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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 21:27
La déferlante a trouvé sa nouvelle cible. Elle s’abat comme la pauvreté sur le monde et n’épargne rien ni personne à l’exception du nouvel icône des média le sulfureux Villepin.

Maudit soit le procureur, maudit soit son mentor et peu importe si ce dernier exerçant la fonction suprême a sous son autorité tous les services de l’État. C’est même l’essence de la fonction de président. Qu’un procureur fasse appel d’une décision contraire à ses réquisitions est conforme aux usages. Le fait  que deux des trois prévenus lourdement condamnés aient fait appel sur l’instant  aurait rendu incongru l’absence d’appel général du parquet.

Que dire de l’affligeante dénonciation d’un fonctionnaire élyséen et anonyme qui aurait été témoin d’une conversation… la démarche est misérable, sans risque d’être contredit un ancien premier ministre jette la suspicion sur l’éthique des collaborateurs du président. C’est minable ! Et ça se prétend présidentiable ! 

Mais c’est l’attitude des journaleux qui méritent d’être relevée. Pourquoi servent-ils la soupe à Villepin, pourquoi entonnent-ils l’air de la calomnie chaque fois qu’on évoque la toujours possible implication de leur nouveau favori dans ce feuilleton ? Pourquoi s’interdisent-ils d’évoquer les attendus particulièrement incisifs à l’encontre de l’ex prévenu ? Pourquoi lynchent-t-ils le procureur dont rien n’est venu contredire la thèse, même si il n’a pu complètement l’étayer.

Il est choquant, affligeant de les voir tous comme des limaces baver devant le matamore au regard haineux, incapables de lui rappeler que dans cette affaire il a menti par action par omission, qu’il était le seul auquel pouvait profiter le crime.

Alors on se prend à penser que le plus obséquieux récoltera l’interview, la matinale, qui fera grimper l’audience, exploser la prime et qu’à ce jeux là c’est le plus suave, le plus caressant qui aura le gros lot !

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 21:54
On croyait qu’un faisceau d’indices, qu’une avalanche de présomptions chargeant lourdement l’ex premier ministre emporteraient la décision des juges. Le droit français ne fait-il pas à l’intime conviction une place cardinale dans le fondement du jugement ?

Cela est vrai pour le commun des mortels, pour le justiciable desservi par une tronche de coupable, mais pas pour un Villepin ! Le doute doit bénéficier à l’accusé entend on parfois en dehors des prétoires, mais à l’intérieur c’est la culpabilité qui est la plus souvent présumée.

Recevoir plusieurs heures un général sans l’avoir rencontré, parler de Sarkozy sans jamais le citer, court-circuiter la police, la justice sans fomenter de coups fourrés c’est possible vient de décider un tribunal relaxant le suspect de tous les chefs d’accusation,  accusations sorties du cerveau fertile d’un fabricant de roman.

La justice qui blanchit les hommes politiques alors même que les évidences plaident en leur défaveur s’érige en contre pouvoir et justifie d’être traitée avec la servilité dont elle use en amnistiant ceux qui pourraient un jour la commander.

Villepin a dit qu’il était fier de la justice de son pays. C’est un compliment que ses juges devront un jour payer. Le pire des compliments.







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Published by Candide - dans Justice
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 18:12
aubry_retraite.jpgRétropédalage, cafouillage, … quelque soit le vocable c’est une pantalonnade de piètre augure pour une prétendante au pontificat laïc : la présidence de la république.

C’est vrai qu’il est des mensonges pieux, mais la dernière volte face de Martine Aubry la relègue dans  la vulgate politicienne

L’homme politique qui ne peut transgresser des tabous, bousculer des lignes, défricher des terrains où ses prédécesseurs ne se seraient pas aventurés est condamné à la figuration. A faire du Fillon, du Jospin. A expédier les affaires courantes, en évitant un piège ici à gauche, là à droite.  Seul un homme de rupture, de passage d’ère, capable d’imposer de nouveaux paradigmes peut prétendre au noble titre d’homme d’État. .

Michel Rocard, à cet aune, était d’une autre trempe que l’austère Mendès qu’un patronyme gaullien davantage que 6 mois aux affaires, a porté au pinacle. Il a osé, bravé, ne s’est pas réfugié derrière de mythiques idéologies.

A gauche ce fut le dernier, à droite il y eut Juppé qui échappa aux poncifs mais chuta faute d’avoir convaincu Chirac, le souverain pontife. Depuis Ségolène, rendons lui cet hommage, s’y est essayée. Elle aussi a chuté faute de s’être libérée des chaînes dans les quelles les caciques du parti n’avaient de cesse de la cadenasser.

Aubry en battant en retraite après sa méritoire mais très modeste ouverture d’hier sur la date de ce départ prouve qu’elle n’a pas su, voulu ou pu s’extraire du carcan que les appareils partisans lui ont imposé. Quelque soit la raison de cet emprisonnement elle se révèle l’otage, la prisonnière du système dont elle est la synthèse et qu’elle est, de ce fait,  incapable de transcender.

A gauche, exit donc la Martine, sauf à se complaire dans l'opposiiton.



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Published by Candide - dans Politique
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 21:09
Le pire c’est qu’il a plutôt été bon. Il écoutait, entendait et avait le mot juste de celui qui connaît les réalités, pas seulement la fiction que l’on sert dans les salons parisiens. Il sait le quotidien du chef d’entreprise qui doit faire les payes, du ménage qui n’en finit pas de lésiner sans autre espoir que de vivoter, du syndicaliste qui doit expliquer aux collègues qu’après s’être battu comme un lion il a soutiré un maigre 3% quand son patron qui passe à la télé se voit octroyer 50% sans même être tenu de travailler à temps complet.

Sans excès de compassion, sans donner dans le pathos il a patiemment justifié que toutes ces difficultés allaient se résorber. D’ailleurs lui aussi en rajoutait sur ces flagrantes et insupportables inégalités :  les revenus insensés des footeux, les profits des banquiers, les mauvaises décisions de patrons qu’il avait forcé à dégager. 

Un président prétendant corriger tous ces travers, acceptant la critique dans des domaines aussi variés assume qu’il le veuille ou non le statut d’un président omnipotent. Sinon à quoi servirait-il d’avoir réuni autant de braves gens si c’était pour avouer comme le dernier des Jospin, que le politique ne peut pas tout ou pour reconnaître dépité, tel un Mitterrand, on a tout essayé

L’illusion du pouvoir politicien c’est l’opium des temps modernes. La religion retirée du temporel peut occuper l’espace infini du surnaturel où elle côtoie les sectes et quelques aigrefins.

Dans une quête racoleuse le politique de quelque bord qu’il soit se la joue deus ex machina, capable de distribuer heurs et bonheurs aux ouailles qu’il convient désormais de désigner sous le vocable d’électeurs. Sinistre mascarade dont un jour ils devront rendre compte quand la piétaille réalisant la manipulation exigera de ces charlatans qu’il cesse d’entretenir l’avenir de cette illusion.

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 22:08
L’affaire tourne au grotesque et nous fait regretter le canular du prince Jean, cette effronterie de potache cautionné par un papa-gâteau président.

On croyait avoir tout vu et le monarque corrigé pour longtemps. On n’avait vu que le petit bout de la lorgnette. Le président gardait dans sa musette le joker dont les étincelles feraient pâlir de jalousie tous les médisants. Le service public n’était-il pas en quête d’un nouveau dirigeant pour sa fabrique de courant.

Le monsieur Proglio qui sortit du chapeau ne suscita ni enthousiasme ni répulsion : c’était avant qu’il ne publia ses conditions.

Parce que non content de servir le service public et de défendre l’intérêt général ce personnage marchanda ses petits intérêts. Et là où un présidentiel président aurait mis le holà l’actuel céda !

Un dirigeant obsédé par ses petits calculs de retraite et ses journées de RTT peut-il s’enthousiasmer pour la mission que le pays – par président interposé - vient de lui offrir?  Il eut eut été digne de décliner, sans attendre le risque d’être congédié. Mais le président abonda dans le sens de l’impétrant, cautionnant l’injustifiable double rémunération, double fonction, et une infinité de conflits potentiels entre toutes ses missions.

La presse  saisie de cette misérable péripétie glosa sur ce dirigeant d’un fleuron de notre service public flirtant avec le ridicule d’une retraite  calamiteuse sous les huées d’une partie de l’Assemblée et les sourires goguenards de ceux qui attendent de lui succéder.

Imposer le ridicule à ceux qui ont eu l’impossible mission de défendre ses caprices, Mme Lagarde par exemple, c’est flétrir l’image de l’Etat qu’il est censé servir. Ne serait-ce qu’à ce motif là ce personnage aura déshonoré la fonction qu’il devrait abandonner pour redonner au job de président de l'EDF un semblant de dignité.


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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 22:06

gyrophare.jpgL’actualité offre des télescopages qui bouleversent les certitudes les mieux établies. 100.000 victimes à Haïti sans que l’Homme n’y soit pour rien et des milliers de messes, 1 mort à Metz pour son bien qui n’aura droit à aucune messe.

 

Poursuivis par les forces de l’ordre parce qu’ils ne portent pas de casques des jeunes en scooter s’éclatent sur un arbre. Un mort. Mort pour son bien parce que ceux qui sont en charge de la sécurité ne l’ont pas laissé filer.

 

Refuser de punir ceux qui bravent la loi, et c’est troquer le droit pour la jungle. Les mettre en danger parce que force doit rester à la loi : c’est refuser l’assistance à personne en danger.

 

Un peu d’humanité aurait évité de mettre ses gyrophares en action et la Société ne s’en serait pas plus mal portée. Un tsunami peut en cacher un autre.

 

Prévenir plutôt que sévir, mais pour appliquer le principe de précaution encore faut-il qu’il puisse y avoir guérison.

 

A Metz aurait-on rétabli la peine de mort ?

 

 


 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 21:58
C’est l’enfer. Insupportables sans être blindé, les récits peinent à décrire l’indicible calvaire des survivants. Les autres ont échappé au pire si tant est qu’ils aient été frappés dans l’instant.

Survivre, dans l’indescriptible chaos, peut rendre bestial le plus doux des humains, quand la vie de ses proches, de ses gosses ne tient plus qu’à un fil. Boire et manger, trouver du lait pour les bébés, des antibiotiques pour les blessés. Quand plus rien n’existe, l’instinct s’exprime. Que signifie piller, voler quand tout est détruit, tout est perdu. Camus l’a écrit, si on me force à choisir entre ma mère et le droit, je choisis encore ma mère… alors si c’est pour son enfant !

Pas même un excès de CO² à condamner, pas même un manque de précaution à stigmatiser, pas d’erreur humaine, pas de profiteur en ligne de mire. Hiroshima, c'était pour la « bonne cause », le tsunami avait été prévu, mais pas plus la destruction de Lisbonne en 1755 que celle d’Haïti hier n’était écrite dans le ciel.

Le Ciel, justement, c’est Lui qui semble être pris en défaut. Pourquoi toutes ces prières, ces messes, ces dévotions ?

Comment l’homme si inhumainement frappé peut-il encore espérer le salut de son exécuteur ? Comment peut-on prier Celui qui s’est révélé capable de massacrer ?  Rarement il aura été plus difficile de vénérer une puissance dont l’invocation semble tenir lieu de provocation, ou de démission.

Inintelligible réaction dont l’incohérence doit être pardonnée. Même s’il n’y avait qu’une infime chance qu’Il soit opérationnel, il serait irrationnel de ne pas Le solliciter.

Mais une fois sortie d’affaires, il devrait y avoir des comptes à régler.




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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 18:24
myard_ml.JPGOn l’aime bien ce député de la cinquième circonscription des Yvelines qu’aucun de ses électeurs ne peut ignorer tant il est ici et là, semble partout à la fois, qu’il apparaît dans toutes les lucarnes, invité ou pas, qu’il a des idées sur tout, sur l’industrie du cheval, son dada, sur le port de la burkha, son cauchemar, et récemment sur l’internet qu’il rêve de nationaliser.

C’est là un faux pas. On ne lui reprochera pas la méconnaissance des techniques sur lesquelles se sont développés les réseaux et les procédures du Net. Mais on lui fera grief de parler de ce qu’il ne connaît pas. Pratiquant l’amalgame, l’approximation et donnant dans la désinformation Myard suggère de créer un embryon franco-français du Net comme si on pouvait, si on souhaitait ressusciter le minitel.

S’appuyer sur l’exemple de la Chine pour s’affranchir de la soi disant dictature américaine ferait sourire dans la bouche de Besancenot, c’est carrément incongru dans celle d’un élu de l’UMP. Lefevre qu’on a connu plus mal inspiré ne s’est pas privé de renvoyer le député à l’élevage de ses canassons.

Soit Myard était sollicité pour faire digression loin des sujets fâcheux, comme l’identité nationale, sujets qui encombrent les JT en ces temps de régionales et il aura mal assimilé le dernier Internet pour les Nuls,

Soit craignant l’émergence de blogs satiriques dans son fief de Maisons Laffitte il a tenté de prendre les devants pour les contrôler avant qu’il ne soit caricaturé tous les matins à la plus grande satisfaction de ses concurrents.

Dans tous les cas Myard aura fait le Jacques, ce dont il se serait bien passé.


Réponse technique à Jacques Myard
 

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Published by Candide - dans Portrait
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 22:23
jospin.JPGSa tronche de faux cul apparaît depuis 8 jours sur tous les écrans. Avec sa mise de vieux premier communiant, son look de puceau déniaisé à l’insu de son plein gré, d’austère en quête d’hilarité, un télévangéliste s’invite sur toutes les chaines de télé, jusqu’à l’overdose,  pour faire la réclame de son grimoire :  "où comment perdre une élection qui était gagnée ?"

L’insupportable Jospin investi d’une mission divine délivre son prédicat dans l’apathie générale. Qui s’intéresse aux propos d’un looser, d’un fuyard ?

Soyons clair. Soit ceux qui l’invitent escomptent que son grand âge le conduira à la faute médiatique qui fera la une des gazettes, genre Chantal Jouanno est la copine à Sarko ( ?) , soit ils touchent sur les ventes du pavé, et plus on en cause plus ça fait cling !

L’indécence n’ayant depuis longtemps aucune aune à laquelle elle puisse être mesurée, c’est sans souci de l’overdose que ce moraliste fait la promotion de son ouvrage devant les journaleux.

Au prix du spot télé aux heures de grande écoute, c’est par millions d’euros que se décompte les cadeaux des chaines à l’ex patron des socialistes, l’incorruptible Lionel Jospin..

De quoi le rabibochez avec le profit et aviver sa dénonciation des petites combines entre pouvoir politique et média dont ses adversaires ont éhontement profité…



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Published by Candide - dans Bonnes feuilles
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 22:10
Tolérera-t-on longtemps que l’on puisse être riche et en bonne santé quand tant de gens sont pauvres et malades ? Il y a des inégalités qui n’ont que trop durées ! Mme Pécresse a décidé de mettre un terme à celles relatives aux études supérieures. Ce dernier vocable ne contient-il un ferment inégalitaire. Qu’attend la Halde pour l’éradiquer du dictionnaire ?

Les grandes écoles sont l’enjeu d’un débat dont le gouvernement souhaite certainement qu’il occulte celui lancé mal-t-à-propos sur l’identité nationale. Comment faire pour que l'accès à ces antres du savoir ne soit plus réservé aux meilleurs élèves ? C’est un casse tête dont nos pères et grands pères avaient naïvement fait l’économie. Seguin, puisqu’il est à son corps défendant sur le devant de l’actualité, est parti sans nous livrer ses secrets. N’a-t-il pas réussi en étant le fils de personne !

Mme Pécresse tient à démocratiser le recrutement de ces écoles au titre que l’intelligence n’est pas l’apanage de ceux qui réussissent les concours. Ce que François Pinault, Bernard Tapie et tant d’autres ont établi depuis longtemps, n’en déplaise à Bernard Arnauld.

Racoler est de tout temps, surtout quand se rapprochent les élections.

On peut blablater interminablement avec Mr Descoings de Sciences Po sur les mérites comparées de la sociale démocratie et de la démocratie sociale sans autre conséquence que d’ennuyer ses semblables, peut on risquer de mal cunuter la portance d’une aile ou la section d’un câble au seul motif d’avoir donné sa chance à un brave gars des quartiers ?

Le bon usage du principe de précaution nous donne la réponse.

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Published by Candide - dans Libre Cours
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