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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 10:10

Jusqu’au-boutiste ou provocateur ?

 

Entêtement ou aveuglement ? La posture sur laquelle campe le président  ne peut qu’alimenter la fronde des citoyens et transformer les moins acharnés en va-t-en guerre. Etait-il nécessaire de sermonner le peuple depuis Buenos Aires sauf à vouloir garantir le succès de la manif du prochain samedi ?

 

Comment comprendre cette énième redite de la mantra macronienne : « il faut tenir le cap, je ne reviendrai pas sur la hausse des taxes … ! »  

 

Le président marche sur la tête. Monarque absolu détenteur d’une vérité révélée il défie ses électeurs. "Vous m’avez élu et vous boirez la coupe jusqu’à la lie", tel est le non dit présidentiel.

 

Nier que les punitions distillées avec la régularité d’un supplice chinois n’ont pas l’impérieuse nécessité qui justifierait un jusqu’au-boutisme salvateur échappe à la raison. Rien ni personne ne pourra expliquer en quoi augmenter la taxe diesel en janvier changera la donne climatique : il n’y a aucune corrélation entre hausse des taxes et baisse des températures sauf dans l’esprit de ceux qui, bien à l’abri d’en supporter les effets, édictent ces oukases.

 

Quel cap atteindre puisque les hypothèses sont contestables et que les conséquences des mesures imposées - si elles étaient actées - plongeraient le pays dans le chaos et les files d’attente.

 

Suppression des chaudières à fioul étant l’une des plus stupides préconisations jamais proférées par un politique de premier plan. D’ailleurs retirée depuis …

 

Basculer au tout électrique est une ineptie absolue si les usines ne peuvent produire les véhicules adhoc, si Total n’a pas converti ses stations à la distribution de courant … et si le prix de l’électricité explose du fait de sa rareté … augmentation prévue pour janvier !   

 

Il n’y a aucun cap sérieux fixé, mais une série d’objectifs flous et contradictoires sortie du cerveau de politiciens ignares des lois et contraintes qui régissent le monde de l’industrie.

 

Seule justification à la posture présidentielle : prendre le contre pied de prédécesseurs qui n’ont pas brillé par leur capacité à remettre le pays en marche. Est-ce suffisant pour jeter l’opprobre sur tous les opposants à une politique technocratique qui s’ingénie à infliger des sévices aux citoyens ?

 

L’arc bouté du Château est un pyromane dont l’intelligence peut être questionnée à l’aune de cette maxime populaire : « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis »

 

 

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 09:52

 

Inutile de recourir au carbone 14 pour dater l’origine de la révolte des gilets jaune. La conjonction d’une hausse de la taxe sur le diesel et d’une flambée des cours courant octobre a exacerbé un mal diffus et mis à jour le désespoir d’une foultitude de gens.

 

Le traitement de cette poussée de fièvre par l’incantation écologique a produit le résultat que l’on sait, la transformation de feux de brousse en incendies inextinguibles avec les pistolets à eau gouvernementaux.

 

C’est que le remède est pire que le mal. La bouillie rabâchée par les élites de la nécessité d’une transition énergétique alimente l’ire populaire d’autant qu’elle est proférée par des petits saints de l’écologie qui bafouent les préceptes qu’ils voudraient imposer.

 

Tel saint Hulot, le plus gros pollueur de l’ancien monde pour le plus grand profit de son compte en banque, prestement reconverti en ayatollah de la cause verte pour claironner « faites ce que je dis, ne faites pas ce que j’ai fait ».  

 

Mais le peuple est shooté au bon sens paysan – non dispensé à l’ENA. Il pressent que l’incidence du mode de vie de la France d’en bas a un impact epsilonnesque, si tant est qu’il soit mesurable, sur la production de gaz à effet de serre. Tout comme la couche d’ozone n’était détruite par les climatiseurs dont on sait qu’ils pullulent dans les campagnes …  

 

L’incantation écologique suscite un rejet croissant pour une double raison.  

 

D’abord elle tend à promouvoir une économie décarbonée dont nul ne sait où elle mènera si ce n’est au transfert de plus d’activités dans des pays qui se tamponnent de leur empreinte carbone. Et qu’on ne vienne pas argumenter que la transition crée des emplois car chacun peut entendre que ces emplois ne pourront exister que si ils sont subventionnés … et donc contribuent à la surcharge fiscale.  La France encore et toujours championne d’Europe des taxes, n'a pas besoin d’en rajouter sauf à vouloir attiser la révolte actuelle.

 

La seconde est d’ordre culturelle et tient à la civilisation judéo-chrétienne à laquelle majoritairement le pays est encore rattaché. Le syndrome de culpabilisation auquel se conjugue le complexe du coq gaulois. Moi français je joue un rôle central dans l’éradication des maux de la planète, et bien que représentant moins de 1% des humains je me proclame leader de la croisade énergétique universelle.

 

Quelle prétention à vouloir sauver la planète en trainant dans la misère ceux qui n’ont en rien contribué au supposé péril imminent, dont des « experts » auto proclamés prêchant pour leur fond de commerce prédisent qu’il est pour demain. Surtout que le discours tenu par des ayatollahs dont le sens de la mesure est égale à leur incapacité à juger du poids de l’anthropocentrisme dans cette dérive climatique est truffé d’approximation fumeuse, comme celles sur les mérites de la voiture électrique qui si elle était généralisée mettrait les constructeurs français à la remorque des chinois.

 

 

Non, il n’y a pas le feu au lac et rien n’interdit de rester serein face au déferlement d’injonctions ineptes puisque les thuriféraires de la cause écolo s’exonèrent des contraintes qu’ils tentent d’imposer aux gens d’en bas.

 

Macron incapable de tenir son pays s’en va donner des leçons à la planète qui se marre d’entendre le petit coq gaulois chassé de son poulailler aller caqueter dans les instances internationales. Pour un Trump qui le moque ouvertement combien d’autres rient sous cape ?

 

 

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 09:46

Le verdict est sévère, cruel même pour celui qui s’était fait élire en surfant sur les rejets des politiciens de l’ancien monde, les gens n’en peuvent déjà plus de Macron et de ses leçons planétaires, pire encore ils n’en veulent plus. C’est un véto mis à sa méthode comme à sa politique.

 

Il faut être d’une naïveté suicidaire pour prétendre comme le font les hérauts de Jupiter qu’en puisant dans la boite à outils des mesurettes fiscales le lien, sciemment effiloché avant d’être cassé méthodiquement par une verve méprisante et des saillies vulgaires « Qu’ils viennent me chercher … »  se rétablira. Entre le prince sur son Olympe et son bon peuple le contact est rompu. « Cause toujours … » aurait jacassé la Zazie de Queneau.  

 

Un premier ministre aussi raide qu’un Juppé des années Chirac pourra toujours créer une énième usine à gaz pour subventionner la taxe qu’il vient de surajouter conjuguant l’imbécilité à la complexité, que rien n’y fera et la crise durcira.

 

La personne du président est frappée de détestation. Sarkozy était flétri pour ses tics de nouveau riche qui transpiraient la vulgarité, Hollande pour sa gouaille de potache et son allure de plouc normand mais l’un et l’autre gardaient un solide sens politique, et n’auraient pas apostrophé en public un quidam avide de retrouver un job. « Il suffit de traverser la rue … » Macron est honni !

 

Rejeté par les « communards » qui ont perçu que le mystificateur les tenait pour des buses, Macron tel un Sisyphe redescend d’un étage chaque fois qu’il tente de reprendre la main par des annonces encore plus fumeuses que la veille. Jusqu’à toucher le fond ?

 

Il existe pourtant une solution, pas disponible dans la boite à outils, mais dans l’arsenal constitutionnel. Puisque les électeurs de Macron ne se retrouvent plus dans leur président, celui-ci doit en tirer la leçon et remettre son mandat à la disposition des citoyens floués.

 

Seuls les gens à nouveau consultés peuvent lui donner la légitimité qu’il a dissipée après deux ans de pouvoir absolu. Sortir par le haut de la nasse où il s’est enfermé en prenant une posture planétaire - comme si la France de Macron était le centre du monde - est possible. Laisser la situation pourrir, laisser la rue aux manifestants et les carrefours aux « Jacques » pourrait mal finir : au chef de l’état, si tant est qu’il en ait l’étoffe, d’en prendre la mesure.

 

Remettre son mandat en jeu permettrait au pays de retrouver le calme sous l’intérim d’un homme de bon sens et d’autorité, d’un démocrate populaire mais pas racoleur.

 

Et qui sait si après une campagne présidentielle sous le signe de l’apaisement et de la reconquête des territoires, le président du sénat, le vétérinaire de Rambouillet, Gérard Larcher, ne deviendrait pas le président de la république de préférence au banquier de Rothschild ?

 

Un véto pour guérir de nos maux … De Gaulle ne disait-il pas : "les français sont des veaux?"

 

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 10:20

KO quelque soit la vérité. Qu’il ait ou non essayé de faire accélérer le processus judiciaire visant Sarko Fillon s’est mis KO.

 

C’est la dure loi du métier : quand on rate sa cible on peut se faire en retour exploser. Et c’est ce qui arrive à Fillon.

 

Prouvant que dans la jungle qu’est le paysage politique seuls les grands fauves peuvent survivre. Fillon la fleur au fusil s’est pris les pieds dans le tapis. Sa cause est entendue, et les dénégations qu’il peut produire ont pour seul effet de le victimiser et non de le disculper.

 

Devoir reconnaître, quand on prétend au titre de chef de l’opposition, que l’on accepte de déjeuner avec l’éminence grise (et tordue) de l’Elysée c’est l’erreur suprême. C’est admettre qu’en catimini on maintient des contacts avec l’ennemi.

 

Peu importe ce qui s’est vraiment dit, dès lors tout devient plausible. Qui peut jurer qu’entre la poire et le fromage, après quelques bons gorgeons, on ne se laisse pas aller à quelques vœux pieux : « Et si tu m’accélérais cette procédure … ! » bien entendu sur le ton de la plaisanterie, et au second degré, mais le message est passé.

 

Pour les gogos et pour eux seuls on déposera plainte en diffamation, qui dans les meilleurs cas sera audiencée dans deux ans. Date trop proche des présidentielles pour qu’un président de tribunal la maintienne au rôle. Elle sera traitée après les élections. D’ailleurs c’est mieux pour Fillon qui a toutes les chances d’être débouté. L’offre de preuves qu’apporteront les deux journalistes est suffisante pour leur éviter d’être condamnés.

 

Si Fillon croyait pouvoir jouer un rôle en 2017 c’est râpé ! Et qui le regrettera car sauf à s’être trompé sur le personnage il s’est fait connaître pour sa capacité à être victime plutôt que gagnant !

 

 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:31

beaufs 2Il y a quelque chose de réconfortant à voir Hollande s’enfoncer jour après jour dans les sondages, décevoir encore un peu plus jusqu’à être la première personnalité dans une démocratie à obtenir un score soviétique  (97 %)  d’opinion défavorable.

 

 

Même si dès le début de son mandat il était clair qu’il irait dans le mur, on préférait s’être trompé et pouvoir faire amende honorable

 

Aucun plaisir cynique par ailleurs à voir ce mou benêt, archétype du beauf de la caravane d’à coté prouver par l’absurde qu’il faut un minimum de classe pour faire président des français, on ose pas écrire : de présider aux destinées de la France, tant en est incongrue l’idée.

 

En fait sa chute abyssale témoigne des limites de la communication politique. Les meilleurs, les plus madrés, ceux qu’on convoque pour tenter de transformer une retraite en repli, un demi échec en une victoire qui commence à se dessiner … si ce n’est une débâcle en succès, ces communicants de crise affairés au château pour nous vendre le Hollande « nouveau » n’y peuvent rien changer : aux yeux de 97% des français Hollande est un mauvais … président qui a tout échoué.

 

Et si en dépit de ce constat certains persistent à croire aux bienfaits de la communication qu’ils songent au flop du retour de Sarkozy – certains évoquent un bide. Pas faute lui aussi d’avoir recruté les meilleurs – ou prétendus tels, les plus dévoués – si ce n’est intéressés, ce qui n’est pas incompatible. In fine le français ne s’est pas laissé berner, celui qui s’est fait viré par Hollande en 2012 sans depuis s'en être expliqué, n’a pas changé. Menteur, roublard et hâbleur il n’inspire pas plus confiance qu’un arracheur de dents quelque soit le communicant qu’il mandate pour masquer cette évidence.

 

Réconfortant l’impossibilité de tromper les électeurs dans la durée, de faire passer des buses pour des aigles. Même si l’illusion peut être créée, le communicant est impuissant à faire d’un beauf un habitué des beaux quartiers.

 

Reste aux beaufs la possibilité de s’assumer … et d’économiser le coût des faiseurs d’image, toujours financé par les contribuables.

 

 

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 09:45

On aurait compris que Montebourg se voit confier une chaire à l’Insead, à défaut d’Harvard où les cours ne sont prodigués qu’en anglais.


Le grand donneur de leçons aux chefs d’entreprise, le matamore qui expliquait comment sauver Florange et éviter à PSA la fermeture d’Aulnay*  n’était-il pas le mieux placé pour transmettre sa "science" et ses avis éclairés aux élèves manageurs et futurs chefs d’entreprise ?

Mais non ! On découvre sidéré qu’il prétend à une bourse financé par l’Etat pour s’inscrire comme simple alumnus dans cette respectable école de management.

Il ne lui suffit pas d'avoir contribué au désastre économique que le pays subi depuis (et avant d’ailleurs tout autant) l’arrivée de Hollande aux affaires, mais il voudrait faire financer par le contribuable l’acquisition des compétences dont il a cruellement manqué quand il était ministre du redressement productif. Preuve qu’il reconnait avoir mis la charrue avant les bœufs.

Ironie de l’histoire il va côtoyer certains des chefs d’entreprise et managers que par son indigence à comprendre les problématiques auxquels il prétendait apporter la bonne solution le ministre toujours pontifiant a envoyé dans le mur !

Cet exemple mieux que tout autre atteste de l’incompétence des hommes choisis par le Président pour conduire les affaires du pays. Solliciter une bourse revient à taxer le contribuable en plus des dommages déjà causés ! A-t-il même conscience de son indécence ?



*  toutes choses qu’il a échoué à obtenir -

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 21:30

La suppression de deux dispositions emblématiques du sarkozisme vont dans le bon sens. Créer des exceptions à la règle générale sert rarement l’intérêt éponyme. Or qu’est ce que gouverner si ce n’est tendre à mettre ce dernier au cœur de ses préoccupations en résistant aux pressions des marchands d’exceptions ?

Si le libéralisme c’est la loi du marché moins ses inconséquences, alors les dispositions relatives à la TVA sur la restauration et la défiscalisation des heures supplémentaires étaient deux aberrations que les socialistes ont raison d’abroger.   

Baisser la TVA des restaurateurs a été une mesure inefficace et couteuse en matière de création d’emplois, mais la plus visible en matière de clientélisme. C’était une promesse racoleuse édictée par un sphinx déclinant et reprise par Sarkozy pour ne pas s’aliéner l’électorat influencé par les ...  cafetiers.

Défiscaliser les heures supplémentaires a été une décision inepte. Puisque cette mesure n’avait que des effets négatifs : perte de recettes pour le budget de l’Etat, perte de création d’emploi, et distribution de pouvoir d’achat alors que c’est l’investissement et non la dépense qui était supposé être le moteur de la croissance – selon la doctrine libérale.

Comment Sarkozy, le libéral, a-t-il pu se laisser entrainer à de telles ruptures avec les sacro saints principes qu’il prétendait défendre par ailleurs ouvertement ?

Le plus cocasse c’est que ce sont les socialistes qui, à rebours de la doctrine de leur parti, font du libéralisme sans en avoir l’air.

Ne boudons pas notre plaisir et félicitions Hollande pour continuer à faire ce que tous les socialistes au gouvernement ont souvent fait mieux que leurs concurrents de droite : du libéralisme sans complexe !

Pourvu que ça dure !

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 09:59

merah.jpgLa question ne relève pas de la morale. On ne fait pas l’apologie d’un terroriste, d’un assassin en regrettant que les circonstances de son arrestation restent nimbées de mystères. On n’interdira pas le questionnement en anathématisant ceux qui questionnent les méthodes employées pour mettre hors d’état de nuire Mohamed Mehra.

C’est pourtant ce qu’ont fait tous les politiques depuis l’étonnante issue fatale de l’intervention du Raid.  Seule certitude Méhra qui devait être pris vivant est empêché de parler ! Et ceux qui comme les israéliens s’y connaissent en matière de capture d’individus dangereux sont formels : Mehra pouvait être récupéré vivant. Dès l’instant où il avait renoncé à se shooter lui même.

Alors pourquoi avoir assuré l’omerta par deux balles mortelles plutôt que la neutralisation sans dégâts létaux. Quel danger pouvait représenter l’électron libre du terrorisme, puisque selon la version policière il n’était qu’un loup solitaire agissant hors de tout réseau !

Le patron du GIGN qui n’a rien d’un aigri, les commentateurs étrangers qui n’ont pas d’a priori, tous réfutent l’impossibilité de mettre fin à la folle aventure autrement que par des deux balles dans la tête.

Les relations entre les patrons des services spéciaux et le jeune terroriste sont avérées, les questions relatives au financement de ses voyages sans réponse, les manquements à sa surveillance trop prégnants pour s’interdire d’imaginer que la raison d’état l’a emporté sur toute autre considération.

L’omerta meilleure alliée de la raison d’État ? On ne peut le prouver, on peut légitimement craindre que Mérah en savait beaucoup trop pour être autorisé à parler.

 


 


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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 08:40

melenchon-copie-1Sarkozy peut – presque - dormir tranquille, Mélenchon a miné la campagne socialiste. Impossible de déborder Mélenchon sur sa gauche, l’espace y est occupé par deux trotskystes, impossible de racoler vers le centre, mollement occupé par Bayrou.  Hollande voit son électorat s’éroder (10 points de moins en deux mois) sans paraître capable de faire cesser l’hémorragie. Et ce n’est pas le coté Guy Mollet du personnage et son art consommé de cultiver le flou qui va galvaniser les énergies de militants déboussolés.

Peu importe que Mélenchon, comme il le pronostique, passe devant le candidat du PS :  le mal est fait. Il n’y a pas fusion possible entre les thèses anti capitalistes revendiquées par le front de gauche et les potions socialisantes proposées par le candidat rose. Le PS s'écartélera entre les deux tours en voulant prouver que les deux approches sont miscibles dans un gouvernement composé mita mita par des élus de ces deux formations.

Europe vs nationalisme, économie de marché vs contrôle étatisé, sélection des flux migratoires vs régularisation massive. Aucun de ces sujets, parmi tant d’autres,  ne prête à compromis : c’est l’un ou c’est l’autre, mais il n’existe pas de solution médiane, quoiqu’en diront les caciques du parti. Ce sera à Sarkozy d’enfoncer le clou et son concurrent flou.


Si Mélenchon est devenu en quelques semaines le meilleur des sarkozistes, il reste encore à Sarkozy de ne pas redevenir, comme il le fut au début de son mandat, le plus efficace des anti sarkozistes.
 

C'est bien la dernière chance de Hollande !

 

 

photo : Le Parisien

 


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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 08:48

dsk_benet-copie-1.jpgOn l'a échappé belle !

 

la France a manqué être confiée à un personnage illustre certes, puissant à l'évidence, mais au demeurant naïf, si ce n'est niais ! En fait la France a manqué s'offir à un benêt !

 

C'est la leçon que l'on peut tirer des extravagantes mais bien réelles déclarations des avocats de DSK après la mise en examen de leur libertin de client pour proxénétisme aggravé.

 

Que nous serinent les porte-voix de l'ex chou chou des sondages, de l'ex candidat préféré de la gauche caviar et d'une partie de la droite anti sarko ?

 

que M Strauss Kahn, le docte professeur d'économie et de politique, ignorait tout du statut des jeunes femmes délurées avec lesquelles il faisait quelques galipettes. Jamais au grand jamais il n'aurait pu penser qu'elles ne s'offraient pas spontanément à sa gaillarde personne, qu'elles ne se pamaient pas pour sa soixantaine ventripotante et sa calvitie naissante !

 

C'est le charme de jeune premier du fringant Dominique qui servait d'appat pour ces peu farouches amazones dont il faisait une gloutonne consommation ! Voila la fable que sont venus conter les avocats du directeur général du FMI, de l'homme rusé roublard qui dominait alors l'économie mondiale avant de présider - n'eut-il croisé Mme Diallo -  au destin de la France.

 

La ficelle est si grosse que cela aurait pu marcher ! Faire accroire que DSK ignorait les contre parties que les filles percevaient lors de ces parties fines. Tellement au dessus des contingences matérielles l'homme du Sofitel ne se préoccupait pas d'intendance et ignorait tout de la traite des blanches nous martèlent ses thuriféraires qui s'égosillent et dénoncent de leur voix outragées la cruxifixion de leur martyr.

 

Des magistrats ont décidé que l'on ne pouvait avoir été maitre du monde - ou presque - en étant un fieffé benêt, et que M Strauss Kahn avait suffisamment bourlingué pour avoir été déniaisé.

 

Et la fable du DSK ignorant que les relations consenties étaient tarifées n'a pas emporté la conviction de ses juges lillois. Ni niais ni benêt, DSK doit maintenant assumer ses turpitudes !

 

Et ça chez un homme politique, de quelque bord qu'il soit, ce n'est jamais spontané.

 

photo Le Parisien

 


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