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28 octobre 2005 5 28 /10 /octobre /2005 00:00

Pour les terriens, il s’agit de navigation à vue, celle que pratiquent les plaisanciers, qui ne perdent pas la côte de vue, incapables de faire un point et de rallier le port avec un sextant et un compas.

 

 C’est à peu de chose près la situation dans laquelle notre premier ministre a choisi de nous mettre en rayant de la carte ce qui restait du commissariat au plan. On hésite entre intrépidité et incohérence ; l’un n’interdisant pas l’autre.

 

 

 Les marins savent depuis longtemps que cela rime souvent avec naufrage. Si on est tous dans le même bateau il y en a qui sont certainement plus proches du canôt de sauvetage que d’autres. On n’est pas inquiet pour Villepin.

 

 

 Foin de métaphore, cette héritage des années gaulliennes avait été était le phare qui, si il ne décidait pas la route, guidait les capitaines et permit la construction intelligente d’un réseau de transport, d’un système de production d’énergie, d’un tissus industriel qui dessina le pays tel qu’on le connaît aujourd’hui.

 

 

 Intégrer les données démographiques, les tendances technologiques, les contraintes d’infrastructure  pour orienter les choix qu structureront la France dans 10 ou 20 ans requiert peut être mieux que la boule de cristal d’un Villepin, tout Galouzeau qu’il soit.

 

 

 Il n’est qu’à relever les incohérences du programme de dénationalisation de son gouvernement pour regretter l’absence de boussole : on privatise EdF et on gèle AREVA, on brade les autoroutes sans pouvoir financer le programme d’intégration de notre réseau à celui de nos voisins : comprenne qui pourra.

 

 

 Villepin n’aura été à la barre que quelques mois : il se révèle petit caboteur dans un rôle pour cabotin.

 

 

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27 octobre 2005 4 27 /10 /octobre /2005 00:00

Mon père,

 

 Vous avez commis un ouvrage dont certaines bonnes feuilles font déjà les choux gras de la presse. Permettez que j’exprime sur ce blog le plaidoyer qui, si Saint Pierre en prenait connaissance, pourrait vous éviter les affres du Purgatoire au quel la confession de vos turpitudes devrait vous condamner.

 

 
« Mon Dieu …Pourquoi* » vient à l’heure. Ce n’est pas faire insulte à vos 93 printemps qu’entrevoir un rappel à Dieu au crépuscule d’une vie que vous livrez sans voile à la curiosité de vos contemporains. On connaissait vos talents de plongeur, vos qualités de bâtisseur, on découvre le séducteur. Et comme vous souhaitez ne pas rester isolé dans ce statut de pécheur vous suggérez que Jésus vous a précédé sur la pente glissante de la tentation. Dan Brown dans ses rêves les plus fous n’espérait pas qu’un membre éminent de l’Eglise apporte sa caution à cette possible relation. « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » : Marie Madeleine avait trouvé son bienfaiteur. Nul ne dit qu’ils en restèrent là.

 

 
Vous n’y allez donc pas avec le dos de la cuiller et vous exprimez avec la candeur qui vous a souvent nui, n’est-ce pas Roger Garaudy, ce que beaucoup de laïcs attachés à votre religion exprime en privé, interdits qu’ils sont, de s’en faire ouvertement les porte-parole.

 

 
Vous, le plus respecté des français, avez su trouver dans les Evangiles comment ré insérer les exclus,  respecter les sans grade et promouvoir un culte que trop de pharisiannisme avait cantonné aux beaux quartiers de nos cités. Sans tomber dans l’outrance de l’évêque de Partenia, vous avez conjugué votre foi à la réalité de ce monde imparfait. Vous êtes l’élu de ceux qui ont gardé des Evangiles la nostalgie de la miséricorde. A cent lieux des éminences pontifiantes dictant une loi outrageante à des ouailles subjuguées, incapables d’en suivre les commandements.

 

 
Vos questionnements sont ceux des fidèles et seuls les dogmatiques figés dans leurs certitudes récuseront l’universalité de votre confession. Mais votre emprunt à la médiatisation vous expose au péché d’orgueil. Je doute que le syndrome de la starification ne vous transforme en Jean Paul II des laissés pour compte mais je suis sûr que vos aveux vous épargneront un procès en…béatification.

 

 

* "Mon Dieu...pourquoi ?"  Abbé Pierre avec Frédéric Lenoir chez Plon

 

 

 

 

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26 octobre 2005 3 26 /10 /octobre /2005 00:00

La gauche est indécrottable. Dans ce pays l’angélisme tient lieu de Bible à tout ceux qui se réclament d’un état laïque, démocratique et bien entendu libertaire. La moindre mesure visant à réduire les risques d’opérations terroristes est fustigée au nom d’une prétendue atteinte aux libertés individuelles. Aujourd’hui les poncifs éculés sont ressassés comme si il y avait péril en la demeure et qu’il faille faire obstacle, toutes affaires cessantes, à un tsunami liberticide du nom de Sarkozy.

 


Etranges libertés qui sont bafouées par ceux la même qui prétendent se les approprier. Les entend-on, nos rhéteurs de gauche, quand les gros bras syndicaux font régner la terreur – je pèse mes mots – sur les jaunes, comme ils les appellent. Est-ce que l’on a jamais entendu un ténor du PS dénoncer les coupures sauvages de courant, les prises d’otage que constituent les grèves sauvages, les destructions, les saccages, les violations de domicile, les voies de fait commis par des bataillons syndiqués ?

 

 
Le  terrorisme syndical fait plus de ravage dans ce pays que le terrorisme islamique.

 

 
Alors je veux bien que l’on se préoccupe des restrictions aux libertés que peut nous faire courir la lutte antiterroriste mais exigeons que l’on ne laisse pas impunies les forfaits  commis au nom de l’exercice du droit syndical, droit qui se pare de plus en plus souvent des attributs  d’un fascisme rampant.

 

 
A laisser à la gauche le monopole d’une prétendue défense des libertés on s’expose à être malmené pour des vétilles au regard des déviances que celle-ci tolère de ses amis. Qu’attendent nos élus pour rappeler aux gauchos que les libertés ne sont ni de droite ni de gauche : elles sont individuelles ou elles ne sont pas.

 

 

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25 octobre 2005 2 25 /10 /octobre /2005 00:00

C’était avant. Aujourd’hui ils sont cloués au sol. Principe de précaution oblige. Nos volatiles préférés sont condamnés à la lumière artificielle et à la promiscuité des poulaillers pré fabriqués. Ainsi en a décidé le stratif en charge de la santé des gallinacés. Heureusement pour lui ils ne sont pas encartés à la CGT. Il s’épargne des défilés, des piquets de grèves, et des exhortations à la défense du service public.

 

 

 

 Difficile de prétendre à l’innocuité de ces bestioles le jour où on les condamne à la quarantaine. A tenir un double langage on perd toute crédibilité. Que les politiques aux quels on ne peut demander d’être compétents sur tous les domaines de la santé publique cessent leurs gesticulations.

 

 

 

 L’Etat, c'est-à-dire nous, a fréquemment failli en matière de prévention dans des situations où sa responsabilité ne pouvait être dégagée sans bafouer les droits les plus élémentaires des victimes pour que ne paraisse suspecte cette hâte à crier au loup tout en réfutant la proximité.

 

 

 

 Le sang contaminé, l’amiante, le programme nucléaire ont décimé des bataillons entiers ; leurs victimes sont connues, la responsabilité de l’Etat toujours réfutée.

 

 

 

 L’Etat gagnerait en crédibilité si au lieu de jouer les vierges effarouchées pour des poules pas encore  contaminées il admettait sa faute quand celle-ci est avérée, au lieu de ratiociner pour économiser quelques sous sur le dos des plus démunis d’entre nous.

 

 

 

 Dépenser autant d’argent pour un problème qui n’existe pas quand on refuse aux plaignants de l’amiante, de Mururoa et de bien d’autres turpitudes une juste et tardive compensation de leur préjudice nous conduit à constater qu’une fois encore on nous prend pour des …pigeons.

 

 

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24 octobre 2005 1 24 /10 /octobre /2005 00:00

Dans l’espace d’un billet on ne peut qu’effleurer ce sujet qui étonnamment ne fait pas encore débat. Alors si très modestement on contribue à susciter une discussion sur l’incompatibilité entre la doctrine catholique et la loi de séparation de l’église et l’Etat on aura réduit la discussion sur la modernisation de la loi de 1905 à un vrai faux-débat. 

 

Le synode actuel des évêques a rappelé avec la plus grande fermeté l’interdiction faite aux fidèles d’apporter leurs soutiens aux dispositions législatives qui vont à l’encontre de l’enseignement de l’Eglise. Ces fidèles là se mettent en état de péché mortel. Ils sont sommés d’avoir à choisir entre leur religion et leur appartenance à la société civile. Divorce refusé, pilule interdite, avortement hors la loi, pour ne citer que les plus récents rappels aux règlements. Comme le tonne le pape Ratzinger, c’est ainsi que le nomme ses électeurs, le fidèle est sommé de renier sa foi si tant est qu’il veuille épouser son temps. 

 

Alors le débat de la laïcité peut paraître bien incongru aux catholiques dogmatiques qui tenus de s’opposer à ces déviations n’ont d’autres choix que de s’enfermer dans un communautarisme intransigeant en abandonnant toute action politique ou de militer pour une France pieuse, catholique et apostolique qui viendrait se substituer à la république laïque et tolérante qui les a nourri. 

 

Le silence assourdissant des éminences épiscopales sur ce thème accompagné par l’absence d’interrogation des leaders politiques qui se prétendent catholiques pratiquants n’est pas de nature à éclairer la lanterne du baptisé lambda qui apprend incidemment que son député s’est mis en état d’excommunication pour avoir voté la loi Veil.
Que ce nouveau pape souhaite forcer les hommes politiques à afficher leurs convictions est cohérent avec la doctrine dont il est l’ultime gardien.  Qu’il oblige les Etats dont la population est essentiellement catholique à afficher un intégrisme destructeur de l’unité nationale est inacceptable.

 

Les musulmans ont placé la religion à l’origine de toutes les lois, ainsi en avaient décidé les juifs pour lesquels Torah et Talmud dictent la conduite dans la vie civile comme dans la vie religieuse. On en connaît les conséquences.

 

 
Qu’attendent les Chirac, les Villepin, les Sarkozy pour nous expliquer comment, dans la République dont ils ont la charge d’assurer la pérennité, on peut faire co exister les nouvelles exigences papales et la loi de séparation. Les catholiques seront-ils tenus de démissionner de toutes fonctions publiques ou d’abjurer leur religion. Vie publique, vie privée, les fidèles vont devoir choisir. Le fondement de l’Etat laïque, la coexistence des valeurs venues du christianisme et les libertés issues du siècle des Lumières sont sciemment sapées par une vague intégriste dont l’initiateur, retiré dans sa retraite éternelle, n’a pas fini de susciter des conflits

 

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23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 00:00

Ira, ira pas ? La question a secoué le microcosme le week end durant. De rumeur en démenti, de sous entendus en petites phrases le retour du « meilleur d’entre nous » à l’assemblée nationale apparaît bel et bien programmé pour cette fin d’année.

 

 

 

 Chirac est à la contre offensive. Ses grognards sont à pied d’œuvre. Villepin à la manœuvre et Juppé pour calmer la horde des députés. Le processus est engagé pour neutraliser le renégat, le fils indigne, le petit vizir qui s’y croyait déjà.

 

 

 

 Ce monde est sans pitié, et Alain le sait bien qui n’a pas été le dernier à exécuter tous ceux qui lui faisaient de l’ombre. On ne plaindra pas les tirés plus qu’on n’excusera les tireurs. En entrant en politique ils savaient ce qu’ils faisaient sans toujours savoir pourquoi ils le faisaient.

 

 

 

 C’est ce paradoxe qui explique le grand écart au quel ces politiques sont condamnés. Expliquer ce qu’ils font sans savoir pourquoi ils le font si ce n’est pour pouvoir continuer à le faire. Etre en politique pour durer semble être le plus grand commun dénominateur aux hommes qui à droite comme à gauche se « disputent » en alternance les milliers de prébendes que la République distribue généreusement à ceux qui font vocation de la servir, et s’en servent avec délectation.

 

 

 

 Tout les revirements, les atermoiements, les changements de cap dont nous sommes les témoins interdits, ne sont pas la conséquence d’une remise en cause d’intimes convictions, d’ajustements de programmes face à une réalité fluctuante mais le reflet de l’impérieuse nécessité d’ajuster son discours, pour assurer sa propre survie dans le maelstrom des ambitions déconnectées du quotidien des français.

 

 

 

 Alors Juppé ou Sarkozy, Fabius ou Jospin n’intéresse plus que ceux qui deviendront les gagnants ou les perdants de cette alternance aux postes de responsabilité. Pernicieusement la France s’est mise au mode américain et tout occupée à critiquer Bush on a adopté en catimini le système de dépouilles à l’américaine qu’on s’était bien juré de laisser là bas. On nage en pleine incohérence, avec ou sans Juppé.

 

 

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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 00:00

L’effet de spirale est intriguant. Il s’applique aux carrières des managers comme à celles des leaders de la politique. Il enivre ceux qu’il propulse au sommet, qu’il tétanise quand, inversé, il les précipite dans les abîmes avant même qu’ils aient consommé les plaisirs de l’acmé.

 

 

 

 Le phénomène est cyclique, rares sont ceux qui ont droit à un deuxième tour. C’est tout le mal qu’on souhaite à Sarkozy. Et c’est pourtant lui qui s’est mis dans cet engrenage qui le broie, comme il a broyé ceux qui ont pensé s’en affranchir. Jospin, Balladur, Rocard pour ne citer que quelques uns des laissés au bord du chemin.

 

 

 

 Des grands chefs trop tôt promus qui, se croyant encore au Capitole, dévalaient déjà la roche Tarpéienne Messier émerge, mais nous n’oublierons pas Haberer, charge à vous de remplir les blancs…

 

 

 

 Quelques uns ont la capacité d’effectuer un étonnant rétablissement. Mis en pièces, livrés à la horde médiatique, ignorés de leurs pairs, évités par leurs prébendiers ils ont rebondi la carapace durcie et feront rendre gorge à ceux qui ont précipité leurs chutes.

 

 

 

 Sans être extra lucide deux personnages culminent avec un tel destin : Mitterrand et Chirac. La question du jour : Sarkozy est-il taillé pour ce rôle là ?

 

 

 

 Puisqu’on vous a habitué à exprimer une opinion tranchée, à anticiper sans s’être souvent trompé, on ne classera pas Sarkozy dans la catégorie des survivants à ce jeu là. Et à l’appui de notre thèse – qui signifie simplement qu’il n’a pas l’étoffe d’un président – nous apporterons la fausse naïveté avec laquelle il a médiatisé sa vie privée avant de s’offusquer qu’elle soit livrée au grand public.

 

 

 

 Des grands hommes de quelque bord qu’ils furent on aura apprécié la retenue qu’ils surent garder sur ce terrain. C’est à porter au crédit de Mitterrand d’avoir su imposer l’omerta sur cette vie là, Sarkozy pour y avoir failli a décroché de la spirale plus vite que ses ennemis ne l’avaient prédit.

 

 

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20 octobre 2005 4 20 /10 /octobre /2005 00:00

Aujourd’hui il ne s’est rien passé ou presque. Rien qui n’émerge et mérite que l’on dispose de votre temps pour proposer une lecture alternative à la déferlante des journaux, des radios, des JT qui composent quotidiennement le patchwork d’infos digérées à votre intention.

 

 

 

 On rêve parfois qu’un présentateur de JT ouvre sa tranche horaire en informant ses chers auditeurs que tous les trains étant arrivés à l’heure il se félicite de rendre aussitôt l’antenne, heureux qu’aucun ouragan, cataclysme, ou sinistre ne soient venus troubler la sérénité de cette belle journée.

 

 

 

 Alors ce soir on a décidé de vous libérer, mais pas sans avoir glosé sur un déplacement insignifiant de notre Président. D’un coup d’aile il inaugura à Lyon une antenne de l’ANPE. Alors pour que nul ne puisse ignorer le come back de Chirac, on rompt un instant le silence de ce soir. Rendez vous demain. Ce serait miracle que l’on n’ait pas quelque chose de substantiel à vous mettre sous la dent.

 

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19 octobre 2005 3 19 /10 /octobre /2005 00:00

Le procès de Saddam ne m’inspire aucun commentaire, juste une question. Pourquoi maintenant ? Etait-il important de faire juger celui que l’Histoire jugera avant même que ne soient rétablies les conditions d’un procès équitable. Est-ce que le sort de Louis XVI fut mis entre les mains d’un tribunal. Non, ce sont les élus de la Convention qui en décidèrent. Jamais la légitimité de cette décision ne fut discutée. C’est à ceux qui représenteront un jour la nation irakienne que devrait revenir la responsabilité de le juger. Pas à une assemblée de fantoches morts de trouille sous la protection provisoire d’une armée d’occupation  qui se terre dans ses bunkers en attendant la relève. Si Bush a cru recréer Nuremberg avec ce simulacre de procès  il n’aura réussi qu’à confirmer qu’en matière de psychologie des peuples il a l’intelligence d’un garçon vacher habitué à  traiter avec des bœufs.

 

 

 

 Mais ce n’est pas le sujet du jour. Aujourd’hui c’est un coup de chapeau que nous décernons à l’un des plus grands laboratoires pharmaceutiques de la planète. Le suisse Roche vient de réussir au nez et la barbe de tous les poulets, et Dieu sait si ils sont nombreux, le coup du siècle ; bravo l’artiste !

 

 

 

 Alors on décrypte : Roche abandonne l’exclusivité du Tamiflu, et toute la presse de s’extasier et de remercier Roche pour sa générosité. C’est vrai que les grands labos avaient ruiné leur image en refusant les génériques pour le SIDA. Ils furent à juste titre vilipendés pour leur pingrerie et durent piteusement se rétracter ce qui n’améliora pas la considération qu’on leur porta.

 

 

 

 Alors voila que l’un des plus grands se refait une virginité.

 

 

 

 Car si le Tamiflu est un antiviral grippal bien connu dont Roche autorise aujourd’hui la copie, rien n’est moins sûr qu’il est efficace. Contrairement à ce qui est proclamé aucun antiviral n’agit directement sur le virus. Sinon il y a longtemps que le SIDA serait traité. Il se contente de potentialiser les facteurs de défense et comme le virus de la grippe aviaire n’a pas muté, personne ne connaît l’efficacité du Tamiflu dans le cas bien improbable où le virus s’attaquerait à l’homme, et aucun essai ne peut être fait puisque cette souche n’existe pas.

 

Alors mettre le Tamiflu à la portée de toutes les bourses c’est un coup de pub auquel il fallait penser. Ca ne coûte rien mais ça pourrait être dévastateur.

 

 

 

 Car si par malheur le H5N1 devait muter et se répandre sur ce bas monde comme la petite vérole sur le bas clergé il vaudrait mieux pour les dirigeants de Roche qu’ils aient prévu de se réfugier dans un bunker comme …ceux fréquentés par les juges irakiens au procès de Saddam.

 

 

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18 octobre 2005 2 18 /10 /octobre /2005 00:00

Non, ce n’est pas contagieux, ce n’était pas non plus une arme fatale jusqu’à ce qu’il frappe le chef de l’opération Licorne dans sa version de la « guerre propre ». C’est inattendu d’en être la victime quand on est chef de guerre, qu’on opère en Côte d’Ivoire, pas vraiment un lieu de villégiature pour un chasseur alpin. Le problème c’est qu’une guerre moderne ne doit plus faire de dégâts. Ce n’est pas qu’il y en eut beaucoup en Côte d’Ivoire mais, semble-t-il, une de trop. Une bavure dont la victime collatérale est le général dont les troupes n’auraient pas eu pour un black les égards aux quels ses viols et meurtres précédents le qualifiait. La guerre propre faisait sa première victime.

 

 

 

 C’est clair que la ministre des armées est plus habituée aux salons de l’hôtel de Brienne qu’aux théâtres des opérations.  Que ce général ait abusé de ses prérogatives pour laisser expédier une crapule dans l’au-delà sans lui avoir laissé le temps de consulter son avocat est certainement critiquable.

 

 

 

 Mais sanctionner en place publique un éminent représentant de l’Armée au risque de susciter un mouvement de solidarité, c’est une faute de commandement dont les stigmates poursuivront longtemps son auteure. Faut-il qu’elle ait du mal à tenir ses troupes pour faire un exemple de ce général dont les galons n’ont pas été gagnés en cirant les bottes de sa hiérarchie ; n’en déplaise à Mme Alliot Marie.

 

 

 

 De deux choses l’une, où elle peine à se faire respecter et elle doit être démissionnée ou elle ne connaît de la guerre que les lois qui sont censées la régir et il faut qu’elle reprenne son métier d’avocat pour les faire appliquer.

 

 

 

 Quant à penser qu’elle n’a agit qu’en service commandé et qu’il fallait donner un gage au sinistre président ivoirien Laurent Gbagbo dont on connaît les liens avec l’hôte de l’Elysée, c’est une hypothèse que même les plus farouches anti-chiraquiens se refusent d’évoquer.

 

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