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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 11:48

C’est un recul en rase campagne qu’annonce aujourd’hui le gouvernement en gelant les cultures OGM plein champs, c’est un pas vers l'idéologie de la décroissance. Le catastrophisme médiatique et l'écolo totalitarisme ont fait reculer les dirigeants avant même que ne se tienne le Grenelle de l’environnement.

singe.JPGL'unanimisme des politiques pour récupérer le courant vert a tari le débat sur le conflit entre développement économique et protection de la nature. Quand 20% de la production agricole mondiale provient de cultures OGM et nourrit plus d’un milliard de terriens, les états d’âme d’une flopée d’obscurantistes en mal de publicité met en péril la recherche scientifique dans un domaine où la France fut longtemps pionnière.

De moratoires en moratoires, de guéguerres en guéguerres les activistes du retour à l’age de pierre qui ne représentent pas même 1% lors des élections sont parvenus à gangrener le processus de Grenelle avant même son commencement.

Les ravages de l’écologie politique sont à la mesure des défis proposés par les progrès du savoir : considérables. Que ce soit dans le domaine des cellules souches, du nucléaire de 4 ème génération, des plants OGM la France et l’Europe opposent une inertie dont les pays en voie de développement ont tout lieu de se féliciter.

Aux tenants de l’écologie de la peur, de la décroissance, à ceux qui forcent irrémédiablement à remonter dans l’arbre, il faut rappeler que le progrès du savoir est le seul moteur de réduction des inégalités.

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 21:43

BK alias Bernard Kouchner est la dernière victime du syndrome de la spirale. D’autres avant lui ont subi sa malédiction.


bk.jpg Messier, de Villepin, Jospin pour ne citer que les plus fameux n’ont pu échapper à son effet dévastateur. Kouchner entre dans la tourmente, son sort est scellé. Quoiqu’il dise, quoiqu’il taise il aggrave son cas.


C’est une affection dont on ne guérit pas. Elle surprend au moment où tout semble sourire : interventions remarquées, silences admirés, ascension fulgurante dans la hiérarchie qui désigne le postulant comme l’un des plus brillants de sa génération. La spirale propulse vers les sommets.


Et c’est sans prévenir que la spirale s’inverse, que la glissade s’accélère et fait dégringoler du haut de sa suffisance. Rien de ce qui est tenté n’a d’effet, si ce n’est l’effet inverse de celui escompté. Tout semble se liguer pour faire du brillant promu un médiocre déchu dont les talents qu’on lui avait attribués s’avèrent immérités.


Messier fut le maître du monde avant de quitter Vivendi en paria, de Villepin s’est vu à l’Elysée avant de ployer sous les huées du CPE, quand à BK il se croyait le nouveau Briand de la politique étrangère et se retrouve ravalé au rang d’un « Condorcet ».


Peu importe que ce soit pour une posture de va-t-en guerre ou pour un bol de riz sur une plage de Somalie. Le syndrome de la spirale frappe indistinctement tout ceux qui ont dépassé leur niveau de compétence.  Il écime sans état d’âme les arrivistes, les  mystificateurs… et les oies blanches qui se prennent pour la Pucelle.

 

 

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 14:54

C’est une profession qui fleure bon la décoction de camomille. Le trébuchet y sert encore à la préparation magistrale qui se concocte dans l’arrière boutique. Pas de risque d’attraper un courant d’air, l’atmosphère y est confinée, les gouvernements passent et les potards traversent les crises.


pharm.jpg C’était compter sans la Commission européénne qui fait à la France obligation d’ouvrir le marché des pharmacies. Tout un chacun sait bien que cette profession a troqué depuis longtemps sa vocation médicale pour distribuer l’éventail des produits qu’elle a abusivement qualifié de « para pharmacie » et qui se vendent en supérettes. Qui ne sont pas, elles, soumises au numerus clausus.


Gagner sur les deux tableaux, celui qui protège les spécialités médicales et concurrencer la GMS pour les produits grand public, c’est ce que la pharmacie française pratique depuis les années 60. A juste titre, semble-t-il, la commission a décidé de mettre un terme à cet abus et a enjoint le gouvernement de libéraliser cette profession : ouverture aux chaînes de distribution et disparition du numerus clausus.


Cette bouffée d’oxygène en pharmacie vient de raviver la grogne des potards. On leur tond la laine sur le dos. Certains menacent de faire la grève…des génériques. On peut dire qu’ils ne manquent pas d’air !



PS  La libéralisation frappe l'Italie

 

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 21:57

Un Grenelle de l’environnement qui se profile, des ayatollahs écolos tout occupés à rédiger leur fatwas, cette histoire de pesticides est une occase rêvée. Un effluve de colonialisme, une once de catastrophisme, et beaucoup d’imagination c’est le cocktail détonnant  concocté au pays de la banane par le ponte Belpomme.


Il aura fallu moins d’une semaine à ce cancérologue parisien pour dresser un constat accablant de l’usage des fertilisants dans les Antilles. L’épidémiologie est une discipline récente qui s’entoure de nombreuses précautions. Identifier la chaîne de causalité dans les décès attribués au cancer requiert la collection d’une masse considérable d’informations qui s’étend sur plusieurs années.


Le professeur Belpomme est un expéditif qui ignore le doute et délivre des conclusions. Dans un pays qui s’interdit la recherche des facteurs de prédisposition au développement des cancers environnementaux, dans un pays qui s’interdit de développer les plants OGM permettant de se passer de pesticides, fongicides et autres insecticides, les certitudes de Mr Belpomme tombent à pic pour stigmatiser les exploiteurs du sol antillais.


Les récupérateurs de cette troublante affaire n’ont pas tardé à se manifester : bizarre, les autonomistes sont restés muets ! Ca pue trop la manipulation.

 

 

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 10:02

Un Jospin béni sur la droite, une madone immolée sur la gauche, au centre son ex porte la croix, vous voyez la cène 

C’est une métaphore bien spirituelle pour les héritiers du petit père Combes que l’évocation de la crucifixion de Jésus a du réveiller en sursaut. Le PS cherche sa voix et celle d’outre tombe du vieux Lionel n’a pas fini de résonner aux oreilles de militants déboussolés.

Malraux l’avait prophétisé, Ségolène la fait : ce siècle sera religieux ou ne sera pas ! On erre en plein mysticisme, en déni de réalités. Le monde Royal est peuplé d’illusions, de faux semblants et de vraies tromperies. Son entourage la béatifie pendant qu’elle abêtit, la sanctifie alors qu’elle s’enlise et la déifie dans la défaite. Jésus n’a-t-il pas prophétisé : « les derniers seront les premiers… » ?

La charge jospinienne n’a rien de très catholique, elle a un relent de vachard revanchard. Sûr qu’il ne l’emportera pas au paradis ! Avec de tels amis la Jeanne du PS peut se dispenser d’adversaires. Elle pourra toujours se consoler si elle échoue, n’est –elle pas la seule à pouvoir reprendre à son compte l’apostrophe du Christ à ses ennemis : « Mon royaume n’est pas de ce monde ». Et ça c’est carrément Royal !



 

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Published by Candide - dans Politique
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 14:24

L’Iran est passé à la vitesse supérieure. Kouchner aussi. L’enrichissement de l’uranium a quitté le stade « artisanal » pour devenir industriel.  L’enjeu est stratégique : il s’agit de posséder l’arme nucléaire et les occidentaux, toutes voiles dehors, ont candidement expliqué aux iraniens tout le mal qu’ils pensaient de leur programme militaire.

Pourquoi les iraniens devraient obtempérer ? pourquoi ne devraient-ils pas résister comme le fit de Gaulle dans les années 60 face au diktat des anglo saxons ? Et la France eut sa bombe, même que Chirac 30 ans plus tard, nargua la communauté des nations en la faisant exploser, à peine nommé : il semble que l’on ait oublié. Dans la rubrique « fait ce que je dit, ne fait pas ce que je fais » on est rarement allé aussi loin.

Kouchner a relu sa « guerre des gaules » et a actualisé la paradoxe de César : « si vis pacem para bellum ». Grand moment de bravitude guerrière. Son apostrophe des dirigeants iraniens sur une chaîne de télé française le jour où les israéliens détruisent du matériel nucléaire sans doute destiné aux iraniens – n’est qu’une dramatisation à usage interne destinée à conjurer le spectre de Munich.

Mais en coulisses c’est toute autre chose, Edgar Hoover le dernier grand patron de la CIA remarquait, si vous ne pouvez empêcher vos ennemis de vous nuire, faites en des amis. Après tout l’Iran mérite autant d’égards qu’Israël, le plus expansionniste des pays du Moyen orient, ou de tant d’autres pays qui ont, en simulacre de catimini mais sans aucune sanction, développé leur propre arsenal atomique. Ne les a-t-on jamais vu menacer quiconque de s’en servir ?

Les rodomontades, destinées à l’opinion publique, permettent aux discussions sérieuses de se dérouler derrière leur écran de fumée. Les va-t-en guerre embourbés dans les pièges afghan et irakien sont hors d’état de mettre leur menaces à exécution, ce que les mollahs ont intégrés dans leurs plans.

Toute cette rhétorique n’est que poudre aux yeux : l’essentiel est ailleurs. Dans l’orgueil de l’une des plus anciennes nations, dans sa reconnaissance par le plus puissant des états de son statut de puissance atomique.

En matière nucléaire aussi, possession vaut titre.


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Published by Candide - dans International
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 21:23

Une volée de bois vert c'est ce que Sarkozy a expédié aux responsables de la BCE. La posture présidentielle renvoie aux méthodes franco françaises les plus éculées qui consistent à s'attribuer un rôle professoral, à dicter le vrai – ce qu'on ne fait pas- et décider du faux, ce que les autres font. Les français souvent et les gaullistes ou ceux qui s'en réclament plus souvent encore, se sont spécialisés dans cette démarche là.

Sarkozy nous promettait la rupture, il nous offre la continuité dans le registre le plus détestable de l'arrogance gallique.

Fustiger la banque centrale européenne n'a de sens que si l'opprobre est jeté par une large majorité de pays. Mais lorsque la critique est circoncise à un seul pays, qui se dispense de respecter les critères communs à tous les membres de l'union, on sent la manipulation.

La France n'a pas le monopole des distorsions par rapport aux exigences budgétaires, mais d'autres pays ont la décence de rester discrets et s'interdisent de donner des leçons d'orthodoxie financière alors qu'ils dérogent « aux minimum syndicaux ».

Ce n'est pas le cas de la France dont l'outrecuidance est sans limite, que peut venir une critique audible de l'attitude la banque centrale. Sarkozy devrait commencer par balayer devant sa porte avant d'invoquer la responsabilité de la BCE, de l'euro fort quand ce n'est pas de Voltaire pour justifier la mauvaise performance de notre économie.  L'irresponsabilité de nos dirigeants transcende tous les courants de la vie politique nationale. Mais à l'échelle européenne c'est à un total discrédit que la diatribe sarkozienne nous conduit.

Sur ce terrain Villepin n'a pas tort de stigmatiser en Sarkozy un imprécateur. Même si  coté discrédit, l'ancien premier ministre ne craint aucune concurrence.

 

 

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 21:24

Du quel de ces qualificatifs relève le conflit social de l’usine Goodyear d’Amiens ? Ce site industriel au sens étymologique traverse une période critique car confronté à la stagnation du marché de l’automobile, au renchérissement du coût de la main d’œuvre et aux différents effets de la mondialisation.


Deux stratégies s’opposent pour assurer sa viabilité : celle de l’entrepreneur qui veut améliorer la performance de l’outil de travail en réduisant les coûts salariaux, celle des syndicats qui s’opposent à l’allongement de la durée contractuelle du travail et à la réduction du nombre d’emplois et exigent de mobiliser plus de capitaux.


Chacun est dans son rôle.


La question ainsi posée peut –elle être tranchée par les salariés et c’est le referendum proposé par la direction ou est-elle du ressort exclusif des syndicats comme ceux-ci l’ont exigée ?


La question n’est pas banale car si la représentativité syndicale n’est rien moins qu’assurée, la compétence pour apprécier où se situe la meilleure défense de l’intérêt des employés n’est pas distribuée équitablement chez tous les salariés.


Anecdotique certes car l’usine n’emploie que quelques 2500 personnes et le risque de contagion n’existe pas, emblématique tout autant car les entreprises industrielles de ce pays font ou feront toutes un jour face à ce type de remise en question.


Rendre impossible le questionnement des collaborateurs par des méthodes héritées de feu la lutte des classes atteste de l’archaïsme des interlocuteurs syndicaux. Nier les effets de la mondialisation et verrouiller la libre expression n’est pas de nature à améliorer l’image syndicale jusque dans le monde ouvrier. Le jusqu’au boutisme syndical est suicidaire dans les entreprises privées.


Faut-il, et c’est l’une des options des réformes sociales à venir, imposer l’appartenance syndicale à tous les salariés pour diluer les irréductibles des centrales « révolutionnaires » dans un mouvement réformateur, c’est une option qui aurait eu le mérite d’éviter le blocage d’Amiens. Encore faudrait-il que les patrons ne s’opposent pas à l’institutionnalisation des syndicats.


D’un coté comme de l’autre il y du chemin à faire pour se moderniser.

 

 

 

 

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 13:00

6  967  c'est le nombre de lecteurs du billet  "Les sigles qui fâchent".  6 967 lecteurs et aucune réponse à la question : en quoi l'empreinte ADN est-elle privative de liberté ?

Sans doute qu'il n' y a pas de réponse.


Cqfd



Relire : Les sigles qui fachent

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 21:58

Disparaître quand on fut l’enfant chéri du petit écran, le surdoué de la génération qui fit la télévision ça déclenche nécessairement une avalanche de compliments. Tous se souviennent combien ils furent son ami, son proche, son confident, son complice de tous les instants. L’essentiel c’est d’être l’un de ceux qui l’ont côtoyé, admiré, soutenu dans les instants de doute et aux quels il doit, à les en écouter, d’être ce qu’il fut.


jm.JPGNe jouons pas les empêcheurs d’encenser en rond : Jacques Martin n’est plus et on est triste pour les siens. Il a réjoui une génération de parents dont la progéniture était dressée pour passer à Dimanche Martin. Vous vous souvenez de ces têtes blondes ahanant les refrains de chansons qui ne rimaient à rien devant des parents ébahis et un théâtre de l’Empire investi par des papys mamys décatis.


L’abrutissement télévisuel dominical incontournable, le niveau absolu de l’abêtissement infantile, c’était l’émission phare de l’ami Martin : l’école des fans. Alors même si on est le seul dans notre coin à ne pas partager le délire médiatique, on remercie la direction de France 2 d’avoir fini par interrompre cette démonstration hebdomadaire de débilité collective indigne d’une chaîne publique.


Le Martin du petit rapporteur aurait du tirer sa révérence sans passer par la case papa gâteux où il s’est embourbé. Il restera le souvenir d’un touche à tout de génie, d’un gone impertinent et d’un joyeux luron. Ce saltimbanque là on le salue.

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