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17 octobre 2005 1 17 /10 /octobre /2005 00:00

La CGT a raison de s’offusquer. Si les malversations dont elle est soupçonnée étaient avérées c’est l’État qui serait bel et bien visé. Cela fait 5 ans que les détournements à la SNCM sont dénoncés même que son ancien PDG a publié un livre * sur le sujet. On n’a pas entendu dire qu’il ait été condamné pour diffamation ! De toute façon tous savaient que l’État était là pour renflouer, et ils auraient bien eu tort de se priver de mettre la main dans la confiture. Avec leur salaire de misère il leur fallait bien des à-côtés. Ce n’est pas le camarade Gayssot qui les en aurait dissuadé.

 

 

 

 Car si scandale il y a c’est sur l’omerta dont les gouvernements sont coupables. C’étaient des secrets de polichinelle mais la Cour des comptes était trop occupé à décompter les chandeliers du Palais Royal pour s’intéresser au détournement de fonds institutionnalisé par la CGT. Que Seguin passe pour une chèvre, ce n’est pas ici qu’on le plaindra. Si les exactions de ce syndicat n’ont jamais été dénoncées que par un trublion de la politique, c’est à croire, qu’hormis au Front National, il n’y a dans ce pays que des politiciens émasculés.

 

 

 

 Dès 2001 la Cour des Comptes a entrepris de s’intéresser à l’EDF** mais 4 années plus tard la montagne est bien loin d’accoucher. La CGT peut impunément continuer à mettre cette entreprise en coupe réglée – expression bien entendu figurée – le ménage n’est pas prêt d’être fait quand on voit qu’à la SNCM le PDG nommé par l’État et dûment informé n’a pas jugé utile d’éclairer la lanterne de ses actionnaires en diligentant une enquête malgré la gravité des faits.

 

 

 

 On comprend les défenseurs du service publique à la française, et on compatit pour les futurs privatisés : imaginez de devoir travailler sans pouvoir arrondir ses fins de mois c’est une perspective à faire défiler tout ce que le pays compte d’assistés.

 

 

 

 Si Sarkozy prétend jouer la rupture il serait bien avisé de ne pas laisser à Le Pen l’exclusivité de la contestation cégétiste ; ou alors il pourrait bien être la prochaine victime du premier tour de 2007.

 

 

 

·          "Service public, Pourquoi ça coince", Philippe Galy, éditions Eyrolles, juillet 2005, 19€

 

 ** http://www.globenet.org/aitec/reg/actualites/justice.htm

 

 

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16 octobre 2005 7 16 /10 /octobre /2005 00:00

Quand la réalité dépasse la fiction, c’était le titre d’une rubrique cocasse que publiait un journal sérieux des années 60. C’était avant le poids des mots, déjà le choc des photos ! Dans cet esprit, l’incongruité des nouvelles données ce matin par la radio va enrichir notre chapitre « quand les bornes sont franchies il n’y a plus de limites… » dont la source semble plus que jamais intarissable.

 

 Ce n’est pas qu’un prisonnier se soit fait la belle à Brest ou à Quiberon, à Tulle ou à Pompadour qui nous interpelle. Il y aura toujours des évasions. Mais qu’il se soit trouvé des petits chefs dans une administration, coiffés par des chefs, oeuvrant sous l’œil attentif de hauts fonctionnaires, imbus de leur statut et de leurs prérogatives de représentants de l’Etat et que tout ce joli monde ait consenti à ce qu’ici un détenu fasse de l’équitation, et que là, un autre s’adonne à la plongé sous marine, me laisse pantois. Apprendre le trot, le galop, le saut d’obstacles quand on a connu que le vélo, pratiquer la pêche au gros quand on s’était contenté de piéger les gogos, découvrir le vol à voile quand on n’a pratiqué que le vol à la tire, c’est la promotion que l’administration pénitentiaire permet à ses hôtes aux frais de la princesse.

 

 

 Qu’accessoirement les zigotos qui bénéficièrent de ces largesses en profitent pour prendre la clé des champs n’ajoute que très peu  à l’inepte de cette histoire. Cela aura seulement permis à l’absurdité de cette situation d’exploser à la face de cette administration. Avec les conséquences que vous savez : la promotion des impétrants.

 

 

 Par un étrange concours de circonstances, c’est à un nommé Clément que sont confiées les clés des pénitenciers de la République , tout un programme pour les délinquants ! Si en plus il leur paye des sessions de reconversion, pour faciliter leur ré insertion dans une vie sportive que bien des français aimeraient pouvoir s’offrir, on comprend l’engouement de bien des malfrats à fréquenter nos prisons. Le plus dur ce n’est pas d’en sortir, c’est bien d’y rentrer. Il faut montrer des aptitudes à exercer les activités qui ont fait la réputation du Club Med. Reconnaissons que Bush a encore pris du retard. C’est à un émule de Trigano qu’il devra bientôt confier la gestion de Guantanamo s’il veut rivaliser avec la France coté enquête de satisfaction des hôtes de nos gîtes, pour combien de temps encore, appelés prisons.

 

 

 

 

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14 octobre 2005 5 14 /10 /octobre /2005 00:00

S’il est un sujet où le seul principe qui doit primer est celui de précaution c’est bien le domaine de l’épizootie aviaire qui serait postée à nos frontières.

 

 

 

 Ceci étant dit, et si c’est le cas on n’a guère progressé car quelle précaution peut prendre Mr Toulemonde quand il s’agit de se protéger d’un virus qui n’existe pas, du moins pas sous une forme pathogène où il peut s’attaquer à l’homme. C’est bien d’alerter, mais encore faut-il qu’il y ait des possibilités de se prémunir de cette menace si elle est réelle.

 

 

 

 Car à l’exception des autorités sanitaires qui, nous serine-t-on, sont préparées au risque minime qu’une souche mutante du virus ne s’attaque à l’homme, hypothèse qui ne s’est heureusement pas concrétisée, le français lambda reste pantois devant un déploiement médiatique dont les effets pervers ne vont pas tarder à se faire sentir.

 

 

 

 Souvenons nous de la pneumopathie atypique, ou SRAS, qui devait causer des décès considérables. Le transport aérien en fut la seule victime collatérale en plus de la mort de 58 chinois que Pékin voulut bien identifier comme étant directement liée à cette « épidémie ». Pas même une demi-toussaint sur les routes hexagonales.

 

 :

 

N’oublions pas non plus la vache folle et l’embargo sur le boeuf britannique. La panique chiraquienne et la chute de la consommation de viande bovine. Les anglais qui nous gardent un chien de leur chienne pour avoir dénigré leur rosbeef, n’ont pas, semble-t-il, pati d’avoir ignoré nos objurgations.

 

 

 

 Quelques années plutôt nous étions distingués en remettant en service la ligne Maginot pour arrêter le nuage de Tchernobyl. On ne compte plus les thyroïdes qui furent contaminées parce que le nuage avait poursuivi son vol, insensible aux discours officiels.

 

 

 

 On semble ne pas savoir sur quel pied danser : de la négation du risque, que ce soit les effets des bombes de Mururoa ou  le nuage venu d’Ukraine à la dramatisation, hier le risque de l’encéphalite spongiforme bovine et aujourd’hui le tohu-bohu médiatique autour de la grippe aviaire.

 

 

 

 A cultiver les peurs, à actionner tous les leviers qui font frissonner dans les chaumières, les faiseurs d’opinion enclenchent des réactions en chaîne dont on sait seulement que leurs nocivités dépassent le plus souvent les maux que l’on veut contenir.

 

 

 

 Puisque l’homme de la rue n’y peut rien faire quel peut être le motif de l’effrayer. On ne connaît pas de cas où la panique se soit révélée bonne conseillère.

 

 

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13 octobre 2005 4 13 /10 /octobre /2005 00:00

Choisir l’information qui doit servir de fil conducteur à notre billet ne relève pas d’un processus bien rodé mais plutôt d’une intuition que ce petit fait mérite plus que l’entrefilet que votre quotidien lui aura réservé, si même il l’a mentionné.

 

C’est le cas aujourd’hui où l’actualité nous a gâté : La qualification de l’équipe de France qui était la première surprise après cet accouchement douloureux,  le virus H5N1, petit nom pour désigner la grippe aviaire, est aux portes de l’Europe c'est-à-dire en Turquie ce qui devrait donner du grain à moudre aux opposants à son entrée, ou encore la CGT qui laisse voter à bulletins secrets et miraculeusement la reprise du travail à la SNCM sort des urnes. Quand comprendra-t-on que les votes à mains levées dépendent surtout de la grosseur des bras de ceux qui sont dans la salle ?  Bien d’autres sujets de persiflage comme cette TIPP qui finalement ne sera pas restituée : elle n’a pas autant rapporté que ce que les experts avaient pronostiqués. Et c’est moins coûteux de ne rien rembourser que de renvoyer les experts à leurs très chères études, ou encore ce CDD pour des seniors qu’on n’en finit pas de vouloir remettre au travail après les avoir préretraités par trains entiers. qui laisse voter à bulletins secrets et miraculeusement la reprise du travail à sort des urnes. Quand comprendra-t-on que les votes à mains levées dépendent surtout de la grosseur des bras de ceux qui sont dans la salle ?

 


Rien de bien croustillant,  vous en conviendrez, à se mettre sous la dent.

 

 
Alors on vous a dégotté cette brève qui sans avoir l’air de rien est de nature à révolutionner la vie des bébés. C’est sûr que toutes les précautions ont été prises, que le visa parental ne sera octroyé qu’après mure réflexion, et même que la pub n’y aura pas droit de cité, qu’il n’y sera tolérée aucune agressivité. C’est l’enterrement de Casimir, c’est enfin sur le câble dans le bouquet de  Naxoo sur TPS, c’est l’arrivée de la chaîne BABY TV* pour les moins de 3 ans ! Ca fait tout drôle à ceux qui se sont endormis sur la musique de Bonne nuit les petits, surtout que BABY TV diffusera 24 heures sur 24. A cet age là il ne s’agit pas de manquer un débat ! 

 

Enfin la boucle est bouclée avec des chaînes pour les 0 à 100 ans les marchands de programmes n’ont plus rien à se mettre sous la dent ! En attendant qu’un publicitaire, adepte de Big Brother exploite les progrès de l’endoscopie et introduise la première chaîne vraiment enfantine : la télé intra utérine, avant même le lait maternel.

 

 

 

*  http://www.telesatellite.com/actu/sujet.asp/q/babytv  

 

 

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12 octobre 2005 3 12 /10 /octobre /2005 00:00

Le cas est emblématique du fossé qui se creuse entre les usagers et les défenseurs patentés du service public que sont les syndicats. Près de 80% des parents d’élèves sont favorables à l’application de la loi Fillon, c'est-à-dire au remplacement des enseignants absents. Tous les syndicats sans exception y voit une « supercherie » et appellent à une journée d’action, ce qui pour les mal-lisant signifient une journée de grève.

 

 

 

 Dans cette querelle où l’intérêt des élèves semble coïncider avec le souhait des parents, les syndicats avancent l’argument de la continuité du service public ( ?) et l’inefficacité pédagogique des remplacements pour s’opposer à une mesure réclamée depuis des lustres pour l’éducation nationale et appliquée depuis belle lurette par l’enseignement privé.

 

 

 

 Emplois du temps déments, classes surchargées, programmes allongés, effectifs insuffisants, on connaît la litanie des justificatifs de tous les mouvements revendicatifs qui secouent trimestriellement les abonnés aux journées d’action de l’éducation nationale. Seul le socialiste Claude Allègre trouva les mots pour qualifier la dérive syndicale. Avec le succès que l’on sait. Oublions Bayrou qui se prit pour le Vert-Galant et eut pour seul succès de conter fleurette à la cheftaine d'un important syndicat. Quant à Fillon il fut débarqué bien qu'il eut ferraillé contre les bataillons syndicaux.

 

 

 

 Qu’ils revendiquent pour leurs avantages acquis, leurs 18 heures hebdomadaires, leurs 4 mois de congés payés, aurait l’avantage de faire connaître à tout un chacun le régime drastique auquel ils sont soumis, mais qu’ils osent prétendre que les élèves n’ont rien à gagner à cette initiative saugrenue (sic,  voir tract du SNES *) c’est prendre les enfants, les parents et les contribuables qui paient ces gens là pour… des abrutis – et je reste poli.

 

 

 

 C’est à un Grenelle à rebours que nous invite cette succession de revendications tant leur incongruité dépasse ce que le pays est capable de supporter. Encore faudrait-il qu’une voix s’élève, respecté, autorisé et fustige l’irresponsabilité des syndicalistes de la fonction publique.

 

 

 

 N’être assujetti à aucune contrainte et demander toujours plus sans qu’aucune instance n’ait le front de s’opposer à cette quête perpétuelle c’est obtenir le résultat que l’on prétend éviter : monter les français les uns contre les autres.

 

 

 

   N’attendez pas de Villepin qu’il siffle la fin de la récréation, la droite est tétanisée par la crainte des mouvements sociaux ; c’est peut être d’un homme de gauche que viendra la solution. Il y avait Chevènement, on ne lui connaît pas de dauphin.

 


http://www.versailles.snes.edu/spip/article.php3?id_article=297

 

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11 octobre 2005 2 11 /10 /octobre /2005 00:00

Comment qualifier autrement cette « descente » de tout ce que PS compte de jupons pour la bonne ville d’Auxerre. Ce n’était pas pour rencontrer Guy Roux au stade de l’abbé Deschamps si elles sont descendues en délégation, c’était pour remonter les bretelles d’un certain Guy Ferez, au demeurant premier magistrat de la ville.

 

 

 

 De quel crime s’était rendu coupable le premier édile pour se faire tancer par cette cohorte d’élues socialistes : il avait destitué une adjointe, une certaine Safia Otokoré dont le mari   s’était fait un petit nom à Auxerre en poussant le ballon rond. Mais c’est sur un autre terrain que la nommée Sofia fut mise hors jeu : pour absentéisme prolongé, insultes et propos homophobes lors des conseils municipaux.

 

 

 

 Ca en était trop pour les sexistes du PS qui volèrent au secours de l’infortunée adjointe, se cotisèrent pour un charter et s’en vinrent réclamer la ré intégration de l’insolente. Elles tombèrent sur un os – n’y voyez pas malice – et rentrèrent bredouille narrer leur mésaventure à un Royal concubin.

 

 

 

 De cette épopée peu glorieuse on retiendra qu’il existe à Auxerre un maire qui en a !

 

Que les parisiennes ont oublié dans leur précipitation de rameuter les chiennes de garde, les ni putes ni soumises, la ligue des lesbiennes, la ligue contre le racisme, car vu la couleur de sa peau, il y aurait eu matière et avec tout ces renforts c’est un TGV qu’elles auraient du détourner.

 

 

 

 Dans ce pays le port d’un jupon serait-il devenu synonyme de sacralisation. On imagine bien que ce monsieur Ferez n’a pas pris sa décision à la légère d’autant plus qu’elle a été votée par une majorité de conseillers dont plusieurs femmes. Cette attitude ne surprendra que ceux qui, habitués aux diktats du politiquement correct ont perdu tout repères et s’associent comme des moutons aux surenchères du moment.

 

 

C’est un sale coup porté à la cause de la discrimination que de se saisir du mauvais cas d’une copine à des années lumières des préoccupations de la gente féminine que l’on prétend défendre, pour promouvoir un sexisme communautariste aussi rétrograde que le machisme précédent.

 

 

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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 00:00

C’est le conflit de deux mondes : l’ancien celui de Bouvard, de ses grosses têtes ; on y est gaulois, franchouillards, cultivés. On semble n’y rien respecter, mais c’est avec une fronde sans pierre que l’on égratigne son interlocuteur. Le second, le moderne ne veut plaire à personne et y réussit mieux qu’à son tour. Fogiel déstabilise, méprise, raille mais on doit lui reconnaître du talent pour asséner ses coups et qu’on lui en redemande. Ils ne sont quand même pas tous maso ceux qui passent entre ses griffes. Par contre il ne faut pas qu’il s’étonne si c’est son studio qui est envahi, pas celui de son meilleur ennemi. 

 

 

 

 Là où tout se corse c’est quand il rencontre un vrai faux drôle, un patenté du papier bleu, un noir au bras musclé qui joue de l’imprécision des mots pour mettre ses ennemis KO. Dieudonné au patronyme mal porté, puisque le deus ex machina de cette manœuvre de déstabilisation profite de l’appréciation d’un obscur juge d’une lointaine Septimanie pour faire qualifier de racistes quelques mots d’un SMS qui prononcés par un président avaient fait sourire dans les chaumières, il n’y a pas si longtemps.

 

 

 

 Chercher le délit. Si on ne peut plus dire à un gamin qu’il fait le singe parce qu’il est africain, à un collaborateur que c’est du travail d’arabe parce qu’il s’appelle Mustapha et à Elie qu’il est aussi pingre qu’il est feuj sans risquer d’être condamné par un justicier déboussolé manipulé par un MRAP ou l’une de ses officines grassement subventionnées par des diaspora aux buts avoués de semer la zizanie alors il faudra interdire la profession d’humoriste, de polémiste et nommer l’auteur de la trop fameuse loi Gayssot à la tête d’un comité de censure. On y va tout droit.

 

 

 

 Le comble dans cette triste mascarade c’est que l’individu qui s’est permis d’éructer : « Heil Israël » lors de l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde », vienne exiger réparation d’une soi disant injure raciste et se présente en victime d’une cabale médiatique alors même qu’il ne cesse d’attiser les conflits entre communautés.

 

 

 

 La génération Bouvard cède le pas à la génération Fogiel ; A trop vouloir prouver ce dernier s’est fait instrumentaliser par tous ceux qu’il croyait dominer. Ainsi fini l’arroseur arrosé.

 

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9 octobre 2005 7 09 /10 /octobre /2005 00:00

C’est le type même de l’information qui fait sortir de ses gonds. Certains jugeront qu’elle relève de l’anecdote, qu’elle ne mérite pas même un entrefilet, en aucun cas un billet. Mais c’est la raison d’être de Libre Cours de se saisir de l’inédit, de réagir à l’inouï quand les bornes sont franchies.

 

 

 

 Il est certainement diplômé, même si son QI ne le prédestine pas à être nobélisé, ce directeur du Port autonome de Marseille. Encore que pour sa dernière initiative il a gagné d’être nominé par la CGT au titre de manager de l’année ou, pour coller à l’actualité, à se voir décerner un ersatz de prix Nobel pour avoir découvert le mouvement de grève…perpétuel.

 

 

 

N’a t-il pas annoncé pour mettre un terme à 3 semaines de grève – dont les journées seront naturellement payées, l’octroi d’une prime. Les bras nous en tombent ! Au Port Autonome il vous suffira désormais de croiser les bras pour qu’en les décroisant une prime vous soit payée : quelle incitation pour les dockers à retourner sur le tas. Sans doute ancien docker, ou petit fils de docker, ce directeur car dans le monde de la CGT on cultive aussi le népotisme. Ce serait d’ailleurs la seule explication rationnelle à cette prime qu’il vient d’imaginer pour les travailleurs qui reprennent le boulot.

 

 

 

 Le plus inquiétant, c’est qu’il a certainement toute sa raison, ce brave homme. Il a du tourner et retourner le problème dans tous les sens avant de sortir de son chapeau une solution qui n’en a aucun, même si elle a mis une fin très provisoire à un conflit récurrent.

 

 

 

 Il faut que le pays marche sur la tête pour qu’une décision qui serait jugée partout ailleurs extravagante ne fasse pas même l’objet d’un commentaire désabusé des observateurs attentifs à tous les faux pas de nos dirigeants. Auraient-ils eu peur aussi des représailles comme celles que les corses encagoulés sont toujours courageux à menacer ?

 

 

 

 A ne pas tenter de rétablissement quand on marche la tête en bas, on va droit à la gamelle. Aphorisme dont l’auteur est bien connu de nos lecteurs.

 

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8 octobre 2005 6 08 /10 /octobre /2005 00:00

Lundi : le saltimbanque de la politique, l’homme d’affaires floué, la mascotte des jobards sort blanchi de son dernier épisode judiciaire. Son retour à la politique n’est plus qu’une question de jours. Le temps qu’un vain peuple oublie que les quelques 100 millions d’Euros dont il est transfusé sortent de la poche des gogos qui l’ont si souvent plébiscité. Quant aux milliers de salariés qu’il a envoyé au tapis ils doivent se sentir suffisamment ragaillardis pour enfler les rangs des manifestants du lendemain.

 

 

 

 Mardi : une journée de manifs qui aura vu défiler les patentés du calicot, les pros de la banderole et les cohortes de frustrés du pavé, et aura condamné les abonnés à la carte orange ou à ses avatars provinciaux à arpenter les trottoirs dès potron-minet.

 

 

 

 Une grève nationale, ou plutôt politique car comment qualifier autrement une manifestation dont le but auto proclamé est d’influencer le gouvernement. Des syndicats qui mobilisent 1 million de pèlerins ne sont pas autant affaiblis qu’on le prétend. C’est une constante du discours politique que de sous estimer le pouvoir de nuisance des centrales syndicales. Peut être 8% seulement des salariés sont-ils syndiqués, mais combien sont –ils à être encartés dans un parti politique ? Moins de 1%.

 

 

 

 Mercredi un prix Nobel : ce n’est pas tous les ans que le QI national est flatté ; Quelle modestie chez ce récipiendaire qui réussit le joli coup d’éclat d’échapper aux médias.

 

 

 

 Jeudi, vendredi, rien qui ne se soit déjà passé,

 

Villepin cause, cause toujours…

 

Les marins corses entament leur septième mois de …vacances. Pourquoi faudrait-il qu’ils bossent, ils sont toujours payés !

 

Tapie annonce son retour en politique qu’il dément le jour suivant avant de rejoindre l’écurie Fabius. C’est en compagnie d’un vrai faux milliardaire que le fringuant Fabius pourra au mieux rallier à son programme tout ceux qui croient encore au Grand Soir. Tapie : c’est combien d’emplois perdus ?

 

 

 

 La bonne nouvelle est tombée samedi : Chirac n’est plus interdit de vol. Il va pouvoir de nouveau porter la parole de la France là où on le lui demande rien. C’est vrai que nul n’est prophète en son pays.

 

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7 octobre 2005 5 07 /10 /octobre /2005 00:00

On fustige la SNCM , ses vacanciers, ceux qui ont 6 mois de congé par an et font grève pour la garantie de ce privilège. Pour la défense d’une cause ahurissante ils mettent en cause l’existence des dizaines, des centaines d’emplois et la pérennité d’entreprises dont les employés n’ont pas le quart de leur congé ni la moitié de leur salaire. C’est sans doute ça la conscience de classe dont se prévalent ces gens la.

 

 

 

 Tout a été dit sur la pusillanimité des rhéteurs de notre majorité qui ont le verbe haut sur les affaires du monde et le discours creux sur les problèmes de proximité. Ils céderont sur la SNCM comme ils cédèrent sur tous les fronts où le pouvoir de nuisance excède le prix de leur capitulation.

 

 

 

 C’est à une autre aberration que nous renvoie ce conflit dans le transport maritime, c’est à la situation apocalyptique de la circulation à Paris que les élus socialistes n’auront mis que 2 ans à créer. C’est un challenge réussi : il sera impossible à tout autre municipalité d’être plus nuisible aux déplacements de ses administrés que ne l’aura été celle de Delanoë pour les parisiens.

 

 

 

 Peut-être Tiberi bourra-t-il les urnes, mais au moins laissait-il les électeurs circuler librement. Rien ne garantit que les urnes sous Delanoë resteront vierges de toute introduction importune, mais en attendant les parisiens auront été sciemment immobilisés.

 

 

 

 Ce sont des soi-disant Verts qui assurent le gouvernement de la circulation, les parisiens sont  fondés à penser qu’ils sont plutôt de couleur rouge ceux qui règlent leur déplacement. On ne saura jamais le nombre des heures perdues, des barils inutilement consommés, le montant des frais indûment occasionnés par la thrombose de Paris pour le plaisir d’une minorité écologiste qui détient le pouvoir à l’Hôtel de Ville.

 

 

 

 Les travailleurs corses de la SNCM   ont pris en otage l’économie d’un département de 200.000 âmes. C’est l’économie de la ville de Paris qui est asphyxiée, sabotée par des verts "nuisants" sans qu’aucune voix ne s’élève pour exiger le retour à la libre circulation dans la Capitale.

 

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