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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 22:00
Il n’y a plus de mystère.
Sa transparence avait été sévèrement jugée. Professoral avant la crise, pétri de certitudes et généreux distributeurs de mauvais points pour les hommes exerçant le pouvoir il était apparu inconsistant, terne et insignifiant alors que la crise lui donnait l’opportunité de prendre de la hauteur et d’imposer sa vision des réformes indispensables pour sauver le système monétaire de sa faillite inéluctable.

D’aucuns en avaient conclu que le "thinker "n’était pas un "doer",d’autres que ses idées n’avaient pas résisté à l’épreuve des faits et que le professeur – in fine -  n'était qu'un beau parleur.

En vérité il était scotché pour une sombre affaire perso, du genre à déstabiliser le profiteur d’un système qu’il fait mine de combattre. Strauss Kahn est un richissime  socialiste, le fonctionnaire le mieux payé au monde, qui réclame des mesures d’austérités en évitant précautionneusement d’y participer.

Alors s’il devait périr pour avoir péché il n’y aurait que la crème des faux cul pour s’en trouvé outrée.

Michel COUDERT  Candide
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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 11:15
Les derniers remparts sont-ils en train de sauter ? Une déferlante va-t-elle emporter les derniers gardes fous du chiraquisme et mettre fin aux espoirs villepiniens de représenter un jour l’aile légitimiste des héritiers du gaullisme.

La question est opportune et si il peut y avoir coïncidences, on peut aussi opter pour l’existence d’une relation de proximité entre ces 3 évènements récents :

Déferrement de Villepin devant les tribunaux
Plainte Sarkozienne contre l’ex patron des renseignements généraux
Déclassification des documents   relatifs au compte secret de Chirac au Japon

Petit à petit les barrières qui protègent la boite de Pandore sont levées. Son ouverture n’est plus qu’une question de temps. A qui profitera le déferlement de boue qui s’en suivra ?

A la démocratie ? On peut en douter. Aux extrémistes, c’est certain. Fallait-il pour autant la laisser verrouillée ?


Michel COUDERT  Candide









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Published by Candide - dans Politique
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 15:56
600 millions d’€ évaporés à la caisse d’épargne. Un "incident" selon l’euphémisme grotesque du patron de l’établissement. Seul commentaire  : les patrons de banque se suivent et se ressemblent.

L’inénarrable Bouton se vantant que tous les controles de la Sté générale avaient parfaitement fonctionné, traitant Kerviel de terroriste avant d’être poussé dehors, tous les autres banquiers affirmant qu'une telle aventure serait impossible chez eux, Lagarde expliquant que les banques françaises sont au dessus de tout soupçon avant de collecter 60 Milliards d’Euros pour les renflouer et aujourd’hui les Caisses d’Epargne annonçant piteusement qu’elles se sont fait piquer 600 millions d’€ en jouant sur les marchés…On croyait que le rôle des banques c’était de prêter de l’argent, pas de flamber au casino.

Pas doute si le ridicule tuait, les banques françaises seraient décapitéés. On l’a rappelé ici il y a peu, après la crise tout se passe comme s'il ne s’était rien passé.


Michel COUDERT  Candide


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Published by Candide - dans Economie
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 11:25
Bronca après les sifflements. L’unité nationale s’est faite autour du stade plus vite qu’à l’assemblée nationale. Nos politiques pour une fois tous unis ont stigmatisé les siffleurs, ceux qui conspuent l’hymne national et brûleraient à n’en pas douter le drapeau tricolore si l’occasion leur en était donnée.

Faut-il que ces gens là ne se promènent pas souvent à Montfermeil ou à Garge les Gonesse, faut-il que les palais de la République se situent loin des « quartiers » comme on décrit pudiquement les banlieues mal famées, pour faire étalage d’une surprise très républicaine.

Il est évident que si l’occasion est donnée à ceux qui brûlent les voitures, incendient à l’occasion la maternelle du « petit frère » d’exprimer leur rejet de tout ce que Sardou appelle “ France “, et de conspuer la Marseillaise ils s’en donneront à cœur joie puisqu’on leur offre une tribune inespérée.

Passons sur le ridicule qui consiste à légiférer dans l’émotion, à annoncer des sanctions d’une ineptie telle qu’on ne peut pas même comprendre que les mots aient été prononcés.

La solution est d’évidence, elle s’impose à toutes le compétitions,  même amicales, comme si les autres étaient hostiles. Il s’agit de ramener le sport à ce qu’il devrait être : une confrontation de talents, dénuée d’arrières pensées politiques, c’est à dire expurgée de sa dimension nationale.

Que vient faire « la Marseillaise »  au stade de France si ce n’est exciter les relents nationalistes les plus populistes comme si le match d’après  chant avait pour finalité de démontrer la supériorité éternelle du coq gaulois sur tout autres volatiles ?

Ce n’est pas abdiquer sa fierté d’être français que de ne pas en arborer les symboles guerriers lors des jeux du stade.

Michel COUDERT  Candide
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 10:27

Alors que les spasmes de la crise s’espacent, une question taraude les observateurs :

Sommes nous les témoins passifs d’un changement d’ère, d'une révolution ou ne sommes nous que les spectateurs de l’un de ces soubresauts qui jalonnent l’histoire sans en changer le cours ?

La prévision étant difficile dès qu’elle concerne l’avenir nous prendrons le risque mesuré de ne voir dans la récente crise des marchés que l’un de ces ajustements dont l’effet sera vite effacé. Les fondamentaux du néo capitalisme ne sont pas remis en cause et les substituts n’existent que pour les adeptes de formules dirigistes dont les porte drapeaux  Cuba et la Corée du Nord ne font réver que les Besancenot.

Le plus vraisemblable est que cette crise d’octobre n’effacera pas celle de 29 et ses effets s’estompant dans les semaines à venir les démons qui n’auront été que temporairement conjurés, s’empareront à nouveau des commandes des marchés financiers.

Les sommes gigantesque fruit de la sur évaluation du prix de l’or noir seront comme hier disponibles sur les marchés pour nourrir la spéculation, les marchés à terme continueront de prospérer et leur effet de lissage n’empêcheront pas les bulles de se reformer, avec comme corollaire la déstabilisation des  économies.

Finalement pour résumer de façon lapidaire : et tout se passera comme s’il ne s’était rien passé.

Michel COUDERT Candide

 


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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 21:09
L’extradition de Mme Petralla des Brigades Rouges annulée.

Dans le malstrom des informations financières cette brève aurait pu passer inaperçue. Elle révèle la persistance de deux aspects quasi monarchiques de la présidence française.

On croyait le président résolument hostile à ce vestige régalien qui consiste à gracier selon le bon  vouloir du prince. En application de cette doctrine il a refusé d’amnistier le jour de son investiture, et le 14 juillet les peines n’ont  pas été réduites comme c’était la coutume. Alors sa décision de gracier la terroriste italienne laisse songeur. Un crime de sang commis en Italie doit-il être considéré comme moi punissable qu’un crime hexagonal ? A moins qu’il ne conteste aux italiens la capacité de traiter leur prisonnier dignement. L’image d’un Vercingétorix croupissant dans les cachots romains influencerait-elle encore notre Sarkozix !

Quant à s’être laissé circonvenir par Mme Carla Bruni, comme les gazettes le laissent entendre, c’est encore plus déroutant. Sa fibre transalpine n’est pas en cause mais l’officialisation d’un pouvoir occulte dont les effets s’étendent sur la conduite des affaires les plus symboliques d’un État de droit est de nature à recréer cette brisure qui conduisit une de ses charmantes devancières à l’échafaud.

Après le syndrome de l’"autrichienne", verra-t-on le rejet de l’"italienne" ?


Michel COUDERT  Candide
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 21:20
Il devait conduire à la victoire, il a mené au fiasco. Rien pour expliquer que ceux qu’il avait choisi, aient pu être renvoyés dans leur foyer sans même marquer un but. Pas de coup du sort, pas de cataclysme, simplement le résultat d’une succession de mauvaises décisions. Et comme si ça ne suffisait pas il s’est estimé légitimé pour rempiler, ce qu’aucun de ses patrons n’a osé lui contester.  Depuis ses résultats oscillent entre médiocres et exécrables, mais aucun de ceux qui l’ont fait roi n’a le courage de le remercier.

Cette situation ubuesque résume à elle seule le pouvoir des mauvais sur les médiocres. Quelles qualités peut-on reconnaître à ce personnage, si ce n’est celle de durer. Ni sympathique, ni efficace, ombrageux et vaniteux ce coq du petit ballon peut se vanter d’avoir fait descendre de son piédestal une icône qui ne demandait qu’à y rester. : Les bleus.

Autrefois adulés, ils sont aujourd’hui sifflés.

Au lendemain d’un match nul, c’est le score qui le dit, les prétentions de cet imposteur sont ravivées.

Quelle interprétation ? A l’évidence ceux qui dirigent le football refusent de reconnaître qu’ils ont nommé un clampin, reconnaissance qui éclairerait sur les compétences de ces chefs de clan. Plutôt que d’admettre leurs propres erreurs les têtes pensantes – si ça existe- du football français préfèrent rêver à un miracle qui mettrait l’équipe de France en haut de l’affiche. La seule justification du maintient de Domenech comme sélectionneur est l’impossibilité de justifier aujourd’hui que les conséquences de ses échecs passés n’aient pas été déjà tirées. En quelque sorte plus il est mauvais plus il mérite d’être maintenu, sous peine d’avoir à se déjuger.

Mme Lagarde dans son domaine est un autre Domenech. En tant que ministre du Commerce extérieur elle a obtenu les plus mauvais résultats depuis que la comptabilité des échanges est produite. Elle a naturellement hérité d’un portefeuille prestigieux pour masquer ses échecs précédents (voir ci dessus). Elle est devenue la Calamity Jane du gouvernement. Pas une intervention à bon escient, une incompétence abyssale sur les dossiers techniques de son ministère et une incapacité à faire bonne figure dans son job pour rassurer ceux qui méritaient de l’être.

Alors pourquoi survit-elle ? Tout simplement parce que son départ susciterait la question : mais qui l'a nommée à ce poste ? Ce qui conduirait à mettre en cause la capacité d’analyse et de décision du premier des français. Ce qu’il faut impérativement éviter d’aborder.


Michel COUDERT  Candide

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 21:30
D’abord 2. Deux c’est le pourcentage des transactions financières en support de l’économie des biens, produits et services. 98 % des mouvements financiers concernent des opérations spéculatives sans contrepartie dans la sphère réelle.

Ce chiffre explique à lui seul la déconnexion entre le monde de la finance bâti sur l’hypothèse folle d’une hausse permanente des valeurs des biens matériels, matières premières, immobiliers…et la réalité fait de mouvements alternatifs, d’ajustements, de prises de bénéfices, de réussites et d’échecs. La valeur « à la casse » d’une économie ne pouvant chaque année croître de plus de quelques points, le jeu global n’était pas à somme nulle, mais au mieux enrichi de ces quelques points. Loin des taux de croissance mirobolants qu’offraient certains placements.

Ensuite 2. Il est significatif que personne n’ait cherché à comprendre comment une denrée aussi universellement disponible que le pétrole, dont l’usage comme la production obéit à des cycles longs a pu en quelques jours voir son cours doubler. C’était en juin juillet 2008.

Les Etats étaient gagnants à laisser les financiers jouer la spéculation. C’est tellement vrai que depuis le début de la crise financière le cours du pétrole a été divisé par 2. Aucun économiste ne saura expliquer qu’une anticipation d’une baisse d’activité de quelques point de PIB puisse expliquer cette baisse brutale et inattendue.

Seule la crainte d’une régulation à venir des marchés à terme explique aujourd’hui cette désaffection. Pourquoi a t-on attendu pour mettre en place les mécanismes dont l’absence a permis au pétrole de flirter en juillet avec les 150 $ avant de se retrouver aujourd’hui à 75. parce que les Etats s’enrichissaient plus en taxant les profits des « profiteurs » des prix élevés qu’en défendant les intérêts des consommateurs.

Michel COUDERT Candide


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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 11:14
La seule certitude en ces temps troublés, c’est qu’il y a toujours une limite à la baisse… C’est sans doute la seule raison de ne pas céder à la déprime ambiante. L’or ne peut être une valeur refuge pour les investisseurs institutionnels qui doivent rémunérer des déposants en leur versant des intérêts. Les liquidités dégagées par les ventes de ces dernières semaines sont condamnées à être ré employées.

Le détenteur anticipant la baisse ne peut se refaire que si celle-ci s’accentue lui permettant de rafler le montant initial plus la différence provoquée par la chute. C’est cette logique qui amplifie le mouvement, mais avant de ne plus rien valoir les valeurs auront une telle attractivité que par effet inverse la hausse permettra d’effacer l’essentiel des pertes : le processus s’est déjà joué lors des nombreux mini krach boursiers qui se sont déroulés dans les 20 dernières années.

La reconfiguration du paysage boursier se fera comme un jeu à somme nulle : car il n’y a pas eu à ce jour de destruction de richesses. Les produits dérivés non adossés à des produits ou services verront leur valorisation ramenée à leur espérance de gains futurs soit une valeur infiniment plus réaliste que ce qu’elle fut avant l’explosion de cette bulle. Quant aux valeurs adossées à des biens et services réels ils ne souffriront que pour la part correspondant à la baisse momentanée de l’activité.

Les éminences peuvent toujours discourir, se concerter, palabrer elles n’ont aucun moyen d’empêcher un ajustement qu’elles n’ont pas su éviter. Puisqu’un rebond est inévitable, le détenteur de capitaux peut être avisé de faire le dos rond. Il évitera  de nourrir les courtiers qui dans le cas présent, se payent à la baisse, avant de se rémunérer quand le yoyo s’inversera. Toujours ça d'économisé !


Michel COUDERT  Candide
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:44
La France éternelle, celle de Louis XIV, des Lumières, de de Gaulle et de quelques autres vient de remporter une éclatante victoire.  L’universalité de sa culture est encore aujourd’hui reconnue. Même si vous n’avez jamais ouvert un ouvrage du nouveau Nobel, ce que je confesse piteusement, vous pouvez éprouver une saine fierté à apprendre que c’est un talent français qui vient d’être distingué.

Malgré les nouvelles technologie, la mondialisation, Internet et la dématérialisation de la connaissance, le livre fait un comeback fracassant. C’est sur ce support qui n’a guère évolué depuis le temps des Babylonniens que s’est exprimé le génie de monsieur Le Clézio.

Il ne faut donc pas toujours jeter le bébé avec l’eau du bain. Les techniques de nos ancêtres ont encore de beaux jours, même si paradoxalement pour vous communiquer ce petit cocorico je dois faire appel à une nouvelle techno. Mais me suis je jamais comparé à le Clézio ?

Candide
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