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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 10:13
 

Il y a des sigles qui fâchent, inquiètent, suscitent l’émotion et déclenchent des réactions partisanes sectaires et définitives dans une partie de l’opinion. Opinion composée d’individus rarement qualifiés sur le thème concerné et incapables de justifier leur ostracisme autrement qu’en s’appropriant les inepties répandues par des organisations intéressées à cette désinformation. Il en est ainsi des OGM. Il en est ainsi de l’ADN.

adn1.JPGLa réaction outrée à la proposition du député Mariani de valider par ADN la filiation de certains immigrés dans le cadre du regroupement familial est à ce titre révélateur du syndrome décrit ci dessus. Quoi de plus banal que de vouloir s’assurer que le regroupement familial se limite aux membres de la famille tels qu’ils sont définis dans la loi. Et quel autre moyen existe-t-il pour s’en assurer que de faire appel à la génétique ? On ne trompera personne en affirmant que le but est de dépister les fraudeurs, les faux frères et vrais faussaires qui s’engouffrent depuis l’ère Giscard dans ce dispositif.

 

L’empreinte ADN est au XXI ème siècle ce que l’empreinte digitale était au XIX ème. Le moyen le plus sûr de signer son identité. L’information complémentaire que ne recelait pas l’identification digitale est le rattachement à une famille donnée. On peut sans risquer d’être contredit affirmer que la signature génétique remplacera au cours du siècle toute autre moyen d’identification. Il suffit de substituer un séquençage global à l’échantillonnage aujourd’hui pratiqué pour obtenir la plus parfaite des signatures. Les techniques et les coûts nous éloignent encore de cette possibilité. Mais c’est à terme la solution.

 

Les protestataires contre l’application de l’amendement Mariani évoque une atteinte aux libertés. On peine à suivre le raisonnement. Il n'y a rien de moins invasif qu’un test ADN, un cheveu coupé en quatre fait très bien l’affaire. Le taux d’erreur (moins de 1%) dans la technique d’échantillonnage ne peut en aucun cas invalider le recours à cette analyse.

 

L’hypocrisie de ceux qui hurlent au fichage généralisé s’étale ouvertement quand on sait que ce dispositif ne concernera que les candidats à l’immigration pour les quels les éléments de filiation ne sont pas probants…et même si il devait concerner tous les candidats, on cherche par quelle perversion du raisonnement le fait de connaître leur identité serait une atteinte aux libertés.

 


Peut être une réponse dans les commentaires…..

 
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Published by Candide - dans Libre Cours
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 22:10

C’est la figure emblématique du type qui les accumule. Il a été porté au pinacle et soudain tout s’écroule autour de lui, sans qu’il ait le temps de comprendre ce qui lui arrive. Il est le concentré de ce que les français peuvent aduler et puis sans que le personnage n’ait changé mépriser.


lp.jpgC’est le syndrome de la spirale. Le succès appelle le succès, la notoriété monte à la tête, tout semble conforter l’idée de supériorité et soudain, brutal renversement, la spirale qui jouait à la hausse s’inverse et propulse vers les abîmes sans aucune branche pour se récupérer.


Il a suffit d’une bévue, d’un match perdu, d’une affaire de gros sous et le Laporte porté aux nues n’est plus qu’un pantin ridiculisé par ceux qui le craignaient. Ses coups de gueule n’impressionnent plus personne, ses amis se sont évanouis, il est la cible des quolibets. On ne va pas moquer celui qui a ridiculisé la réhabilitation du sacrifice du jeune résistant. Il s’est déconsidéré.


On ne pleurera pas un personnage suffisant, un flagorneur indécent instrumentalisé par un président bien mal avisé.


Ex futur ministre, sélectionneur décrié, profiteur avéré, ce monsieur Laporte porte un nom prédestiné pour se faire virer.

 

 

 

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Published by Candide - dans Sport
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 21:48

Le trouble est perceptible, indescriptible parce qu’il ne repose sur aucune donnée tangible. Mais l’atmosphère change imperceptiblement, les béni oui oui ne se sont pourtant pas démobilisés, les hagiographes ne restent pas les plumes croisées et les cireurs de pompe s'activent avec leurs brosses. Mais insidieusement le doute s’installe, l’engouement se dissipe, l’enchantement faiblit, la perspective du changement cède à la réalité des pesanteurs sociologiques.


Il ne s’agit pas de noircir ce que l’opinion dans sa majorité n’a pas encore perçu. Les sondeurs donnent toujours au président un solde très positif d’avis favorables et quand un institut perçoit une baisse un autre note une tendance inverse.


Il s’agit d'alerter sur un pressentiment que ce blog persiste à formuler : le style du président fait obstacle aux projets du candidat. On ne peut pas réformer le pays sans casser des œufs. Le candidat a trouvé les mots pour convaincre les électeurs d'entamer un cycle réformateur, mais le président apparaît frileux, hésitant, réticent à franchir le pas. Un potard scrutant son trébuchet pour mesurer les potions que son patient doit ingurgiter ne prendrait pas plus de précaution.


Sarkozy semble douter qu’il est temps de croiser le fer avec ceux que Mitterrand a convaincu de leur bon droit de croiser les bras. L’opinion qui l’a soutenu ne comprendrait pas que tel un Chirac II il se fasse le chantre de la procrastination. Elle basculerait et n’aurait que mépris pour celui qui l’aurait séduite avant de la cocufier.


C’est le sentiment qu’une duperie n’est pas exclue qui flotte ces jours ci. Un signal fort est nécessaire pour chasser cette odeur de déjà senti, avant que ne s’installe un climat délétère.

Bonaparte s’est engagé sur le pont d’Arcole, Napoléon est né de sa traversée.

 

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Published by Candide - dans Politique
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 18:59

Les mauvaises langues prétendent qu’il faut toujours se méfier du Borloo qui dort*…. On l’a aperçu fringant au Groenland où il est parti avec une clique d’écolos contribuer au réchauffement climatique en y brûlant quelques tonnes de kérosène. C’est vrai que le mois d’août à Paris n’a pas permis de tirer ce type de conclusion.

borloo-copie-1.jpgDepuis que Sarkozy l’a mis aux verts il a perdu l’usage de la parole, ce qui pour un as du barreau est une malédiction, mais pour l’avocat zélé de la TVA sociale le moyen d’éviter de s’embrouiller les pinceaux. Les âmes charitables – mais oui il y en a – prédisent de grandes retombées pour son futur Grenelle de l’environnement. Si d’ici là il est revenu des Seychelles où il doit aller vérifier la hausse du niveau des océans.

Peut-être pourra-t-il un jour prochain expliquer la mission d’un grand ministre de l’environnement. Il semble qu’il se soit fait doubler sur deux chantiers stratégiques : Coté OGM le sinistre Bové, toujours en liberté peu surveillée, gère le plan de destructions des plants, et coté réchauffement, il n’y a jamais eu d’été aussi frisquet, ce qui laisse à Delanoë et à ses ayatollahs un peu de temps avant d’imposer le vélo pour tous les déplacements.

A quoi donc sert le Borloo maintenant qu’il est sorti de son hibernation estivale ? On s'est déjà posé la question. Alors qu'attend-il pour présenter sa candidature à la succession du plus populaire des socialistes, le tout rose Delanoë ? Entre un siège de ministre ejectable du développement durable et le confortable fauteuil de Maire de Paris, il ne devrait pas y avoir photo. A condition de se jeter à l'eau !


 lire aussi :  Au casse pipe



La réponse de Borloo ne s'est pas fait attendre :

* Jean-Louis Borloo ne "déprime" pas à l'Environnement

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 09:34

6 ans après l’impossible attentat son instigateur nargue la chrétienté sur les écrans de télé gracieusement mis à sa disposition par la nation phare de l’occident. C’est la calamiteuse situation dont Georges W Bush et son administration ont été les fébriles artisans.


bl.jpgL’après onze septembre devait sonner le réveil des principes démocratiques et permettre l’accession à la liberté des peuples opprimés. Le croisé texan allait imposer les valeurs universelles, éradiquer les germes du terrorisme et rendre le monde plus sûr et plus prévisible.


Pour avoir voulu se battre sur le terrain des croyances, pour avoir opposé à une foi mystique une mission divine, pour avoir perverti les valeurs qu’il prétendait restaurer en combattant les  intégristes avec leurs propres armes Bush a fourvoyé son pays et les Etats alliés dans la plus sombre des impasses qu’a connu l’occident.


Les communismes pas plus que les fascismes ne pouvaient survivre indéfiniment à l’asservissement des peuples domestiqués. Leurs idéologies n’avaient pas de prises sur la conscience des populations, à l’exception de l’infime minorité qui en profitait. Les dictatures sombrent le jour où elles ne sont plus populaires. La chute du rideau de fer est là pour en attester.


Il n’en est pas de même chez les croyants qui n’ont qu’un job intérimaire sur cette terre. Opposer la chrétienté à l’islam comme l’a fait Bush a conduit à une surenchère dont les moins bien nantis ne pouvaient que sortir gagnants. Prendre fait et cause pour Israël état religieux colonisateur et impérialiste tout autant que puissance nucléaire et démocratique  ruinait auprès des populations arabes la crédibilité du discours américain sur la supériorité occidentale. Envahir l’Irak, l’Afghanistan et menacer l’Iran au nom d’une prétendue supériorité de nos valeurs portaient un coup fatal à cette prétention. Imposer notre mieux-être à des peuples selon le modèle d’une culture américaine amputée de l’empreinte d’une civilisation a conduit au désastre irakien.


Moins stupide qu’il n’y parait, mais plus inculte qu’il ne faudrait le texan n’a pas pris la mesure du divorce entre les cultures. Il a agi comme si Mac Donald et Coca Cola étaient un substitut à la fierté brisée des populations qu’il libérait du joug des dictateurs sanguinaires. Il a liquidé le dictateur, construit les Mac Do, fait couler le Coca et récolté la haine pour prix du sang de ses boys.


On lit son désarroi. Incapable de concevoir une autre stratégie il est piégé pour avoir dévoyé les valeurs qu’il arborait. Ben Laden est aux anges : Bush le laisse répandre sa propagande sur ses chaînes de télé.


Drôle guerre que celle où on invite à dîner celui qu’on veut exterminer. Pire qu’un constat d’échec, dans les territoires arabes ça résonne comme une reddition.

 

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Published by Candide - dans International
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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 14:34

Quand faut y aller, faut y aller ! Le gouvernement jusqu’à présent a entretenu l’illusion du changement. Les amuses bouches servis à ses électeurs peinent à calmer leur fringale de réformes et n'abordent aucuns des maux n fois identifiés et parfaitement répertoriés dans les discours du candidat président. Bien inutiles ces commissions, ces rapports qui s’accumulent et que Sarkozy nous ressert à profusion : du déjà vu avec tous les précédents gouvernants. Ah ! quand nous servira-t-on les plats de résistance ? 


C'est au bon vouloir du président, selon Fillon qui serait prêt sur les régimes spéciaux de retraite à changer de tempo, histoire de mettre la pression sur le chef. Tout ce tintamarre n'est donc qu’artifice de communication, et si c’est le prix à payer pour mettre les ruptures décisives au menu, alors banco !


Reste la nécessité pour le gouvernement d'obtenir un consensus "populaire" minimum pour des mesures que le bon sens rend indiscutable et l'économie incontournable : allongement de la durée de la vie active, allègement des coûts salariaux, fluidification du marché de l’emploi, réduction du poids des administrations, pour ne citer que celles qui ne font pas débat, sans même évoquer la nécessité de remettre en cause les fondamentaux de l’assurance maladie... l'alignement des durées de cotisation retraite n'est en comparaison qu'un hors d'oeuvres bien digeste !


Mais la gente syndicale de la fonction publique arc-boutée sur la défense de prérogatives et de privilèges indécents prend déjà l’opinion à parti. Le PS incapable de faire la synthèse entre une posture d’opposant et l’adhésion aux mesures d’équité prônées par Fillon se complet dans le verbiage incantatoire. In fine la tâche du gouvernement en sera simplifiée s’il accepte temporairement de sacrifier quelques points de popularité pour s'acquitter du mandat qu’il a reçu d’une majorité de français. Son opposition est incapable de propositions, entraînée dans une surenchère gaucho-démago.


Cet alignement des régimes spéciaux de retraite sur la règle commune sera le seul test de la capacité du président à passer des mesures symboliques aux plats de résistances et à proposer aux français du "consistant" à se mettre sous la dent. Car nul ne peut imaginer un recul qui signerait l'échec cuisant de toute ambition réformatrice et la "mort" de Sarko.
 
Alors chef, qu'est ce qu'on attend ?



 

 

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Published by Candide - dans Politique
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 17:57

Le monde de la Finance n’en finit pas d’intriguer. Ces gens sont contents d’eux. Depuis quelques années ils engrangent des profits conséquents en rançonnant leurs clients lambda, voir l’évolution des ponctions sur le client de détail, et en créant des produits sophistiqués sans connexion avec l’économie de marché. Ce sont les produits dérivés. Le problème c’est qu’il n’y aucun coupe feu entre l’activité bancaire adossée aux entreprises réelles et les flux virtuels nourris de la spéculation sur ces produits financiers.


Ces valeurs qu’ils se refilent en jouant sur leur complexité pour masquer l’ampleur des risques inscrits dans leur bilan, peuvent par effet de spirale grimper au firmament comme brutalement dévisser entraînant l’édifice, si un soupçon d’insolvabilité vient enrayer la mécanique. C’est ce qui se passe. Le métier de base du banquier est alors mis en péril par l'ignorance du niveau réel de ses engagements. D'où le gel de l’activité de support aux entreprises pour tenter d’enrayer la débâcle.


On a assisté incrédule à des prises de position incohérentes : le patron de la BNP jurant hier de sa solvabilité, avant de geler dans la panique les avoirs de ses déposants. Il se félicite 8 jours plus tard, dans une tribune libre du Monde,  d’avoir su éviter le pire : on croit rêver. Ce quidam n’a rien appris, il est prêt à recommencer. Le «  Monde », qui le publie sans commentaire, n’y trouve rien à redire* – sans doute la banque tient-elle le journal par les cordons de la bourse.


Aujourd’hui c’est son alter ego de la Générale qui se félicite dans le Figaro, alors que rien n’est réglé. L’effet boomerang causé par la chute de l’immobilier américain entraîne une réduction brutale des créations d’emploi aux Etats Unis et les bourses chutent sur tous les marchés, mais le petit Bouton peut être satisfait, ses émoluments ne sont pas en danger.

Les banquiers de ce pays sont issus de la fonction publique, de la haute administration. Ils se prennent pour ce qu’ils ne sont pas : des entrepreneurs. Ils n’ont aucune conscience des nuisances que leurs atermoiements, leur volte-faces peuvent infliger aux vrais patrons. Ils n'en sont pas, eux qui jouaient l’argent des entreprises aux bandit- manchots en prétendant faire des placements de père de famille. Ces apprentis sorciers, véritables bandits manchots, viennent de perdre le contrôle de leurs fonds de commerce, mais même plantés piteusement, voir Baudoin Prot de la BNP -  ils se pavanent fiers et arrogants. Ce ne sont pas eux qui remettraient leur mandat en question pour avoir failli à leur mission. Ils ne rendent de compte à personne.


Puisque Sarkozy doit relancer l’activité économique, et donner aux entreprises l’impulsion nécessaire et les ressources financières ad hoc, il peut faire œuvre de salubrité en remerciant le quarteron de banquiers dont les comportements passés et présents attestent l’irresponsabilité. Même si leurs institutions sont aujourd’hui privatisées, nul doute qu’il ait les moyens de ses fins pour leur offrir un placard doré.

 

 

*  Précisions : dans l'édition du Monde datée dimanche lundi 9 10 septembre, Eric le Boucher fustige les banquiers : " On découvre avec stupeur, dans cette crise, que les plus grands noms de la place ignorent scandaleusement ce qu'il y a dans leurs livres. ......
... Des gens si bien payés ont fait des bêtises, ils ne méritent aucune impunité. "

on dirait qu'il a trouvé son inspiration ci dessus !
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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 21:38

Leurs chants retentissent, et pour une fois rien que de plus normal, ne sont-elles pas en voie de reproduction ? Elles ont volé la vedette aux stars de l’ovalie. Les anglais, sous la houlette de Tony Blair - nouvellement converti au papisme - ont marqué l’essai et cet essai là ouvre le chemin à des bouleversements dans la recherche médicale dont l’écho ne s’éteindra pas au soir de la finale, que le XV de France y participe ou pas.


Le feu vert donné à la culture d’embryons pourvus du matériel génétique animal fait scandale dans les milieux catholiques. C’est un tabou que les chercheurs britanniques brisent en travaillant sur des cellules souches issues de cellules humaines clonées par apport d’ADN mitochondrial  bovin.


La fin justifie-t-elle les moyens ? A-t-on, pour comprendre les mécanismes dont les dérèglements conduisent à développer des maladies incurables, le droit de s’affranchir des interdits millénaires relatifs au sacré de l’humain ?


Les garanties apportées par les anglais ne sont qu’un cache sexe bien transparent. Ce délai de 14 jours avant destruction des cellules résultantes, établit une ligne rouge dont la transgression restera possible. La question est celle du conflit permanent entre science et religion, les frontières se déplacent mais le conflit persiste.


Les religieux ont perdu – il y a belle lurette - une bataille décisive en ne décrétant pas les médecins hors la loi. En tolérant que leur action s’oppose à la maladie, châtiment divin, ils ont accrédité l’idée que l’homme intervienne dans le cours de sa destinée. Ils ont toléré que soit contredite la volonté de Dieu de ramener à lui ceux dont il avait jugé qu’ils avaient fait leur temps. En laissant son fils accomplir des miracles et ressusciter les morts, ou les mourants il a ouvert la boite de Pandore dans la quelle les progrès de la science aidant, s’engouffrent les biologistes.


C’est un peu tard de prétendre aujourd’hui que certaines recherches sont autorisées et d’autres enfreignent les règles religieuses ; dans cette affaire c’est tout ou rien. Et puisque ce n’est pas rien, il faut s’attendre  à d’autres développements au coté desquels la révolution galiléenne  apparaît déjà  bien anodine.


Les créationnistes sont à l’abri de cette polémique. En ne réfutant pas Darwin le pape a pris le risque de supprimer une digue qui menace l’essence même de la croyance divine. On comprend la réaction de son porte parole évoquant une « monstruosité ». Mais le verbe sera bien impuissant face aux exigences de ceux qui subissent « indûment » les ratés de la machinerie divine.


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Published by Candide - dans Religion
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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 21:33

C’est puni par la loi ! Et pourtant c’est bien une opération séduction de cette nature que le président a déclenchée auprès des patrons. Laisser entrevoir que les délits financiers seront dépénalisés a de quoi conforter ceux qui ont pris l’habitude de naviguer aux frontières des eaux troubles. Eva Joly a tiré sa révérence, Thierry Jean Pierre nous regarde d’en haut et Van Rumbeke s’est grillé au contact des puissants. La route est libre et d’ailleurs aucune voix « autorisée » ne s’est exprimée pour critiquer.

Quant aux tribunaux de commerce, ils rendent toujours des services à ceux qui savent y faire et matraquent sans discernement les brebis égarées dans la jungle des affaires. Leur réforme est autrement plus nécessaire que le blanc seing pénal proposé par  le président aux crapules de haut vol.

Aucun emploi ne sera créé, aucune vocation ne sera suscitée, aucune entreprise ne verra le jour parce que Sarkozy aura mis les mandataires sociaux hors d’atteinte de la justice. Mais le fléau qui depuis les années 90 venait titiller les patrons « voyous » est renvoyé par une présidentielle pichenette du coté des voleurs de bicyclettes, des atteintes aux biens et aux personnes comme on dit dans le jargon.

Ne comptez pas sur la ministre Rachida Dati pour faire entendre la voix de la Justice. Elle est aux ordres de son maître. Normal que les magistrats chipotent leur respect pour une garde des sceaux qui s’affiche impudemment avec la famille de son employeur : aurait-elle acquis ses galons en faisant des ménages, à moins que ce ne fut comme garde chiourmes chez les Sarko. Certainement pas pour l'intelligence de ses convictions ni pour sa capacité à se faire respecter autrement qu’en limogeant.

 

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Published by Candide - dans Justice
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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 21:35

Nuire pour exister : De Villepin ne sera pas le dernier de ceux qui ont connu l’ivresse de la gloire avant d’être frappé de disgrâce pour espérer rebondir en se rapetissant. Tous ceux que la spirale du succès entraîna au faîte de la notoriété ont, après l’extinction des feux de la rampe, cru que la faculté de nuisance servait de patch à la carence du pouvoir.


Mais l’opération de désinformation à laquelle il nous invite est assez singulière. Elle se déroule en deux temps :


« D’abord moi de Villepin, je suis innocent des accusations dont on m’accable et je n’ai jamais tenté de salir mon ami Sarkozy dans l’affaire Clearstream. Je suis incapable de concocter une telle machination, moi qui n’aie d’autre motivation que l’intérêt de la France. . Quant à Sarkozy il est dans une position de juge et parti et devrait abandonner ses poursuites depuis qu’il est devenu le chef de l’Etat. »


Et, deuxième temps.  Puisque ce premier message ne semble pas avoir eu d’effet, moi l’inénarrable Galouzeau de Villepin, je vais lui en faire voir de toutes les couleurs et je commence séant à déblatérer sur tout ce que cet impudent fait ou ne fait pas. En qualité de dernier premier ministre mes critiques auront une résonance que l’opposition elle même n’obtient pas.


En français, cela s’appelle du chantage. « Ou tu me lâches les baskets, ou je te marque au maillot et comme je n’ai plus rien à perdre, tu risques, mon cher Sarko de le payer cher et avec les agios. »


Rien n’étonne plus de ce de Villepin. Ce triste sire n’aura pas su résister à la tentation du cynisme. Drapé dans une stature de commandeur auto proclamé, ce hussard à la dérive vient de se démasquer  – tel qu’il est – un maître chanteur* cherchant désespérément à nuire pour sauver sa peau.

 

*  par déférence avec le grandissime Luciano Pavarotti le titre initial de ce billet : "Maître chanteur" a été changé à l'annonce de sa disparition. Notre Villepin n'est qu'un petit père siffleur.

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Published by Candide - dans Clearstream
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