Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Libre Cours par Candide
  • Libre Cours  par  Candide
  • : Décryptage sans complaisance de l'actualité quotidienne.
  • Contact

Retrouvez Candide
alias Phénix sur

3w.LeVésinet.com

Recherche

Texte libre

Archives

23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 21:15

Le monde feutré du microcosme ne bruisse que de ça. La nouvelle a pris de court les éditorialistes. Les commentateurs du petit matin évitèrent d’analyser les causes du rejet. Il valait mieux donner le temps au temps que de risquer un impair : l’homme est à terre, il n’est pas mort. Et le condamner avant ses pairs pourrait valoir un billet pour l’enfer. L’influence du quotidien du soir et l’entregent de son directeur ont peu d’équivalent dans les sphères du 5 ème pouvoir. Ca se sentait dans les commentaires.


Alors on attendit la relation que le quotidien ferait de l’évènement. Sûr qu’il allait donner à ses lecteurs des clés pour interpréter l'éjection de son directeur. Mais « le Monde » prit ses lecteurs pour des benêts et ne consacra que quelques lignes insipides à l’éviction du corse, Jean Marie Colombani.


La vérité n’est pas là où on veut nous faire chercher : Les acquisitions et les participations dont le coût grève le compte d’exploitation du quotidien n’expliquent pas ce limogeage. Les journalistes du Monde sont ombrageux, et n’apprécient guère les autocrates que la Corse sait produire à l’occasion. Et le tandem Colombani Minc sentait le souffre. Minc était inaccessible, c’est son acolyte qui tient lieu de fusible.


C’est la victoire tardive d’Edwy Pleynel et autres Laurent Mauduit sur la ligne assagie de l’équipe dirigeante.


Mauvaise nouvelle pour Sarkozy : Le Monde retourne à ses vieux démons. Sarko a peut être placé un poulain à TF1 mais c’est toute l’écurie du journal vespéral qu’il devra affronter dorénavant.

 

Repost 0
Published by Candide - dans Libre Cours
commenter cet article
23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 10:23

Un seul être nous manque et tout est dépeuplé ! Le paysage audiovisuel français (PAF) est amputé depuis quelques jours de l’une de ses figures emblématiques qui faisait parti du décor. Mme Royal s’est glissée subrepticement hors du champ des caméras. Ce n’est pas que les télés ne la traquent pas, c’est qu’elle juge inutile d’apparaître telle qu’elle est devenue : la perdante qui a mis le feu à la maison socialiste.


Autant laisser les électeurs sur l’image de papier glacé d’une Joconde éthérée flottant sur un petit nuage et avec l'espoir bien téméraire d’enlever la victoire à un adversaire trop puissant.


Les flonflons de la fête auront duré même après la déception d’une défaite non assumée. Marie Ségolène ne veut pas écorner le capital de nostalgie qu’elle garde chez certains électeurs. Alors pourquoi troquer cet atout qui s’érodera avec le temps en s’investissant dans des législatives mal engagées.


Au secours la maison brûle ! Mais Marie Ségolène est à Djerba, non elle est de retour dans son fief du Poitou-Charentes, non elle est à son bureau de l’assemblée nationale à réviser son agenda. Seule certitude pour les militants : elle ne se bat pas.


Après moi le déluge, semble dire Mme Royal. Elle a raison, autant attendre que la défaite électorale fasse du parti socialiste un champ de ruines plutôt que de voir son nom associé à une déculottée programmée.


Aux militant du PS d’apprécier si un leader – même en jupon – doit s’épargner de mouiller la chemise et d’aller au charbon ou si ce retrait de la campagne ne s’apparente pas à une désertion.


Repost 0
Published by Candide - dans Politique
commenter cet article
22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 21:31

Les recettes sont nombreuses, aucune n’est garantie sauf à donner dans l’escroquerie, voir ci-dessous. On peut, pour simplifier, limiter à deux les façons de s’enrichir :


Soit prendre beaucoup d’argent en une seule fois et c’est l’idée simpliste du loto qui fait rêver des millions de gogos mais ne procure le gros lot qu’à un infime nombre de prétendants.


Soit en prélever un petit peu à beaucoup de gens à la fois. Cette méthode est exploitée – entre autre - par tous ceux qui possèdent un fichier clients bien garni. La méthode consiste à engranger sur chaque transaction quelques euros de trop. A la fin du compte les petits ruisseaux ont fait de grosses rivières et les victimes de ces détournements peu fiers de s’être fait grugés, préfèrent perdrent leurs picaillons que se manifester devant les tribunaux, qui ne font d’ailleurs rien pour les y inciter.


Cette analyse est partagée par les banquiers qui en dix ans ont engrangés 11 milliards d’euros sans contre partie. Ils ont ponctionné les candidats à l’accès à la propriété : des gens plutôt solvables en sur facturant la prime décès -invalidité. Autant faire du fric avec ceux qui en ont que chercher à s’enrichir sur le dos de ceux qui en sont dépourvus. Pas nécessaire de sortir d’HEC, parole de banquier.


Mais il faut aussi savoir rester discret et 11 milliards détournés de leur destination – la couverture du risque décès des titulaires de crédits immobiliers – ça ne pouvait passer inaperçu. Les banquiers, une fois encore, sont pris en flagrant délit d’abus de position dominante. Leurs défense est déroutante : c’était pour couvrir leurs frais !  Les frais des décès qui n’ont pas eu lieu : il y aurait de quoi mourir de rire si on les prenait au sérieux.


Puisque ce nouveau gouvernement souhaite montrer qu’il s’intéresse aux braves gens il a l’occasion de passer la loi sur les actions de groupe que l’insipide Breton avait, sur pression du Medef, évacuée de la liste des engagements de l’ex président. Aucune banque, aucune institution ne se risquerait à gruger ses clients – comme le font les organismes de crédit de ce pays - si la menace d’une action de groupe planait sur leur compte d’exploitation.

Repost 0
Published by Candide - dans Economie
commenter cet article
22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 19:49

C’était un trouveur comme de Gaulle aimait à saluer ces chercheurs qui ne sortent pas bredouille de leurs laboratoires. Pierre-Gilles de Gennes avait l’humilité de ceux qui savent combien ils leur restent à apprendre pour dominer leurs spécialités et l’humour qui évite de se prendre au sérieux quand on a atteint les sommets : le prix Nobel de physique en 1991. Il s'est éteint.


Il était accessible et professait devant les jeunes étudiants la physique dont il avait débusqué certaines énigmes : le mystère des cristaux liquides d’où le développement des écrans plats, le secret des longues molécules dont sont issues les super glus tout comme les bottes en caoutchouc. Il savait réconcilier le sens pratique, les sciences naturelles et la vie quotidienne. On lui doit la renaissance des sciences dures – la physique, la chimie, la biologie – auprès des nouvelles générations d’étudiants.


C’était l’anti professeur Nimbus, le savant, éternel étudiant dont la fréquentation vous donne l’illusion d’être intelligent. Il fumait cigares sur cigares et vous connaissez la suite…

 

Repost 0
Published by Candide - dans Portrait
commenter cet article
21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 21:17

Imaginez le défi : un président dont l’image se situe aux antipodes de la caricature qu’il avait suscité, un premier ministre en contrepoint de cette caricature donc en parfaite harmonie avec son président, un gouvernement conforme aux vœux de ses détracteurs, c'est-à-dire ouvert, paritaire et solidaire, un Juppé modeste dans un rôle d’écolo qui lui va comme le libertinage sied à un puritain, et vous êtes un opposant ! Comment médire, comment flétrir cette équipe, chef d’œuvre de marketing politique dont l’objectif est de tenir 3 semaines, le temps d’envoyer au palais Bourbon la vague bleue de représentants du peuple? De grâce pas plus de 400, ça ferait raz de marée.


A les entendre, ces opposants, ils n’ont pas trouvé la martingale. Ils s’essaient sans succès à la diatribe, à l’invective,  à la mesquinerie mais rien n’y fait, le peuple est aux anges, il a son tsar, sa tsarine et le même un tsarévitch. Le béarnais abandonné sur son île déserte fustige par avance les godillots qui se cacheraient derrière chaque futur député UMP. Fabius en appelle aux mannes d’un disparu : le peuple de gauche. On le lui a subtilisé sans qu’il s’en aperçoive et cherche à quel saint ces braves gens ont bien pu se vouer.


Encore trois semaines de faux semblants, de jeux de dupes et les cartes seront abattues. La droite pourra redresser la tête et dire haut et fort à tout ceux qui la vitupère depuis la fin des années Pompidou : enrichissez vous !   

Repost 0
Published by Candide - dans Politique
commenter cet article
21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 17:53

42% de femmes : tel est le pourcentage des femmes briguant un siège de député (mot heureusement de consonance identique au masculin et au féminin). La dernière élection n’avait permis qu’à 13% d’entre elles de constituer la représentation nationale, bien qu’elles furent plus de 38% à briguer un siège. Taux aussitôt décrié comme l’un des plus bas d’Europe...et les âmes bien pensantes s’en prirent au machisme ambiant.


Étrange discours puisque le corps électoral est en majorité composé de femmes. On cherche à comprendre où pêchent les électeurs français (tout sexe confondu). Car comment assurer la parité à l’assemblée nationale si les électeurs restent libres de leur choix ? Va-t-on devoir imposer un décompte voix par voix. Ainsi dès qu’un électeur aura porté son choix sur un candidat male le suivant sera tenu de voter pour une candidate, ainsi de proche en proche on aura établi un équilibre arithmétique entre les deux sexes.


Ceux qui pensaient que l’essentiel était ailleurs auront compris qu’à vouloir trop en faire on se trompe de combat. L’important n’est-il pas – pour faire bref - que les députés votent, ou ne votent pas les lois correspondantes au mandat qu’ils ont reçu de leurs électeurs. Importe t-il que ce soit un homme ou une femme qui exécute cette mission ?


Dans la liste des faux débats, la recherche de la parité pourrait figurer en bonne place. Si la gente féminine trouve mieux à faire qu’à représenter une circonscription doit-on s’en désespérer ? Ou accepter cette diversité, le genre humain étant composé d’hommes et de femmes et ne pas considérer que la vocation d’être député doive se distribuer paritairement entre les deux sexes.


Mais dans le « bien-penséisme » ambiant on est loin d’admettre que les femmes puissent être l’égale de l’homme sans venir le concurrencer dans des activités où la féminitude ne peut guère s’exprimer.

Repost 0
Published by Candide - dans Libre Cours
commenter cet article
19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 10:28

Dur, dur d’être opposant ! Ce pauvre monsieur Hollande que l’on a connu mieux inspiré s’est fendu d’épithètes grotesques pour accompagner la nomination du gouvernement. Débauchage et racolage seraient devenus les principes directeurs de la nouvelle équipe.


Victoire posthume du béarnais, inscrit décidément aux abonnés absents, cette tentative de  jeter le discrédit sur un adversaire rappelle bien opinément que l’on peut être opposant sans se ridiculiser dans l’anathème.


Faire un fromage de la présentation de cette équipe, comme l’a tenté François Hollande relève du délit de sale gueule et Fillon a trouvé le mot juste pour qualifier les commentaire du numéro 1 socialiste de "lamentables".


Le calvaire rose ne fait que commencer, il va se poursuivre lors des législatives avec la prévision d’une chambre bleue grand teint, où quelques tâches roses parsemées rappelleront au parti socialiste qu’il est, tel le PC des années 90, sur le chemin de la « suicidarisation ».

Repost 0
Published by Candide - dans Politique
commenter cet article
18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 10:30

On hésite entre vitesse et précipitation ! La France doit certes être remise sur le chemin de la croissance, du succès et se désengluer des années de léthargie compassionnelle léguées par l’étatisme socialo chiraquien.


Mais encore ne faut-il pas se précipiter. Le symbolisme d’Etat est un exercice dont nos présidents – à peine élus - usent avec un art consommé. Sarkozy en 48 heures aura envoyé plus de signaux que le français moyen n’est capable d'en décrypter. On frôle l’overdose et la politique d’apparences n’est qu’une apparence de politique.


Se précipiter à Berlin le premier jour n’a que valeur symbolique : que peut-on échanger en deux heures de miam miam avec Angéla qu’on ne puisse se dire au téléphone ?

S’envoler chez Airbus pour rencontrer les acteurs d’un psychodrame en tenue de pompier président c’est laisser accroire que le nouvel hôte de l’Elysée a dans sa manche des solutions aux problèmes bien connus qui gangrènent le géant de l’aéronautique. C’est donner l’illusion d’un nouvel étatisme conquerrant.


Jogger dans le bois de Boulogne avec son fidèle lieutenant et remonter 4 à 4 le perron élyséen c’est montrer qu’un président en bonne condition physique s’est installé pour un bon bout de temps au sommet de l‘état.


On doute avoir capté tous les messages subliminaux que nous a dispensés le nouvel activiste en charge de conduire les affaires de la France. On espère que la réflexion a précédé l’action, car depuis son intronisation on est plutôt ébouriffé par le tourbillon sarkozien qu’assuré que toutes ses activités étaient de première nécessité.


Le changement s’apparente plus à une course de fond qu’à un sprint au démarrage foudroyant dont on sait qu’il ne pourra que se ralentir avec le temps.

 

 

Repost 0
Published by Candide - dans Portrait
commenter cet article
17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 17:03

Méfions nous de l’eau qui dort. Ce brave Mr Fillon dont les mérites sont vantés en ce jour de nomination à l’hôtel Matignon n’est pas le porte serviette, le dévoué partisan, le Raffarin du nouveau président comme souvent les commentateurs nous l’ont présenté.


Mr Fillon a de l’envergure, il sait mettre les pieds dans le plat. De Chirac n’a-t-il pas dit : « les seules réformes dont on se souviendra ce sont celles que j’ai fait passer  ».  Il peut prendre des risques. Un alpiniste ne gravit pas des cimes pour justifier le principe de précaution. C’est un homme de pouvoir, qu’il exerce sur sa circonscription depuis l’age de 27 ans.  Ce n’est pas  pour se le faire confisquer à 53 ans par le président.


Le gentil monsieur Fillon pourrait vite sortir du bois. Il n’est pas doué pour les seconds rôles. Les amitiés de deux ans peuvent se terminer comme celles de 30 ans. N’est-ce pas mon cher Edouard ?


Pompidou sous de Gaulle, Chirac sous Giscard, Rocard sous Mitterrand, Balladur sous Chirac, ils ont tous osé prendre le large. A ce jour rien ne laisse imaginer une trahison de Fillon, rien n’interdit non plus de l’envisager, surtout si le Président devait marcher sur les plate bande de l'hôte de Matignon.

 

Repost 0
Published by Candide - dans Portrait
commenter cet article
16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 18:25

Il y avait du Kennedy dans l’air ! Un vent de fraîcheur balayait le palais. La tribu recomposée des Sarkozy and co prenait possession des lieux devant les caméras de télé. Cécilia en maîtresse des lieux nous rappelait Jacqueline Bouvier, alias Jackie Kennedy. P’tit Louis, ses demi frères et sœurs sont devenus les hôtes du Château républicain, comme il y a 43 ans Caroline et John John s’installaient avec leurs poupées Barbie et leur Lego à la Maison Blanche.


La monarchie républicaine a déployé ses fastes et la famille Sarkozy est entrée au palais et en politique. La France attendrie a versé une larme. Les pisse froid socialistes mangeaient leur chapeau. Et comme on ne parle pas en mangeant on ne les entendit point.


L’intronisation marquera les esprits. C’est un changement de dynastie. Un président excellent dans l’apparence a envoyé à la France les signaux que son peuple attendait : la commémoration des hauts lieux de la résistance, les engagements sur les principes républicains, l’attachement aux valeurs de la famille et le respect des traditions monarcho-républicaines.


C’est un chef d’Etat qui est apparu en ce premier jour de son quinquennat, il a magistralement troqué son habit de ministre de l’intérieur, puis de candidat en Premier des français, en Président.

 

Repost 0
Published by Candide - dans Portrait
commenter cet article