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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 21:55

On ne le voit pas, ou si peu. On l’entend à peine. Aucune saillie, aucune annonce fracassante, aucun dérapage qui lui assureraient la une des média. Le saccage de la gare du nord n’a pas troublé sa sérénité. Les évènements travaillaient pour lui, inutile d’en rajouter. Sa meilleure stratégie c’est la furtivité. Avancer sans que l’ombre d’une trace ne témoigne de sa progression. Il est passé maître dans l’art du camouflage et s’ingénie à jouer perdant pour mieux endormir ses concurrents. Rappelez vous ses larmoiements quand il craignait ne pas avoir ses parrainages. Il devait, bien avant l’échéance, largement dépasser le seuil des cinq cent.


Son statut de quatrième homme des sondages en fait un candidat sans grand intérêt. Pas de risque qu’on l’ostracise, qu’on le démonise, il ne joue pas dans la cour des grands. A contrario de Mme Royal il joue perdant gagnant ! Ce n’est pas sans danger, car si le vote utile est tendance, l’électeur attiré par ses thèses peut craindre en lui donnant son suffrage d’avoir voté pour rien.


Le risque est calculé, au moins assumé. Il est aujourd’hui plus haut dans les sondages qu’il ne l’était il y a cinq ans, avant de se hisser inopinément, au deuxième rang. La cuisine avérée des instituts étant tolérée par les autorités, il est patent que ces professionnels ne peuvent invoquer leur neutralité. Ils imposent des résultats qui conviennent à leurs mandants. Nul ne peut plus en être dupe après l’affaire du CSA.    *

Le Pen peut se faire oublier. Son terreau est fertilisé par ses concurrents : Si identité nationale, Marseillaise, et banlieues sont récupérées par la bande des trois, les thèmes de la mondialisation, de l’invasion par les produits bon marché, de la faillite de l’Europe pour protéger le boulot de l’ouvrier français sont aussi des domaines sur les quels il a labouré sans infléchir sa position. Repris depuis peu par Bayrou, Sarkozy et Royal il n’en demeure pas moins le véritable suzerain.


Il se trouve dans la situation confortable du dernier coureur de relais dont les trois équipiers prépareraient de façon méthodique le passage du témoin pour lui assurer avec un effort minimum de franchir la ligne en premier.  Bien joué !



* Lire aussi :  Les partisans

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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 15:14

Pour que nul ne l’ignore c’est le bastion de la CGT au sein d’EDF. C’est le legs d’un certain Thomas ministre communiste à la libération qui créa cette extravagance. Une dotation aux oeuvres sociales de l’entreprise nouvellement créée, financée sur un pourcentage de son chiffre d’affaires. C’est sur cette base vieille de 60 ans que fleurit le Comité d’entreprise d’EDF qui emploie plus de 5000 salariés et dispose d’un revenu garanti de plus de 500 millions d’€. Pour envoyer en vacances les 600.000 ayant droit de l’entreprise publique. Chacun d’entre eux devrait ainsi récupérer annuellement presque 1.000€, le montant d’un SMIC, pour aller folâtrer sous les palmiers.


Mais le président de la Cour des comptes, Philippe Seguin, vient de rendre public, ce que tout le monde qui veut bien s’y intéresser sait depuis belle lurette, ce montant « kolossal » n’est pas redistribué aux agents (on ne dit pas salariés ?), et à leur famille ; non il est pour plus d’un tiers détourné au profit du gestionnaire. L’incontournable CGT qui a acquis entre autre monopole celui de la gestion de cet organisme.


On ne listera pas les turpitudes du comité d’entreprise des électriciens et gaziers, les anomalies, les surfacturations, les emplois fictifs, les lacunes de gestion, les violations de la législation du travail, les malversations au profit des copains de la place du colonel Fabien…qu’une instruction qui n’en finit pas d’être diligentée devrait d’ici à quelques années éclairer...


Mais une coupure de courant est si vite déclenchée que les pouvoirs publics ont jusqu’alors renoncé à exercer leur obligation de contrôle.


En cette période électorale on attend avec intérêt les commentaires que ne manqueront pas de faire nos prétendants élyséens. Ce sera un avant signe de leur courage à conduire à terme les réformes dont ils assurent, qu’une fois élu, cette fois, elles seront menées à bien.

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 21:41


C’est la nouvelle démocratie. Celle dont l’expression ne sort pas des urnes.


Les urnes expriment le souhait des citoyens. C’est la théorie. La pratique est un peu différente. Un président est élu alors qu’il a pu ne rassembler que 20% des inscrits au premier tour. Le système du vote à deux scrutins  – le seul compatible avec la lourdeur du suffrage universel – ne laisse en présence pour le second round que son meilleur challenger, garantissant au vainqueur de représenter la moitié au moins des voix exprimées.


Les députés, dont une majorité est nécessaire pour conduire une politique, sont désignés par circonscription selon la méthode du scrutin uninominal à deux tours. En bref pour faire des majorités solides, ce système exclut les candidats qui ne bénéficient pas de désistement. C’est pour cela que le Front National au quel 20% de la population apporte ses voix n’a pas de représentation à l’Assemblée nationale.


Un président issu d’une minorité, une assemblée ne représentant pas l’éventail des idées et des opinions : c’est ce que produit la loi électorale de ce pays.


En conséquence chaque perdant a beau jeu de menacer d’un troisième tour. Et c’est déjà l’air qu’ont entamé les petits candidats qui ne se font aucune illusion sur leur avenir présidentiel. Besancenot, Laguiller, Bové et compagnie font planer l'ombre d'un troisième tour si le président prenait leur électorat à rebrousse poil, ce qui est vraisemblable au cas où Sarkozy serait l'élu.


La rue a-t-elle raison contre la représentation nationale ? C’est une question moins iconoclaste qu’il n’y parait. Même si sa versatilité n’est plus à prouver la rue est susceptible de renverser un gouvernement, cf. A. Juppé, de le faire reculer, cf.  le CPE, de le narguer cf. les routiers…etc. Certains candidats se vantent même d’institutionnaliser la voix du peuple directement dans les rouages de la décision politique : c’est la démocratie participative de Mme Royal et ses jurys citoyens. Monsieur Hulot, déçu du manque d’intérêt des signataires de sa charte pour exécuter leurs engagements, fait démonstration de sa force dans des manifestations de rue.


La nouvelle démocratie s’éloigne des urnes. Le populisme nourri par l’hyper médiatisation se développe en accentuant le rejet de la représentation démocratiquement élue. Des candidats, et non des moindre, inconscients de jouer avec le feu, attisent les braises du rejet de la démocratie parlementaire.


Le troisième tour réduit l’espace du futur président élu et peut verrouiller toutes possibilités de réformes si entrepris dès la fin d’une période virtuelle appelée « état de grâce ».


Il est urgent d’imaginer des contre feux et ils existent. On se contentera d’en évoquer deux :

Modification de la loi électorale pour mieux représenter la diversité des opinions.

Soumission à référendum des décisions structurant l’avenir de la nation.

 

 

On doute que ces élucubrations aillent aux oreilles des présidentiables. On peut toujours rêver.

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 17:09

Gratuité, exonération, traitement privilégié sont les acquis des français de tout en bas. Sans contre partie, ni contrôle. On ne va pas douter de l’intégrité de ces gens là. Vu leur statut ce serait d’autant plus mal venu.


Hier le PS met en place la gratuité des transports pour les rmistes en île de France, aujourd’hui Mme Royal annonce une nouvelle avancée sociale : les banques devront revoir leur tarification des incidents bancaires et frais de découvert. On n’imagine pas que ces mesures visent les nantis. Non, ce sont ceux dont le pouvoir d’achat est réduit qui glissent dans le découvert, les agios et les interdictions de chéquiers.


Ils peuvent s’en sortir par le haut. Améliorer leur revenu, disposer d’un pouvoir d’achat accru. Cela tend logiquement à éviter les désagréments avec son banquier, même si l’acheteur compulsif restera toujours victime des tarifs exorbitants des découverts. C’est le nivellement par le haut mais ce n’est pas la voie préconisée.


La solution Royal, c’est de forcer les banques à modifier leur facturation. Outre la distorsion de la concurrence que cela établit, cela n’incite guère à se remuer les fesses pour améliorer son train de vie. N’est ce pas une prime donnée à la dépendance ? Et de la dépendance à la décadence le glissement est continu qui mène à la déchéance. C’est le nivellement par le bas, pourtant décrié.


Que d’incohérence entre le discours de l’ordre juste, du donnant donnant, du cercle vertueux et les mesures concrètes proposées par la candidate. Par le verbe elle rejette l’assistanat  et semble se démarquer du credo socialiste, dans les faits elle perpétue la discrimination en faveur de ceux qui ne travaillent pas. Plutôt que de relancer le pouvoir d’achat elle améliore la condition des profiteurs au détriment de celle des travailleurs.


C’est de la haute voltige entre son discours de droite valorisant le travail et ses mesures de gauche favorisant l’assistanat. Bien malin celui qui s’y retrouvera. En tous cas les plus démunis n’auront pas été les plus mal lotis dans cette période électorale. Tant pis pour les smicards qui ne rêvent plus que de RMI : c’est le nivellement par tout en bas. Quant à comprendre où sont les convictions de Mme Royal.

Ici, on donne sa langue au chat.

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 14:26

574.8. Ce sont les nouveaux chiffres fétiches de la SNCF. Record battu par un TGV à Eclaires. En 1955 les 331 km/h atteint par une rame électrifiée avaient symbolisé le succès du made in France. Enfin son ambition retrouvée. Cette France des ingénieurs est une exception. Elle n’a d’équivalent nulle part ailleurs. Peut-être la marque de fabrique d’un système éducatif élitiste dont les grandes écoles d’ingénieur fut la fierté, d’une France convaincue que le monde entier lui enviait ses chefs d’œuvre.


La juxtaposition d’un monde industriel étatique, de grandes écoles scientifiques dans une économie semi dirigée allait engendrer des merveilles technologiques. Encore que ce vocable fut inconnu de cette génération.


Le Mistral, l’ordinateur Bull gamma 30, le procédé de télévision couleur Secam, le paquebot France, le Concorde, le TGV et l’avion Rafale sont les enfants prodiges emblématiques de ces 30 glorieuses qui suscitèrent plus de cocoricos qu’ils ne firent rentrer de devises dans les caisses de l’Etat.


Qui d’ailleurs s’en préoccupaient ? Les politiques qui tenaient les cordons de la bourse ? Certes pas, trop heureux de récupérer les dividendes d’une politique industrielle aux relents fortement nationalistes. Les gérants des groupes industriels ? Pour quelles raisons auraient-ils été plus royalistes que le roi. Assurés d’être subventionnés ils pouvaient dépenser sans s’inquiéter de la validité économique des merveilles qu’ils enfantaient.


C’est cette France que nous honorons toujours, cette France schizophrène qui continue à regarder ces jouets qu’elle ne peut plus se payer comme s’ils pouvaient lui ouvrir des portes de grands marchés.


C’est oublier que tous ces exploits techniques et industriels ont été de grands bides financiers. Parce que des échecs commerciaux. Un seul TGV roule sur des rails étrangers, nul Rafale ne vole hors les couleurs de l’armée française, le plan Calcul fut la catastrophe que l’on a oubliée, le Concorde coûta une fortune aux contribuables, quant au procédé de télé couleur il n’y eut que l’Egypte pour l’acquérir avec les fonds qui lui étaient versés pour le faire.


Alors on peut toujours fermer l’ENA, mais la culture du record pour le record, de la prouesse technique pour la prouesse, du défi technologique pour le défi est toujours vivante chez nos hommes politiques quel qu’en soit le bord. Celui qui oserait mettre un bémol au motif que ces « exploits » n’ont pas de marché, ne crée pas de valeur passe pour un traître, un vassal de l’économie libérale, un agent à la solde des intérêts étrangers.


Et pourtant, quand la France de ce début de siècle se glorifie d’un nouveau record de vitesse sur rail, le banlieusard lambda continue à galérer dans des rames de train de banlieue qui ne dépassent pas la vitesse moyenne d’une diligence du siècle d’avant. Schizophrène !

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 10:31
Bayrou veut débattre. Décryptage : les média qui n’organisent pas ces confrontations l’empêchent de mettre son projet en balance avec ceux de ses concurrents. Bayrou se présente en victime du V ème pouvoir, de la médiacratie qu’il poursuit de sa vindicte.

Ces débats, il le sait mieux que quiconque, sont de fait impossibles à organiser sans déroger au principe d’égalité du temps de parole. Mettre en présence 12 candidats tournerait à la foire d’empoigne. Quant à faire des débats deux à deux, les mathématiques nous enseignent qu’il faudrait en organiser 11. Excusez du peu. Au delà de cet aspect matériel ce serait discriminant pour les 4 formations (FN, UMP, UDF, PS) qui représentant 80% des électeurs n’auraient qu’un tiers du temps de parole. Au passage les communistes, trotskistes et autres pseudo révolutionnaires représentant moins de 10% de l’électorat tiendraient le crachoir 40 % du temps.

La problématique du béarnais face à sa décrue – qu’il se refuse à commenter – c’est de retrouver des accents de victime pour espérer refaire sur la télé le hold-up qui lui a réussi en janvier février. Mais la ficelle est usée et faute d’avoir un projet cohérent et réaliste à proposer il en est réduit à ressasser ses vieilles rancoeurs et à philosopher sur la meilleure façon de former les hauts fonctionnaires. C’est son naturel de ministre de l’Éducation qui reprend le dessus et sa posture de présidentiel qui s’effrite au plus mauvais moment.


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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 22:10

 

Qu’attend le français de son futur président ? Quelle idée se fait l’électeur de l’influence sur sa vie quotidienne de celui qu’il espère – en lui donnant son vote - conduire à la plus haute marche de l’Etat ? A entendre les discours électoraux, les candidats ne fixent aucune limite à leur capacité d’actions. De quels pouvoirs ne sont-ils pas investis pour discourir avec autant d’aplomb ?

Quand on écoute la litanie des professions de foi, des réformes, des mini révolutions que le candidat président s’engage à réaliser on est porté à comparer cette liste avec les réalisations de son prédécesseur versus les promesses de ce dernier. Et le constat est sans appel, quelque soit l’impétrant, c’est un échec éloquent. Réduction de la fracture sociale, fin de l’Etat clanique, accès de tous à la meilleure formation, contrôle de l’immigration, recul de la pauvreté. La liste est longue de ces vœux pieux qui n’ont pas connu une once de réalisation.

 
C’est que l’exercice est difficile. Briguer la présidence de l’Etat tout en dévalorisant la fonction, les attributions, les pouvoirs et les moyens d’action n’est pas la meilleure façon d’obtenir le job. La surenchère est inscrite dans la constitution. Dès l’instant où tous les pouvoirs semblent converger sur un homme, normal qu’il se targue d’apporter une réponse précise aux préoccupations de ses concitoyens.


Seulement les choses sont plus complexes. La France n’opère pas dans un monde virtuel, elle est tenue par des engagements, elle évolue dans un système économique avec des partenaires qui échappent au bon vouloir de son nouveau président. Il suffit de se rappeler l’engagement non respecté de réduire la TVA sur la restauration pour mesurer la réalité du pouvoir élyséen.


Combien des promesses faites en cette période échappent au pouvoir réel du futur président ? La question est tabou. Les candidats muets. C’est pourtant l’essence de la démocratie que de se faire élire sur des projets réalistes. Or qu’entend on ? Que le futur président va réformer la BCE , qu’il va modifier la TVA, qu’il va contrôler l’immigration, et sur tous ces sujets il est dépendant d’une structure à la quelle ses prédécesseurs ont abandonné leur pouvoir de décision.


Mais ne peut-il réduire le nombre de fonctionnaires, changer les us et coutumes de l’Education Nationale, rythmer les grèves qui périodiquement gèlent l’activité de la ville de Marseille. Non pas plus, il est aux ordres d’un cadavre qui a de beaux restes : la CGT ou ses avatars qui sclérosent la fonction publique.


Enfin ne peut-il réformer les 35 heures, supprimer l’ISF, libérer le travail en ré écrivant son code dont la nocivité n’est plus à démontrer? Que nenni ! Il ne s’ y est pas engagé, alors que ces mesures seraient essentielles. Un tel engagement lui ôtait toute chance d’être président tant ces dispositions détestables sont ancrées dans l’avantage acquis collectif. Et d’ailleurs si, aussitôt installé, il lui prenait la fantaisie de s’en préoccuper, c’est la France qui marche qui descendrait dans la rue. Rappelez vous Alain Juppé.


Que lui reste-t-il : l’illusion de présider, C’est sur ce thème qu’il va naviguer 5 ans durant en expliquant ce qu’il ferait si d’aventures vous lui concédiez un second mandat...etc

 

 

 

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 18:24

La drogue :  sujet tabou, sujet de société sur le quel ne règne aucun consensus. Bien qu’omniprésente dans toutes les couches de la société, 50% des jeunes y auraient goûté, la drogue et ses consommateurs ne sont pas entrés dans le débat électoral. Sarkozy et Bayrou s’en tiennent à la législation qui fait du consommateur un délinquant. Royal hésite, en fait un thème de démocratie participative…comme si la vérité pouvait sortir de palabres fumeux de fin de repas. Silence, elle plane.


Par un amalgame récent entre alcool et tabac d’une part et cannabis d’autre part les « éducateurs » ont bien tenté d’accréditer la thèse selon laquelle on ne pouvait pas tolérer les premiers en pénalisant le second. Par chance le cannabis n’a pas le statut officiel de l’alcool et du tabac dont on connaît les ravages.


L’idée qu’il faudrait le lui donner est assez stupéfiante. On décrie suffisamment la consommation de ces drogues douces pour ne pas y ajouter une nouvelle denrée au prétexte qu’elle ne serait pas plus nuisible !


Le flux semble amorcé quand on compare la situation avec celle des années 80. Est-il opportun de relâcher un système contraignant alors qu’on met le principe de précaution au cœur de la constitution ?

Les consommateurs des années 80 sont les parents des années 2000. On comprend qu’ils souhaitent éviter à leurs enfants les égarements et le fléau auquel ils ont échappé.


Alors Mme Royal, qu’attendez vous pour annoncer que le débat est clos. Ne souhaitez vous pas pour tous les jeunes ce que vous faites pour vos 4 enfants : les éloigner de la drogue ?

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 16:30

Ils se disputent la primeur des quotidiens. Leur temps est compté, même décompté pour respecter les règles édictées par le législateur. Il faut être entendu sans dépenser son temps de parole : en bref il faut susciter une brève  sur la quelle les éditorialistes développeront leurs commentaires. Alors les candidats font assaut de petites phrases qu’ils souhaitent assassines mais qui souvent font pschitt plutôt que mouche.

 
Bayrou dégaine le premier. Il est complètement à l’ouest, pour une fois autant au propre qu’au figuré. C’est de Guadeloupe qu’il annonce sa grande idée pour rénover la fonction publique : la suppression de l’ENA. Mais comme il faut tout de même former les futurs commis de l’État il suggère aussitôt de la remplacer par une grande école chargée des services publiques ; En clair la novation ça aura été de changer d’appellation. Avec Bayrou, pas de doute la révolution est en marche. Tout le landerneau politique en est retourné. Même chez les trotskystes on n’aurait pas osé ! Encore un bide….


Pour ne pas être en reste c’est une posture offusquée, même outragée que présente Mme Royal après les propos de Sarkozy fustigeant la responsabilité de la gauche dans le laxisme sociétal. Elle monte sur ses ergots pour annoncer qu’elle ne s’en laissera pas conter et annonce qu’elle rendra coup pour coup si on vient la chercher. En mémère autoritaire elle n’a pas à forcer son talent. Le rôle lui sied à merveille : c’est peu dire que c’est sauve qui peut à L’UMP, le fou rire est général.


Bayrou, toujours lui, a claqué son ancien condisciple, le ministre de Robien. Furieux qu’il ne l’ait pas rejoint, il a laissé échapper « on ne fait pas du neuf avec du vieux ». On réalise soudainement que le béarnais est passé maître dans la pratique de l’auto dérision. Il est en revanche rejoint par Waechter. … Waechter de quoi ? La c’est carrément de l’antique !


Unanimité enfin retrouvée pour une condamnation sans appel de la profanation d’un cimetière juif. Tous les candidats ont exprimé leur indignation. Jean Marie Le Pen a qualifié « d’actes odieux » ce fait divers qui survient en période électorale, comme, l’a-t-il souligné, celui de Carpentras, il y a quelques années. D’ici à voir une provocation….on ignore où menait son regard !

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 19:55

Il domine la rhétorique, sa formation d’avocat l’a préparé aux joutes oratoires. En est-il pour autant convaincant ? Parle-t-il au cœur ou à la raison ? Sa performance sur LCI prouve – s’il en était besoin – la maîtrise du candidat de l’UMP sur tous les sujets que les journalistes- contradicteurs lui ont proposé.


Non il n’a pas évolué, sur les thèmes de la sécurité, sur la fiscalité, sur le rôle de la banque centrale européenne, il reste fidèle à ses positions, sans doute aussi à ses convictions. Et si il a évolué depuis le début de la campagne ce n’est jamais en se contredisant, disons que c’est en affinant une position qui avait pu être initialement mal exprimée.


Quand on rapproche son intervention de celle de ces deux principaux concurrents on peut sans hésitation lui donner la palme pour la cohérence, la compétence et la capacité à argumenter ses positions. Mais une étrange impression émane du personnage. L’illusion que le candidat qui expose ses convictions est dans un jeu de rôle. Il est à la barre, il défend une cause, celle de la France et s’il le fait avec talent pourquoi ne croise-t-il jamais le regard des électeurs - téléspectateurs. On le sent absent. Il est d’ailleurs, il est dans un jeu d’acteur, sans doute sera-t-il élu président ; mais c’est à un autre qu’e devra échouer la mission de conduire la France.


Nicolas le candidat, laissera la place, souhaitons le, à Sarkozy le président. Mais si l’acteur restait aux commandes alors la France ne serait dirigé que par un intermittent.

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