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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 16:57

Maintenant qu’il est prouvé que Bayrou a bénéficié de l’aide artificielle des sondeurs pour coller au peloton de tête des candidats il est intéressant de relire les propos du béarnais dont l’enflure avait atteint un paroxysme suite à ces publications.


L’idée qu’il avait pu bénéficier d’une poussette spéciale ne semble pas l’avoir effleuré malgré l’ampleur de l’écart qui le vit en l’espace d’une semaine gagner environ 8 points (de 16 à 24), ce qui en nombre d’électeurs potentiel correspondait à un accroissement de 50 % de son électorat. Pas moins ! Du jamais vu de vie de sondeurs.


En dépit de cette spectaculaire avancée ni l’institut CSA, ni le candidat n’ont jugé utiles de relativiser l’exploit, de prendre le résultat avec précaution et d’envisager qu’il puisse résulter d’une erreur d’appréciation. Non, ils le prirent pour argent comptant et le Bayrou se répandit en fanfaronnades.


L’ego hypertrophié de Bayrou faisait déjà gloser dans le microcosme. Il était bien le seul à s’attribuer une mission divine. L’entourloupe du sondage à la quelle il vient de se prêter et dont il ne s’est pas désolidarisé, brise l’image d’Épinal, à l’usage des gogos, d’un petit saint béarnais, rescapé de la meute des méchants.


On laissera le Bayrou couler sans regrets. L’imposteur sait qu’il conduit ses électeurs dans une impasse, comme il savait que sa brutale ascension dans les sondages n’était qu’artificielle. Il s’est gardé de garder la tête froide, et selon la phrase de Chirac il en a « pété de vanité ».


Ce serait lui faire trop d’honneur que de lui appliquer cette citation de l’Ecclésiaste « vanitas vanitatis », mais à quel autre candidat pourrait –on mieux l’épingler ?

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Published by Candide - dans Portrait
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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 10:59

Les scrutins à deux tours ont-ils encore un avenir ?


La question semble incongrue tant dans ce pays on est habitué à se déplacer aux urnes deux dimanches de suite pour désigner nos maires, nos députés, notre président. C’est l’exception française, puisque la plupart des démocraties disposent de lois électorales assurant l’élection après un seul round.


On ne compte plus le nombre de lois électorales dont le pays s’est doté. En face de la stabilité des modèles américains, anglais, allemands, notre versatilité électorale autorise les candidats à préconiser un ultime ( ?) changement profond de notre mode d’élection. Peu importe que ce changement s’inscrive dans un projet plus vaste de réformes des institutions ou pas. L’objectif est de mettre un terme à la tyrannie des sondages. Or seule l’élection à un tour permet d’y parvenir.


Dans le système actuel, le sondeur dispose d’un pouvoir d’influence considérable. Les manipulations révélées sur ce blog, celles détectées par l’institut de contrôle et reprises dans le Monde prouvent qu’aucune éthique, ou règle morale n’empêchera un institut d’agir au profit de ses clients.


Créer un engouement Bayrou, Royal ou tout autre n’est qu’affaire de gros sous. Mais plus grave encore le sondage, même effectué sur des bases équitables, conduit l’électeur éclairé à pratiquer le vote « stratégique ».


Expliquons nous. La proximité révélée, en mai 2002, par les derniers sondages entre les scores de Jospin et de le Pen pour la deuxième place qualificative, conduisait logiquement le partisan du président sortant à voter Le Pen pour mettre Jospin en troisième position. Suffisamment nombreux furent les électeurs de Chirac qui pratiquèrent ce vote « stratégique » au premier tour pour lui assurer une victoire imparable au second.


Actuellement nombreux sont les électeurs de Sarkozy qui craignant un duel Sarkozy Bayrou au second tour, dont l’issue est annoncée fatale à l’UMP, s’apprêteraient à voter Royal au premier tour pour éviter le risque de cette configuration.


Il ne s’agit dès lors plus de choisir au premier tour et d’éliminer au second, selon la formule prêtée à Mitterrand, mais d’éliminer au premier sur la base d’informations tronquées, voire manipulées. Le résultat du second tour ne sort dès l’instant plus des urnes mais peut résulter des officines de sondage, bras armés d’État major des partis politiques.


L’interdiction des sondages dans le monde de l’Internet ne pouvant pas même être imaginée, la solution pour redonner au suffrage universel sa valeur démocratique passe par la suppression des élections à deux tours. On doute que les instituts de sondage vous posent jamais la question ...


lire aussi  : Les partisans

 

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Published by Candide - dans Politique
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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 16:32

Il l’a eu sa caution. Il n’en est pas peu fier. Fils légitimé du chiraquisme Sarkozy a réussi ce qui paraissait il y a trois mois mission impossible : rallier à sa cause toute la chiraquie.


On pourra toujours gloser sur le nombre de mots dont le président s’est fendu, sur les épithètes dont il l’a paré et sur ceux qu’il a omis de prononcer. Toujours est-il que Sarkozy est le premier candidat de la cinquième république à recevoir le parrainage officiel du président sortant.


C’est une assurance de continuité, c’est la reconnaissance que l’onction monarchique est toujours recherchée. Car Sarkozy ne s’en était pas caché, son adoubement il l’avait souhaité. Il s’était même avancé en annonçant qu’il l’avait sollicité. Il fallait bien qu’il ait reçu des gages pour en faire état, un atermoiement eut été du plus mauvais effet.


Finalement il aura renoncé à tuer le « père ». C’en est donc fini de la rupture. En s’interdisant le droit d’inventaire Sarkozy donne du grain à moudre à ses adversaires. Il va devoir sans cesse expliquer qu’il va faire du nouveau en justifiant l’ancien. Les as de la dialectique et de la rhétorique s’en délecteront.


Mais dialectique et rhétorique sont aussi les cordes usées de la démocratie de tréteaux. Sarkozy a gagné en fidélité ce qu’il a perdu en liberté. On n’est pas sur que le compte soit bon.

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Published by Candide - dans Politique
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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 10:31

Test grandeur nature sur la capacité des candidats à mettre en place les réformes que tous appellent de leurs vœux.


Le décret Robien tombe à pic. L’occasion rêvée de mettre en cohérence grands discours et petites actions. Il ne s’agit manifestement pas d’une révolution ce décret Robien qui consiste à reprendre une heure de « décharge » à des professeurs harassés par 17 heures hebdomadaire, ou à former les futurs professeurs de façon à ce qu’ils puissent enseigner deux matières. Ça ne semble pas franchement révolutionnaire.


D’ailleurs ils se sont comptés derrière les bannières en battant le pavé de cette fin d’hiver. A peine quelques milliers. La mesure est de bon sens, appuyée par les parents, la majorité des enseignants, et à n’en pas douter, les élèves.


Face à cette réformette les candidats ont-ils haussé le ton ?


Non, machine arrière toute. Pas question de toucher aux privilèges des fonctionnaires ! On abolira le décret Robien, ont-ils juré d’une seule voix. Ce Robien quel innocent, quel inconscient, croire encore à son age aux vantardises électorales que les candidats professent sur les tréteaux.


A peine confrontés à une velléité de contestation ils abandonnent toute résolution réformatrice. Le fanfaron du Béarn est coutumier de la reculade en rase campagne, la dame en rose n’en est plus à exiger les 35 heures du corps professoral mais à faire des œillades appuyées à cet électorat qui menace de la snober. Reste Sarkozy, peu disert sur la question.


Alors Nicolas, on l’abroge ce décret, ou on assume son statut de candidat des réformes ?

 

lire aussi : Economiser le mépris

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Published by Candide - dans Politique
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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 21:33

Quatre ans déjà et pas un seul motif d’espérer. Dans l’histoire récente il n’est aucun exemple où une décision solitaire d’engager le combat ait conduit à un embourbement total sans qu’aucun bénéfice n’en soit tiré.


Un désastre total. Des dizaines de milliers de victimes civiles, des milliers de victimes militaires, des dégâts collatéraux incommensurables. A quelques enrichissements prêts, à l’exception de quelques contrats mirifiques pour les proches du président, l’engagement des GI en Irak, il y a tout juste 4 ans, formatera l’avenir du proche orient, comme le pire ennemi de l’occident n’aurait pas osé le fantasmer dans ses délires vengeurs.


La démocratie à la survie de la quelle cette opération était censée contribuer est bafouée. Le non droit est restauré au nom d’une exigence supérieure : la morale. Par compromissions successives, Bush a colmaté la brèche qui séparait le monde de la tyrannie qu’il était venu éradiquer, de celui de la liberté au nom du quel il envahissait. Guantanamo, les tribunaux d’exception, les enlèvements sur des sols étrangers, la torture, la séquestration, la manipulation des média, les aveux extorqués, toute la panoplie développée derrière le rideau de fer a ressurgi du coté où on ne l’attendait pas.


L’islam craint les Charles Martel et se gausse des texans. Il aura été l’allié objectif de ben Laden, ce croisé en Ranger et Stetton. Bush aura fait plus pour la cause de l’islam que tous les fous de dieu réunis. Il ne risque rien pour sa vie, tant qu’il présidera aux destinées des Etats-Unis. Il est sous la protection d’Allah.

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Published by Candide - dans International
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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 09:33

Ses partisans y verront la trahison d'un clerc. Ses adversaires le ralliement tardif et donc suspect d'un apparatchik. Seuls ses proches détecteront l'exaspération qui les guette, la servilité dont ils s'accommodent, la versatilité qu'il leur faut accompagner. On a compris qu'Éric Besson a choisi la liberté.


En homme libre il assume les quolibets, les sous entendus, les allusions et la déconsidération que le système s'applique à lui infliger. Mieux vaut être libre et solitaire que prisonnier d'une mégère : c'est un choix qui l'honore et que nombre de ses camarades d'infortune regrettent aujourd'hui de ne pas avoir eu le courage de faire.


En la circonstance, seul le premier à franchir le pas est honorable, les suivants sont des moutons qui sentant le vent tourner cherchent au moindre risque à récupérer une risée.


Saluons le geste salutaire : le problème avec madame Royal, ce ne sont pas les éléphants, ce ne sont pas les militants, c'est Madame Royal et ça Besson nous le livre* sans détours. On ne pourra plus dire : qui connaît monsieur Besson ?


* Eric Besson,  Qui connaît madame Royal, chez Grasset

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Published by Candide - dans Bonnes feuilles
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 09:28

Encore un gadget : Les candidats continuent à dénaturer le débat présidentiel. Bayrou qui promet la rupture donne dans le populisme où l’avait devancé Royal.


Ils ne savent plus quoi inventer pour faire parler d’eux. Il leur faut encore tenir 4 semaines pour entretenir l’idée qu’ils ont des solutions à proposer qui évitent de recourir à plus d’effort, plus de travail et éventuellement à quelques larmes.


Alors ils inventent des mots censés résoudre nos maux. C’est la logorrhée Royal emplie de cercles vertueux, de gagnant gagnant, de démocratie participative et autres formules creuses dont elle gave les gens. C’est plus facile de flatter le penchant naturel de ceux qui en 30 ans ont été intoxiqués au « on y a droit » que de siffler la fin de la récré.


Et Bayrou ne veut pas être en reste lui qui s’aventure sans vergogne sur les terres socialistes. Il vient de sortir son nouveau lapin blanc, sa potion magique qui va redonner le leadership à la France. Il annonce la création d’un grand ministère sociétal. Pas moins que ça !


Pour ceux qui s’interrogeraient sur le sens de cette révolution, on va lever un petit coin du voile. Il s’agit de s’occuper un peu mieux des vieux, des jeunes, des immigrés, des retraités…et on en a certainement oublié ….


La pensée politique Bayrurienne confine à la néantitude. Nul doute qu’avec cette arme fatale le chômage soit vaincu, les banlieues pacifiées, les immigrés assimilés.


Et puis dernière invention, on sort une sixième constitution ! Pendant qu’ils se chamaillent pour mesurer les bienfaits comparés d’un peu de proportionnel ou de l’invention d’une nouvelle dénomination pour le ministère des anciens combattants, ils évitent de rappeler le fondamental, l’essentiel : c’est qu’avant de distribuer, il faut produire et pour produire il faut se remettre à travailler, quitte à ne pas gagner plus pour commencer

 

 

 

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Published by Candide - dans Politique
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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 15:42

Les bobos vont pouvoir éructer, se déchaîner et assurer à Le Pen quelques points de vote en plus. Leur figure emblématique, l’avocat des causes terroristes, l’assassin condamné par la justice italienne pour 4 meurtres aggravés, réfugié en France avant d’y être arrêté puis relâché avant comparution, Cesare Battisti a été appréhendé au Brésil.


L’homme courageux qui a fui les justices italiennes et françaises préférant le masque et la plume à l’expiation de ses crimes pourra enfin s’expliquer sur les circonstances dans les quelles il commit ses exactions, ce qu’il a toujours refusé prétextant de son innocence.


Le terroriste enfin sous les verrous, les gauchos, les Hollande, les Lang vont devoir jeter le masque : ou ils cautionnent un assassin, condamné par contumace pour s’être soustrait à la justice de son pays, au mépris des règles du droit international ou ils admettent qu’un assassin reste un assassin et que seule la justice peut annuler les condamnations qui lui ont été infligées.


Evoquer un pacte entre Mitterrand et ce tueur des rues pour le soustraire aux châtiments de la société serait dénier l’égalité des hommes devant la loi, ce serait édicter qu’un meurtrier de gauche est d'une race supérieure à un meurtrier de droite, ce serait, in fine, une prime éhontée à la lâcheté.

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Published by Candide - dans Justice
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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 11:26

Rien ne peut se faire sans elle, sans son assentiment, ou au minimum sa neutralité bienveillante. Et quoique son influence soit omniprésente jusque dans la moindre bourgade reculée du désert auvergnat, elle n’est pas invitée, pas sollicitée encore moins convoquée par les candidats.


Voudraient-ils laisser croire qu’ils ont la liberté d’agir à leur guise, qu’ils ont l’intention de prendre leurs aises avec ses directives qu’ils n’agiraient pas autrement.


Certain(e) par forfanterie vont jusqu’à la chapitrer, prétendre lui imposer leur idéologie, lui enjoindre d’appliquer à tous ses membres le fruit de leur élucubration. Peut-il y avoir plus grande mystification que de clamer « si je suis élu, l’Europe se pliera à mes décisions » ?


Pauvre Ségolène, pauvre François, un peu de décence ! La France a plombé l’Europe pour deux raisons essentielles :


Votre défausse sur son compte pour toutes les mesures impopulaires que vous lui avez imputées sans avoir le courage de les endosser, et sur ce terrain c’était à celui qui en rajouterait la plus forte couche dans le « on s’est battu comme des lions, mais c’est la faute à Bruxelles ».

 
Et puis, parce qu’il a joué sa partition de jusqu’au boutiste plus loin que tout autre, Chirac a créé en Europe un rejet de la France. Son entêtement dans la négociation de la PAC , au profit de son million d’obligés, les nouveaux fonctionnaires que sont devenus les agriculteurs, ses électeurs, a ruiné le crédit que la France devait à son statut de membre fondateur.

Dans ce contexte accablant on comprend que l’Europe soit l’absente. Les héritiers de Chirac ont besoin des voix des paysans-fonctionnaires, les centristes sont tétanisées par le rejet de l’idée européenne dans l’inconscient des français, quant à la gauche elle a manqué imploser sur la question constitutionnelle.

Et pourtant l’Europe sera toujours là, au lendemain du deuxième tour, à fixer les limites à notre futur dirigeant. On comprend qu’il préfère taire qu’il a abdiqué beaucoup de libertés plutôt que de revendiquer qu’il se battra pour les récupérer.

Seuls Le Pen et les petits candidats annoncent – sans risque de mise en pratique – qu’ils ne veulent plus de cette Europe là. Mais pour les autres c’est l’omerta.

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Published by Candide - dans Libre Cours
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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 22:40

C’était du Bush tout craché, la culture et l’intelligence en plus. C’était la pasionaria de l’axe du Bien, la pourfendeuse de l’islam. L’imparfait, car elle nous a quitté il y a un an déjà. La Fallaci rongée par un cancer s’est éteinte pleine de la « Rage et de l’Orgueil » qui lui valut l’anathème des porte paroles d’un œcuménisme déliquescent. Des Chirac, des Schröder, petits soldats aux avants gardes d’un islamisme conquerrant.


Son parti pris d’athée catholique, son rejet de la droite stupide comme de la gauche menteuse, sa lutte contre l’illusion d’un islam modéré, sa défense viscérale de la civilisation occidentale en font la dernière des Croisés contre ceux qui ont déclaré la guerre à notre civilisation.


Elle poursuit de sa vindicte les totalitarismes et leurs avatars, les intégrismes religieux qui réunissent Khomeiny, Wojtyla, et Ben Laden dans la même capacité à manipuler leurs ouailles. Elle convoque saint Jean dont elle ré écrit l’Apocalypse après avoir rencontré l’enfer que nous préparent les fous de dieu, gentiment accueillis, par nos dirigeants, sous nos propres cieux.


Son dernier ouvrage*, « Entretien avec moi-même » est irritant, dérangeant tant il est excessif. Mais si des chefs intrépides porteurs des valeurs de l’occident n’avaient pas arrêté l’islamisation à Poitiers, puis à Vienne puis défait à Lépante nous nous morfondrions sous nos djellabas, le cul offert à nos imans, pour nous botter les fesses. Oriana, merci de nous le rappeler.

 

 

 

 

* Oriana Fallaci : Entretien avec moi même, suivi de L’Apocalypse. Aux éditions du Rocher.

 

 

 

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Published by Candide - dans Bonnes feuilles
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