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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 17:24

La drogue :  sujet tabou, sujet de société sur le quel ne règne aucun consensus. Bien qu’omniprésente dans toutes les couches de la société, 50% des jeunes y auraient goûté, la drogue et ses consommateurs ne sont pas entrés dans le débat électoral. Sarkozy et Bayrou s’en tiennent à la législation qui fait du consommateur un délinquant. Royal hésite, en fait un thème de démocratie participative…comme si la vérité pouvait sortir de palabres fumeux de fin de repas. Silence, elle plane.


Par un amalgame récent entre alcool et tabac d’une part et cannabis d’autre part les « éducateurs » ont bien tenté d’accréditer la thèse selon laquelle on ne pouvait pas tolérer les premiers en pénalisant le second. Par chance le cannabis n’a pas le statut officiel de l’alcool et du tabac dont on connaît les ravages.


L’idée qu’il faudrait le lui donner est assez stupéfiante. On décrie suffisamment la consommation de ces drogues douces pour ne pas y ajouter une nouvelle denrée au prétexte qu’elle ne serait pas plus nuisible !


Le flux semble amorcé quand on compare la situation avec celle des années 80. Est-il opportun de relâcher un système contraignant alors qu’on met le principe de précaution au cœur de la constitution ?

Les consommateurs des années 80 sont les parents des années 2000. On comprend qu’ils souhaitent éviter à leurs enfants les égarements et le fléau auquel ils ont échappé.


Alors Mme Royal, qu’attendez vous pour annoncer que le débat est clos. Ne souhaitez vous pas pour tous les jeunes ce que vous faites pour vos 4 enfants : les éloigner de la drogue ?

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 15:30

Ils se disputent la primeur des quotidiens. Leur temps est compté, même décompté pour respecter les règles édictées par le législateur. Il faut être entendu sans dépenser son temps de parole : en bref il faut susciter une brève  sur la quelle les éditorialistes développeront leurs commentaires. Alors les candidats font assaut de petites phrases qu’ils souhaitent assassines mais qui souvent font pschitt plutôt que mouche.

 
Bayrou dégaine le premier. Il est complètement à l’ouest, pour une fois autant au propre qu’au figuré. C’est de Guadeloupe qu’il annonce sa grande idée pour rénover la fonction publique : la suppression de l’ENA. Mais comme il faut tout de même former les futurs commis de l’État il suggère aussitôt de la remplacer par une grande école chargée des services publiques ; En clair la novation ça aura été de changer d’appellation. Avec Bayrou, pas de doute la révolution est en marche. Tout le landerneau politique en est retourné. Même chez les trotskystes on n’aurait pas osé ! Encore un bide….


Pour ne pas être en reste c’est une posture offusquée, même outragée que présente Mme Royal après les propos de Sarkozy fustigeant la responsabilité de la gauche dans le laxisme sociétal. Elle monte sur ses ergots pour annoncer qu’elle ne s’en laissera pas conter et annonce qu’elle rendra coup pour coup si on vient la chercher. En mémère autoritaire elle n’a pas à forcer son talent. Le rôle lui sied à merveille : c’est peu dire que c’est sauve qui peut à L’UMP, le fou rire est général.


Bayrou, toujours lui, a claqué son ancien condisciple, le ministre de Robien. Furieux qu’il ne l’ait pas rejoint, il a laissé échapper « on ne fait pas du neuf avec du vieux ». On réalise soudainement que le béarnais est passé maître dans la pratique de l’auto dérision. Il est en revanche rejoint par Waechter. … Waechter de quoi ? La c’est carrément de l’antique !


Unanimité enfin retrouvée pour une condamnation sans appel de la profanation d’un cimetière juif. Tous les candidats ont exprimé leur indignation. Jean Marie Le Pen a qualifié « d’actes odieux » ce fait divers qui survient en période électorale, comme, l’a-t-il souligné, celui de Carpentras, il y a quelques années. D’ici à voir une provocation….on ignore où menait son regard !

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 18:55

Il domine la rhétorique, sa formation d’avocat l’a préparé aux joutes oratoires. En est-il pour autant convaincant ? Parle-t-il au cœur ou à la raison ? Sa performance sur LCI prouve – s’il en était besoin – la maîtrise du candidat de l’UMP sur tous les sujets que les journalistes- contradicteurs lui ont proposé.


Non il n’a pas évolué, sur les thèmes de la sécurité, sur la fiscalité, sur le rôle de la banque centrale européenne, il reste fidèle à ses positions, sans doute aussi à ses convictions. Et si il a évolué depuis le début de la campagne ce n’est jamais en se contredisant, disons que c’est en affinant une position qui avait pu être initialement mal exprimée.


Quand on rapproche son intervention de celle de ces deux principaux concurrents on peut sans hésitation lui donner la palme pour la cohérence, la compétence et la capacité à argumenter ses positions. Mais une étrange impression émane du personnage. L’illusion que le candidat qui expose ses convictions est dans un jeu de rôle. Il est à la barre, il défend une cause, celle de la France et s’il le fait avec talent pourquoi ne croise-t-il jamais le regard des électeurs - téléspectateurs. On le sent absent. Il est d’ailleurs, il est dans un jeu d’acteur, sans doute sera-t-il élu président ; mais c’est à un autre qu’e devra échouer la mission de conduire la France.


Nicolas le candidat, laissera la place, souhaitons le, à Sarkozy le président. Mais si l’acteur restait aux commandes alors la France ne serait dirigé que par un intermittent.

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 11:13

C’est plus facile de surfer sur une vague montante que sur le reflux. Bayrou que l’on avait vu tout feu tout flamme exhiber sa suffisance en distribuant les coups à ses adversaires doit faire le gros dos face à des sondages calamiteux.


Difficile d’accuser les médias de l’avoir ignoré. On l’a vu à pied, à cheval, et en tracteur. Il n’y a guère qu’en autobus à colza qu’il s’est montré discret.


Les français auraient-ils capté que ce n’est pas en tapant sur ses adversaires que le béarnais allait vers un rapprochement ? Non seulement il ne fait plus recette, mais il fait même des flops et pour couronner le tout le voila qu’une grève de la France d’en bas le piège à Pointe à Pitre. Cela ne s’invente pas.


La béarnaise qu’il avait cru prendre est entrain de tourner. Et tous les experts en cuisine électorale le savent, quand la sauce a tourné elle est bonne à jeter.

 

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 01:25

 

 

 

 

 

Poisson dopé ?

Poisson doré ?

Poisson pané ?

 

 

 

Poisson d'avril !!!!!!

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 15:45

Elle est là, imprimée noire sur vert, elle fait corps avec la carte en attendant d’être collée sur la peau. A moins qu’ils ne décident de vous la coudre à la manche, cette manche qu’on vous suspecte de faire pour remplir votre frigo.


  SOLIDARITE C’est l’insigne distinction qu’un président socialiste vient d’obliger les franciliens à arborer aux contrôles pour chacun de leurs déplacements. On se croirait revenu à un ancien temps. Un temps que les plus anciens ont connu avec son signe extérieur qui prédestinait à un fatal déplacement : une étoile.


Sidérant que le socialisme qui joue la carte « national » depuis l’arrivée aux avant postes de Mme Royal s’autorise cette discrimination à l’égard des moins nantis (encore qu’on puisse en discuter) de la population. Forcer le rmiste à exhiber son statut d’assisté, d’individu en marge de la société pour obtenir ce que la charité publique a dans sa grande générosité décidé de lui attribuer est une insulte à sa dignité. C’est traiter cette population comme des sous hommes priés de faire savoir à l’ensemble de la communauté qu’ils vivent à la solde de la société.


Requise aujourd’hui pour les déplacements, demain pour l’accès au resto du cœur ou à la visite médicale, cette carte de solidarité fait sûrement partie de l’ordre juste de Mme Royal. La dérive nationale et autoritaire de la socialiste Royal n’avait pas échappé au rédacteur de ce blog qui en notait les dangers dans un billet du mois de novembre.


Elle n’a pas renié le dangereux tropisme que l’on avait alors identifié. Pire, elle l’a accentué en redonnant à la Marseillaise un rôle identitaire qu’il apparaît superflu d’exalter. Dans un pays voisin, il y a deux générations, un farouche défenseur de la cause socialiste s’est fait élire chancelier en y ajoutant une bonne louche de nationalisme. Les français découvrirent trop tard qu’il n’était pas né sous une bonne étoile.


lire aussi : Ticket gratuit, ticket perdant

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 14:45

Cette affaire de chiffres du chômage tourne à la mascarade. Sans être particulièrement naïf ou ingénu, on aimerait pouvoir faire confiance aux informations publiées par l’INSEE. Chacun sait qu’il existe une marge d’erreur dans toutes statistiques, mais l’essentiel étant la tendance peu importe finalement qu’elle soit entachée d’une erreur constante.


L’INSEE que l’on a critiqué
pour son incapacité à mesurer l’évolution des prix s’est de nouveau pris les pieds dans le tapis en reportant la publication de son enquête annuelle sur l’emploi pour après les élections. De quoi alimenter toutes les supputations de manipulation.


Le plus probable c’est que ce décalage n’a pour cause que l’inconséquence de son management – à moins que ce ne soit de la provocation -  mais donne du grain à moudre à ceux qui sont dans leur rôle en récusant les bons résultats obtenus par le gouvernement sur le front de l’emploi.


Pataquès qui vient brouiller le discours officiel, conforte les syndicats qui attribuaient aux radiations l’essentiel de « l’amélioration » des statistiques du travail.


Question : comment cet institut qui dépend de Bercy a-t-il pu se prêter à une telle opération de désinformation. Et subsidiairement y a-t-il à Bercy un pilote dans l’avion ?


Quelque soit in fine l’origine du bogue, on ne donne pas cher de la survie des bureaucrates qui sévissent à l’Insee.

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 09:04

Aujourd’hui ce sont le bus et le métro dont le ticket devient gratuit pour les rmistes en région parisienne. Pas de quoi fouetter un chat.  Presse, radio, restau, santé, école, université, Internet, logiciels : ces services ne sont-ils pas libres, enfin non facturés* à leurs consommateurs ?


Resquilleurs, fraudeurs, bidouilleurs, magouilleurs sévissent au grand jour, au vu et au su de tous. Quel gamin n’a pas piraté un logiciel, quel adulte n’a pas pris le métro sans billet, quel patient n’a pas tiré sur la ficelle de la sécurité sociale, quel contribuable n’a pas omis de remplir une ligne de sa déclaration ? Ne parlons pas de l’élite de la fonction publique qui s’est inscrite aux abonnés absents de la ponction fiscale.


Amalgame sans doute, mais perte de repères surtout. Cette exemption de paiement pour les transports parisiens le jour où le contrôle d’un fraudeur déclenche des violences que l’on sait, ajoute à l’incohérence d’un système dans lequel l’appréciation de la valeur échappe à l’entendement.


Qui comprend ce qu’il convient de payer, pourquoi certains services sont donnés, libres ou gratuits, enfin non facturés ? Plus personne.


La multiplication des dérogations, des allocations, des dégrèvements, des exonérations, des couvertures de risques réels ou fumeux incite monsieur Tout le monde à jouer les petits malins, tout comme le fait déjà son voisin et le voisin de son voisin. Un rmiste vit infiniment mieux qu’un smicard, et rien n’indique que cette aberration soit en voit de résolution.


“There is no free lunch”, enseigne-t-on outre-atlantique. Dommage que cette formule ne connaisse pas de traduction en français. Tout nouveau ticket gratuit se transforme pour tous en ticket perdant. C’est la communauté qui s’appauvrit en dévalorisant les services qui assurent sa cohésion.


* valorisation de la carte orange mensuelle 3 zones pour une famille de 4 personnes : 280€

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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 20:17

Elémentaire mon cher Watson, pour ne pas être contaminé il suffit de ne pas avoir été inoculé. Les tabous ont la vie dure, mais celui-ci pourrait sauter entraînant une meilleure protection contre le SIDA.


La corrélation entre population circoncise et absence de HIV vient d’être livrée au grand public. Elle tombe sous le sens. Inutile d’avoir fréquenté les bancs d’une faculté de médecine pour comprendre que la circoncision rend le gland moins fragile et susceptible d’invasion. La garantie n’est que statistique, mais elle est permet de réduire par deux le risque de contamination.


Depuis 1983 on connaît le mécanisme de transmission de cette pandémie. Le sang véhicule le virus qui doit être mis en contact avec le sang du partenaire pour que l’infection se propage. La circoncision renforçant l’épiderme sensible ferme le boulevard par lequel le virus se communique entre donneur et receveur, ou vice versa. Simple mesure de prophylaxie.


Tout est dit, ou presque. La circoncision ne se pratique que dans des communautés religieuses minoritaires. Chez les juifs par exemple. Son origine est d’ordre sanitaire, à n’en pas douter, tout comme le refus de consommer la viande de porc. Les apôtres discutèrent longuement du statut de Saint Paul, le circoncis : pouvait-il être baptisé ? Pour les gentils la question, elle, fut tranchée par la négative. Il fallait s’opposer à la Loi de Moïse.


Retour à notre propos : l’église de France va – t – elle recommander à ses ouailles de procéder à la mutilation de ses rejetons et opter pour la santé publique ? Va –t-elle ignorer ce constat et considérer cette pratique comme inutile puisque les fils du Seigneur ne sont pas censés consommer en dehors des liens du mariage.


On connaît son opposition au préservatif, on est avide de savoir si la circoncision continuera de faire l’objet de son discrédit.

 

 

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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 13:26

Il n’y a plus qu’une alternative pour le CDD de 5 ans, soit Sarkozy, soit Bayrou. Royal s’est éliminée de tous les scénarios, son amateurisme et son errance populiste l’a discrédité aux yeux de son socle électoral. Exit la dame aux vestes camaïeu.


Ceci dit la posture de nos deux prétendants sur ce qu’il faut bien appeler les évènements de la gare du Nord est inintelligible. Voudraient-ils propulser le Pen en haut de l’affiche qu’ils n’agiraient pas différemment.


Qu’on en juge :


Bayrou renvoie dos à dos droite et gauche, excès d’autoritarisme contre laxisme rampant. Quand il distribua une baffe au un gamin qui lui faisait les poches, lui assurant un avenir de délinquant récidiviste, il ne s’est pas embarrassé de demi mesure. Que veut dire ce mi figue mi raisin qu’il prône aujourd’hui ? Empêtré dans ses contradictions de centriste il est incapable de fixer une ligne claire, louvoyant au gré des incidents. Une altercation qui dégénère en bataille rangée ne saurait attendre qu’on prenne le pouls des syndicats.


Sarkozy est sur une autre planète. Pour avoir entamé la vente de la peau de l’ours, il apparaît fragilisé quand l’enchaînement des faits divers atteste du divorce entre la police et une frange grandissante de la population étonnée des agissements des forces de l’ordre. Sa rhétorique simplificatrice fait le jeu des partisans d’un ordre nouveau – sémantique d’un autre temps – qui préféreront l’original à sa copie. S’opposer aux candidats des fraudeurs, tricheurs et autres grugeurs en se faisant le chantre de l’honnête citoyen est un peu court, quand on sait l’attrait de la combine et du système D chez le français de base…et d’ailleurs.


Alors qu’ont-ils à gagner à s’écharper sur la question de sécurité, de perte de contrôle des cités. Responsables sans être coupables ils seraient bien avisés de signer une charte de mutuelle non-agression sur le thème de la sécurité. Même qu’ils pourraient annoncer leur consensus pour la restauration de l’autorité de l’État, et que passées les élections ils uniront leurs efforts pour mettre en œuvre la politique pour la quelle les français auront fait leur choix.


On peut toujours en rêver……n’est ce pas monsieur Le Pen ?

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