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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 14:38

Elle est plombée. A gauche de la gauche plus rien à espérer. La droite de la droite, on la lorgne mais on s’interdit de lui causer. Alors comment réaliser la quadrature du cercle, attirer la gauche du centre sans faire fuir la gauche de la gauche. Un boulôt de prestidigitateur, si ce n’est de magicien.


Alors on n’hésite pas à ressortir les vieilles gloires, celles qu’on avait remisées parce que trop social démocrate, trop année 70, les années Chaban, les années Mitterrand.


Elle s’affiche avec Delors, l’Eurocrate étalon, le vieux ténor de l’ex « nouvelle société » en oubliant que  Delors était au centre gauche ce que Barre fut au centre droit : un très mauvais exécutant.


Las les électeurs n’ont pas la mémoire courte. Le ministre des finances aux 3 dévaluations peut-il encore séduire un électorat centre gauche ? Pour éviter le sort de Barre, l’ex « meilleur économiste de France qui pava le chemin de Mitterrand pour l’Elysée et échoua dans sa tentative au centre de récupérer les voix de droite, Delors jeta l’éponge.


Transformer Delors en Barre, c’est la duperie à la quelle l’alchimiste Royal essaie de faire croire. Aurait-elle décidé de prendre les français pour des « Jacquouille » au risque que le 6 mai ils la traitent de fripouille ?

 

 

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 10:21

Elle a le droit de changer d’avis, de faire du « Rocard » après l’avoir rembarré, de causer avec qui bon lui semble et aujourd’hui de courtiser Bayrou. Personne ne le lui contestera ! Elle peut aussi tournebouler son électorat, le désorienter et perdre dans la manoeuvre puisqu’elle ne peut récolter. C’est son choix.

Sa problématique est de gagner sur sa droite sans se découvrir sur sa gauche. Il ne s’agit pas de faire le grand écart, il s’agit de ne pas chuter écartelée.


On « n’aime pas les riches » et on « veut effrayer le capital » furent les thèmes racoleurs du vote utile du premier tour : et ils ont « payé ». Le PC laminé et la gauche de la gauche réduite à la portion congrue.


Mais il manque encore 15% pour mettre la droite à  genoux, et ceux là sont chez le Pen et Bayrou. Ils n’ont rien de révolutionnaires, ne bouffent ni du curé ni du méchant capitaliste. Ils respectent l’école privée, leurs enfants sont fan de Mac Do, et ne sont pas enrôlés pour la lutte finale.


Les mettre dans le même panier, même si ce n’est qu’une urne électorale, relève de la mission impossible, sauf à travestir le rôle du président de la république.


C’est beau de rassembler, mais ce ne peut être que sur une idée fixe, celle de faire barrage à un adversaire commun. Encore faut-il que le président construise un chemin, pour réaliser un projet de société. Et il n’y a pas de projet commun entre les gauchistes de Besancenot, même rebaptisés anti-libéraux, et les petits bourgeois bien pensants qui ont assisté aux grands messes de Bayrou.


L’intelligence des électeurs est mise à mal par cette manœuvre contre nature. On peut se trouver dans des circonstances où aucun candidat ne proposant de choix  acceptable, le salut réside dans le vote blanc. N’est ce pas l’issue honorable qui s’offre aux électeurs de Bayrou qui, refusant de rallier Sarkozy, ne veulent pas comptabiliser leur voix avec ceux des communistes et autres trotskystes… ?  

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 17:53

Il devait tout bouffer, on allait voir ce qu’on allait voir ! Le paltoquet béarnais en ce lendemain de premier tour se retrouve gros jean comme devant. Il peut bien fanfaronner, se faire ovationner pour une défaite cinglante.


N’oublions tout de même pas qu’il se voyait au second tour et s’interdisait d’envisager toute autre option. Il est troisième et en plus bien loin du second.


Ces fanfaronnades se terminent en pantalonnades. Dès lors le voir pérorer devant un mur orange comme si les électeurs venaient de le qualifier avait quelque chose de surréaliste. La France d’après la troisième place de Bayrou ressemble comme deux gouttes d’eau à la France d’avant, ne lui en déplaise.


Fier comme Artaban, il se croit en position d’arbitre, pour décider  auquel des deux finalistes il cédera ses voix. Un perdant oublie souvent qu’il n’est en rien propriétaire des voix qui se sont portées sur lui, pas plus qu’un élu n’est ensuite prisonnier de ses électeurs. Il n’y a pas de mandat impératif.


Monnayer des postes pour ses lieutenants, se vendre au plus offrant, faire grimper les enchères en jouant sur la versatilité de son électorat, c’est le jeu archi classique des chefs de parti. S’il y a une révolution orange, c’est de nous avoir ramené 50 ans en arrière.


Un peu de décence de la part des hiérarques de l’UDF ne nuirait pas : la défaite de Bayrou, c’est un mur orange qui se dresse sur la trajectoire du béarnais.

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 16:46

Sa performance s’est répandue sur les blogs avant que les media ne s’en emparent. Espérée, programmée, annoncée encore fallait-il qu’elle se concrétise. C’est chose faite. Et le front s’est aussitôt dressé : tout sauf Sarko.


On les comprend, ils partent perdants. Sur le projet comme sur « l’homme » l’alternative qu’ils offrent à la France est médiocre, rabougrie, frileuse. Il s’agit de se recroqueviller sur nos illusions passées, de baisser les écoutilles et de se nombriliser : pour le maintient de nos avantages acquis, de notre modèle social, de nos vieilles lunes. Ces gens là se disent progressistes : ils sont archéo socialos, chez nos voisins on n’en voit  plus que dans des musées.


Ils se battent avec la seule munition dont ils disposent : l’insinuation. Il ne peuvent rien prouver, rien affirmer, rien démontrer : la rumeur, l’allégation, le syllogisme, le procès d’intention nourrissent l’insinuation que l’adversaire est dangereux. Et contre un danger identifié il faut se prémunir au nom du sacro saint principe de précaution. Rien de bon ne peut advenir de Sarko, il faut éviter le risque de contamination, le diaboliser.


C’est la stratégie qui va déferler pendant les quinze jours qui viennent. Le tout sauf Sarko va rappeler le deuxième tour de 2002 où comme un seul homme les démocrates de ce pays s’étaient crus obligé de défiler contre le Pen, comme si un bulletin dans l’urne ne suffisait pas.


La propension de l’électorat de gauche à être manipulée par ses chefs de parti ne plaide pas pour sa clairvoyance. Tels des moutons obéissant à leur Panurge ils peuvent se préparer à battre le pavé, à défaut de battre notre candidat.

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 21:47

Demain 20 heures : 10 candidats sur 12 sont éliminés. Pourquoi sont ils exclus de la finale ? Pour eux une seule question va dominer la soirée : c’est la faute à qui ?


Le Pen échoue à renouveler son résultat de 2002. Il émarge à la troisième place ou à la quatrième, il est hors course : la faute à qui ? A Sarkozy qui s’est enfin emparé des thèmes propres à la droite, à l’age de ses artères qui frôle les 79 ans, au score du marquis qui picore ses plates bande ou à Nihous qui pêche dans les mêmes eaux troubles ?


Bayrou flirte avec la seconde place mais reste en bas du podium. Il n’échoue que de quelques centaines de milliers de voix. La faute à qui ? Aux média, aux forces de l’argent, aux puissants, au système en place, à tous ceux qui depuis 30 ans se partagent les places, ceux qui vivent du système et de son balancier. La suffisance béarnaise, l’arrogance de celui qui ne « mange pas de pain là », l’absence de programme, l’incapacité de bâtir une majorité ne seront pour rien dans cet échec ; on vous le dit c’est la faute au système.


Royal fait du Jospin bis et rate la deuxième marche ! la cata. La gauche ridiculisée 5 ans après le tsunami de 2002. Comme s’ils n’avaient rien appris, la faute à qui ? Pas à Hollande, le concubin inexistant dans cette campagne, ni aux éléphants consignés dans leur zoo, ni aux militants baladés par les tergiversations d’une candidate imprévisible. La faute à Rocard, à Kouchner et à tous ceux qui ont tendu l’oreille aux sirènes centristes. La faute aux extrêmes, aux Bové, Buffet, Voynet qui inlassablement ont asséné que le vote utile était un piège à cons et que pour influer au deuxième tour il fallait compter avec la gauche de la gauche au premier.


Sarkozy frôle l’élimination : il n’est que second. C’est la stupeur à Neuilly Auteuil Passy.  Il sera confronté dans quinze jours à Bayrou qui pérore du haut de son tracteur : la faute à qui ? A tous ces média qui l’ont affublé d’une moustache nazi, à tous ces blogs qui en ont fait une copie d’un caporal autrichien oubliant ses origines hongroises. Sarkozy rattrapé par une image de caractériel agité, menaçant nos libertés depuis un Elysée bunkérisé… la faute à Libé, au Nouvel Obs, à Noah et à tous ces blacks footeux qui ont menacé de donner leur Ferrari aux gamins de banlieue…


Demain dès 20 heures ce sera la faute à qui, si je ne suis pas au second tour … ?

Alors, moi Candide qui n’y sera certainement pas, je puis d’ores et déjà vous assurer que ce n’est pas la faute à Voltaire...

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 11:43

Oh temps suspend ton vol ! Le jour le plus long pour les candidats et leurs militants. Le verbe leur est confisqué l’espace du week end. On peine à imaginer la frustration de ceux qui ont tenu le crachoir pendant plusieurs mois. Ils devront attendre vingt heures dimanche soir pour reprendre l’usage de la parole. Et c’est ce point qui fait polémique.


Pourquoi un tel empêchement ? De quelle nature est cette interdiction que certains s’apprêtent à violer. Elle éviterait, soi-disant, de troubler les électeurs. Mais qu’est ce qu’une campagne si ce n’est un travail d’influence, de lobbying, de séduction ? Cette activité deviendrait suspecte 24 heures avant le scrutin. On peine à comprendre pourquoi.


Les sondages dont le pouvoir d’influence n’est plus à discuter sont notoirement faussés. Les derniers se contredisent notablement quant aux évolutions des principaux candidats et pourtant tous affirment que leur échantillonnage est représentatif de l’entièreté de la population. C’est à l’évidence faux.


Le suffrage universel est confronté à la vulgarisation des technologies de l’information. Les urnes et leurs bulletins de papier sont les vestiges d’une ère pré numérique. Les machines à voter permettent de connaître en temps réel le résultat des votes effectués. C’est comme un sondage grandeur nature, mais cette information est consignée. En quoi est-elle de nature à modifier les résultats. Ni plus ni moins que des sondages bidonnés ?


Les déclarations de sorties de bureau de vote donnent l’indication précise sur le contenu des urnes. Elles vont nourrir les machines à simuler qui nous donneront les résultats estimés au top de 20 heures. Pourquoi ces informations disponibles sur Internet ne peuvent être diffusées.


Il est nécessaire de considérer que l’entrée dans l’ère numérique modifie les comportements de l’électeur. Il dispose d’une panoplie de moyens d’informations qui ne se limitent plus à l’hexagone, il peut faire connaître son opinion et réagir instantanément aux propositions sollicitations des candidats.


Cette incursion du « temps réel » dans la vie politique n’en est encore qu’à ses balbutiements et les interdictions du CSA semblent bien désuètes pour endiguer la vague numériques qui bouleverse la relation du citoyen à la ré-publique.

 

 

 

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 12:44

Il aura été l’éternel victime, le looser mauvais perdant de cette première partie de campagne. Engendré, non pas créé par un « bullocrate* » il harangue d’estrades en estrades, jamais à court de pantalonnades, de jérémiades ou de rodomontades. Il a le sang chaud de ceux qui ont la grosse tête. A peine sortie de la néantitude où son parti croupion le condamnait, le dernier avatar du populisme journalistique, fils morganatique de Marianne et du peuple laboureur est renvoyé à sa terre béarnaise par le monstre sacré de la presse bien-pensante .


C’est plus que blesser sa Suffisance, c’est attentatoire à la France éternelle. Que Le Monde le renvoie à son insignifiance tient lieu de crime de lèse-présidentialité dont le coupable devra  sur le champ payer l’outrecuidance.


Il a – pour parler clair – pété les plombs en découvrant que le quotidien de référence de la gauche ne le considérait pas comme un candidat susceptible d’offrir aux français l’alternative crédible à Nicolas Sarkozy. Tous le savait, sauf semble-t-il deux d’entre eux : Mr Colombani du quotidien vespéral et Mr Bayrou d’une autre planète.


Faire procès au Monde de pencher à gauche – cela fait 60 ans que ça dure ! - et de le faire savoir, discrédite le candidat qui laisse entendre que sous son règne « ces gens là » auront des comptes à rendre !


Mr Bayrou est un imposteur qui ne supporte pas qu’on mette à nu sa néantitude. Le Bayrouisme n’existe pas, et prendre à la presse à parti quand elle s’en fait l’écho, atteste de l’inaptitude de ce candidat à assumer un statut de président.

 

 

 

 

* néologisme de JF Kahn de Marianne

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 15:15

Ce sont les victimes collatérales de l’élimination de Jospin : eux, les petits candidats. Ce sont huit nains qui se battent contre le syndrome du vote utile, ressassé à satiété par le PS et sa candidate. L’électorat de ces nains est sans illusion sur leur chance d’accéder au second tour. A qui sont utiles ces candidats qui seront éliminés de la dernière course ? Leurs électeurs sont face à un dilemme : faut-il leur apporter des voix ou aller à la pêche dimanche prochain ? Vote utile ou vote futile ?


Deux de ces candidats chassent sur les terres de droite : De Villiers et Nihous. D’après les sondeurs ils sont crédités de 3% des intentions de vote. 3% des électeurs de droite seront ainsi détournés d’apporter leur voix à Sarkozy ou Le Pen. Cela ne devrait pas changer notablement la donne du coté droit.


A gauche de la gauche la situation est plus problématique. 6 candidats récoltent 13% des intentions, soit plus que la moitié de ceux qui penchent déjà pour Royal.


Mais aucun de ces candidats ne vient écorner l’électorat du béarnais. Ils piquent sur la droite un peu, et beaucoup sur la gauche mais au centre rien ! L’unique et grand bénéficiaire de ces candidats extrêmes c’est Bayrou. Plus les petits grappillent des voix, plus son électorat grossit corrélativement. En résumé plus l’extrême gauche récolte de suffrages, plus il a de chance d’être élu.


C’est cette équation que Bayrou peaufine en faisant risette à Besancenot, à Laguiller et compères. Ce sont les alliés objectifs du candidat centriste ! Sa considération récente pour les thèses de l’extrême gauche avait pu paraître suspecte, elle n’est que le fruit d’un calcul particulièrement malhonnête. Il ne peut réussir qu’en aidant les extrêmes, et surtout l’extrême gauche et c’est ce à quoi il s’emploie.


Présent au second tour il ne le devra qu’aux trotskystes, communistes et autres alter mondialistes. Devenu président il deviendrait dès lors l’otage de ses nouveaux amis. Un comble pour un centriste : devoir son élection aux gauchistes et à leurs relais syndicaux.


Ce calcul machiavélique peut être déjoué, si l’électorat d’extrême gauche décidait d’aller à la pêche…on peut toujours rêver !


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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 11:12

Il s’est engagé à réduire la dette. Il en a fait son cheval électoral. Et puis l’eau a coulé, les promesses se sont faites plus nombreuses, le plus souvent inchiffrables. Comme celle d’offrir pendant 5 ans le coût des charges à chaque entreprise pour deux emplois créés. Ou bien des actifs récupèrent les jobs et la mesure est ruineuse, ou ce sont des chômeurs pointant aux Assedic et cette disposition est « gratuite » pour les finances publiques. En annonçant un chiffrage de son projet Bayrou ment.


Réduire la dette sans augmenter les impôts, comme s’y est engagé le béarnais, c’est plonger le pays dans la récession. Quand il est sommé d’expliquer comment il peut s’y prendre autrement, Bayrou malmène le journaliste insolent « prisonnier de ses schémas ». En refusant de débattre de cette question Bayrou ment.


Le projet du béarnais comporte d’autres aspects illusoires. Ainsi l’idée d’inscrire dans la constitution l’interdiction de présenter un budget en déséquilibre de coûts de fonctionnement, sauf en période de récession. Un budget se vote avant d’être exécuté, une récession s’entérine une fois l’année écoulée. La proposition est donc inepte, car aucun gouvernement ne se placera dans l’hypothèse d’une récession, qu’il fera tout pour éviter quitte à laisser filer la dépense de l’Etat. En laissant entendre qu’il la fera voter, Bayrou ment.


Quand Bayrou assure qu’il disposera d’une majorité à l’assemblée alors que le scrutin uninominal à deux tours lamine les petits partis, il profite de l’inculture politique de l’électeur lambda pour asséner une contre vérité. Bayrou ne pourra pas gouverner sans s’allier un jour avec l’UMP, le lendemain avec le PS et ce qui signe le retour au régime des partis, à la logique de la 4 ème république. Sur sa capacité à diriger le pays sans retomber dans les ornières du régime d’assemblée Bayrou ment.


Sur les aspects les plus signifiants de son projet,  Bayrou ment. Soit par omission soit en niant la réalité des faits. Avec Bayrou on n’est pas encore dans le mensonge d’Etat, mais déjà en  état de mensonge permanent.

 

 

 Sur Bayrou  lire aussi :  Dominé

 

 

 

 

 

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 19:43

Une dernière chance pour Bush ! Il pourrait entrer dans l’histoire de son pays autrement que comme un baptiste intégriste, texan borné, avatar de ce que le modèle américain est capable de produire dans des moments d’égarement. Manipulateur illuminé, imposteur désintoxiqué il a réussi à exacerber les conflits de religion au cœur des affrontements du Moyen orient.


Dans son pays marqué par l’influence des prédicateurs, un fait divers relance le débat sur la  libre possession des armes à feu. Dans ce pays qui se place sous le regard de Dieu, « in god we trust  »,  chacun est libre de se faire justice lui-même.


Comment interpréter autrement cet amendement constitutionnel qui autorise chaque citoyen à détenir des moyens de tuer. La loi du talion a reculé chaque fois que la société a transféré à une institution l’exclusivité de rendre la justice. Aux Etats-Unis le citoyen reste autorisé à se faire justicier. Clinton a tenté de mettre fin à ce reliquat de barbarie : sans succès.


La tuerie de Virginie pourrait créer le choc psychologique nécessaire pour faire basculer une majorité silencieuse hésitante en mouvement d’opinion permettant de liquider un vestige de la conquête de l’Ouest. Quelle meilleure sortie de scène pour un cow boy texan qui cause avec Dieu quotidiennement, que de supprimer cette « license to kill ».


Rien ne ressuscitera les 4000 boys et les 100.000 irakiens engloutis dans sa croisade anti Saddam. A son crédit il évitera d’autres carnages comme celui qui secoue l’Amérique aujourd’hui, ce qui, le temps aidant permettra de retenir de ce piteux président un autre portrait que celui d’un va-t-en guerre impénitent.

 

 

 

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