jour où l’Assemblée Nationale est saisie d’une proposition socialiste visant à culpabiliser la colonisation on mesure le télescopage entre le devoir de mémoire que nous sommes exhortés à assumer et la ré écriture de l’histoire que l’on cherche à nous imposer.

 


Napoléon ce n’est ni Austerlitz, ni le Code éponyme, ni la révocation de l’interdiction de la traite des noirs, c’est un constituant de l’identité nationale tout comme Robespierre et Jean Jaurès. C’est ce même Jaurès qui, en 1881, s’exclamait : » Nous pouvons dire à ces peuples sans les tromper que là où la France est établie, on l’aime ; que là où elle n’a fait que passer, on la regrette ; que partout où sa lumière resplendit, elle est bienfaisante ; que là où elle ne brille pas, elle a laissé derrière elle un long et doux crépuscule où les regards et les cœurs restent attachés. » C'est un autre socialiste pur jus, Léon Blum qui, en 1925 encore, proclamait : » Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l’industrie ».

 


Alors suggérons à nos « amis » socialistes d’observer si ce n’est le devoir de mémoire parce qu’ils ont le droit d’être victimes d’une amnésie collective mais à tout le moins un devoir de réserve surtout quand il s’agit d’amender une loi qu’ils ont eux même voté !

Il est souvent cocasse de mesurer la justesse d’une idée en la confrontant à des conditions extrêmes. Si la France devait récuser ses années coloniales que devrait faire la Grèce  : condamner Aristote, Platon, Socrate au prétexte qu’ils étaient esclavagiste et…pédérastes ?

 

 

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Published by Candide - dans Politique
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28 novembre 2005 1 28 /11 /novembre /2005 00:00

C’est la jacquerie du jour. On empêche un maximum de gens de circuler pour faire avancer ses idées. C’est banal. Hier c’était les traminots, aujourd’hui ce sont les bistrotiers, demain pourquoi pas les ambulanciers ? Le but est d’étalonner sa capacité de nuisance comme si la valeur d’une revendication dépendait de la taille des embouteillages qu’elle est capable de susciter.

 


Que Chirac ait promis un jour d’euphorie que demain on raserait gratis ne surprend que ceux qui n’ont jamais figuré dans les catégories professionnelles bénéficiaires de la sollicitude présidentielle. Si tant est qu’il y en ait.

 


Dans cette histoire de baisse de TVA que les restaurateurs réclament à cor et à cri il y a beaucoup de bruit pour rien ou presque rien. Seule une petite frange des cafetiers se heurte à la concurrence des ventes à emporter qui bénéficie de cette mini TVA. Par définition la vente à emporter interdit que l’on puisse s’asseoir pour consommer. Et personne ne trouve à redire que l’on paye un extra pour se poser. Pour la grande majorité des restaurants il n’y a pas débat ; d’ailleurs dans aucun autre pays d’Europe cette dérogation n’est demandée.

 

 
Quant à prétendre que cette réduction entraînera par un miracle des vases communicants une embauche de nombreux serveurs c’est inepte pour tout un tas de raison.

 


La première étant que les serveurs n’ont aucun intérêt à cette embauche qui oblige à partager le magot, la seconde c’est que jamais une baisse de TVA ne s’est répercutée sur les prix. Elle sert d’abord à arrondir les fins de mois du tenancier. Et s’il en fallait une troisième on rappellerait que la réduction du temps de travail n’a pas donné lieu à l’embauche mathématiquement correspondante au nombre d’heures libérées, loin s’en faut. Il en sera de même de la réduction de la TVA.

 


Qu’un syndicat professionnel se saisisse de cette revendication est dans la logique de sa mission, qu’il prenne en otage les automobilistes est une spécialité de la maison, mais que des pouvoirs publics qui n’ont que le mot « égalité » à la bouche enfourche ce cheval corporatiste pour polluer les débats européens, voila qui ne va pas améliorer l’image que nous donnons dans les instances bruxelloises.

 

 
Au moins cette attitude est-elle cohérente avec le non au référendum. Le problème c’est que plutôt que d’en être la conséquence elle en est la cause.

 

 

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27 novembre 2005 7 27 /11 /novembre /2005 00:00

C’était Janus à la télé. Quand Bernard parlait, Kouchner se marrait et quand Kouchner soliloquait c’est Bernard qui l’arrêtait. Ce dédoublement de personnalité rend notre homme sympathique au point que les français le placent en tête dans les sondages. Le magicien a toujours un registre pour plaire et un autre pour agacer. Il en joue, et comme les acteurs il n’est pas à l’abri de la représentation de trop : rappelez vous le sac de riz.

 


Mais si vous ne vous contentez pas de l’icône et cliquez sur le mulot alors vous accédez à Bernard Kouchner. Syndicaliste étudiant, médecin, french doctor, ministre de la santé,  créateur des ONG, théoricien du droit d’ingérence et accessoirement membre du PS.

Cette bête de scène a besoin d’un auditoire pour s’exprimer et ses camarades feront tout pour le tenir hors des tréteaux : ils ne soutiennent pas la comparaison. Ils le condamnent à la marginalisation, la seule façon de ne pas en être victime à leur tour.

 


Ni énarque, ni fonctionnaire il sait ce que chercher du travail veut dire. Il mesure la stupidité des 35 heures, il justifie l’augmentation du coût de la santé laissé à la charge de l’assuré, il a guerroyé pour le oui au référendum et s’offusque qu’un partisan du Non détienne le portefeuille européen dans le gouvernement fantôme de François Hollande. C’est en toubib qu’il porte un diagnostic exempt de dogmatisme sur l’état du pays. Il est fréquentable ce monsieur là : c’est bien ça qui dérange dans les états major.

 


Y a-t-il un chemin hors des partis pour un homme crédible, lucide qui se méfie des vaches sacrées mais les tolère suffisamment pour payer sa cotisation de membre du PS. On doute qu’il ait encore quelque chose à espérer. En aucun cas ils ne l’adouberont mais ni Bernard ni Kouchner ne peuvent rêver de refaire le coup de Mitterrand, une OPA sur le parti des pachydermes.

 


Si un Kouchner demain devait se présenter devant les électeurs c’est le système des partis qui s’écroulerait, leurs réseaux qui s’assécheraient, les copains qui se détourneraient et les permanents n’auraient plus qu’à  rejoindre l’ANPE la plus proche.

 

 
Pas de danger si Bernard y croit, Kouchner lui nous a laissé son adresse email : dès fois qu’on ait pour lui un emploi !

 

 

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26 novembre 2005 6 26 /11 /novembre /2005 00:00

Ce n’est ni égalitaire, ni équitable, ni juste, c’est simplement clientéliste, démagogique et discriminatoire.

Pour un gouvernement qui conjugue l’égalité des chances sur tous les temps, qui après avoir créé une Haute Autorité contre la Discrimination * fait de la lutte contre les inégalités un cheval de bataille, cette information qui aurait dû passer inaperçu, fait vraiment désordre !

 


Le gouvernement a décidé – en catimini -  que l’Etat prendra à sa charge le surcoût des retraites des agents de la RATP. Disposition technique anodine, diront certains. Pas vraiment banal si on considère que le commun des salariés cotise jusqu’à 65 ans, au taux de 11% et que sa retraite dépend du salaire moyen des 25 meilleures années. A la RATP on débauche au plus tard à 55 ans, on ne cotise qu’à concurrence de 7% et le montant de la retraite se calcule sur le salaire des 6 deniers mois ! La différence par année pleine n’est que de un demi milliard d’euros : excusez du peu ! La CGT s’est opposée à un tel accord, il n’était que trop égalitaire.

 


Même situation à la SNCF , à la Poste , à EDF et là les montants sont faramineux. Quant à considérer que l’Etat étant l’actionnaire, il ne fait que son devoir en transférant à sa charge le surcoût des régimes spéciaux, c’est un raisonnement aussi spécieux que de remarquer que ces entités ayant vocation à être privatisées, elles doivent, dans cette perspective, être alignées sur le régime général, celui qui s’applique aux sociétés privées.

 


Cette décision montre mieux qu’un fastidieux développement comment ce gouvernement peut sciemment tenir un double langage ; pour les mal entendants – entendez les allégés du QI – on stigmatise les faiseurs d’inégalités, on clame haut et fort qu’il faut que cela cesse. Ceux qui savent décrypter auront vite découvert que loin de joindre le geste à la parole, le gouvernement a fait du maintient des discriminations acquises le point d’orgue de sa politique.

 


Quant on sait que de surcroît la RATP ne brille pas par la diversité de ses embauches, on mesure qu’en matière de discrimination la RATP a quelques métros de retard.

 

 

 

* lire aussi  Et toujours le même Président

 

 

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25 novembre 2005 5 25 /11 /novembre /2005 00:00

Il est issu de la meilleure lignée, Robert le grand père professeur de médecine, Michel le père premier ministre du Général, lui c’est Bernard : il suit les traces de l’aïeul tout en ayant été ministre de la santé.

 

Dans la famille Debré on ne fait pas dans le commun des mortels. Quand on naît avec un nom il est essentiel de se faire un prénom et Bernard ne sera pas le dernier. « La revanche du serpent* » reprend en toute modestie la thèse que nous défendons**, à savoir qu’il ne sert à rien de s’opposer aux développements scientifiques au nom d’une morale écrite à une époque où les problèmes soulevés n’étaient pas concevables. Il ne sert à rien de s’opposer à ce qui est inéluctable car au lieu d’en canaliser les développements vous les cantonnez à être menés dans l’obscurité.

C’est ce thème et beaucoup d’autres qu’adresse l’essai de Bernard Debré qui tombe à pic, le jour où le maître du clonage humain – à la veille d’être nommé « L’homme de l’année 2005 » - est forcé de démissionner de toutes ses fonctions. Il est accusé d’infraction aux règles de l’éthique.

 

 On touche sans doute à l’un des sommets de l’hypocrisie. Ce que l’on reproche au Dr Hwang se pratique au quotidien, dans tous les laboratoires du monde : il s’agit de rémunérer les personnes qui se prêtent à des essais cliniques ; ce Mr Hwang a rémunéré des donneuses d’ovocytes (ovule en sabir commun) grâce aux quelles il a pu faire des avancées considérables dans le domaine du clonage thérapeutique, technique du futur pour réparer chez l’homme la plupart des dégâts génétiques.

Il faudra expliquer en quoi cette rémunération de jeunes femmes avisées, conscientes et volontaires est « choquante, inacceptable, honteuse » comme le croasse tout ce que ce milieu de petits saints compte de grenouilles de bénitiers. Quelle différence entre un bénévolat et une rétribution quand il s’agit de permettre à des millions d’enfants de guérir de la mucoviscidose ou de guérir un pape de la maladie de Parkinson ?

 

Quant à la dérive eugénique qui serait sous jacente à ces traitements il est pertinent de dire que c’est le cas. Car l’eugénisme est déjà bel et bien encré dans nos comportements. Dès lors que l’on cherche à déceler chez la femme enceinte les éventuelles malformations pour lui éviter de mettre au monde un enfant a-normal on pratique une discrimination que la nature n’avait pas prévue !

Last but not least, c’est le clonage reproductif qui se profile derrière cette querelle. Puisque son interdiction est sur toutes les bouches on ferait bien de se remémorer qu’au temps de Galilée le fait d’interdire à la terre de tourner ne l’a pas empêcher de n’en faire qu’à sa tête. La science a depuis longtemps appris à contourner les interdits. Ce n’est pas parce que le Dr Hwang aura été démis qu’un bébé clone ne viendra pas lui demander demain réparation du dommage subi en le faisant arriver dans notre monde de fous.

 

* La revanche du serpent, Bernard Debré chez Le cherche midi

 

** Sur le clonage lire : Clonage…considérations amorales

 

 

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24 novembre 2005 4 24 /11 /novembre /2005 00:00

Prof’ de lettres, c’est sa seule noblesse, le petit béarnais qui grenouille comme l’animal de la Fable pour tenter se faire plus gros qu’il n’est, se prend pour un matamore : « qu’on m’arrête ou je fais un malheur ». Exister quand on est rien, c’est le défi du Rastignac d’opérette qui se la joue à refuser de voter le budget.


Le lilliputien de la politique se croit retourné aux beaux jours de la 4ème république lorsqu’un parti croupion pouvait tenir tête aux géants. La lecture du programme ( ?) de ce besogneux est un tissu d’idées creuses dont je vous laisse découvrir un florilège en cliquant sur le lien de son site dont la dernière mise à jour date de deux ans ! Pour les nouvelles technologies on repassera.


On cherche une idée phare, mais ne sommes nous pas trop exigeant ? une esquisse de projet, ça serait suffisant; même qu'une feuille de route ça nous conviendrait. On ne trouve qu'une juxtaposition de mots vidés de sens par l'un de ces professionnels des tréteaux, fonctionnaire de la politique qui aligne un catalogue de vœux pieux : plus d’Europe, plus d'humanité, moins d’inégalités sans pouvoir être crédité d’une seule ébauche de réalisation. De son passage à l’Education Nationale, seule la secrétaire générale des enseignants a bénéficié de son bouillant tempérament. C’est une façon d’acheter la paix syndicale qu’il n’est pas facile d’ériger en méthode de gouvernement. N’est ce pas Monique ?


Que peut-on attendre de ce ventre mou, prétendant exister entre une droite molle et un socialisme molletisé ? A force de jouer le poil à gratter de la majorité, le basset hargneux mordillant le jarret du français moutonnier, la grenouille qui se prend pour l’éléphant qu’il ne sera jamais, tout ce qu’il a su démontrer c’est que Bayrou pète plus haut que son c…

 

C’est Jean Pierre Coffe qui va être jaloux !

 

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23 novembre 2005 3 23 /11 /novembre /2005 00:00

Il transforme en plomb tout ce qu’il touche. D’une merveille franchouillarde il est en passe d’en faire le flop boursier de l‘année. Vivement que ce Breton soit rendu à la vie civile et cesse de jouer les grands argentiers : les petits épargnants lui en seront reconnaissants. 

Retour sur image : c’est le deal du siècle. EDF, grand électricien de la planète, met sur le marché une première tranche de sa privatisation. C’est plus que de l’engouement, c’est la ruée malgré l’hostilité affichée du premier parti de France – ce qui donne mesure de son influence -  plus de 5 millions de clampins auront souscrit à cette introduction pour une modique somme de 32 euros par action. Et tout le monde de se congratuler : on allait voir la bonne affaire, une plus value d’enfer dès la première cotation.

 


L’atterrissage fut difficile, les zinzin mis à contribution évitèrent l’effondrement instantané du cours mais le choc du retour sur terre n’a pas fini de plomber les privatisations.

Pas nécessaire d’être financier, ou voyant, le bon sens devait suffire à se méfier de cette trop bonne affaire. EDF n’a pas d’équivalent sur d’autre continent. Monopole issu d’une époque révolue, citadelle syndicale aux mains d’un aréopage de scientistes hermétiques aux défis de la concurrence, campé sur un savoir-faire inexportable, grevé de dettes sociales incommensurables, prisonnier de technologies dépassées, ce fleuron que le monde entier est prié de nous envier n’est pas plus valorisable que le musée du Louvres.

Protégé de la concurrence par son monopole, condamné à subir les évolutions du prix de son énergie, incapable de prévoir les coûts de modernisation de ses équipements, victime impuissante du réchauffement de la planète, EDF a trouvé des comptables pour la valoriser et un Breton pour donner la garantie de l’Etat à cette mystification. On ne saurait être surpris qu’il se soit trouvé 5 millions de moutons pour donner à cette opération l’allure d’un Eurotunnel à très grande échelle.

 

 
Il n’y avait que les gogos pour ne pas être au courant.

 

 

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22 novembre 2005 2 22 /11 /novembre /2005 00:00

Il y eut un mort, suicidé ; des innocents comptabilisant des dizaines d’années d’emprisonnement, des familles éclatées, des vies brisées, des divorces, des faillites, des torrents de larmes et de boue, des haines inextinguibles sans parler de la honte ou de la suspicion jetées sur des petites gens au vu et au su de leurs voisins, de leurs copains enfin de tout ce qui compte pour tout un chacun, et un coupable ineffable qui pérora devant le tribunal où il flanqua tous ces gens là.

 


Dans quel pays un tel quidam, meurtrier par suffisance, bastonneur par incompétence, destructeur par procuration est exempté d’avoir à rendre compte de ses méfaits devant la société, n’est pas même sommé de comparaître devant la Cour d’Assises qui doit rejuger les innocentes victimes de son cynisme de petit facho ?

 


Il n’y avait pas que l’URSS de Brejnev, ou la Chine de Mao pour tolérer d’un apparatchik de banlieue une éternelle impunité, il y a aussi la France de Chirac. C’est vrai que l’on ne l’imagine pas s’attaquer aux petits juges dont dépend la quiétude de sa prochaine retraite.

 


C’est un pays où conduire au dessus de la limite peut vous mener en prison, vous faire perdre vos points et parfois votre job, mais où arrêter les trains, les métros ou les bus vous gratifie d’un statut qui se monnaie en primes, augmentations, abaissement de l’age de la retraite et où envoyer en prison des innocents est la garantie d’une promotion et des primes subséquentes.

 


C’est l’égalité des chances façon Chirac. Entre fonctionnaires on se serre les coudes. Alors pas une seule voix ne s’est élevée pour exiger la démission, la mise à la retraite, au minimum la contrition de ce galeux. Non, le système l’a défendu, l’a protégé. La première digue qui cède et c’est toute une profession qui découvrirait à ses dépens qu’il était plus aisé d’être juge intouchable que justiciable présumé coupable.

 

 
Le silence de ses pairs, l’abdication de sa tutelle, l’absolution donnée sans une once de contrition par une classe politique incapable de discerner ce qui heurte les citoyens et les fera basculer le jour venu dans le giron d’un talentueux racoleur. C’est ça l’affaire dans l’affaire : le scandale de l’impunité du juge Burgaud.

 

 

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21 novembre 2005 1 21 /11 /novembre /2005 00:00

 J’ai failli passer complètement à coté du sujet. J’avais la solution au bout du clavier et il s’en ait fallu d’un rien que je la laisse filer. Vous savez c’est comme quelques uns de ces problèmes très sophistiqués dont la résolution stupéfie par sa simplicité. J’en aurais été consterné.

Les banlieues c’est compliqué mais il suffit d’une once de créativité pour réaliser que la solution est à notre portée. Ce sont les socialistes qui m’ont ouvert les yeux. Devrais-je leur en être éternellement reconnaissant que je ne le nierai point.

 

 
Le mot clé : c’est le Service Public et son maintient et sa défense. Ce sont tous ces emplois qu’il faut garantir contre les agressions du privé, contre les privatisations et la mondialisation. Et bien ils ont raison tous ceux qui défilent, protestent, manifestent, déambulent et crapahutent pour s’assurer que le service public est sauvegardé. Je les avais brocardé, la solution c’est eux qui l’ont trouvée.

 

 
Il suffit que chacune de ces sociétés menacées dans son statut de pseudo nationalisé n’embauche plus que les déshérités de nos banlieues. C’est simple, et surtout c’est cohérent avec la mission de service public qu’ils défendent contre vents et marée.

Il suffit qu’une loi stipule qu’à compter de dorénavant tous les emplois de la SNCM comme de la RTM , du port autonome, de la RATP comme de la SNCF , comme de la Poste comme d’EDF soient réservés en priorité aux jeunes des banlieues. Et cette loi, elle recueillera n’en doutons point, l’approbation de tout les bancs de l’hémicycle. Comme il ne faut pas s’arrêter en chemin, toutes les organisations donneuses de leçons se hâteront dans la liesse pour mettre en application ces nouvelles dispositions.

 


Du jour au lendemain tout ce que ce pays compte de média bien pensant, du Monde à Libération en passant par Canal sans oublier l’Huma vont se précipiter pour recruter qui à Aulnay, qui aux Minguettes, qui au Mirail de peur que tous soient employés avant qu’ils n’ait pu faire leur marché.

 


Mais la solution ne sera vraiment complète que lorsque les éléphants qui nous serinent à longueur d’antennes complaisantes qu’eux au moins ils auraient réussi l’intégration de ces populations vouées au karcher par qui vous savez, auront joint le geste à la parole.

Alors le jour où un ex racaille est nommé éléphanteau par les socialos, apparatchik par les cocos, ou chef de défilés à la CGT on pourra dire merci, ils ont rempli leur mission de Service Public !

 

 

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20 novembre 2005 7 20 /11 /novembre /2005 00:00

On avait mal ouï, ou rien compris. On avait saisi que Fabius rejetait l’Europe que Delors nous l’a légué, qu’Emmanuelli vomissait l’économie de marché que Strauss Kahn avait dirigé et que Montebourg ferraillait pour le retour à la IV ème république, rebaptisée VIème pour faire moderne. On avait tout faux, même en croyant qu’Hollande avait rangé la planification au musée des fausses bonnes idées et bien non : tous ces gens là étaient d’accord. D’ailleurs il ne leur a fallu que 24 heures au Mans pour se rabibocher.

 

 
Si les socialistes ont voulu battre un record de langue de bois ils ont réalisé un exploit qu’il sera difficile d’égaler – encore qu’en politique le pire ne soit jamais loin. Depuis des lustres les congrès du PS accouchent des mêmes lunes qui prennent l’eau dès que les français confient à ce parti le droit de gouverner.

 


Pas bien compliqué de se refaire une santé sur le dos de ses adversaires, de pourfendre ceux qui sont aux affaires et de promettre un avenir en rose quand c’est le prix à payer pour rester audible. Inconséquents sur les banlieues, pusillanimes devant les français ils se devaient de ravauder un programme qui n’avait plus rien en commun.

 

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