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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 18:11
La crainte est légitime, l’avertissement bien sonné et à ce stade sans frais. On pourrait se satisfaire de l’interpellation présidentielle à l’adresse des établissements financiers. On les a connu frileux, parcimonieux, réticents quand il s’agissait de prêter aux PME, pire encore avec les TPE. C’était avant que le mot crise ne s’applique au temps présent.

Les objurgations sarkoziennes flétrissent les dirigeants des principales banques. Ces « personnalités » ne connaissent rien à la situation des petits patrons qui quotidiennement se collettent avec des petits cadres de banque qui - dans de petits espaces clos- qu’on ose appeler des bureaux – décident en toute opacité d’octroyer ou de refuser le découvert nécessaire pour passer le terme.

Ces petits "chefs", modestes collaborateurs, sévissent par milliers selon des règles établies depuis des lustres par des générations de banquiers, qu’aucun président ne bousculera par une harangue médiatique.

On voit mal d’ailleurs comment, sauf à imaginer une économie socialisée et planifiée, il pourrait en être autrement. Quelque soit la compétence du monsieur bons offices chargé de vérifier la distribution de ces 10 milliards, sa capacité à mettre à exécution les bonnes intentions présidentielles se heurtera à l’inertie des milliers de petits cadres qui ne prendront jamais le risque de financer une entreprise dont les garanties ne sont pas de premier rang.

Rarement il n’y aura eu un tel décalage entre le discours les intentions et la réalité du terrain.


Michel COUDERT Candide
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 18:13
On croyait les fusions destinées à faire des économies. On pensait que l’État mariait des établissements publics pour que le « couple » offre un meilleur service à moindre coût. Ce sera peut-être vrai du nouveau Pôle Emploi tout juste constitué de la réunion de l’ANPE et des ASSEDIC. Mais si c’est le cas cela n’aura pas été en rognant sur les budgets.

Ce ne sont pas moins de 20 millions d’€ qui seront mis dans la corbeille des mariés juste pour la publication des bans. Pour trouver un nouveau nom, dessiner le logo et l’afficher dans les bureaux Pôle Emploi, l’État va dépenser 5 fois le prix du relookage de l’ANPE qui ne date pourtant que de 5 ans et dont personne ne peut prétendre qu’il ait eu un effet positif sur le niveau de l’emploi.

Nul ne pouvant imaginer l’Etat coupable d’une  nouvelle gabegie en ces temps de crise, il reste à considérer qu’en mettant dans le circuit économique cette vingtaine de millions d’€, l’État contribue à donner un emploi à des «clients*» qui aujourd’hui pointent aux Assedic. Et dans ce cas n’est-on pas entrain de réinventer les Ateliers Nationaux ?


* vocable dont Mme Lagarde affuble les demandeurs d'emploi.

Michel COUDERT  Candide

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 17:46
Aucune prétention ici à commenter une décision de justice dans un domaine aussi pointu qu le droit à l’image. Peu importe au final que le tribunal ait débouté le plaignant car l’essentiel n’est pas dans le jugement mais dans la rupture introduite par Sarkozy dans l’usage qu’il fait de son pouvoir.

De ses prédécesseurs confrontés à la toute puissance médiatique, des Mitterrand et Chirac - l’explosion médiatique ne date que de la fin de la télé d’État, Sarkozy est le premier à  faire une lecture restrictive du droit à la caricature.

Retrouver son effigie en poupée vaudou ne prête guère à conséquences même si la poupée est livrée avec une demi douzaine d’aiguilles propres à canaliser le défoulement de ses plus chauds détracteurs. Ne vaut-il pas mieux ficher l’aiguille dans le tissu de la marionnette que dans l’épiderme du président ?

Un président qui est une aubaine pour les pamphlétaires avec son célèbre « karcher » et l’inoubliable « casse-toi pov’ con ! » ne devrait pas s’étonner de créer une saine émulation chez ses concitoyens. Ne les invite-t-il pas à se lâcher par ses gesticulations assez peu protocolaires ?

A  flatter la verve populaire comme un personnage du théâtre de Guignol, Sarkozy doit en accepter les règles. S’il est prompt à croiser le fer, il ne peut se protéger d’une iconoclastie qu’il a lui même provoquée.

Sa décision de porter l’affaire de la poupée vaudou devant les tribunaux révèle un « fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais »  de mauvais aloi, à moins qu’actionnaire de la société incriminée il ne se soit prêté à un sacré coup de pub !


Michel COUDERT  Candide

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 21:28
Il faut mettre en perspective. Le fleuron de l’automobile d’outre Rhin, le colosse européen, Volkswagen voit sa valeur boursière augmenter d’environ 200% en 48 heures alors que le reste de la cote chutait de près de la moitié. Relativement c’est un facteur de 3 qui sépare aujourd’hui la valeur du titre VW de celle du panier standard de la bourse de Francfort.

Y a-t-il eu dans le passé des contre performances aussi spectaculaires sur une valeur aussi lourde (13% du poids total de l’indice). Les financiers nous le diront.

Mais quand on sait que tous les constructeurs sont également frappés par la crise économique, quand on mesure la dégringolade des américaines, des françaises (
70% sur renault) et même du leader le japonais Toyota, le redressement spectaculaire du fabriquant allemand a quelque chose de stupéfiant.

Car qu’est ce qui sépare Renault, Chrysler ou Toyota de Volkswagen ? C’est la qualité de son actionnaire. Porsche, le nain, a acquis le géant allemand. Qui peut croire que Porsche de par sa présence massive au conseil d’administration dynamitera  l’activité du constructeur dans la proportion de 1 à 3. Alors plutôt que de croire au faiseur de miracle, le statut de l’action Volkswagen est un exemple caricatural de l’hyper réaction des marchés à des effets parasites du système boursier.

C’est moins glorieux et c’est beaucoup plus inquiétant.


Michel COUDERT  Candide





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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 17:43
On hésite. L’avalanche de commentaires favorables à DSK après son « blanchiment » dans l’affaire privé qui l’a « clintonisé » depuis 6 mois atteste de la myopie française à moins que ce ne soient des jubilations hypocrites de concurrents lâchement satisfaits du malheur qui arrive à l’un d’entre eux.

DSK est durablement plombé. Son institution s’est ouvertement rebellée et les forces qui lui sont hostiles, si elles ont échoué dans l’exécution, l’ont durablement neutralisé.

C’est un Directeur contrit devant ses employés, flétri aux yeux des chefs d’Etat bailleurs du FMI et déconsidéré auprès de ses interlocuteurs du monde financier qui est maintenu aux commandes d’une institution mise hors circuit pendant la crise. Les « libéraux » de Washington  n'en espéraient pas tant : Ils auront face à eux un FMI affaibli au patron affublé de nicknames à faire rosir toutes les stagiaires de la Maison blanche

Il faut être français et habitués des cocoricos auto satisfait de notre personnel politique pour croire un seul instant que DSK retrouvera une aura – aura que contrairement aux discours hexagonaux – il n’a jamais eu outre atlantique.

Michel COUDERT  Candide

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 20:44
Le Monde entier devrait nous l’envier. Et elle ne consacre ses talents qu’au Poitou Charente. Le message est simplissime : Mme Royal est sous employée.

Après sa prestation au Grand Jury nous sommes convaincus qu’il faut que cela dure !

Expliquer les causes de la crise en quelques phrases en reprenant les poncifs les plus éculés, en caricaturant les réalités tout en se vantant de faire l’oeuvre originale de pédagogie que ne font ni les gouvernants ni les médias, c’est déjà très fort, mais résoudre la crise en quelques phrases qui se résument à vanter les prêts bonifiés octroyés par la présidente de région pour aider les entreprises innovantes c’est prendre les auditeurs téléspectateurs pour des bœufs.

Le sommet de l’inculture économique est atteint quand on désigne les coupables : Les banques,  les compagnies pétrolières et quelques autres canards boiteux qui semoncés par l’égérie du Poitou Charente, si elle était en charge des affaires,  redistribueraient les milliards de profit détournés de la poche des « gens » pour relancer la consommation. Et tout repartirait.

On réalise la chance de Mme Royal : s’adressant à des français dont la culture économique est notablement rudimentaire ses propos incohérents et contradictoires peuvent donner l’illusion à ceux qui les entendent que l’étatisation de l’économie est la solution de tous nos maux.

Outrance et provocation : sont les nouvelles mamelles du ségolisme pour tenter d’arriver à ses fins. Chacun sait qu’en période de crise les peuples ont tendance à se doter de nouveaux saints.

Michel COUDERT Candide
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 11:50
Le coup de pousse donné par Sarkozy à l’économie suffira-t-il à enrayer la récession qui se profile. Si la bourse reflète l’appréciation par les milieux économiques des mesures annoncées par le président, la réponse est non !

Et ce pour une simple raison : la crise financière n’est pas à  l’origine de la crise économique comme ce plan le laisse supposer. La crise financière s’est déclenchée suite à l’incapacité des ménages à faire face à leurs obligations vis à vis des banques, entraînant les plus exposées de ces dernières dans le rouge.

La crise économique qui a commencé à frapper les pays les plus « aventureux » en terme de facilité de crédit, les Etats Unis, mais aussi l’Angleterre, l’Espagne, l’Islande et d’autres petits pays  n’est pas venue d’un manque de liquidité, mais d’une contraction de la demande.

La génération périodique de bulles artificielles met sur le marché des liquidités considérables qui sont redistribués de façon anarchique sur les acteurs économiques. C’est peut-être  dans l’analyse des tensions issues de ces états paroxistiques et de leurs « explosions » que l’on peut trouver un début d’explication.

Certainement pas en nous la jouant comme si on était dans un remake de la crise de 29 !

Michel COUDERT  Candide
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 10:01
L’esprit frondeur semble embraser les différents personnels de Justice. Avant hier les avocats, hier le personnel de prison, aujourd’hui les magistrats expriment de façon souvent véhémente le ras le bol que le train des réformes Dati  provoque.

Dati n’a ni l’art ni la manière. Elle recueille des lazzis souvent mérités en s’affichant au milieu des pipoles et en réagissant avec une impulsivité peu compatible avec l’épaisseur des dossiers à traiter.

Elle gagnerait à retrouver le chemin de l’austérité mère de la sérénité qui semble avoir déserté les alentours de son ministère.

Ceci dit tout n’est pas à mettre à son passif et ceux qui défient et défilent, conspuent et s’offusquent éviteraient d’être taxés d’opportunistes s’ils balayent devant leurs portes avant de se trémousser.

Les exemples du corporatisme des professions citées ci dessus pullulent. Les exemples d’obscurantisme aussi. Imaginez que les juges ont l’outrecuidance de refuser d’être jugés.

Qui peut juger un juge questionnent-ils ? sinon quelqu’un formé pour ce faire. Et la boucle est bouclée. Les magistrats seront « jugés » par des pairs, prompts à rendre la justice selon la méthode de la paille et de la poutre.

Voyez le juge Burgaud, ce cas emblématique de l’arrogance et de l’incompétence, qui porte sur ses épaules le drame des faux accusés d’Outreau : non seulement il a nié toute responsabilité, et 5 ans après que les faits furent dénoncés et ses fautes mises à jour publiquement, mais ses pairs n’ont toujours pas pris à son encontre la plus petite sanction. Ni décidé quand ils feront connaître leur décision.

Simulacre de justice qui décrédibilise l’institution judiciaire dont 51 % des français pense qu’elle n’est pas à la hauteur de sa mission.

Michel Coudert Candide

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 21:21
L'effet le Pen : c’est celui dont Jospin a été l’emblématique victime.  Le Pen, cet homme qu’il est de bon ton de honnir en public et d’honorer dans l’isoloir. Au point que ses futurs électeurs, même protégés par l’anonymat, le renient dans les sondages, avant de glisser dans l’urne un bulletin à son nom. Faussant ainsi les pronostics de nos instituts malgré toute la pseudo science que ces officines prétendent maîtriser.

Différentes sources soulignent que ce même phénomène pourrait bien se produire le 4 novembre aux États Unis et infliger à Obama une déroute jospinienne. L’écart dans les intentions de vote est important dans les États au vote déjà acquis, mais il est faible dans les quelques 4 ou 5 états critiques où il se resserre autour d’un ou deux points.

C’est dire si rien n’est acquis et si Mc Cain peut continuer à annoncer sa victoire comme certaine. Le  pourcentage d’électeurs démocrates susceptibles de rejeter un « niger » est évalué par certains commentateurs à près de 30 %. Bien plus qu’il n’en faut pour envoyer Mc Cain à la Maison blanche si ce taux était confirmé le jour du vote.

Cette situation peut expliquer l’affection soudaine du candidat « noir » pour sa grand mère blanche. Il n’est pas inutile de rappeler à ceux qui auraient pu l’oublier que la moitié du sang qui coule dans ses veines est d’origine yankee.

Mais cela suffira-t-il à nous épargner Sarah Palin ?

Michel COUDERT  Candide
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 22:16
15 ans qu’elle a quitté les « opérations », 15 ans qu’elle n’existe plus que par son image. Méritant une retraite trop longtemps retardée, égérie d’une cause trop souvent ignorée, icône d’un monde qui vénère le symbole médiatique pour mieux s’exonérer de l’engagement anonyme, soeur Emmanuelle reçoit aujourd’hui l’avalanche d’éloges, le festival de louanges, la déferlante de glorifications de tout ceux qui n’en rajoutent que pour voir leur nom cité dans cette indécente litanie.

Quand il faudra trouver quelques picaillons,  quand il faudra mettre la main au portefeuille pour quelques milliardièmes de ce qu’aura coûté le sauvetage de je ne sais quelle banque d’affaires, les thuriféraires d’un instant auront mieux à faire que de s’intéresser aux bidonvilles du Caire.

Incompréhensible pour le candide qui signe ces lignes ce besoin d’encenser des icônes le seul jour de leur disparition et d’en moquer les leçons tout le reste du temps.

Michel COUDERT Candide


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Published by Candide - dans Portrait
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