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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 17:40

Les réformes sont plus aisées à énoncer qu’à réaliser. Et les cent jours de Sarkozy n’y changeront guère. Les promesses sont tenues mais le verre n’est plein que si l’on est proche de l’UMP, de plus en plus vide plus on s’en éloigne.


Université, service minimum, non remplacement des fonctionnaires : beaucoup de mesures n’ont pas connu l’ampleur annoncée pour éviter l’ire des personnes concernées.


Certains y verront une reculade, d’autres un sens aigu des réalités. Ce qui est constant c’est que l’audace réformatrice décroît vite avec le temps et que l’impopularité ne fait pas bon ménage avec le suffrage universel !


Las ! L’espoir de voir certains tabous mis à mal est repoussé aux calendes grecques. Ainsi laisse-t-on les syndicats de fonctionnaire prétendre que le droit de grève est menacé. Qui osera briser le tabou de la grève chez les agents de la fonction publique ?


Qui pointera la contradiction entre le service de l’Etat et la mise en cause de sa gouvernance. Comment peut-on respecter le suffrage universel et s’opposer aux mesures que les élus prennent en son nom ? Et si ce droit n’est pas reconnu aux fonctionnaires dans de nombreux pays ce n’est pas pour maltraiter les agents de ces Etats, c’est par cohérence avec les principes de la démocratie.


Sans oublier qu’a contrario du secteur privé, les salariés de la fonction publique n’ont pas à craindre d’être licencié. Il n’y a aucune contre partie à l’exercice du droit de grève chez les fonctionnaires : ils ne peuvent en mettant en danger la survie de leur entreprise voir leur patron délocaliser son activité ; non ils sont protégés de tous les aléas qui parsèment la vie des salariés des entreprises de droit privé.


Alors qui mettra fin à cette discrimination, qui décidera enfin que le droit de grève est la contre partie d’une prise de risque dans un environnement où sévit le capitalisme. Mais là ou règne le monopole, ou le service de l’état, le droit de grève devra être mis hors la loi.


Ne rêvons pas, cette révolution là ne sera pas à mettre au crédit de Nicolas Sarkozy.

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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 17:21

Il y a le vainqueur, celui qui est arrivé en jaune sur les champs. On n’élaborera pas plus sur la suspicion qui entoure le présumé vainqueur de cette boucle, boucle qu’on nous présentait avant son départ comme devant être celle de la rupture. Depuis quinze ans le tour n’a pas connu de leader dont le masque n’ait chu dans les mois qui suivirent son sacre. Qui doute encore que ce « conquistador » ne rejoindra dans l’opprobre ses prédécesseurs ?


Non le tour de force n’est pas dans cette victoire, pas plus que dans les performances de la centaine de cyclistes qui sont parvenus jusqu’à la place de l’Etoile dans un état de fraîcheur que les frimas estivaux ne sauraient seuls expliquer.


Le tour de force, il est dans l’outrecuidance des organisateurs dont on aurait pu penser que toute honte bue ils auraient adopté un profil bas. Enchaîner une quinzaine de tours, tous salis par des affaires de dopage, et jurer ses grands dieux que tout est fait pour n’inviter que des coureurs qui roulent à l’eau claire, voilà la performance dont se gargarisent ces messieurs d’ASO.


Malgré l’accumulation des évidences, malgré l’omniprésence du fric-roi dans la caravane, cette organisation dont le but n’est que lucratif, se pare de lin blanc et de probité candide pour clamer sa vertueuse indignation : « on salit notre tour, mais nous on est plus blanc que blanc ».


Qui fera taire ces professeurs de vertu et rappellera à ces messieurs d’ASO, qui le savent mieux que quiconque, l’impossibilité de réaliser les performances aux quels les coureurs sont tenus sans l’apport de substances étrangères ?


Les entendre s’exprimer en Ponce Pilate du sport cycliste est pire qu’inconvenant : c’est obscène.

 

 

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 10:25

Expliquons les baisses d'impôts dans des termes que chacun peut comprendre
Supposons que chaque jour, 10 personnes sortent dîner en groupe
L'addition pour les 10 s'élève à  100 EUR.


Si elles payaient l'addition de la même façon que nous payons les impôts, elles se partageraient l'addition ainsi:
-Les 4 premières, les plus pauvres, ne paieraient rien
-La 5e paierait 1 €
-La 6e paierait 3 €
-La 7e paierait 7 €
-La 8e paierait 12 €
-La 9e paierait 18 €
-La 10e, la plus riche, paierait 59 €

Les 10 personnes dînaient jour après jour au restaurant et semblaient satisfaites de l'arrangement.

Un jour, le patron leur fit une faveur :"puisque vous Êtes tous de si bons clients, je vais vous réduire le prix de votre repas quotidien de 20€.
Ainsi, À  partir de ce jour, le dîner ne revenait plus qu'À  80 €.
Le groupe souhaitait toujours se partager l'addition de la même façon que nous payons nos impÔts.

Ainsi, les 4 premières personnes n'Étaient pas affectées par la réduction de l'addition; elles continuaient à  dîner gratuitement
Comment partager la réduction de l'addition entre les 6 autres personnes? Les 6 autres personnes réalisèrent que 20 € divisés par 6 font 3.33 €.
Si elles retranchaient ce montant de chacune des parts, la 5e et la 6e personne finiraient par percevoir une RETRIBUTION pour consommer leur repas.
Ainsi, le patron du restaurant suggéra qu'il serait Équitable de réduire la part de chacune À  peu près proportionnellement au montant de leur part initiale.
Avec ce système :

-la 5e ne payait plus rien.
-La 6e payait 2 au lieu de 3 € (Économie de 33%).
-La 7e payait 5 au lieu de 7 € (Économie de 28%).
-La 8e payait 9 au lieu de 12 € (Économie de 25%).
-La 9e payait 14 au lieu de 18 € (Économie de 22%).
-La 10 payait 49 au lieu de 59 € (Économie de 16%).

Chacune des 6 personnes profitait de cet arrangement et les 4 personnes les plus pauvres continuaient À  consommer gratuitement

Mais une fois hors du restaurant les 10 commencèrent À  comparer leurs Économies respectives.

La 6e déclara: "je n'ai bénéficié que d'1 des 20 € concédés par le patron", elle pointa son doigt sur la 10e personne "mais lui a profité de 10 €!".
" Oui, c'est vrai", s'exclama la 5e personne, "moi aussi, je n'ai économisé qu'1 €, c'est injuste qu'il ait reçu 10 fois plus que moi!"
" C'est vrai!!" hurla la 7e personne. "Pourquoi devrait-il recevoir 10 €en retour alors que j'en ai eu que 2? Ce sont toujours les riches qui profitent des réductions!"
" Attendez voir" poussèrent À  l'unisson les 4 premières personnes"On n’a rien reçu du tout. Le système exploite les pauvres!"
Furieuses, les 9 premières personnes passèrent À  tabac la 10e.

Le jour suivant, la 10e personne ne se présenta pas au dîner et les 9 autres dînèrent sans elle.
Mais lorsque le patron apporta l'addition, elles réalisèrent une chose importante: elles n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition!

Ceci, c'est le fonctionnement des impÔts.
Les personnes qui paient le plus d'impÔts sont les personnes qui bénéficient le plus des baisses d'impÔts.
Taxez-les massivement, attaquez-les pour leur fortune et elles ne se présentent plus au dÎner.

Il existe plein de bons restaurants ailleurs dans le monde !!!!


auteur inconnu, ne semble pas inscrit au PS



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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 10:48

Il pensera, non sans raison, que d’autres fomentèrent de plus machiavéliques complots sans jamais que leur nom soient jetés en pâture. Boulin, de Broglie furent éliminés physiquement et les commanditaires n’ont pas été désignés. Villepin maudit qui se voit reprocher non pas tant d’avoir essayé de barrer la route à un rival que d’avoir échoué.


En politique comme souvent la fin justifie les moyens, à condition que la fin soit couronnée de succès. C’est le succès qui permet à Sarkozy de ne pas avoir à justifier les moyens utilisés pour faire sortir de l’enfer les infirmières bulgares. C’est l’échec piteux de l’opération Clearstream qui conduit Villepin devant ses juges. Peut on douter que s’il avait obtenu l’effacement de Sarkozy la voie du déshonneur lui aurait été épargnée ?


Mais Villepin tout comme Juppé ne sont pas nés sous une bonne étoile. Heureusement qu’il ne nous a pas été donné d’en faire un Président. Le destin veille à écarter les malchanceux du chemin de l’Élysée. C’est tant mieux. 


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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 09:42

Tout a été dit sur ce blog concernant le sport de « haut niveau ». Quelle expression paradoxale pour décrire un milieu où la triche pervertit ceux qui y accèdent. Rien n’est plus anti naturelle que la performance poussée à son paroxysme, l’exemple du coureur de Marathon en fut la fatale démonstration.


Alors l’hypocrisie de ceux qui continuent à sponsoriser, à organiser, à commenter la mascarade de la grande boucle et feignent d’être surpris rajoute à l’écoeurement. Non, il n’est pas humainement possible d’améliorer année après année les performances, les moyennes, les vitesses des coureurs sans avoir recours à des moyens artificiels. On peut toujours débattre pour savoir si la « ventoline » prescrite à des coureurs dont une majorité est asthmatique est une drogue ou un médicament, l’essentiel est que lorsqu’on est asthmatique on ne prétend pas faire un exploit en grimpant les cols.
Qui finira par prendre la seule décision qui s’impose ? Qui mettra au repos tous ces forçats manipulés par des maffieux en cols blancs ?


A priori ce n’est pas du coté de Nicolas que viendra cette fois la solution, alors peut-être Cécilia, notre nouvelle mère Térésa mettra-t-elle sa nouvelle légitimité pour faire cesser le cirque de ambulant d’une centaine de dopés qui se trémoussent chaque été sur leurs bécanes pour distraire des millions de gogos en marcel.


lire aussi :  le tour de farce

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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 13:46

La libération surprise des infirmières bulgares par le truchement du couple Sarkozy restera dans les mémoires comme l’un de ces coups d’éclats qu’il vaut mieux ne pas tenter de reproduire. Le fiasco y côtoie l’ivresse de la victoire mais jusqu’à l’instant ultime nul ne sait comment le coup se dénouera.


Et quand l’heureux dénouement justifie l’audace de la tentative on serait mal venu de plaindre son contentement. Applaudissons, nous les spectateurs de cet épilogue brillant, les acteurs qui ont su nous tenir en haleine et faire tourner le sort en faveur des victimes bulgares comme libyennes du terrorisme d’État.


Mais parce que le soleil ne brille jamais sans porter son ombre, il aura fallu que le fiel des rancoeurs accumulées dégouline de la bouche des porte parole de l’opposition. Offrant le spectacle indigne de leur mauvaise foi ils auront tenu les propos que seules l’aigreur et la mesquinerie peuvent expliquer.


On les savait petits, on les découvre insignifiants …

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 14:40

Le paradoxe est célèbre et nous n’avons pas la prétention de départager darwinistes et créationnistes sur la question qui hante les mésopotamiens* depuis la nuit des temps. Au tour des caciques du parti socialiste de se la poser : la refondation, bien sûr, mais où commencer ?


Dans le rôle de l’œuf, imaginons Fabius, dans celui de la poule…on vous laisse deviner. Maintenant qu’elle intente un procès à Paris Match on restera prudent ! Mais le problème est réel. Faut-il d’abord décider ce que peut signifier être socialiste en ce début de 21 me siècle ou désigner la personnalité apte à mener l’opposition à la victoire en élaborant au passage un programme de gouvernement.


C’est parce qu’il avait opté pour la primauté de l’œuf sur la poule que le PS a pris la déculottée que vous savez. Ségolène est dès lors fondée à réclamer que pour la prochaine échéance la poule ponde le programme qu’elle sera par essence la plus apte à porter.


Malgré la trivialité des termes, le débat est posé.  C’est même la seule question que doivent régler les éléphants avant de laisser la place à la prochaine génération. Par où commencer, par l'oeuf ou par la poule, de toute façon, quelque soit la décision, les français seront les pigeons.

 

 

 

 

* En Mésopotamie quand la poule voit le Tigre, l’Euphrate.

 

 

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 20:39

La prise en otage des infirmières bulgares ne saurait prêter à polémique. Et si le voyage de la femme du chef de l’Etat est susceptible d’apporter ne serait-ce qu’une once de réconfort aux prisonnières du dictateur Libyen il méritait d’être entrepris. Merci sœur Cécilia.


Il n’empêche que l’on ne peut qu’admirer la maestria avec la quelle le petit Nicolas fait flèche de tout bois.


Toutes les ficelles, les ruses de sioux comme les coups tordus appartiennent déjà à la panoplie présidentielle. La conquête de l’UMP avait été remarquée, l’allégeance des barons au candidat avait surpris par sa rapidité, l’intelligence de son programme lui avait permis reprendre les électeurs égarés sur les terres Le Pénistes et avait permis sa victoire indiscutable.


Mais Chirac avait su ruiner en quelques semaines le crédit que ses 82% lui avaient conféré. Sarkozy n’allait-il pas, à peine élu, donner raison à ceux qui ne discernait pas le Président derrière le candidat. Ceux là on ne les entend plus. Si, aujourd’hui se sont les mêmes qui critiquent l’omniprésence, l’hyper puissance de l’ex candidat.


Sans préjuger de ce que seront les résultats à l’aune des quels il exige d’être jugé, on peut lui reconnaître le mérite d’avoir préparé ses premiers cent jours. Il semble dérouler le plan minutieusement concocté avant l’élection sans que beaucoup de grains de sables ne soient venus à ce jour en contrarier l’exécution. Quelle qualité dans l’anticipation et brio dans la réalisation !


Que ce soit dans la désagrégation de l’UDF, la décomposition du PS tout ce qui advient  parait avoir été fomenté au plus haut niveau de l’Etat. Tout comme la remise sur les rails de l’Union européenne, ou la fin de l’immobilisme dans lequel la France s’était fossilisée, le Président apparaît comme le deus ex machina capable de remettre les pendules en marche.


Nul doute que Cécilia tient un rôle dans ce plan ; ce ne sont pas les infirmières bulgares qui s’en plaindront.

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 20:20

Il languissait. Jack feignait d’être indifférent. Kouchner, Védrine, Strauss Kahn et quelques seconds couteaux avaient été sollicités par le président, mais lui était bel et bien absent dans la distribution des hochets.


Alors il a pris les devants. Il a jeté la carte du PS avec l’eau du bain. C’est rose pimpant qu’il a annoncé devant les caméras, pour que nul ne l’ignore, qu’il s’était libéré pour réfléchir sur les institutions. On ne sait si le président offrira un petit boulot au député boulonnais, mais pas de doute que l’Elysée sera sensible à la disponibilité de l’ex phare socialiste.


On peut le brocarder, se gausser de ses travers il n’en demeure pas moins l’une des figures emblématiques de la gauche française. Quelque soit son avenir dans la refonte de la constitution il restera l’homme des libraires qu’il a sauvé par le prix unique, l’homme de la fête de la musique qui s’est imposée dans tant d’autres pays et l’inventeur du « passage de la nuit à la lumière » pour qualifier l’avènement de Mitterrand !


Le PS n’en finit pas de se décomposer. Ses gloires passées se mettent en congé ou en disponibilité. Pour compenser ses désertions le parti devra bientôt faire appel à des réservistes. Il en est un particulièrement discret, languissant dans son exil rhétais, qui se verrait bien en roue de secours.


Et là pas de doute si Jospin devait sortir de son île, ça ne serait pas dans le cadre de l’ouverture prônée par Sarkozy. Qui mieux que l’austère Lionel pourrait conduire les dirigeants laissés au bord du chemin par Nicolas au cimetière des éléphants ?

 

 

 

 

 

 

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 20:49

Grrrrrrrr, ! L’été tarde à s’installer, à moins qu’il ne soit déjà faufilé derrière les nuages sans avoir montré le bout du nez. De mémoire de statisticiens mai et juin ont connu les températures moyennes les plus basses jamais enregistrées. Quant à juillet il débute comme un automne précoce et les prévisionnistes n’annoncent qu’une amélioration temporaire pour le 14 juillet. Le lobby des offices du tourisme n’y est pas étranger. Si c’est un mensonge, c’est pour la bonne cause.


Les verts enragent. Les écolos font grise mine. Le réchauffement a du plomb dans l’aile. Il neige à Buenos Aires, ce qui n’était pas arrivé depuis 90 ans ! On se réchauffe à Paris à coup de grog et de vins chauds.


Bien entendu la perspective d’un été pourri n’enchante personne, elle ne ravit que les aigris. Mais elle survient « opinément » pour rappeler aux imprécateurs que la climatologie est une science dont beaucoup de paramètres restent inconnus de ses experts.


Dans les années 60 on nous annonçait une période froide, le retour de la glaciation et puis avec les années 80 on découvre soudain que la planète se réchauffe et que l’homme produit du CO².


Sauve qui peut ! Sur une échelle géologique, ces périodes décennales n’ont pas de signification. Les écolos dont le fonds de commerce se nourrit de la manipulation des masses aux quelles ils servent une soupe débilitante se sont trouvé fort marris. Pas pour longtemps, malgré les frimas ils reprennent du poil de la bête et clament aux gogos qui leurs prêtent encore une oreille traînante que cet été glacial est bien la preuve qu’il fait de plus en plus… chaud !

 

 

 

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