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9 novembre 2005 3 09 /11 /novembre /2005 00:00

Il y a un mot qu’il faudrait bannir. Un mot qui a un sens commun, une charge affective tels que même usé il est ressassé, comme si sa prononciation vous interdisait de réfléchir à la vacuité de son contenu.

 

 

 

Et en ces temps d’invocation de tout ce qui peut servir d’antidote à la crise des banlieues, ce mot est accouplé à tout ce qui peut créer l’illusion qu’il existe une solution miracle, ce qui  concourre à nous éloigner d’une issue éventuelle à cette intifada.

 

 

 

Il n’y a qu’en mathématique que ce mot est employé sans tromper l’espoir qu’il puisse recéler quelque part de réalité. Mais qu’on cesse l’accommoder à toutes les sauces au gré des combats contre les discriminations.

 

 

 

Non, il n’existe pas d’autre égalité que celles formulées de part et d’autre du signe égal. Et toutes les incantations visant à établir l’égalité des chances, l’égalité des races, l’égalité professionnelle ne sont que des vœux pieux quand ce ne sont pas des pièges qui se referment aujourd’hui sur leurs auteurs après avoir illusionné ceux à qui elles étaient destinées.  Une chimère !

 

 

 

Quand cessera t-on d’afficher sur toutes nos mairies, de proclamer à longueur de discours, de prétendre rétablir par des mesures toujours plus discriminatoires l'idée d’égalité. Il n’est pas d’avenir dans notre société à pourchasser un mythe républicain au motif qu’il est inscrit au frontispice de nos édifices publics. 

 

 

 

Aucun beur à Aulnay ne sera l’égal d’un titi à Montmartre, pas plus qu’un black de Montreuil ne s’identifiera à un parisien d’Auteuil. Et prétendre contre toute évidence que l’abîme qui les sépare puisse être comblé ne nourrit que frustration et rancoeurs qui dégénèrent en haine et violences.

 

 

 

C’est l’équité qu’il faut restaurer. La nuance est d’importance. Il n’existe pas d’égalité des chances hormis au tirage du loto. Quand vous êtes issus de la banlieue vous n’êtes pas câblé pour causer comme il faut lors de l’entretien d’embauche. Sauf si celui qui recrute est de la même banlieue. Tout le reste n’est que pipeau.

 

 

 

L’équité c’est accepter que des communautés se développent sans prétendre à la mixité. C’est laisser les beurs, les blacks faire ce qu’on on tolère depuis longtemps des juifs et des jaunes, c'est-à-dire les laisser vivre en vase clos quand ce n’est pas en ghettos. C’est en totale contradiction avec l’angélisme dominant qui fait de l’assimilation la solution au problème de l’immigration.

 

 Finira -t-on par comprendre que l'assimilation est fille de notre arrogance culturelle, culture supérieure que l'on prétend imposer à ceux qui n'ont pas la chance d'en être issu. Quel manque d'égalitarisme de la part de ceux qui n'ont que le mot égalité à la bouche.

 

Alors que Villepin cesse de nous claironner le modèle français d’intégration et que clairement le pays opte pour un communautarisme sans faux semblant qui permette aux membres de chaque groupe de retrouver une espérance de vie au milieu des siens.  [1]

 

 



Société

 

Banlieues suite 4

 

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8 novembre 2005 2 08 /11 /novembre /2005 00:00

Il a transpercé l’écran, avec sa gueule de taureau qu’un chiffon rouge s’amuse à titiller. Les journalistes n’ont pas eu besoin de le pousser dans ses retranchements pour asséner ces évidences frappées au coin du bons sens que plus personne n’osait exprimer. Il parle avec le cœur gros comme ça d’un mec qui a des tripes et ne rend des comptes qu’à son miroir, en se rasant. Pas comme ce pauvre Jacques, azimuté, déboussolé, qui enchaîna des mots de Président fantoche. Pas sûr qu’en banlieue son passage à la téloche aura créé beaucoup d’émotion. N’est pas Nanard qui veut.

 

 

On a trop moqué le hâbleur, raillé le repreneur d’entreprises, crié au scandale quand il s’est refait sur le dos du Lyonnais pour refuser de reconnaître à ce bateleur son parler vrai. Les banlieues il connaît ; il s’en est sorti, il y est même retourné quand il a fait un crochet par la Santé. Aujourd ’hui de tous les hommes publics c’est l’un des rares à avoir quelques résultats à mettre à son crédit.

 

 

Sans anathème, sans opprobre il a reconstitué la dérive de ces quartiers qui ont vu les sauvageons déjà petits délinquants devenir émeutiers et basculer dans la criminalité. C’est pas lui qui blâmerait les propos d’un Sarko, les tentatives d’un Borloo au titre qu’ils ne sont pas de son camp, parce que seul de nos politiques il a ignoré le clivage droite gauche, pour essayer d’éviter que cela ne devienne un problème de survie de notre identité.

 

 

Alors chapeau Tapie, c’est du bel ouvrage. Quand il sort du bois on se prend à espérer qu’il n’y retourne pas. Il est par sa gouaille, par ses excès, ses succès, par ses rétablissements l’archétype du français que dans les banlieues on rêve d’être.

 

 

Snobé dans les beaux quartiers, méprisé par les anciens de Sciences Po, envié par les français moyens c’est la bête de tréteaux que beaucoup de partis aimerait épingler en haut de leur affiche. Puisqu’il a su montrer qu’il y avait des politiques qui n’ayant plus rien à prouver, plus de destin à convoiter et qui, après avoir connu la puissance et la gloire puis la descente en spirale, étaient capable le temps d’une crise de se mobiliser pour mettre leurs talents au service d’une cause, alors que l’on prenne le taureau par les cornes et qu’on lui confie, à lui le plus titré des intermittents, une mission de salut public : le portefeuille de ministre des banlieues.

 

 

Et si il y réussit la voie de l’Elysée sera toute tracée. [1]

 

 

 

 



Portrait

 

Tapie sur LCI

 

 

 

 

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7 novembre 2005 1 07 /11 /novembre /2005 00:00

Ils ont saccagé des crèches, brûlé des écoles, détruit des usines, incendié des voitures, anéanti tous les symboles d’une société à laquelle ils n’ont jamais appartenu. Mais ils ont « fait » quelque chose. Ils ont existé, ce qui pour certains n’avait jamais dû leur arriver.

 

 

Ce sont les fils lointains des noirs de Harlem de 1964, pas des enfants de mai 68. Novembre 2005 n’est pas un retour de la chienlit dans une France qui s’ennuie, c’est le jaillissement du nihilisme de ceux dont on a toléré trop longtemps qu’ils s’exonèrent des fondamentaux du credo de notre identité nationale. Siffler la Marseillaise au Stade de France fut le signal emblématique de ce rejet par la communauté « blanc-beur ».

 

 

 Cette guérilla nous replonge dans l’Amérique des mid sixties, quand la haine des blancs suintait des rues des ghettos noirs de New York comme de L.A. Et quelques centaines de morts plus tard, quelques milliards de dollars de destruction en sus le calme est revenu en même temps que la loi sur les droits civiques imposait ses premiers effets.

 

 

L’Histoire ne recommence pas et Clichy sous Bois ne sera pas Harlem ou Watts. Mais l’Amérique d’après 1964 n’est plus celle des pères fondateurs, sa déconstruction a commencé. L’ineffable myopie de nos politiques dont certains croient qu’un jet de karcher désintégrera les ferments d’un soulèvement en forme de guerre urbaine quand d’autres pensent que des poignées d’euros jetées comme des cacahuètes au zoo éteindront la haine qui s’exhale de ces émeutes, est consternante.

 

 

La France du XXI ème siècle ne sera plus que l’ombre de celle « éternelle » restaurée l’espace d’un septennat par de Gaulle avant que mai 68 n’engloutisse le titan titubant avec son rêve. Giscard l’instigateur, Mitterrand l’angéliste, Chirac l’absent, aucun n’a paru comprendre que le choc des cultures allait faire imploser notre tissu national.  L’implosion a eu lieu et nos hommes politiques se disputent pour savoir lequel sera Président. Il serait temps qu’ils se posent la question : Président de qui ?   [1]

 

 

 

 

 



Société

 

Banlieues   suite 3

 

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6 novembre 2005 7 06 /11 /novembre /2005 00:00

Les bus roulent à Marseille, les dockers déchargent au port, les ferry de la SNCM appareillent pour la banlieue corse et pas une voiture ne brûle dans les quartiers nord. Tout semble être rentré dans l’ordre.

 

 

 

 Les grèves ne sont que suspendues, le travail n’est que provisoire. Drôle de temps, comme on disait drôle de guerre ! A Marseille on est en trêve quand on n’est pas en grève.

 

 

  Il n’a fallu que 31 jours à la justice pour décider qu’un préavis était illégal et remettre derechef les traminots au boulot. On aurait pu y penser plutôt.

 

 

  Heureux marseillais : ils ont tous le temps devant eux ; ville de fonctionnaires, personne ne s’était aperçu qu’une longue pause avait été décrétée. Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps cette remise au travail, ça pourrait donner de mauvaises habitudes à ceux qui considèrent que les services publics ont pour mission de servir le public. Non, soyez rassuré, déjà les préavis sont déposés. Ouf ! on va enfin pouvoir se reposer !

 

 

  On avait oublié de vous préciser : Marseille, banlieue d’Ajaccio.  [1]

 



Economie

 

Fin de grève des bus à Marseille

 

 

 

 

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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

Le titre du journal Le Monde en dit long sur la manipulation dont les media sont les relais quand ils n’en sont pas les promoteurs. A sa Une de ce vendredi : « La stratégie policière de Sarkozy en accusation ».

 

 

 

 Tout devient clair : les fauteurs de guérilla acquittés, la police pardonnée, elle n’a fait qu’exécuter les ordres du coupable : un certain Sarkozy. Que n’est-il resté premier édile à Neuilly et la France des banlieues coulerait des jours heureux à l’ombre des HLM squattés par des dealers et tenue par des caïds démocrates, laïcs et républicains.

 

 

 

 On croyait Edwy Plenel hors d’état de nuire, on ignorait qu’il avait un clone qui sévissait dans l'ombre de Jean Marie Colombani. C’est encore un complôt ourdi  par la CIA pour venger Bush de la couverture par nos média du fiasco de l'Etat américain lors du cyclone Katrina.

 

 

 

 Mais Le Monde n’est pas seul en cause. Depuis le massacre de la rue d’Isly (c'était la guerre d’Algérie) les média sont instrumentalisés par les fauteurs de trouble ; et ces donneurs de leçons devant l’éternel attisent les feux qui entretiennent leurs fonds de commerce sans qu’ils ne tolèrent qu'un contre pouvoir soit élevé pour les modérer.

 

 
Tels des incendiaires qui récusent leur responsabilité de pyromanes, tels les juges qui refusent d’être jugés, tels les syndicalistes qui agissent en preneur d’otages, les journalistes et leurs supports ont acquis un pouvoir de nuisance dont les ravages s’étendent à mesure que les idéologies s’éteignent.

 

 

 

 Cette profession réticente à se contrôler est mal placée pour se situer au dessus de la mêlée.

 

Ce n’est certes pas le thermomètre qui donne la fièvre, mais prétendre que ce sont les média qui mettent le feu depuis 8 jours aux banlieues, n’est pas plus inepte que d'insinuer que Sarkozy en est responsable.   [1]

 


sur les médias lire aussi :

 

En pâture aux chiens
Le Lay maternel

 


sur les banlieues:
Mots et banlieues

 

 



Société

 

Média et Banlieue

 

 

 

 

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3 novembre 2005 4 03 /11 /novembre /2005 00:00

Les mots du président sont tombés à plat. Ceux du premier ministre ont sonné faux quant à Sarkozy son discours musclé n’aura réussi qu’à exacerber les passions. C’est dire si le verbe est impuissant à juguler les émeutiers et à stopper les violences urbaines dont la vitesse de propagation relègue celle de la grippe aviaire au pas de la tortue.

 

 La crise est autrement sérieuse que la menace terroriste dont l’effet immédiat est de souder la communauté nationale. La crise des banlieues dissout ce tissu national quand le terrorisme lui restitue sa vitalité. Mais c’est ce dernier qui concentre les efforts de prévention au gand dam du problème des banlieues.

 

 

 Il n’est qu’à constater comment la gauche a attisé le feu, a joué les apprentis sorciers en manipulant les victimes des premiers incidents pour lui dénier la capacité de retrouver un jour le droit de gouverner. Si la myopie affectée par ses ténors peut s’expliquer par le jeu politicien dont les rêgles stipulent que les difficultés de la majorité sont pain béni pour l’opposition, c’est que leur capacité à placer l’intérêt du pays au dessus de leur calcul personnel est bien limitée.

 

 

 Mais que dire des bisbilles qui, dans la majorité, opposent les tenants du parler vrai aux partisans du traitement social de la délinquance. C’est pire que l’exploitation par la gauche de la crise sociétale, c’est indigne de la mission qu’ils ont reçu de la majorité des français dont ils détiennent leur parcelle de légitimité.

 

 

 C’est à un problème essentiel d’identité nationale que le pays est confronté.  Ceux qui tirent sur des pompiers, mettent le feu aux écoles, rejettent sciemment leur appartenance à la communauté nationale dans la quelle ils sont immergés.

 

 

 Il n’existe que deux solutions à cette crise : modifier notre identité nationale pour qu’ils y soient intégrés ou les rejeter.

 

 

 Tout le reste n’est que littérature, relire le premier paragraphe…  [1]

 

 



Politique

 

Banlieue  suite 2

 

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2 novembre 2005 3 02 /11 /novembre /2005 00:00

Outreau le retour. Tout a été dit, ou presque. Le voyage au bout de l’enfer des victimes de cet accident judiciaire raconté par des plumitifs plus ou moins inspirés enrichira pour sûr les éditeurs de faits divers. On n’est jamais en manque de lecteurs quand on exhibe le plus sordide dans la race humaine.   

 

 
Les erreurs, le calvaire des faux coupables, l’insupportable morgue du juge auquel on arroge le droit exorbitant de n’être pas jugé pour les fautes irréparables qu’il a refusé d’admettre, le mépris de l’institution qui prétend racheter par quelques sous le désastre dont elle refuse de désigner les responsables. Tout aurait été dit si on avait essayé de comprendre l’incohérence de la décision.

 

 
Qu’à la Cour d’assises de Saint Omer succède celle de Paris, que le verdict incompréhensible de la première soit révisé par la seconde il y aura des dommages collatéraux qui n’apporteront rien à la qualité du jugement et saperont procès après procès la crédibilité de notre système judiciaire.

 

 
Imaginez que l’on puisse attendre de citoyens normaux la capacité d’évaluer des comportements pervers, les croire capables de mesurer sur une sorte d’échelle de Richter l’ampleur de la peine qui doit s’appliquer dans des cas dont ils n’imaginaient pas qu’ils existent ailleurs que dans le cerveau de romanciers pervers, c’est méconnaître l’ingénuité et la crédulité qui heureusement habitent la majorité de nos concitoyens.

 

 
Il est irraisonnable de demander à un groupe constitué de gens normaux de porter un jugement sur des actes aussi éloignés des petits méfaits dont ils peuvent être coutumiers. Le jury prétendument populaire était la bonne conscience nécessaire à l’application des peines les plus sévères. Mais depuis l’abolition de la peine de mort cette institution n’a plus de raison d’être. Des juges professionnels ayant à connaître de toutes les turpitudes dont nos contemporains sont capables éviteraient l’extrème inégalité des condamnations prononcées pour des forfaits similaires.

 

 
Et surtout mettre pendant trois semaines des jurès en situation d’avoir à entendre les plus répugnants des faits divers constituent de surcroit une agression qui n’a plus de justification.

 

 
Bizarrement ce procès là on ne le fait pas.    [1]

 

 



Société

 

Deuxième procès d’Outreau

 

 

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1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00

« J'ai été ce soir scandalisé par l'émission des guignols de l'info qui mettait en scène Sarkozy et l'inspecteur Colombo. »

 

 

Un lecteur m’interpelle sur mon absence de réaction aux outrances des Charlots de l’Info. Un autre habitué de ce blog me sollicite pour stigmatiser les détracteurs familiers du « …après tout, pourquoi pas ? », clause de style qui permet de donner à un sous entendu malfaisant, un parfum d’authenticité. L’affaire est délicate. A plus d’un titre.

 


Dans le cas qui préoccupe notre premier lecteur il s’agit de fustiger ceux qui insinuent, sans jamais avoir à prouver, au prétexte que le pastiche exonère de toute obligation de narrer la vérité. D’insinuations en insinuations on frise la diffamation. Certains s’en sont fait une spécialité. D’autres en font un commerce ; les putes aussi font du commerce.

 

 

Ne pas prêter l’oreille à ces inepties est notre façon de combattre cette forme larvée d’intimidation. Pour cette unique raison on préfèrera le mépris à l’affrontement. Ce n’est pas de la couardise mais la désinformation ne fonctionne que si elle trouve des relais. Alors le sujet est clos.

 

 

Plus sérieuse l’objection de notre second lecteur. Il se désole de l’attitude qui consiste à mettre en doute systématiquement les valeurs établies au titre que leur appartenance à une Vérité collective interdirait – à ses yeux - qu’on s’interroge sur l’origine de ces croyances. Les cas sont aussi nombreux que les croyances sont répandues.

 


C’est la virginité de Marie, la chasteté de Jeanne d’Arc, le célibat de Jésus que des auteurs incrédules questionnent au grand dam des croyants. C’est aussi la probité d’un maire, la vie privée d’un homme publique qui est mis en délibéré dans une phrase qui invariablement se conclut par cette formule ambiguë : « après tout…pourquoi pas ? ».

 


Formulées à l’encontre de personnages « intouchables » ou absents, ces insinuations montrent que rien ne permet de passer d’une croyance à une vérité, sauf la foi. Et que ce fossé là n’est franchi que par les croyants. Libre aux autres de s’en affranchir. Le respect des croyances relève du sociétal : il ne saurait être édicté en dogme au risque d’enfreindre la liberté d’opinion. Entre deux maux je crains que la société souffre davantage d’un trop plein de crédulité que d’un excès de questionnement des positions établies.

 


C’est clairement le parti pris et la raison d’être de Libre Cours.  [1]

 

 

 



Société

 

Média et crise des banlieues

 

 

 

 

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31 octobre 2005 1 31 /10 /octobre /2005 00:00

Le pétrole et les banlieues

 

 

Parler intelligemment de ce que l’on ne connaît pas c’est le défi que doivent relever les hommes politiques – et les blogeurs -  quand ils s’expriment sur les banlieues. C’est le paradoxe de leur mission : s’exprimer sur tout en donnant l’illusion de dominer le sujet et d’avoir une solution.

 

 

 

 Que Sarkozy soit à la peine n’étonnera que ceux qui croient que l’on passe du 92 au 9-3 en franchissant le périphérique. Il n’y a pas de frontière, mais un abîme entre deux mondes qu’aucune disposition ne comblera aussi longtemps que co existeront deux économies : celle qui a un ministre mais qui ne crée pas d’emplois et la souterraine qui recrute et met hors la loi.

 

 

 

 Si le maire de New York, le fameux Rudolf Guiliani, a réussi à remettre New York dans le droit chemin, c’est surtout parce que le taux de chômage y est très bas. Bien sûr on peut exiger la tolérance zéro quand 40% des jeunes n’ont pas d’emploi. Mais alors le plus sûr moyen d’y arriver c’est de fermer les yeux. Ce qu’ont fait les ministres socialistes surtout ceux qui se sont fait élire en Seine St Denis, n’est ce pas Mr Strauss Kahn, n’est ce pas Mme Guigou, et qui habitez avenue Foch ou place du Panthéon !

 

 

 

 Créer des emplois quand le tissu industriel n’en crée plus c’est sans doute la nouvelle mission régalienne de l’Etat. Et pour cela il lui faut des chantiers et des moyens pour assurer la pérennité des emplois créés. Inutile de rêver : on n’effacera pas l’erreur de Giscard. Ce crâne d’œuf nous aura légué Mitterrand et le rapprochement familial. L’age a eu raison du premier. Le second nous collera à la peau bien après que son instigateur n’ait gagné un repos immérité.

 

 

 

Les échauffourées de Clichy sous Bois ont occulté l’autre information de la semaine écoulée. Les pétrolières annoncent des super bénéfices. Directement pompés dans la  poche des consommateurs ils engrangent les profits mécaniques d’une hausse des prix entièrement spéculative dont ils détournent une part croissante au profit exclusif de leurs actionnaires.

 

 

 Alors puisque l’Etat a besoin d’argent pour éteindre le feu, puisque les pétroliers bénéficient de cette rente exceptionnelle sans avoir investi un iota*, faisons financer sur chaque litre de carburant pris à la pompe la création d’emplois dans les banlieues où l’on pourra ensuite rétablir l’Etat de droit.

 

 

 

 Total qui s’est illustré en étant le plus cynique des pollueurs (affrètement du pétrolier poubelle Erika)  pourrait se racheter une conduite à peu de frais. Devrait-on toujours rêver ?

 

 

 

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30 octobre 2005 7 30 /10 /octobre /2005 00:00

La surprise ne vient pas de l’inculpation de ce proche du Vice Président, ni de ses dénégations outrées. Elle ne vient pas non plus de cette démonstration que le système des dépouilles peut permettre au judiciaire américain d’être indépendant, mais plutôt de l’absence de réaction à la mise en cause d’un stratège de l’opération irakienne.

 

 

 Jeter en pâture un agent de la CIA pour compromettre un opposant à cette aventure, n’est pas droit sorti d’un roman de John Le Carré. C’est, semble-t-il, le quotidien sous Bush Jr. Et ce n’est que la partie rendue visible par la sagacité d’un procureur, d’un iceberg longtemps tenu caché à la curiosité des américains. Blasés nos amis américains ne manifestent pas beaucoup de réprobation à l’encontre de leur président.

 

 

 

 Parce que là réside l’une des surprises de cette affaire : comment expliquer que ces Lewis Libbys et consorts qui ne reculent devant rien, ni inventer des fausses vraies preuves, ni éliminer des témoins gênants, ni créer un goulag dans l’île de Castro se fassent prendre la main dans le sac alors qu’ils savent qu’ils vont être l’objet d’investigations pressantes ?

 

 

 

 Est-ce le sentiment d’être intouchable, l’idée qu’ils sauront se jouer des pièges des interrogatoires, ou finissent-ils par craquer intimement convaincus que la vérité finira par les rattraper ? On donne notre langue au chat. Mais de Nixon à Bush ce sont les mêmes méthodes, les mêmes comportements de la classe politique et finalement la déchéance du second mandat.

 

 

 

Dans cette affaire on a deux certitudes : la première c’est que le procureur a marqué un point ; qu’il a commencé à dévider une pelote qui pourrait le conduire plus loin, plus haut. La deuxième c’est que ça ne servira à rien. Que la vérité n’a pas besoin d’être manifestée puisque depuis le début c’est à une croyance que Bush s’attaque, pas à un fait.

 

 

 La croyance qu’il incarne les forces du bien et que l’ennemi concentre les forces du mal.

 

 

 

 Alors dans ce combat là il n’y a plus de vérité qui compte : la politique devient une vocation au service d’une foi. Même les mensonges sont admis. Finalement communisme et «bushisme» même combat : peu importe les moyens puisque la fin les justifie tous.

 

 

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