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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 21:10

On parle beaucoup du devoir de mémoire, du devoir d’ingérence et moins d’un droit essentiel tombé en déshérence. Le droit de grève qu’il est de notre devoir de réhabiliter.

Certes les fonctionnaires, les preneurs d’otage de la fonction publique, les agents des transports qu’ils soient collectifs ou particuliers ne s’en sont jamais départis, mais pour le salarié lambda l’idée même de faire grève est pour la plupart parfaitement incongrue.

Or récemment des caissières de Carrefour, des salariés de Michelin, des employés de L’Oréal ont ressorti l’outil de contestation qui dormait tranquillement dans les mémoires des anciens. Ils ont eu raison.

greve2.jpg Autant l’abus par les nantis de la fonction publique de la cessation d’activités qui transforme pour des motifs politiques la vie de millions de personnes en galères ne mérite que le mépris, autant dans la société de marché qui règle la vie de millions de salariés du privé la grève est le moyen d’équilibrer la pression du « capital » qui aboutit à l’effritement du pouvoir d’achat.

La raison en est simple : face à l’entrée dans les conseils d’administration des représentants des sociétés financières le seul argument qui peut être opposé à la répartition inéquitable de la valeur ajoutée au profit du capital et au détriment du travail est le pouvoir de nuisance des salariés. Pouvoir collectif à l’évidence qui exige un taux de syndicalisation élevé.

La grève est le bras armé du « travail » face au capital dans le conflit de répartition des fruits de l’entreprise. Quelle meilleure arme pour “aider“ le président à convaincre son conseil que la menace nucléaire d’un long conflit social.

Comme toute arme de dissuasion sa valeur décroît avec son utilisation. Mais Sarkozy devrait travailler à rendre les syndicats plus puissants dans les entreprises privées. Quel meilleur allié pour augmenter le pouvoir d’achat que le développement de mouvements sociaux ! Le devoir de grève doit être réhabilité.

 

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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 17:16

undefinedL’appel à la “vigilance républicaine“ a des relents de lutte des classes. La phraséologie chère au peuple de gauche et à ses militants résonne malencontreusement aux oreilles de ceux qui se souviennent de la surdité bien orchestrée de tout ce petit monde.

La démocratie en danger ! Le fascisme qui ne devait pas passer et qui autorisait les méthodes musclés des apôtres de la liberté ! on a donné.undefined

Alors entendre de Villepin, Bayrou, quelques autres Delanoë et perdants des présidentielles relayez le discours le plus convenu de la l’archéo gauche a quelque chose d’affligeant. Surtout entendre de Villepin, prétendu fils spirituel et unique du gaullisme dénoncer le pouvoir personnel chez Sarkozy serait hilarant si ce n’était pathétique.

Villepin qui s’est obstiné sur le CPE, qui a tout fait pour flinguer Sarkozy et d’autres avec plus de succès, est mal venu de crier avec les loups.

De Gaulle avait son SAC, Villepin ses officines, Bayrou son égotisme : qu’ils arrêtent tous de nous faire croire qu’ils sont ré- publicains, ce ne sont que des pharisien.

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 18:19

undefinedEst-ce la loi des séries ou une provocation pour détourner l’attention sur un problème très collatéral. L’idée de demander à chaque élève de parrainer un enfant victime de la Shoah est incongrue. Pourquoi pas un poilu disparu dans une tranchée, un grognard abandonné par la grande armée, ou un gaulois exterminé par les légions de César. Les derniers exemples sont tellement farfelus qu’ils montrent l’incongruité de l’idée originelle.

 

A moins que certains morts valent plus que d’autres, que la discrimination s’étende jusque dans les cimetières ou que certaines communautés pèsent plus lourd que d’autres. Aucun de ces motifs ne peut être exclu sachant que le président avait ouvertement dénoncé la perversité de la repentance. La fonction  présidentielle aurait le pouvoir de transformer celui qui en est investi de fond en comble. Sarkozy rentrera peut-être dans l’histoire comme un grand Président, il a encore du chemin à faire ; mais il sera certainement pour les anthropologues un cas d’école pour analyser la rapidité avec laquelle les mutations peuvent affecter les hommes de pouvoir.

 

On comprend mieux qu’il ait été favorable aux tests ADN. Le sien méritera d’être analysé.





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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 19:36
Exceptionnellement Candide reprend l'intégralité de l'article qu'Erik ORSENNA  publie dans le Monde sur la commission ATTALI : où tout ce qu'on a souhaité dire est si brillamment exprimé !

eo.jpg
Pardon de n'être pas élu. Pardon d'avoir été choisi par Jacques Attaliundefined comme l'un des 42 membres de sa commis­sion pour la libération de la croissance française. Pardon d'en être fier. Pardon d'aimer mon pays tout autant que vous l'aimez. Pardon d'avoir travaillé, cinq mois durant, avec des personnalités aussi diverses qu'exceptionnelles.
 

Pardon d'avoir écouté avec passion le point de vue de deux Italiens, d'une Espa­gnole, d'une Allemande, d'un Anglais, d'un Autrichien, également membres de la commission et tous attachés à la France. Pardon d'avoir auditionné 450 personnes. Pardon d'avoir contribué au diagnostic commun : notre pays va mal, plus mal encore qu'on ne croit. Mais il dispose d'atouts considérables, à rendre jaloux tous ses concurrents. 

Pardon d'avoir prêté attention aux expé­riences réussies de nos voisins. Pardon d'avoir, avec mes camarades, cherché des solutions pour réveiller l'énergie de notre pays. Pardon d'avoir cru en trouver. Par­don d'en avoir, avec le secours du direc­teur du budget, évalué le coût. 

Pardon de connaître le rôle de chacune des institutions de la République : je ne prends pas une commission, fût-elle la nôtre, pour l'une d'entre elles. 

Pardon de comprendre votre souci de l'intérêt général. Pardon de moins com­prendre votre passion du statu quo, votre attachement à un système qui a montré son inefficience sauf pour fabriquer de l'inégalité. Une à une, les corporations se présentent au palais pour supplier que rien ne change. A chacune, on répond de se tranquilliser : rien ne changera. Une à une, les corporations repartent du Palais, ravies. 

Pardon de ne point partager leur bonne humeur : tout privilège est une ren­te. Toute rente est une taxe et mauvaise pour l'emploi. 

Un scrutin s'approche. Pauvres élec­tions municipales ! La droite va les per­dre : elle aura eu beau renier ses engage­ments de réforme. La gauche va y triom­pher sans avoir réglé une seule de ses contradictions. 

Plus tard, dans dix ans, dans vingt ans, lorsque nos enfants, endettés jusqu'à la gorge, nous demanderont : « Comment avez-vous fait pour tant gâcher les atouts de notre pays ? De votre temps, paraît-il, nous étions la quatrième ou la cinquième puissan­ce du monde, avec de la solidarité, de la san­té pour tous, des moyens de financer la recherche... Comment avez-vous fait pour tant ruiner ? 

Alors nous, les anciens, aurons la mine qui convient à la fierté modeste : les yeux mi-clos. Nous caresserons lentement, l'une sur l'autre, nos mains tavelées et répondrons, désolés : « Comment nous avons fait ? En 2008, nous n'avons rien changé. » 

 
à mes amis les pharmaciens, les notaires, les aiguilleurs du ciel, les chauffeurs de taxi, les internes en médecine et à tout ceux que j'oublie

 

 

 
 
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 10:24

Tenter de reprendre la main quand tout ce qu’on tente vous retombe dessus est naturellement l’objectif du président. Il lui reste 4 ans, et ne peut espérer rempiler qu’en réalisant ce pourquoi il a été élu. Ce n’est pas suffisant, mais nécessaire. Il a donc tout intérêt à retrouver le chemin des formules magiques qui lui réussissaient si bien il y a quelques semaines encore.

Les réformes donc, puisque c’était, à l’entendre, au son du canon qu’on allait les enchaîner,narguil-.jpg semblent plus que jamais sédimentées. Celle qui avait frappé les esprits et les fumeurs est un succès à mettre à l’actif de ces neuf premier mois, encore qu’elle tienne à l’héritage chiraquien. Et ne voilà –il pas qu’il est question de la détricoter. Là on reste baba, cool certes, mais quand même coi !

Pourquoi ré ouvrir un chantier qui ne fait qu’une infime proportion de mécontents, quelques vendeurs de narguilé, profession oh combien respectable mais qu’il doit être possible d’indemniser pour peu que leur cas ne relève pas de la simple fumisterie : avec ces gens là on peut douter !

Offrir aux « victimes » de cette interdiction l’espoir de revenir au temps où le tabac était roi c’est montrer que les futures réformes pourront toujours être remises en cause une fois décidées. Si ce n’est pas savonner la planche des réformateurs, ça y ressemble furieusement.

Une fois encore on reste circonspect face à un tel sens aigu du politiquement incorrect. Faut-il qu’il soit mal entouré ou qu’il ait réellement perdu la main !


 

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 18:49

martin.jpgOu l’art de se prendre les pieds dans le tapis. Le parachutage à Neuilly d’un ancien protégé de l’ex première dame pourrait faire couler beaucoup d’encre et le parti du président. Mal accueilli à Neuilly où il n’a aucune légitimité le candidat officiel est dans la situation inconfortable de pouvoir faire chuter le président dans la plus UMP des villes de France. Imaginer les dégâts !
 

Cette perspective dont la seule évocation fait pâlir les conseillers en image appelle une rapide correction. Mais rien n’est plus garanti ! L’électeur n’est plus le godillot qui appartient à un candidat. Il lui arrive même de faire connaître son fait à celui qui croyait le mener par le bout du nez et certains candidats sont tout étonnés de morfler !

Le jeu des primaires pourrait éviter de pareils désagréments. Faire choisir par les partisans – membres d’un parti – celui des candidats qui le mieux les représentera aurait pour double effet de valoriser le rôle des adhérents, et d’éviter la récusation par la base du choix des caciques. Le PS avait fait oeuvre utile en instaurant ce système pour extirper Royal de la bande des prétendants. Imaginez le traitement qu’elle aurait subi après sa défaite si elle n’avait pas eu sa légitimité de nominée par la base !

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 09:26
Tout s’enchaîne mais à contre sens. Tout ce qui jusqu’alors était porté au crédit vient peser sur le fléau de la balance. Quoi qu’il dise ou ne dise pas, quoi qu’il fasse ou ne fasse pas, les commentateurs s’ingénient à expliquer les non dits et à caricaturer les faits.


Il n’est pas le premier à être victime du retournement de l’effet spirale que l’on avait en son temps analysé à travers les déboires d’un autre homme politique fortement médiatisé : le bon docteur Kouchner.

Ce qui ennuie chez Sarkozy c’est la naïveté feinte du politicien qui se prend les pieds dans le tapis en feignant de découvrir les chausses trappes du monde la politique. Il pourrait nous épargner le numéro du faux gentil roué de coups par les vrais méchants, qui prend le bon peuple à témoin.

sarko8.JPG Sarkozy a usé de toutes les cordes politiciennes pour parvenir à ses fins. Ses adversaires se servent des mêmes cordes qui ont servi pour pendre Villepin, Bérégovoy et tant d’autres avant eux. C’est désolant, mais ce n’est pas nouveau. Ce n’est pas en désignant les journalistes à la vindicte qu’il améliorera le traitement que ces « charognards » lui réservent. La contre attaque manque de maturité. L’esprit de corps qu’il dresse après 9 mois seulement de pouvoir paraîtra dans quelques mois comme une erreur lourde dans la stratégie de ré appropriation de l’opinion populaire !



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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 09:52

sar2.jpgNicolas Sarkozy I er est mort renversé par un taxi, vive Chirac le petit.

Le règne n’aura duré que 9 mois. On vous parlait de difficile gestation. La montagne sarkozienne aura accouché d’une souris qui s’est défilée devant une meute de taxis. Il n’y aura pas de rupture à la Sarkozy : les pharmacie, les taxis, les buralistes ont eu raison d’Attila, non d’Attali !

Quelle profession acceptera demain une réforme si les plus logiques, les plus symboliques, les moins coûteux des aménagements proposés – pas mêmes discutés au parlement-  sont remisés par l’effet du poujadisme suintant de leur corporatisme ?

L’illusionniste pourra aller rassurer les marin pêcheurs en leur promettantsar3.jpg des aides qu’il ne peut accorder, consoler des sidérurgistes en distribuant des subventions dont il ne peut disposer, un jour viendra où il devra abattre le masque : il n’est pas à la hauteur du job.

Il perdurera car personne ne l’imagine quitter son Palais, mais il lui reste à tenir le rôle de son prédécesseur tant décrié et à inaugurer la deuxième étape de sa monarchie : le règne de Chirac le petit.

 

 

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 09:00

asterix_zorro.jpgEn 9 mois on ne débarrasse pas un pays de ses scléroses ! En 9 mois ontaxi.jpg accumule les rancoeurs de ceux qu’on a bousculé et on ne récupère pas l’adhésion de ceux aux quels il a été promis que cela allait s’améliorer, puisque aucune amélioration ne peut être constatée. Taxis comme pharmaciens en apportent la preuve quotidiennement...

Résumé : le président est au creux de la vague et il a de bonnes raisons d’y être. Va-t-il y rester ? Là les analyses divergent.

Soit il a promis inconsidérément et malgré son hyper activité il n’est pas en situation de faire bouger les lignes et il restera scotché au bas des indices de popularité, soit il a réussi à faire sauter les blocages de la société et sous peu on mesurera un regain d’activités.

Sans être normand, il est probable que les deux scénarios se joueront en parallèle. Les promesses inconsidérées resteront des lunes électorales, le pouvoir d’achat est de celle là, n’étant que la conséquence de la remise au travail d’un pays anesthésié par l’idéologie pernicieuse des socialistes et de son avatar le chiraquisme, mais les coups de boutoir donnés sur les murailles du droit du travail et des avantages acquis finiront par ouvrir des brèches dans les quelles l’énergie des Astérix qui est emmagasinée chez beaucoup de français pourra enfin se libérer.

Enfin, c’est notre souhait !

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 21:13

Le scandale dans le scandale ! Chaque jour la Générale défraie la chronique. Son plus éminent représentant, un certain Bouton, est cité dans une sale affaire de blanchiment de milliards de francs que sa banque a recyclé en fermant les yeux. Malgré de nombreuses alertes la Générale a préféré fermer les yeux et s’enrichir plutôt que d’appliquer la loi qui l’obligeait à s’interroger sur l’origine des fonds qu’elle « nettoyait ». Admettons que le sinistre Bouton n’était pas au courant. Il n’et pas du genre à traîner ses escarpins dans le Sentier. Quand on est de la ‘haute “ on ne crapahute pas rue des rosiers.

Non le scandale dans le scandale aurait pu passer inaperçu si le Parisien ne l’avait révélé.
 

baker.jpgLa Générale a grugé le fisc de pas moins de 1.5 milliards d’euros qu’elle ne versera jamais à titre d’impôt et ce avec la bénédiction des plus hautes autorités. On comprend pourquoi Mme Lagarde s’est interdite de demander la démission du plus grand truand de l’establishment, contrairement à Sarkozy qui voulait sa peau. Impossible de demander la démission du PDG qu’on vient d’autoriser à escroquer l’État pour 1 milliard et demi d’euros. Il pourrait causer. Et pourtant c’est ce qui s’est passé.

Faisons très simple pour que personne ne soit perdu en route, au risque de rester approximatif, mais l’essentiel est de suivre le mécanisme.

Le trader avait fait gagner à la banque 1.4 milliards d’euros à fin 2007, auquel s’ajoutaient les gains substantiels de la banque soit un bénéfice total, après déduction des provisions pour  “sub prime“, d’environ 5 Milliards d’euros. Sur ce montant l’impôt sur les bénéfices du au Trésor Public par la Générale s’élevait 1.5 milliards €.

Résultat des courses : la Générale pour 2007 échappe à l’impôt ! Envolé le chèque de 1.5 milliard qu’elle  devait libeller à l’ordre de la république ! Par quelle magie ? Tout simplement en liquidant fin janvier 2008 la position du trader avant l’arrêté définitif des comptes 2007 la banque a utilisé un subterfuge pour comptabiliser sur 2007 la perte opérationnelle (4.9 milliards €) de fin janvier 2008. En totale infraction avec l’esprit de la loi, qui stipule que seules des opérations réalisées en 2007 mais connues tardivement (début 2008) peuvent être imputées à l’exercice précédent. Le compte de profit de la Générale pour 2007 a ainsi été ramené à zéro !

Mme Lagarde n’en a pas parlé de ce milliard et demi volé à la « société ». Shame on you Mme Lagarde, ex fiscaliste chef du cabinet Baker Mc Kenzie ! Pas de doute qu’elle a bien mérité de la république…bananière qui l’emploiera sous peu.

 

 

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Published by Candide - dans Economie
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