Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Libre Cours par Candide
  • : Décryptage sans complaisance de l'actualité.
  • Contact

Retrouvez Candide
alias Phénix sur

Recherche

Texte libre

Archives

18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 16:12

Pauvres marcheurs … pauvres députés LREM qui ont porté à la tête de leur groupe le plus intelligent et subtil des tocards. Pour remplacer un profiteur de haut vol à la très suspecte moralité le groupe pléthorique qui domine la chambre n’a pas molli. Il s’est donné au plus affété des communicants, un expert en complaisance, un lustreur de babouches  qui, charité bien ordonnée commençant par soi même, s’est délivré un certificat de roi du melon.

 

Alors même que le grand chef sioux en fait des tonnes pour la jouer peuple et proche des gueux, que le premier ministre patauge pour mettre en cohérence les décisions de feu Jupiter et les contraintes de la technostructure le patron du groupe se dresse sur ses ergots pour s’excuser auprès des manants d’être trop intelligent.

 

Les propos méritent d’être repris tant il est clair qu’il n’y a pas l’once d’un deuxième degré, d’une pincée d’auto dérision dans cet appel au pardon. Il n’a pas dit « on a voulu faire trop subtil », il s’est exclamé : « on a été trop intelligent, trop subtil … normal que l’on n’ait pas été entendu. »

 

Sidérant.

 

Comment peut-il en être autrement quand on dirige un parti dont les membres les plus éminents revendiquent leur état de godillot acéphale. Ainsi Y Braun Pivet, député de la 5ème circonscription des Yvelines et présidente la commission des lois n’avait pas d’opinion sur le sujet qui a envoyé la France d’en bas squatter les ronds points. En réponse à la question « êtes vous favorable au gel des taxes sur l’essence »  elle confiait sur RTL la veille de leur abrogation : « Je n’ai pas d’avis mais je serai toujours d’accord avec ce que décidera la majorité … ».   Elle représente quelques cent mille électeurs !!!

 

Pour mener ce troupeau bêlant Macron s’est certainement trouvé le Gendre idéal.

 

 

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 10:26

S’il est un thème sur lequel les commentateurs s’accordent c’est celui de la solidité des institutions. Pas un édito, pas un cacique d’un parti de gouvernement qui ne s’ébaubisse devant cette 8ème merveille que le monde nous envie, la constitution de la Vème république.

 

Elle protégerait des soubresauts que le caractère primesautier des gaulois est prompt à déclencher, soubresauts dont les gouvernements de la 4ème furent victime jusqu’à ce qu’un général n’enterre le régime parlementaire qui en était l’essence.

 

Le constat est pourtant bien loin de la satisfaction de bon aloi chez la gente politicienne. Le système représentatif est à bout de souffle et le citoyen ne se trouve qu’exceptionnellement en symbiose avec ceux qui se sont fait élire pour le représenter. Lesquels n’ont qu’un seul objectif une fois élu : complaire au système qui les a désignés pour espérer voir leur investiture reconduite. Si ce n’est pas le régime des partis, ça y ressemble furieusement. Il n’y a jamais eu autant de godillots que chez les « marcheurs ». Ils sont même « substantifiquement » consubstantiels à ce mouvement.

 

Sans même parler de la disparité croissante entre les partis dominants à la chambre et l’opinion des citoyens tels que les enquêtes éponymes les livrent. Le Pen et ses idées récoltent 25% adhésion quand son parti est à la diète dans la représentation nationale.

 

La révolte des citoyens contre l’anachronisme de leur représentation se nourrit de ce hiatus, toléré quand les temps sont à la croissance, au plein emploi et à la baisse du prix des carburants, mais prête à se réveiller si la brutalité des dirigeants couplée à la morgue de leurs élus ne transforme le paisible petit retraité en sans culotte vindicatif. Il faut quand même le faire …

 

L’institution les ignore : ils ne sont pas représentés, d’ailleurs sont-ils présentables, eux qui savent à peine causer.  Les élites s’en gaussent ; sont-ils même capables de nommer des porte parole … et pour cause, ils n’ont jamais passé le grand oral de l’ENA. C’est le retour du « cens » à travers le filtre de la culture et de l’expression.

 

La République s’arcboute : les élus martèlent qu’ils sont légitimes pour 5 ans le temps d’un mandat. Totalement déconsidérés pour avoir nié hier la possibilité d’une alternative à la politique brutale de Macron, ils s’empressent comme des laquais aujourd’hui pour justifier le grand virage vers le n’importe quoi concocté en catastrophe par les technos du président pour sortir de la crise.  

 

Macron élu pour 5 ans sans jamais être responsable de ses erreurs, ses godillots vissés à leur siège, prêts à avaler n’importe quelle couleuvre pour sauver ce dit siège et des ministres irresponsables de fait puisque l’assemblée est une chambre docile aux ordres d’un pantin voyou qui cadenasse la représentation nationale pour le compte de son pote président.

 

Partout ailleurs ils auraient été renvoyés  … devant leurs électeurs. Ici, ils peuvent remercier la Constitution.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 09:50

La liste déjà longue des méfaits présidentiels vient de s’enrichir d’un épisode supplémentaire. Certes il y eut pire sous l’histoire de la Vème république. Mais la mise à feu et à sang de plusieurs centre-ville en conséquence de la décision aussi brutale qu’inutile d’augmenter les taxes donne un relief particulier à ce qu’il convient de qualifier d’irresponsabilité présidentielle.

 

Petit rappel des précédents égarements dont le coût aura été exorbitant, sans que le coupable présidentiel ne soit jamais recherché en responsabilité et bénéficie d'une indécente impunité.

 

Giscard en bastonnant les médecins manifestant à quelques 6 mois du renouvellement de son mandat va se mettre nombre de professions libérales à dos. Fallait-il être d’une insondable vanité pour penser sa réélection assurée et ratonner son corps électoral sans devoir en payer le prix ? Résultat : l’avènement d’un socialisme grand bourgeois qui fera en quelques semaines péricliter les valeurs effort et travail au profit du magistère des loisirs et du farniente …  le virus ainsi inoculé se répandra sur toute une génération,  les bébés Mitterrand.

 

Que dire de Chirac coupable d’un double méfait : la dissolution qui précipitera la ruine industrielle en imposant les 35 heures quand nos voisins continuent à marner 40. Jospin, Aubry se précipitent sur ce cadeau empoisonné fait à leur électorat. En 15 ans on ne compte plus les millions d’emplois salariés que cette décision inepte aura fait perdre à l’économie non étatisée. Le pire étant à venir avec l’inscription du principe de précaution dans la constitution.

 

Pour complaire à son hémisphère gauche Chirac va tuer le principe vital qui veut que seul le risque soit rémunéré. Il donne un coup de goupillon magistral aux partisans de la ceinture et de la bretelle et détruit l’ADN même du libéralisme.

 

On pourrait continuer longuement à lister les décisions individuelles des présidents dont le caractère personnel et arbitraire n’est rendu possible que par le déséquilibre institutionnel.

 

Pour se faire plus technocratique que les technos écolo-gauchos, Macron institue dans les faits la loi idéologique sur la taxe carbone de son prédécesseur qui s’en était bien gardé. L’histoire dira le prix à payer pour la France de ce mois d’ivresse contestataire. Les 10 Milliards dont on nous rebat les oreilles ne sont que la partie visible d’un cautère sur une jambe de bois. Le coût de l’acharnement à imposer une taxe inique à une population déjà pressurée fera perdre à l’entreprise France l’espoir de redressement que l’avènement de ce jeune président avait soulevé.

 

Assuré d’une totale impunité pour son méfait, le président se croit « quite « parce que son discours du dernier lundi a rassemblé 23 millions de français devant leur poste. Ses thuriféraires ont même l’indécence de vanter sa politique et ses bienfaits, attisant la rancœur des victimes.

 

Devrait-on pour tous ces nuisibles inconséquents rétablir la cravate à Capet ?  

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 12:04

Macron a-t-il eu raison des sceptiques, a-t-il libéré les ronds points, a-t-il rendu les champs Élysées aux badauds et aux chalands ?

 

Rien n’est moins sûr. 

 

Échaudé par les semaines de tergiversation du président le « gilet de jaune » de base est un sceptique par nécessité, un saint Thomas par sécurité. Tant qu’il n’aura pas constaté que les espèces sonnantes et trébuchantes étaient virés sur son compte il craindra un énième reniement.

 

Cela constitue une première raison pour craindre que le verbe présidentiel n’ait pas suffi à ramener la libre circulation dans le pays. Ce n’est pas la plus inquiétante. Si la parole se confirme dans les semaines qui viennent la réalisation des promesses viendra rassurer les plus sceptiques.

 

La résistance est d’une autre nature, elle tient à l’essence même de l’agitation qui tétanise les gouvernants. Tout comme le mouvement brownien, le mouvement des gilets jaune est aléatoire. Il est imprévisible car constitué de milliers de décisions indépendantes et non coordonnées qui ne s’agrègent jamais en un courant que l’on peut canaliser puis maîtriser.

 

Le farouche individualisme qui a empêché la structuration des manifestants en un groupe doté de représentants se mesure à la multitude des doléances que des esprits chagrins ont qualifié trop vite de contradictoires.  La politique est affaire de choix.

Il n’y a pas de contradiction entre moins d’impôts tout de suite et plus de services publics demain ; il y a une confluence de demandes dont la satisfaction immédiate n’est pas du seul ressort d’un président, aussi jupitérien soit-il.

 

Ramener des petites lignes de desserte SNCF, rouvrir des maternités là où les conditions de sécurité sanitaire ne sont plus remplies, mieux représenter les territoires sont des chantiers complexes et seule une démarche citoyenne de longue haleine pourrait à terme apporter des améliorations.

 

Dès lors les gilets jaunes devraient se contenter d’un engagement « verbal » du président. Ce que manifestement ils ne sont pas enclins à faire.

 

Mais qui dit mouvement brownien dit neutralisation des forces qui aboutit, par incapacité de se coordonner au pire au chaos au mieux au statu quo. C’est l’issue qui guette les gilets jaunes.

 

La neutralisation de leur doléances non financières par addition des contraires peut porter un coup fatal à ce soulèvement, sauf si par extraordinaire la perspective de participer à des élections l’amenait à se hiérarchiser.

 

C'est tout le mal qu'on leur souhaite.

 

 

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 17:07

"Et maintenant que vais-je faire

 

De tout ce temps que sera ma vie
De tous ces gens qui me vitupèrent

Maintenant que je suis haï …  "

 

Sur un air de Gilbert Bécaud et les paroles de Pierre Delanoé, revues par Candide.

 

Plus de droit à l’erreur, pas même à un lapsus. Demain les mots du Président devront être pesés et la compassion éclater sur l’écran pour espérer calmer les maux de ceux qui ont fait chuter Jupiter du haut de son Olympe.

 

Pas seulement le style qui longtemps a trahi l’absence de toute commisération pour les gens qui ne sont « rien » (sic), mais bien sur le fond. C’est un pré requis d’afficher sa sensibilité pour les victimes de ses provocations, mais leur retour à la maison ne sera effectif que si la mesure des propositions fait pencher le fléau du coté de la satisfaction des doléances.

 

Et là le père Emmanuel doit contempler sa hôte vide. Après avoir gâché lors de la précédente livraison des milliards sans le moindre effet le monarque impécunieux semble bien démuni pour éteindre l’incendie.

 

Sauf à changer le paradigme et à considérer le problème du pouvoir d’achat par l’autre bout de la lorgnette, non pas comme une charge additionnelle mais comme un revenu excédentaire.

 

Au rebours des idées reçues ce n’est pas en taxant les riches que l’on rendra la vie plus douce à ceux qui triment. Pas plus qu’en les « accompagnant » par une assistance abêtissante et mortifère pour le pays. Subventionner pour amortir le poids des taxes : Ubu n’aurait pas osé.

 

C’est par une baisse d’impôts et de charges drastique, à la mesure de ce qu’ont réalisé les présidents Reagan et Trump que le SMIC pourra être relevé - et la grille des bas salaires - dans des proportions qui rappellent le Grenelle historique de mai 1968.

 

Aujourd’hui pour cent € de coût du travail à la charge de l’entreprise moins de 50 créditent le compte bancaire du salarié. Pour cent en haut de sa feuille de paye, moins de 75 dans sa poche. Dans aucun pays industriel les soustractions ne sont aussi conséquentes. Si on peut comprendre qu’il ne faut pas toucher aux sommes en lettres, sauf à se mettre hors compétitivité ce sont les données en chiffre qui doivent augmenter ; pas symboliquement, de quelques 1 ou 2 pourcent, mais de façon substantielle comme de 20 ou 30 %.

 

Dans ce jeu à somme nulle la moindre perception par l’État des sommes correspondantes à cette augmentation devra être compensée, après quelques mois de décalage pour ajuster les comportements, par la réduction des systèmes d’allocation et d’assistance.

 

Mieux payé le salarié moins dépendant des systèmes de bienveillance fera les arbitrages correspondant à sa situation familiale et à son mode de vie.

 

C’est une révolution copernicienne que la situation impose : brutale augmentation des revenus individuels et régression de l’assistanat collectif. L’état utilisant le déficit public pour amortir l’opération sur un ou deux exercices budgétaires.

 

Faute d’une telle approche, le saupoudrage de mesurettes à la mode E Philippe des semaines passées plongerait le pays dans un chaos dont nul ne pourrait prédire le coût.

 

Le président en est-il capable : réponse demain. 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 21:08

La communication du gouvernement défie l’entendement.

 

Le matraquage de la population sur le thème de  la riposte massive prévue par les autorités pour circonvenir les émeutiers venant par hordes en découdre avec les forces de l’ordre lors de l’acte IV des gilets jaunes est d’une stupide inconséquence.

 

Quel individu normalement constitué n’a pas compris depuis le 1er décembre que le pavé parisien est devenu le théâtre d’affrontements où chacun risque de s’y retrouver occis. Est-il nécessaire après les émeutes de samedi dernier d’alerter les manifestants sur le risque qu’ils encourent à trainer leur guêtres et leurs gilets sur les champs Élysées ou aux abords du palais éponyme ?  

 

Le plus débile des bouseux sait qu’en venant à Paris pour manifester il s’expose à des représailles dont l’intensité n’a fait que s’accroitre depuis le 17 novembre, jour de l’acte 1.

 

Quel but poursuit le gouvernement en décrivant par le menu les forces, l’ampleur des moyens et la nouvelle stratégie qu’il va déployer pour ne pas être une fois encore dépassé par les évènements ?

 

Mystère !

 

A-t-on jamais vu un chef de guerre dévoiler avant la bataille les moyens dont il disposait et la façon dont il comptait les utiliser. Tout combattant sait que l’art de la guerre consiste à maîtriser l’effet de surprise.

 

Le pauvre Castaner tout comme son chef le banquier a été exempté de service militaire. Ils offrent à leurs adversaires le détail de leur stratégie en imaginant – ah les bisounours – que cela va effrayer les casseurs et détourner les bouseux.

 

Plutôt que d’user de la désinformation et manipuler leurs adversaires en distillant des informations contradictoires quant à leur nouvelle stratégie, ils ont été jusqu’à indiquer les lieux qui seraient particulièrement défendus (comme l’arc de triomphe samedi dernier ?), et l’emplacement des chars ...

 

L’amateurisme de nos gouvernants ne peut être mieux mis en exergue que dans cette séquence comme si on pouvait encore faire peur au gilet jaune en criant au loup !

 

 

Partager cet article
Repost0
6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 10:02

Il n’y a plus d’issues « techniques » à la révolte des gilets jaunes. Quelque soit l’offre fiscale que le gouvernement mettra sur la table elle est condamnée par la spirale de la surenchère à n’être qu’une aumône qui attise la colère.

 

Pis, malgré les images de guérilla urbaine, le « peuple » à 70% apporte son soutien aux foules émeutières sans déconsidérer le mouvement. Signe qu’il ne désolidarise pas des violences que commettent les plus « jaunes «  des gilets. Sans risque d’être gazés, les français en majorité depuis leur canapé donnent quitus aux activistes qi cognent et se font cogner pour une cause que les premiers continuent à approuver.

 

Les appels à la raison, comme on l’entend, ne trouvent aucun écho chez ceux dont le pouvoir a manifestement nié toute capacité à raisonner en les traitant comme corvéables ad nauseam. S’estimant nullement représentés les protagonistes sont livrés à l’impuissance consubstantielle à la spontanéité d’un mouvement né en dehors de toute institution.

 

C’est une chance pour le président qui si il est haï n’en demeure pas moins le seul à disposer des moyens d’éviter que la chienlit soixante-huitarde ne gagne tout le pays.

 

Une crise de représentativité peut se soigner en redonnant la parole à ceux qui désespèrent d’être représentés. La totale déconnexion des élus de quelques bords, déconnexion qui explose à la vue de tous sur les plateaux, est un carburant de la haine anti système. L’exemple hallucinant de la député LREM discutant à la télé du pouvoir d’achat sans avoir la moindre idée du niveau du smic rend inutile toute tentative de re-crédibiliser la machine représentative.

 

La dissolution donnera la parole aux gens. Elle aura le double effet de faire cesser les troubles et de rendre le pays ingouvernable.

 

Ingouvernable le pays l’est déjà, demain ne saurait être pire. Au moins aura-t-on retrouvé pour un temps le calme et la paix civile.

 

 

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 21:04

A son insu ou à bon escient ?

 

C’est la seule question qui mérite d’être commentée.

 

Dans le premier cas ses jours seraient comptés. S’il a pu imaginer que les mesures annoncées ce jour par Juppé junior allaient calmer la tempête plus de trois semaines après qu’elle rugit sous les cranes des gilets jaunes il doit sur l’heure considérer qu’il est inapte à sortir le pays du chaos où son obstination l’a plongé.

 

Le prochain week-end des manifestants excédés par le décalage insensé entre leurs exigences et les mesurettes se livreront - sans doute - à de nouvelles exactions. L’ordre public ne pourra être rétabli qu’en mettant fin aux lois républicaines et en recourant aux dispositions de l’article 16. 

 

Cette impérieuse nécessité, si elle est de nature à rétablir le calme, provoquera la chute de Jupiter et de sa "maison". Seule une dissolution permettra à Macron de terminer dans une cohabitation chaotique et stérile son mandat.

 

Mais dans le scénario alternatif et souhaitable où le président a instrumentalisé sciemment son premier ministre, le jetant dans l’arène aux gilets jaunes, une autre sortie de crise peut se dessiner.

 

Carbonisé, grillé le très médiocre fils de Juppé serait, après les prochains incidents, immolé sur l’autel de la raison d’état. Exit le fantoche.

 

On peut réver qu'un premier ministre issu de l’ancien monde sache trouver les mots et répondre par son charisme et son empathie à la crise d‘affection qui plus que tout autre décrit le divorce entre les gens et l’élite méprisante qui gouverne.

 

L’homme providentiel pour rétablir la paix civile ne peut être qu’un routier de la politique rompu aux exercices d’équilibrisme qu’impose une situation aussi explosive. Les mots sont essentiels pour guérir des maux actuels. Juste un exemple : les mesures d'accompagnement social dont on rebat les oreilles de ceux qui n'en peuvent plus pour boucler le mois est l'archétype de l'expression qui les renvoie dans le affres de la misère ... Qui souhaite se voir rappeler à longueur de discours qu'il est un cas social ...  ? Faut-il recourir à un agrégé de lettres pour guérir le pays de ses maux ? 

 

Un nom s’imposera-t-il ?

 

Comme celui du maire de Pau, dont on remarquera non sans plaisir qu’il a le coté terroir et vielle France qu’affectionnait le Georges Pompidou qui sortit la France des affres de la crise de 68.

 

Si c’est le prix à payer pour sortir de l’impasse où l’inconscience d’un « nouveau riche » de la politique a conduit le pays, souhaitons qu’il ait carbonisé Édouard Philippe pour exécuter ce plan B. B comme Bayrou.

 

 

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 17:46

Rares sont les barbons à se rappeler l’incrédulité qui saisissait les témoins des premiers « évènements » comme on les appelait naguère, faute de comprendre de quoi il retournait. Mai-68 est depuis rentré dans les livres d’histoire et tout a été écrit sur cette émancipation citoyenne clôturant une décennie de caporalisme puritain.

 

Illisible, incompréhensible et irrationnel pour les bienveillants ; anarchique, libertaire et anti système pour les tenants de l’ordre établi.

 

Les revendications incohérentes et absurdes, suicidaires et démagogiques furent pour la plupart exaucées dans ce qui deviendra l’alpha et l’oméga de toute négociation : les accords de Grenelle !

 

Et là miraculeusement les digues bien que rompues n’entrainèrent ni le chaos ni le désastre économique claironné : le pays absorba la hausse de 10% des salaires et la libéralisation des méthodes de gouvernance.

 

Dans le sillage de cette pseudo révolution le général de brigade exfiltré temporairement à Baden Baden y perdit son latin avant d’assister impuissant au naufrage de ses illusions.

 

L’Histoire ne ressert pas les plats, certes. Mais pour avoir été l’un de ces témoins attentifs et perplexe je retrouve en ce novembre 2018 les mêmes ingrédients. L’illisibilité d’une situation à l’aune des grilles de lecture traditionnelles, qui ruine la capacité des dirigeants à apporter une réponse autre que convenue à des « évènements » tout aussi insaisissables que l’étaient ceux de mai-68.

 

A Baden Baden répond l’échappée à Buenos Aires, A France-soir et Paris-presse l’intran que des crieurs à vélo se faisaient arracher les dernières éditions par des automobilistes à l’arrêt dans un Paris congestionné se substituent BFM et LCI. Aux mots d’ordre ronéotés ont succédé messages SMS et textos, Twitter et Instagram

 

On ne fera aucun parallèle entre le mystificateur arc bouté et le général-président même si tous deux sont pétrifiés par la mesure de leur impuissance. Le second sut déléguer à son premier ministre homme de terroir brillant et lucide la liberté de clôturer à Grenelle des semaines d’affrontement.

 

Le premier donne le triste spectacle d’un Don Quichotte moulinant dans le vide, mais ce n’est pas de son triste Sancho Pancha que viendra la résolution de la crise, il est aussi transgressif et créatif qu’un employé de bureau derrière un hygiaphone de la sécu.

 

L'impasse semble totale.

 

 

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 14:10

A Buenos Aires la question hante les dignitaires du G20 autant que les experts du GIEC.

 

En plein réchauffement climatique la contribution de la ville lumière à la hausse des températures inquiète les dirigeants de la planète. Macron est au centre de toutes les sollicitudes. Parviendra-t-l à éteindre la fournaise que ses propos incendiaires relayés et amplifiés par ses thuriféraires continuent d’alimenter ?

 

C’est en Argentine, pays rendu exsangue par les gnomes du FMI, livré aux émeutes populaires que Macron est rattrapé par la sottise de son credo aux grands prêtres de la mondialisation.

 

L’image quasi insurrectionnelle du centre de Paris ne semble pas troubler le coq gaulois. Plutôt que de rentrer dare-dare au bercail pour calmer la voletaille l’arc-bouté pérore devant les journaleux avec la commisération plutôt que l’oreille des gouvernants. 

Eux savent ses jours comptés.

 

Combien de temps pourra-t-il résister à la marée montante des gueux ? Quand ses pandores épuisés rejoindront la cohorte des gazés il ne lui restera guère que la troupe famélique des marcheurs pour le soutenir et l’armée dont il a publiquement humilié le chef pour le protéger.  Quel manque d’anticipation.

 

Combien de week-ends d’émeute au cœur de Paris, d’autoroutes bloquées, de ronds points filtrés avant qu’un signal de reddition, avant que le drapeau blanc du moratoire des impôts et taxes ne flotte sur le Château.

 

Ce jour là la liesse des sans-le-sou sonnera la glas d’une illusion : on ne peut pas impunément prendre les français pour des cons …

 

 

Partager cet article
Repost0