Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Libre Cours par Candide
  • Libre Cours  par  Candide
  • : Décryptage sans complaisance de l'actualité quotidienne.
  • Contact

Retrouvez Candide
alias Phénix sur

3w.LeVésinet.com

Recherche

Texte libre

Archives

5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 18:07

48 heures de silence, c’est le cadeau « royal » que la loi électorale offre aux français après le tohu-bohu médiatique de ses derniers jours. A la réflexion c’est une sage décision que d’ôter la parole aux candidats et aux bavards de tout poil quelques heures avant de jeter son bulletin dans l’urne.


Si l’un ou l’autre avait encore quelque chose d’important à dire, nul ne doute qu’ils avaient loisir pour nous en entretenir et si ce n’était que surenchère insignifiante ou vilenie gratuite à l’endroit de leur concurrent, on s’en passe bien volontiers.


Les dés sont donc jetés puisque rien ni personne ne peut plus influer sur le contenu des urnes. Le résultat est couru, les urnes sont encore vides mais le nom est connu. L’hypocrisie du système interdit qu’on vous le communique, alors qu’il est dans tous les esprits, sur toutes les bouches mais à quoi servirait-il d’aller voter si il suffisait de sonder les français ?


C’est la revanche de l’isoloir et de la force mystérieuse qui dicte à la main le bulletin qu’elle va glisser dans l’urne. Qui n’a pas, au dernier instant, déjà modifié son choix ?


Repost 0
Published by Candide - dans Présidentielles
commenter cet article
4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 09:35

Panique à bâbord, la candidate perd ses nerfs et laisse planer le doute sur la paix civile. Dans une harangue véhémente Mme Royal, plus naturelle que jamais, prévient les français qu’ils ont à choisir entre elle et le chaos.


D’un coté la violence, l’agression, le mensonge, le candidat des riches, des privilèges, de l’exploitation des braves gens, le Sarko, de l’autre la vertueuse candidate d’une France apaisée qui ouvre les bras aux plus déshérités, la bonne madame Royal prête à se donner à la France


Le manichéisme outrancier n’a convaincu ni le centre, ni la gauche de la gauche et elle a perdu pied. Sa prestation l’a montré cassante, vindicative, insolente. Elle n’a incarné ni une France apaisée, ni une France rassemblée, mais une France envieuse, sectaire, vengeresse. Le décalage a explosé aux yeux de millions de télé spectateurs entre la prétendue « mère » de tous les français et une mégère irascible et acariatre.


Les français ont tranché et l’ont mise K.O.


Elle peut bien maintenant menacer de mettre le feu au poudre, de semer le désordre et de susciter le chaos. Elle a jeté le masque, et on a découvert ...la vraie nature de Tatie Danielle.

 

 

 

Repost 0
Published by Candide - dans Présidentielles
commenter cet article
3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 09:41

Les partisans de chaque camp revendiqueront la victoire incontestable de leur champion. Une poignée d’indécis se sera peut être forgée un avis, mais de basculement, de transfert, de désertion d’un candidat vers l’autre, la seule opération qui modifierait la donne, il n’y en aura pas, ou si peu que les positions d’après le débat sont identiques à celles d’avant. Sarkozy est donné plus que jamais gagnant.


Mais cette confrontation a fait au moins un perdant : la vérité. Les moments les plus chauds, les empoignades les plus musclées se sont déroulés en débattant des contre vérités. Asséner un mensonge en public avec autorité et vous lui donnez l’apparence de la vérité. Et plus le mensonge est énorme plus difficile en est sa contestation.


Deux exemples extraits du débat : sur le nucléaire, ce sont 78% de notre électricité qui en provienne et non pas 17% comme le prétendit avec assurance Mme Royal. La différence est considérable, l’erreur est inacceptable quand on connaît les enjeux de l’indépendance énergétique du pays. Sarkozy fut à la peine pour rétablir la vérité et en concédant un modeste 50% ne réussit pas à renverser l’argument.


« Moins d’enfants handicapés sont scolarisés aujourd’hui qu’ils n’étaient il y a cinq ans », le scandale est énorme clama l’ex ministre de l’enseignement. Sarkozy fut conspué, traité d’immoral pour avoir annoncé qu’ils étaient 3 fois plus nombreux qu’au temps où Mme Royal était aux affaires. Et pourtant les chiffres sont confirmés.


Il y eut d’autres mensonges éhontés, ainsi la fable du «grand père arrêté » devant l’école de son petit fils nous fut resservi sur un plateau. La vérité c’est que l’avantage est donné au menteur, au cynique, au manipulateur et que le rétablissement de la vérité met celui qui s’y adonne dans la position d’avoir à se justifier.


Triste spectacle, en vérité, que la prime donnée à la déloyauté. Les rectifications d’après débat n’y changeront rien, hier soir l’avantage était pour Mme Déloyale, du coté de la menteuse.

 

Repost 0
Published by Candide - dans Présidentielles
commenter cet article
2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 11:41

Difficile de passer à coté. Les chaînes qui proposent un autre programme que l’affrontement de nos nouvelles stars seront reléguées dans les bas fonds de l’audimat. Puisqu’on vous dit que tout va se jouer à huis clos, devant 20 millions de paires d’yeux il n’y a plus qu’à attendre l’issue du combat de coqs pour célébrer la victoire de la future nouvelle star.


Rien ne sert de discourir sur la prise de pouvoir des média dans l’inconscient collectif de l’électorat. Les média ont sorti une candidate de l’anonymat, fait chuter tous ses challengers pourtant aguerris aux joutes électorales, leurré 6 millions de français en faisant prendre, l’espace d’une campagne, un percheron béarnais pour un pur sang pour Longchamp.


La star academy de la politique est entrée dans les mœurs au moment où le règne du virtuel, de l’artificiel, où la pré éminence de l’instant sur la durée imposent de réagir plutôt que d’agir.


A ce nouveau jeu là Mme Royal aura montré des dispositions insolentes : changement de pieds incessants,  remises à plat, moratoires,  gadgetisation, elle est la mieux à même de se fondre dans l’air du temps.


Inconstance et virtualité sont les atouts maîtres de la candidate socialiste, apparence et duplicité en sont les traits bien dessinés : Il reste à Sarkozy à rappeler aux spectateurs de cette grand messe médiatique qu’à la différence du monde virtuel des jeux vidéo les électeurs sont appelés à élire un président pour des problèmes bien réels et que pour ce job là il vaut mieux une personnalité bien ancrée qu’un produit issu des cervelles des faiseurs d’opinion.

Repost 0
Published by Candide - dans Présidentielles
commenter cet article
1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 10:07

 « Ne dites pas à ma mère que je vote Sarkozy, elle me croit avec Royal ! »


La force tranquille change de camp. Après 50 ans passés à gauche et un premier tour avec Royal, Séguela se rallie à Sarkozy.


Le symbole des années Mitterrand, de la gauche flamboyante et arrogante, le communicant fétiche de la vague rose officialise sa conversion. Il aura fallu qu’elle en fasse beaucoup, la Ségolène , pour décourager ses plus farouches partisans. Parce qu’un Séguéla n’a rien d’une marionnette ou d’une girouette, ni d’une langue de vipère prête à se saisir du premier micro pour cracher dans la soupe socialiste qui l’a nourri si longtemps.


Il aura fallu qu’elle ait tout dit et son contraire, tout promis par un clientélisme nauséabond, insinué, insulté et laissé calomnié son concurrent pour déclencher le réflexe salutaire d’un de nos meilleurs faiseurs d’opinion.


La palinodie Bayrourienne aura eu raison des dernières hésitations du publicitaire. La reine du racolage a déjà perdu son âme en s’accoquinant avec le béarnais : elle paie aujourd’hui avec la défection de Séguela le prix de toutes ses compromissions.

 

 

 

Repost 0
Published by Candide - dans Libre Cours
commenter cet article
30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 10:36

C’était en 1987, Michel NOIR, s’était fait une réputation de chevalier blanc de la politique : il refusait de « perdre son âme pour gagner les élections ». Pour la petite histoire il finit par perdre les deux.


Madame Royal ne connaît pas ses classiques, elle qui, toute honte bue, offre à Mr Bayrou un poste de premier ministre après l’avoir traité de représentant de la droite la plus dure. C’est soit une mascarade, soit une insulte à la fonction de premier ministre.


Bayrou ne veut pas d’étatisation de l’économie : Royal, si ! Bayrou ne veut plus des 35 heures : Royal si ! Bayrou veut réduire les dépenses : le programme de Royal s’élève à 60 milliards d’euros non financés ! Ils sont d'accord sur tout, sauf sur l'essentiel !


Bayrou laisse dire ! Royal ne dément pas ! Tout est bon pour racoler des voix, même d’envisager le mariage de la carpe et du lapin. Tout est bon pour faire parler de lui, même de tourner en ridicule la fonction de premier ministre : l’essentiel c’est l’ambition personnelle.


On aurait aimé que Sarkozy se saisisse de ce dérapage, en démonte le mécanisme, fustige l’impudence de ses deux suivants. Molle, trop molle réaction ! Il est resté sur le discours convenu, remarquant que lui aussi avait des points de convergence avec les centristes et qu’il s’interdisait les petites combines d’appareil, les tractations d’état major.


On est loin du compte ; Michel Noir avait trouvé les mots pour fusiller Le Pen sans égratigner son électorat. Sarkozy n’aura pas su atomiser le béarnais tout en phagocytant ses électeurs. C’était pourtant l’occasion inespérée de se débarrasser d’un imposteur.

 

Repost 0
Published by Candide - dans Présidentielles
commenter cet article
28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 18:08

La montagne a accouché d’une souris. Beaucoup de tohu-bohu pour un piètre résultat. Ce n’était ni un débat, ni un dialogue mais la juxtaposition de soliloques rabâchés à satiété par les deux candidats depuis plusieurs semaines. L’affaire du débat aura fait pschitt !


Ceux qui espéraient que cette mise en scène médiatique serve de rampe de lancement à une véritable opération de rapprochement politique en seront pour leurs frais. Bayrou et Royal seront restés conformes à l’image que nous nous sommes forgés de ces deux politiciens : des acteurs de série B plus  préoccupés par leur petites histoires que par les enjeux qui font défi aux français.


Quel intérêt pour l’électeur dans cette confrontation soporifique ?   Royal s’y est piégée en offrant une caisse de résonance aux thèses libérales de son invité pour le plus grand déplaisir de son flanc gauche, quant à Bayrou il a pu à loisirs persifler sur Sarkozy, son hobby du moment.


Saluons l’artiste Bayrou qui sur sa lancée du premier tour aura réussi à maintenir les feux de l’actualité pour une semaine de rab. Sans qu’en aucune façon cette resucée ne modifie les fondamentaux du second tour. S’il y a une chose qu’il a prouvée : c’est que les média sont libres de fabriquer une marionnette pour que l’espace d’une campagne présidentielle elle vienne sur un plateau faire trois petits tours et puis s’en aille…

 

Bye bye Bayrou !

 

Repost 0
Published by Candide - dans Libre Cours
commenter cet article
27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 10:53

Qui est ce patron ? Un provocateur, un incompétent ?


Il fallait oser en cette période particulièrement trouble où l’avionneur pique du nez insulter « les travailleurs » selon la terminologie propre à Arlette Laguiller. Distribuer ce que l’on a pas gagné c’est la spécialité des socialistes, mais pour un dirigeant d’entreprise distribuer des clopinettes quand on annonce des pertes abyssales c’est sombrer dans le ridicule.


On savait déjà qu’il n’y avait pas eu un bon pilote chez EADS et que pour avoir démérité Mr Forgeard s’était fait octroyé 8 millions d’euros et on découvre que son remplaçant – dont il est trop tôt pour juger des capacités à redresser l’avion – se distingue par une provocation à l’égard des salariés aux quels il distribue 2.20€ en guise de participation.


Ce sont deux euros vingt de trop et pour ne pas l’avoir compris ce patron donne à douter de l’intelligence de ceux qui l’ont nommé : une fois encore l’immixtion de la politique dans la gestion des entreprises donne des résultats calamiteux.

 

Repost 0
Published by Candide - dans Economie
commenter cet article
26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 23:34

L’échec est sans pitié. Il abat les masques, met à nu l’individu. La personnalité que dévoile le paltoquet du Béarn n’a rien de celle d’un sage, d’un homme providentiel qui se situerait au dessus de la mêlée. Il apparaît à tous tel qu’on l’a décrit ici, un faux cul vaniteux, un politicien hargneux, un perdant vindicatif, un revanchard haineux.


La saga croquignolesque du vrai faux débat avec Mme Royal tourne à la mauvaise farce. Menacé de sevrage de micros et de caméras depuis que les urnes l’ont exclu de la finale il tente d’exister en réclamant qu’on l’entende. Pathétique, ce refus d’assumer sa sortie de route. Il n’ira pas à l’Elysée. En quelques jours il est passé du statut de tribun juché sur les tréteaux à celui de victime d’une overdose d’ego. C’est un divan qu’il lui faut pour le guérir des caméras et des micros.


En attendant il vomit sa fiente sur le Sarko. Pour un homme prônant le dialogue, le consensus sa fin de parcours est l’aveu de la tromperie que constituait sa posture de candidat de l’ouverture. C’est une cruelle désillusion pour ceux qui candidement se sont fait alpaguer par les rets d’un politicard retors.


Il insulte le vainqueur, mais plus éclairant il insinue que les journalistes sont à la solde de Sarko. Lui le preux chevalier traîne dans la fange toute une corporation qui émargerait sur les comptes secrets de l’UMP. Il faut remonter loin en arrière pour qu’une telle infamie ait été prononcée par un politicien de ce rang. Sans doute aussi loin que les années 30 et les scandales à répétition de la 3 ème république finissante.


Que ses propos abjects ne soient pas stigmatisés par l’autre candidat, ni par la presse elle-même a de quoi surprendre. C’est l’évidence de la présomption que le Tout Sauf Sarko fonctionne à plein. Ce n’est ni dans Libé, ni dans Marianne, ni dans Sud Ouest qu’on flétrira les propos du béarnais. Ceux là savent pour qui ils roulent, n’est ce pas monsieur Bayrou, n’est ce pas Mme Royal ?

Repost 0
Published by Candide - dans Libre Cours
commenter cet article
25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 09:32

Un coup à droite, un coup à gauche. Encore un coup à droite et vite un coup à gauche ! Elle interprète un numéro que connaissent bien les automobilistes. Elle s’est transformée en essuie glace pour récupérer des électeurs.


C’est la machine qui ne travaille jamais que d’un coté à la fois : pour des gouttes ramassées sur la droite elle les laisse se répandre sur sa gauche, et puis change de coté précipitamment comme si elle voulait éviter que ça recommence. Mais le processus est sans fin, un essuie glace ne sait pas ramasser les gouttes des deux cotés à la fois.


Elle se fatiguera à jouer à l’essuie glace. Et avant qu’elle ne réussisse à se saisir des deux cotés de son électorat, celui-ci se sera évaporé pour de bon…

 

Repost 0
Published by Candide - dans Présidentielles
commenter cet article