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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 21:59

Le scrutin des régionales pourrait entrer dans l’Histoire. Non parce qu’il va permettre à une coalition hétéroclite de rafler la mise; on a déjà vu des chambres introuvables bleu horizon, rose bonbon. Mais parce qu’il pourrait être le premier scrutin où le vainqueur sera désigné par moins de 12% des inscrits dans les régions où 4 listes se seraient maintenues.

Le débat s’est enlisé pour deux raisons essentielles.

1) L’électeur ne connait pas les enjeux. Le rôle dévolu à la région ne fait pas partie du bagage de monsieur Toulemonde. Même si nul n’est censé ignorer la loi, cette ignorance de l’institution régionale est une réalité dont les politiques sont responsables.


2) Il s’est enlisé parce que les deux groupes qui ont vocation à gouverner ont fait à part égale le pari de l’imbécilité du corps électoral.

La gauche continue à prétendre qu’on peut améliorer les retraites, les prestations, les services à la population et créer des emplois … de fonctionnaires bien entendu, sans remettre en cause la compétitivité de l’économie. Une fois distribué le providentiel écot payé par les futurs ex bénéficiaires du bouclier fiscal on s’apercevra que le roi PS est nu.

L’UMP s’est discréditée en prétendant contre toute évidence qu’elle n’avait pas mordu la poussière au premier tour. Mentir de façon éhontée ne fait que renforcer la conviction que cette majorité n’ose plus faire face à la réalité. Comment croire dans les promesses de ceux qui vont continuer à faire ce que les électeurs ont désavoué. Même si cette politique méritait d’être continuée encore fallait-il reconnaître que ses effets positifs ne pouvaient se mesurer qu’à l’issue d’une période dépassant l'horizon des régionales. L’admettre était sensé, et permettait de maintenir le cap, en expliquant à l’électeur que sous les pavés la plage l’attendait...

Quant à la campagne du second tour elle méduse l’observateur de la chose politique. La gauche racole comme une péripatéticienne de la rue St Denis n’oserait plus même le faire. A devenir gay !

La droite exploite les filons les plus éculés de la peur sécuritaire, comme si 30 années de mitard pour avoir descendu un flic s’échangeait contre quelques poignées de bulletins.  Pitoyable échec du politique qui s’aligne sur le populisme démagogique sabordant ses propres pétitions.

Qu’un président de région soit élu demain avec moins de 10% des inscrits, voire avec quelques 5% des voix, celles des fonctionnaires attachées à ses basques et à leur traitement anéantira sa légitimité. C'est la réponse qu’un citoyen responsable peut formuler pour mettre un terme à ce déni de démocratie.


Alors dimanche prochain n'allez pas voter !




 

 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:19
as.jpgSi on voulait réconcilier les honnêtes gens et les politiques, comment s’y prendrait-on ? On désavouerait un candidat au nom des "vraies valeurs", au nom de la morale du parti. On vouerait aux gémonies ceux qui traitent de sous hommes les harkis, qui trouvent que Fabius n’a pas une tronche très catholique, ceux qui fricotent avec le populisme synonyme actualisé du poujadisme. Et on les exclurait du parti ainsi que tous ceux qui le soutiennent.

Et puis si on devait constater que cette stratégie faite de faux bons sentiments conduit à la débâcle on se rabibocherait avec l’impétrant pour faire barrage à toutes les crapules de droite sans même parler d’extrême droite. On appellerait à voter pour ce personnage incontournable : synthèse de ce que la gauche peut concocter de pire dans le genre  "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais".

Cet improbable scénario est en passe de devenir réalité à Montpellier  où Frèche et Aubry sont en voie de réconciliation - piège à c...! Alors dimanche plutôt que d’apporter votre voix à un homo politicus de cet acabit, abstenez vous de cautionner un personnel politique aussi pourri.



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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 15:23
longuet.jpgGérard n’est pas un novice, pas un naïf : il n’a plus rien à prouver, plus rien à espérer ! A son âge la témérité ne peut plus rien lui couter !

Gérard a exprimé ce que la majorité des français pense tout haut et ce que les hommes politiques de la majorité, quand ce ne sont pas des élus de l’opposition, approuve devant des micros fermés.

C’est bien là le problème, à force de taire des évidences, ces évidences deviennent blasphématoires quand elles sont prononcées es qualité de membre influent du personnel politique.

Frèche a connu le même sort, Charasse à moindre titre et aujourd’hui la meute s’en prend à Longuet.

L’existence d’un corps de français de souche, d’un noyau dur de la francité dont l’attractivité s’exerce sur des indigènes qui cherchent à les singer au point de souhaiter occuper les fonctions que jusqu’alors les premeirs se partageaient ne doit pas être révélée sous peine d’exclusion !

Halte à la discrimination. Le paradoxe n’aura pas échappé aux élus de l’UMP qui ont décidé de mettre les pieds dans le plat et le président face à ses contradictions.

Oui nous sommes les nouveaux discriminés. A nous de saisir la Halde et si de surcroit son président est un indigène fraichement assimilé on peut être assuré qu’il se fera un devoir de nous réintégrer.


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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 09:24
eads_boeing-copie-1.jpgEADS : Affaire d’État ! L’incroyable naïveté de nos dirigeants éclate à travers l‘histoire des avions ravitailleurs américains. Après Christophe Colomb les plus madrés de nos Industriels en sont encore à découvrir l’Amérique et ses facettes.

D’aucuns se seraient méfiés. Devoir repasser un concours qu’on a gagné à cause d’un mauvais perdant aurait rendu circonspect le plus novice des ingénieurs d’affaire qui aurait craint le coup fourré. Nos brillants stratèges ont foncé tête baissée, c’est du moins l’impression qu’ils donnent mesurée à l’aune de leur frustration.

Soit ils jouent l’ingénuité ce qui ne plaide pas en faveur de leur qualité de stratège, car sachant les dés pipeautés ils n’ont pas pris le bon peuple à témoin en temps et en heure, histoire de démasquer les tricheurs; soit ils étaient crédules et ont joué de bonne foi le rôle de braves idiots que les américains leur ont imposé et alors quels piètres hommes d’affaires.

Il n’est pas un scénario pour les dédouaner et les mettre à l’abri de la nécessité de se remettre en question. Sauf à considérer que les gouvernants – niveau où se joue ce genre de deals – ne les aient conforté dans leur analyse que le deal était fair, et c’est au niveau des chefs d’État que l’on doit exiger des explications.

L’Amérique est impériale depuis qu’elle est l’Amérique : le « fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais »  est sa devise. Que les franco allemands en soient toujours à découvrir l’impérialisme américain est la plus triste des conclusions de ce fiasco européen.


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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 21:45
rafle.jpgLa rafle : c’est l’épisode fétide de notre histoire contemporaine. L’épisode qu’un président, auquel on ne pourra reprocher d’avoir cédé aux sirènes sionistes, a su flétrir après 50 ans d’un silence qui en devenait complice.

La rafle c’est un film qui bénéficiera du traitement médiatique que les causes sémites suscitent spontanément  dans ce pays au point de générer des phénomènes tout aussi spontanés pour contrecarrer les zélotes de la culpabilisation collective.

En dire plus serait s’exposer aux foudres de la justice et de sa loi scélérate sur la vérité que l’on doit aux juifs.

Il n’en reste pas moins une lancinante question quand on repasse le film des ces heures où l’autorité publique s’est avilie. Qu’elle aurait été ma réaction, celle de ma famille, ou plutôt qu’elle eut été l’attitude de mes parents, de mes grands parents si les circonstances les avaient fait l’un des 8000 acteurs de cette « opération » ?

Trop souvent ces reconstitutions transposent des faits avérés hors de leurs temps rendant inintelligibles les réactions des témoins de l’époque. Ainsi Pie 12 est-il flétri par ceux qui aujourd’hui ont revisité la responsabilité du peuple juif dans la mise à mort de Jésus. In illo tempore les juifs étaient encore déicides

Bouffait-on du juif en 1942, comme du curé en 1905 ? Se souvient-on des diatribes anti sémites que les journaux de l’époque publiaient à l’abri de toute loi Gayssot. Les consciences des braves gens avaient –t-elles étaient lavées de sorte que la bête immonde pouvait faire son œuvre sans réveiller ces consciences endormies. Rares sont les témoins impartiaux, les dépositaires de l’état de l’opinion a pouvoir encore s’exprimer en toute sérénité sur des faits d’une insoutenable cruauté.

Car la lancinante question reste d’une brutale actualité : des faits semblables se sont reproduits récemment à quelques kilomètres comme à des milliers de km et l’Etat français a été impliqué sans que personne n’ait bronché. Alors comment flétrir l'Etat français au Vel d’Hiv et le disculper  50 ans plus tard pour Srebrenica et le Rwanda ?


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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 18:27
jm.jpgLe parti communiste mène à tout à condition d’en sortir ! Cette aphorisme pourrait s’appliquer à Jacques Marseille, jeune titulaire d’une carte du parti avant de devenir l’un des chantres de la pensée libérale.

Son départ prive les média d'un talentueux vulgarisateur du bon sens paysan appliqué à la gestion de l’État.

Nul n’a aussi bien pourfendu les dérives du dogme socialiste de la redistribution que ce brillant et chaleureux chroniqueur, nul n’a aussi bien incarné la lutte contre le gaspillage de l’argent public. Il a compris très tôt l’importance de la provocation en matière de pédagogie. L’excellent débatteur a fait plus pour démonter l’imposture socialiste que tous les Minc et Attali réunis. 

Guerre-Civile.jpgIl est un domaine où l'on aurait aimé qu’il fit œuvre de fiction. Celui du "bon usage de la guerre civile". Son ouvrage pourrait se révéler très inférieur à la réalité, si l’exemple grec devait se franciser. Il est des situations de dichotomie insupportables en temps normal qui deviendraient intolérables en temps de crises aigues. C’est la différence de statut entre ceux qui dépendent de la fonction publique et le reste des français hormis quelques privilégiés.

La France qui vit à crédit depuis 50 ans traite ses fonctionnaires comme si rien ne s’était déréglé. Les guerres civiles sont là pour éradiquer les iniquités et remettre les compteurs à parité. La Grèce montre que nul n’est prêt à accepter au nom d’une logique économique la réduction de son statut même mal acquis. Dans ce cas la rue semble l’exutoire tout trouvé pour exprimer ce refus.

Les récentes inepties gouvernementales sur le terrain de l’emploi où l’on a vu des ministres faire cause commune avec la CGT prouvent que le pire peut être côtoyé.

Alors faut-il craindre, ou plutôt souhaiter avec Jacques Marseille que la huitième guerre des deux France ait lieu ?




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Published by Candide - dans Portrait
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 21:48
soumare.jpg
Nul n’est parfait ! Nul n’est à l’abri d’une erreur, d’une faute. Est-on pour autant quitte parce qu’on a accompli sa peine, est-on rétabli dans l’entièreté de ses droits ?

Oui selon la formule qui précise que le délinquant qui a purgé sa peine a acquitté sa dette vis à vis de la société. Non, vis à vis de soi même et de son miroir qui garde indélébiles les marques de la faute.

L’affaire du candidat PS du val d’Oise ne peut être reléguée aux rayons des coups bas. Elle reflète l’exigence que la démocratie impose à ceux qui prétendent la servir. C’est une chose d’être quitte avec la Justice, cela est-il suffisant quand on se prétend porteur des idéaux pour servir ses concitoyens.

Présenter sa candidature en esquivant le fait que l’on a eu dans le passé des comptes à rendre à la justice, c’est mentir sur sa vie privée. Proposer sa candidature en reconnaissant qu’une vie antérieure a été entachée de faits et gestes condamnables, condamnés et purgés neutralise les réactions de ceux aux quels il deviendra facile de rappeler que "celui qui n’a jamais péché jette la première pierre".

Nul n’est à l’abri d’une sanction. Et nul ne peut ignorer qu’ayant été condamné il porte cette croix au delà du temps fixé pour la réparation. Prétendre le contraire c’est s’exposer à subir une double peine. Alors soit on reste à la maison, soit on prend les devants et on rend le cas échéant  coup pour coup.



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Published by Candide - dans Libre Cours
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 18:30
grenell.jpegPersonne ne pourra jamais nous soupçonner d’intelligence avec Total. L’épisode Erika, comme celui d’AZF, la gestion des super profits liés à l’explosion du prix du brut nous ont conduit à écrire quelques lignes peu amènes sur les dirigeants de cette compagnie et la responsabilité qu’ils portaient dans le désamour du français pour les fleurons de son « industrie ».

Mais aujourd’hui il faut se rendre à l’évidence, le démon a changé de camp. Le démon n’est plus la multinationale mal aimée mais ses contempteurs membres du gouvernement. Il y a quelques mois tout ce que la France comptait de têtes d’œufs prenait le monde à témoin dans une solennelle grand messe : le Grenelle de l’environnement ! Il fallait coute que coute réduire la consommation d’énergie fossile génératrice de CO², passer aux énergies douces, troquer l’auto pour le vélo quand ce n’était pas le pédalo, sinon attention les impôts ! "La maison brule" disait Hulot depuis son hélico !

Alors Total redevenue parangon de vertu s’est décidée à réduire sa capacité de raffinage pour l’ajuster aux besoins déclinants, d’ailleurs le peak oil n’était-il pas derrière nous ?

Fermer la moins rentable et la plus facilement reconvertible de ses raffineries était au nom du Grenelle de l’environnement la décision qui s’imposait ont pu penser les stratèges du groupe.

Grenelle_2.jpgIls n’avaient rien comprisEstrosi qui n’a jamais dirigé autre chose qu’une mairie célèbre pour sa collection de médecin et ses largesses en matière de pots de vin vient d’infliger un blâme à cette bande d’ignares. Il faut dare dare remettre en route cette raffinerie !

L’imbécillité de cette injonction reprise au plus haut niveau de l’État ne peut que consterner le quidam respectueux de l’environnement et le citoyen qui croyait encore aux vertus de la démocratie.

Mais pour ceux qui doutaient du réalisme des engagements pris lors de ce Grenelle ou de l’honnêteté de ceux qui les faisaient prendre il n’y aura pas eu de surprise, ce n’est qu’une illusion de plus qui vient de partir en CO².

 
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Published by Candide - dans Ecologie
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 20:59
quick.jpgEn parler plutôt que n’en rien dire, c’est contredire ce qu’on va dire.  Alors très quick sur ce sujet qui n’a aucun intérêt sauf à montrer que sans média une telle affaire n’aurait jamais franchi les limites du canton.

Faire du halal à Roubaix, du casher dans le sentier, de la bouillabaisse autour du vieux port reste une décision prise en toute liberté par des gens qui veulent d’abord gagner de l’argent et accessoirement nourrir leur clients.

Que des politicards cherchent à se faire mousser pour glaner quelques voix en déformant cette information est probablement inévitable, c’est le coté glauque de la démocratie.

 Que des média, pour glaner quelque part de marché, fassent gober à leur lecteur que derrière cette anecdote se profile un phénomène de société, est le revers de la liberté d’expression.

Et pour terminer on préfère encore que ces excès aient pu avoir lieu plutôt que de subir un régime dans lequel aucune de ces dérives n’auraient pu être dénoncées. Faute d’exister.
 


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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 17:44
ml_penchard.jpgSorti ou pas de son contexte, discours électoraliste plutôt qu’allocution ministérielle, peu importe,  les propos rapportés sur l’utilisation de la manne publique en Guadeloupe sont abradacadabrantesques.

Parler de manne quand il est question de redistribuer le prélèvement effectué sur les contribuables mériterait un blâme. C’est banaliser la redistribution de l’argent collecté comme s’il était tombé du ciel.

La manne est par définition « providentielle » et ceux qui la distribuent sont en quelque sorte le prolongement de la main du Seigneur. Et mérite à ce titre adoration, courbettes et remerciements électoraux sous la forme du bulletin anonymement glissé dans l’urne. C’est le sens subliminal qu’il faut donner à cette évocation.

Le clientélisme c’est faire miroiter qu’un bon bulletin sera suivi non d’une contribution à l’intérêt général mais d’une allocation spécifique à ceux que l’on a ciblé. Or la ministre de la république ne peut servir que le premier.

Facile de faire un exemple quand on prône la rupture et la fin des privilèges que certains dans les DOM TOM n’ont pas manqué de faire fructifier pendant les années de chiraquie. La sous ministre au DOM TOM joue un rôle epsilonnesque sur l’échiquier politique et son départ signifierait la fin du népotisme qui cause tout autant de ravage que le clientélisme. L’argument selon lequel, tous en font autant ne peut qu’accélérer la nécessité de mettre un terme à cette appropriation de l’argent public par ceux qui en sont temporairement les dépositaires.

Personne ne regrettera Mme Penchard sauf sans doute quelques bons clients, pardon quelques fidèles électeurs. Mme Penchard est au bord des Abymes,  qu’elle fasse un pas en avant !


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