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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 09:23

Chirac s’en va et la gauche porte le deuil, le deuil de son dernier président. Le zouave verra beaucoup d’eau aura couler sous le pont de l’Alma avant qu’un nouveau président porteur de ses idées ne s’installe à l’Elysée.


Heureusement que notre ex président, tel un homme (ou une femme) de gauche, se satisfait de ses défaites, car son bilan l’aurait conduit à afficher une triste mine au soir de son deuxième mandat.


Mais la sinistrose ne menace pas celui qui a accompagné son pays dans le déclin - ce n’est pas qu’il l’y ait entraîné, ce serait lui donné un pouvoir qu’il n’avait certainement pas. Le pays, au sortir de la mièvrerie rose, s’était mis sur une pente que Chirac n’a pas su redresser faute d’en avoir mesuré les dangers.


Pris dans le tourbillon du pouvoir pour le pouvoir, il a manœuvré à vue pour en accaparer les symboles, incapable qu’il était devenu d’en assumer les obligations. Sa navigation à l’intérieur était du cabotage, faute de boussole ou de "tom tom", Chirac ne s’éloignait jamais des routes bien connues. Ni hardiesse, ni prise de risque chez ce marin d’eau douce : ce n’est pas avec lui qu’on aurait embarqué pour découvrir une nouvelle Amérique.


Reconnaissons qu’il nous a permis sur la scène extérieure de rester fiers d’être français mais mis à part cet acte de bravache, il nous aura conduit dans l’impasse d’où nous attendons d’être tirés pour progresser enfin sur le chemin où nos voisins nous ont tous précédé.


Bye bye Chirac, il n’y a guère qu’à Saran et au musée* du tamtam qu’on se fera un devoir d’honorer ta mémoire de président.

 

 

 * alias Musée des arts premiers

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 11:10

Bayrou en a rêvé, Sarkozy l’a fait. Il coupe l’herbe sous le pied du béarnais. Quelle sera la raison d’exister d’un Mouvement Démocrate si la droite gouverne avec des personnalités de gauche et du centre ?


Un béarnais dépouillé de sa rhétorique de l’affrontement des blocs est un béarnais condamné à grappiller quelques voix de centristes mal lunés, d’anti sarkozistes primaires. Il en est réduit à quémander un strapontin pour juste faire de la figuration.


Coté PS la situation n’est guère plus réjouissante. Le putsch Royal prend de l’ampleur. La bataille des légitimistes menée par DSK peut-il empêcher la prise de contrôle du parti par Ségolène ? Elle a transformé le plomb de sa défaite en l’or de sa prochaine ( ?) victoire. Du travail d’orfèvre.


Mais la roche Tarpéienne ne s’est pas pour autant éloignée du Capitole. Ségolène est une improvisatrice aux intuitions fulgurantes : ce n’est ni une organisatrice, ni une stratège. C’est une pasionaria dont l’inconstance n’est pas la moindre des vertus. Faire au PS ce que Sarkozy a réussi à l’UMP, un travail minutieux et patient d’installation d’un appareil dévoué à sa cause et la définition d’un projet de société ne relèvent pas de ses capacités, ou ça se saurait !


Celui des prétendants qui jouerait Ségolène perdante dans ce scénario aurait toutes les chances de récupérer la mise. A condition d’être prem’s à la nommer calife et se mettre en embuscade. Dieu sait si les sicaires et autres spadassins se recruteront en nombre pour traquer tous ses faux pas. Plus vite elle sera calife, plus vite les défauts de ses qualités trahiront son éclatante incapacité à se transformer en architecte d’une victoire dont l’horizon le plus rapproché est à cinq ans.


Et le premier à l’avoir intronisé dans les habits de cheftaine du parti sera aux avants postes pour relever le flambeau que dame Royal aura terni.

 

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 09:43

GPS

Ils sont 4 prétendants. Chacun peut exhiber d’élogieux certificats, de brillants états de service. Ils savent mieux que quiconque comment conduire le parti socialiste et en faire l’instrument incontournable de la reconquête du pouvoir. Chacun d’affirmer que si on voulait bien lui donner les clés de la maison il ferait d’une défaite annoncée une victoire, à l’arraché certes, mais une victoire quand même.


Hollande le légitimiste a conduit par manque de courage politique à l’impasse du statu quo. Mieux que quiconque il saura gérer l’immobilisme et diriger le parti en faisant du sur place. C’est à lui que statutairement revient le job de mener la bataille électorale.


Fabius, l’homme qui incarne la gauche obsolète. L’ex plus jeune premier ministre, l’homme qui a abjuré son passé pour mieux leurrer les militants encore sensibles aux trémolos des chants à la gloire de la lutte des classes. Il est en embuscade mais ses portes flingues sont actifs et dégaineront à la première tentative d’aggiornamento.


Strauss Kahn, qui se découvre social démocrate, le dilettante toujours pas remis de la déculottée reçue lors des primaires de la présidentielle. Sa saillie prématurée le soir du second tour donne la mesure du fiel emmagasiné contre la candidate dont il avait largement sous estimé les talents. Il a perdu la main et est prêt à toutes les trahisons pour se remettre en selle.


Quant à Ségolène, elle a transformé une impossible défaite en victoire contre l’establishment socialiste. Ils en sont encore tout marris de s’être fait piégé une seconde fois. Sur sa lancée elle veut imposer son tempo, diriger le parti et se faire désigner candidate pour 2012 !


La bataille fait rage, les socialistes s’interrogent pour savoir où aller ? La question aurait du être posée avant l’élection mais en faisant l’économie ils sont allé dans le mur. Hollande croit dans la puissance des mots : il veut construire un Grand Parti Socialiste. Pourquoi pas.


Un G P S ça leur permettra au moins de savoir où ils sont, faute de se mettre d’accord pour savoir où aller.

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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 20:09

Quel défi ! Mettre la parité dans nos institutions tient de la mission impossible. La question que l’on peut poser à contre temps est celle de l’obligation faite aux politiques de respecter une proportion de femmes égale à celle des hommes dans le prochain gouvernement.


C’est une forme sournoise de discrimination positive. Or cette dernière n’est pas inscrite dans notre arsenal législatif. Nommer des femmes au seul motif d’équilibrer le compte de parité n’est pas, espérons le, l’objectif majeur poursuivi par notre nouveau président.


Et pourtant on peut légitimement se poser la question quand on apprend qu’il consulte des personnalités de gauche pour composer son gouvernement. Pour constituer un gouvernement à parité, avec des personnalités d’une compétence indiscutable Sarkozy est contraint, semble-t-il, de proposer des postes éminents à des socialistes.


Il faudra très vite qu’il choisisse de respecter les attentes de ses électeurs ou de se conforter à la règle de la parité dont l’application conduit à faire du Bayrou, sans oser le dire. Le président aurait tort de faire de la parité droite gauche la solution pour respecter l’égalité  homme femme.

 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 10:53

Elle se renie. La semaine post présidentielle ne sera pas même écoulée qu’une promesse phare de Mme Royal passe aux oubliettes. Le non cumul des mandats dont elle avait fait l’argument clé de son engagement en politique vient de passer à la trappe : nécessité fait loi. Elle sera candidate et certainement député de Melle.


Elle rejoint Nicolas Sarkozy qui pour faire oublier une escapade incongrue est allé à repentance en versant une larme pour les victimes lointaines et indifférentes de la traite des noirs. On est loin du dédain revendiqué pour les commémorations et le devoir de mémoire.


Il avait fait de l’union nationale l’alpha et l’oméga de sa politique du nouveau centre. Bayrou a tenu des propos tellement œcuméniques que ses plus fidèles compagnons l’ont quitté. Mais le nain solitaire, se pose toujours en grand architecte du rassemblement de tous les français.

Rarement actes et promesses n’ont été aussi vite en pleine contradiction.

 

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 21:48

Sont-ils aux ordres ? A quels saints se vouent-ils ? Respectent-ils une charte professionnelle ou une éthique non écrite ?


Les perdants les vouent aux gémonies, le gagnant feint de les considérer comme des ennemis.


La gente journalistique ne sortira pas grandie de cette élection. Elle savait tout, elle connaissait les petits secrets, elle n’ignorait rien des mensonges officiels, des trahisons, elle mesurait le poids respectif des prétendants, elle décelait les manipulations des sondeurs et feignait de découvrir les surprises que dans leurs arrière-cuisines ces derniers nous concoctaient.


La preuve : ce sont les bouquins qui sont publiés ces jours ci, les émissions de télé qui pullulent sur nos écrans retraçant la vie quotidienne des forçats de la campagne, les « spéciales »  des magazines qui nous livrent dès le lendemain du second tour les détails croustillants de ce qui se tramaient dans les états major. Tout était prêt depuis belle lurette !


On ne fera pas la pub du Point, de Moatti, d’Ariane Chemin ou d’autres plumitifs qui nous content aujourd’hui par le menu ce qu’ils nous cachaient hier. Ils savaient tous que le couple Hollande Royal ne partageait plus qu’une haine féroce, ils connaissaient les turpitudes du béarnais et la désertion de Cécilia. Que ne s’en sont-ils fait l’écho alors qu’ils nous les présentaient comme d’adorables petits saints que pour mieux préserver leur fonds de commerce à venir, la publication pour leur compte de leurs carnets de campagne ?


Le comble du comble dans le domaine de l’hypocrisie journalistique fut atteint dans les émissions précédant l’annonce des résultats au soir du 6 mai. La crème des journalistes tint le crachoir de18 heures à 20 heures en  nous abreuvant de propos au mieux sibyllins, le plus souvent débiles allant jusqu’à disserter doctement sur les éminences roses qui allaient constituer le gouvernement de Mme Royal. Ils savaient dès le début d’après midi qu’elle était éliminée.


C’était prendre les français qui en grand nombre connaissaient le résultat, pour des imbéciles. Qu’ils se soient TOUS prêtés à cette pantalonnade indigne, qu’aucun des grands noms – les PPDA, Apathie, Duhamel…. n’ait refusé de faire de la figuration dans ce jeu de cons atteste de la duplicité de ces parasites de la politique qui de surcroît s’autorisent à donner des leçons.

 

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 17:51

Pas même en exercice et déjà en pleine contradiction. Il ne s’agit pas des ronds dans l’eau avec le bateau d’un ami de trente ans. Le coté boat pipole ne nous intéresse pas. Il ne s’agit pas d’une nuit au Fouquets avec Cécilia temporairement (?) retrouvée, les nuits du président ne sont pas notre tasse de thé. Il s’agit de la première violation flagrante d’une promesse électorale du candidat.


Nicolas, tu t'étais porté garant d’une France fière, altière rompant avec 12 années de mauvaise conscience, de résipiscence, de repentance, d’excuses pour tous les malheurs du monde. Enfin, promettais-tu, le français allait pouvoir déambuler la tête haute, ici bien sûr, mais aussi aux Antilles, en Afrique, en Nouvelle Calédonie. Finies les plate excuses pour des méfaits inconnus commis pas des aïeux anonymes, le petit blanc était réhabilité par son président.


Cela n’aura duré que 48 heures, l’espace d’une escapade en méditerranée et tu es pris en flagrant délit de commémoration. Tu t’inclineras demain avec Chirac, le défaitiste en chef de la république, devant le monument aux victimes de l’esclavagisme. Pauvre Nicolas ta première résolution – discours de la salle Gaveau du 6 mai – n’aura pas tenu plus de 48 heures.


Tu nous fondes à questionner la force de tes engagements et de tes convictions. On te concède un joker, et on sera encore plus vigilant.

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 15:39

Intermède nautique qui aura fait quelques vagues, la croisière du nouveau président permet à ses adversaires de se refaire une petite santé. Une tempête dans un verre d'eau de Malte, ça ne risque pas de faire de gros dégâts, mais ça rassure l'électorat populo.


Après avoir attisé les feux de la haine anti Sarko en suscitant l'esprit de revanche Ségolène s'est muée en cheftaine d'une coalition des perdants. Ces élections auront montré deux vaincus assez satisfaits de leur défaite pour offrir à leurs troupes le privilège de les conduire à leur prochaine déroute. Selon l'adage revu et corrigé de la gauche française : « on ne change pas une équipe qui perd ! ».


C'est sans doute l'un des traits marquants de ces élections, le refus de Bayrou comme de Royal d'assumer l'échec de leur stratégie en remettant leur poste en jeu. Il n'y a que chez des fonctionnaires que l'on est responsable de rien et surtout pas de ses échecs. .C'est bien connu que la victoire est personnelle et l'échec collectif chez les tenants de l'irresponsabilité individuelle. On vient d'en avoir une brillante illustration. Heureusement que ces deux là ont été renvoyés dans leurs buts : on peut douter que des dirigeants qui se complaisent dans la défaite aient fait des leaders acharnés à redresser un pays en déclin.


Heureusement qu'un marin audacieux va nous mener à bon port, marin téméraire qui n'hésite pas à nous proposer un embarquement pour Cythère. Même si c'est en compagnie de milliardaires, cette croisière là s'adresse à tous ceux qui ont gardé les pieds sur terre, se battent pour gagner, célèbrent les vainqueurs et ne courent pas après des chimères.

 

 

WATTEAU, L'embarquement pour Cythère, 1717

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 08:57

Bayrou aura réussi au-delà de toute espérance. Peu d’hommes politiques peuvent se targuer de s’être auto détruit en si peu de temps. Héritier d’un parti croupion après la désertion d’une bonne flopée de députés à la création de l’UMP il n’eut de cesse de montrer sa différence en s’opposant au gouvernement.


Sa performance du premier tour s’est construite sur une imposture : la possibilité de réunir une majorité de gouvernement au centre. Même si 6 millions d’électeurs se sont laissés berner par cette fausse éventualité, cet exploit aura fait long feu.


L’illusion qu’il pouvait influer sur le résultat du second tour aura été exploitée au delà de toute honnêteté. Le refus d’indiquer clairement son propre choix pour le second tour n’aura pas peu contribué à saborder l’image de leader que Bayrou prétendait offrir. La décision de la majorité des députés de son groupe en faveur de Sarkozy a fini par démonétiser la crédibilité du béarnais.


Créer un nouveau parti centriste, quel que soit son appellation, va conclure une épopée dont on retiendra qu’elle n’a été qu’une longue suite de faux semblants, de mauvaises querelles, de fanfaronnades au service d’une ambition personnelle exacerbée.


Exister en politique c’est gouverner ou s’opposer. Avoir laissé entendre qu’il pouvait y avoir une voie médiane lui a permis de leurrer l’espace d’un premier tour un certain nombre d’électeurs. Agir comme si ils pouvaient être leurrés à répétition résulte d’un calcul cynique. Le transfert d’une majorité de voix de Bayrou au profit de Sarkozy démontre qu’il a échoué.


Pour les législatives, son parti ne peut, avec 12% d’intention de vote et sans accord de désistement, escompter que quelques sièges. Le mouvement des démocrates est mort né et Bayrou enterré.

 

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 10:17

C’est une course de vitesse mais la meute s’est lâchée le premier coup des 20 heures à peine sonné. Ce fut sans doute le seul rendez vous au quel elle ne fut pas en retard. Quelques instants après l’officialisation de sa défaite elle s’auto proclamait générale en chef de l’opposition. Il va lui en falloir des bataillons pour contenir la rogne et la grogne de ses amis de l’intérieur, de ceux qu’elle a ignoré, méprisé, snobé emplie de la certitude d’une victoire promise.


Mais rien n’y personne ne l’aidera à survivre à cet affront fait aux éléphants. Le parti socialiste n’est pas son instrument : on ne conquiert pas une organisation de vieux militants comme on convainc un électorat volatil en exhibant son miroir aux alouettes. Les barrissements se sont fait entendre, les cicatrices des dernières semaines sont encore ouvertes et son appel à la mobilisation derrière sa bannière n’a suscité que ricanements chez les caciques d’un parti qu’elle a mis à feu et à sang.


Monter les jeunes recrues, qui en ont fait la candidate du PS en lieu et place des prétendants légitimes, contre le parti est la dernière carte qu’elle pouvait abattre. Elle le fit avec son panache coutumier, mais la voilà nue face à l’armée des révoltés, des frustrés, au quel elle a volé leur victoire promise. On ne gagne pas un putsch avec une cohorte de blanc bec fussent ils, bleu blanc beurs. La maison Royal ne s’en relèvera pas, le petit père Hollande a commencé à faire chambre à part, histoire de sauver ce qui peut encore l’être de son job de premier secrétaire. Mais le plus dur reste à venir : lui trouver un petit arpent de terre pour purger la peine que les rescapés de cette aventure ne vont pas manquer de lui infliger.


Député de Melle, le lot de consolation après une bonne gamelle !

 

 

 

 

 

 

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