Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Libre Cours par Candide
  • Libre Cours  par  Candide
  • : Décryptage sans complaisance de l'actualité quotidienne.
  • Contact

Retrouvez Candide
alias Phénix sur

3w.LeVésinet.com

Recherche

Texte libre

Archives

9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 09:19

C’est par cette apostrophe que les affiches du PCF interpellent le chaland. Tout est dit dans ce slogan électoral dont le français grincheux se repaît à longueur de défilés.


La France a basculé en ce début juin de 1981 où elle a "franchi la frontière qui sépare la nuit de la lumière" Jack Lang dixit. L’inoculation du virus socialiste est datée de ce jour où Mitterrand fit de la conquête du temps libre l'alpha et l'omega de son septennat. Le français a goûté la pomme et la France a commencé à s’étioler …c’était il y a un quart de siècle, une petite éternité.


On n’en finit plus de payer les dividendes de la grande illusion que le cynique florentin a laissé miroiter à un peuple ignorant, relayé par la cohorte des courtisans, affidés et thuriféraires.


L’effort fut banni, le travail disqualifié et la réussite par l’esprit d’entreprise assimilée à l’exploitation des forces populaires par le méchant capital. Tout devenait possible : travailler moins et gagner plus, bénéficier de plus de droits qui se transformaient à peine consentis en avantage acquis.


Une génération n’a connu que cet état d’esprit, cette génération à laquelle feu le président a associé son nom, marche depuis 30 ans sur un nuage qu’aucun politique de quelque bord qu’il soit, n’a le courage d’appeler par son nom : un mirage.


Et les français tout embués par quelques spectaculaires réussites héritées des années où la France bossait – Concorde, TGV, Airbus en ont demandé plus à des politiciens qui se distribuant allègrement la bonne soupe ne pouvaient rien faire moins que leur en servir une louche.


"On y a droit" : le plus pernicieux des slogans n’est réfuté par aucun candidat. Impossible de rompre avec cette mentalité de quémandeur quand les plus hauts dignitaires de l’Etat s’octroient des privilèges exorbitants. Le plus fréquent et le plus choquant de tous ces passes droits en ces temps de chômage c’est le cumul des emplois.


Tous sans exception, sont des cumulards qui non seulement collectionnent les fonctions au détriment de leur exécution mais empilent émoluments, avantages et gratifications.


Il ne faut pas moins de 360 pages à Yvan Stefanovich pour en faire le recensement dans son dernier ouvrage* : « Aux frais de la princesse ».


Alors, messieurs les candidats, le quel d’entre vous se prononcera pour la nuit du 4 août ?

 

 

 * Aux frais de la princesse, Enquête sur les privilèges de la République , par Yvan Stefanovich chez JC Lattes

 

Repost 0
Published by Candide - dans Bonnes feuilles
commenter cet article
8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 10:24

Il continue son ascension. Rien ne semble pouvoir stopper sa montgolfière qui poursuit son inexorable progression au dessus de la campagne. Gonflé par la chimère des sondages le voici qui s’invite au club fermé des candidats au deuxième tour.


A promettre ne rien changer on ne risque pas de déclencher une révolte chez ceux dont la crainte est que l’on touche à leurs avantages acquis. Et Dieu sait si chez nous les petits nantis sont nombreux, à commencer par les fonctionnaires.


Et si en plus on montre quelques dispositions pour les clins d’œil médiatique, on peut espérer grappiller quelques voix pour se propulser au tout premier plan de la course élyséenne.


Il se murmure que Bayrou aurait choisi son futur premier ministre. Et là on crie au petit génie. Tout est dans le symbole. Qui peut prétendre être plus consensuel, plus proche de chacun d’entre nous qu’un quidam dont le patronyme est celui de votre meilleur copain.


Monsieur LAMY, Pascal pour les dames, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a donc été pressenti pour devenir son chef de gouvernement. Peu importe que ses lettres de créance soient modestes, qu’il soit encarté au PS, qu’il ait été le technocrate le plus efficace de l’eurocratie bruxelloise et qu’il ait oeuvré au Lyonnais du temps de sa déconfiture.


Monsieur LAMY porte en son nom tout un programme. C’est le tour de passe-passe médiatique le plus accompli. Alors pour une fois on dit chapeau l’artiste. Ce n’est plus de la politique, c’est de la prestidigitation. Et les français tout ébaudis vont applaudir des deux mains. Avant de s’en mordre les doigts.

Repost 0
Published by Candide - dans Portrait
commenter cet article
7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 10:20

Il n’aura échappé à personne que Bayrou fait un score pré électoral que ses plus  chauds partisans n’avaient pas même envisagé. Il n’aura pas échappé à la perspicacité de nos concitoyens que ce score se bâtit non sur l’étiolement des extrêmes, restés bien stables depuis le début de la campagne, mais en piochant dans les réservoirs deux principaux candidats.


C’est un succès qu’il doit peut être à son talent, à son art de l’improvisation – tant son projet fumeux donne l’impression de se construire sans aucun dessein – mais tout autant à la désaffection de l’électorat pour le duo Ségo Sarko.


Pour synthétiser la situation à 50jours de l’échéance.


Au centre un ventre mou qui se prend pour un dur, sur les ailes des durs qui donnent dans le « molletisme ». A expurger les idées de rupture chez le candidat de la droite, à devenir interventionniste plutôt que d’affirmer son libéralisme Sarkozy a écorné son image de droitier républicain.


Quant à Ségolène, ses atermoiements entre le discours politico rigide du socialisme radical et ses embardés sur le terrain de la démocratie social, c’est à en perdre son latin.


Décontenancé par les méandres dans les quels s’enlisent les projets de la droite comme de la gauche, l’électeur considère que quant à faire du centrisme autant le faire avec l’original plutôt qu’avec l’une de ses mauvaises copies.


Alors si on veut renvoyer le béarnais dans son écurie à l’éducation de ses pouliches, il faudrait que les candidats qui ont une conviction à défendre reprennent leur visage de libéraux ou de socialiste et cessent de jouer à la chèvre qui ménage le chou. Sauf à avoir décider de faire chou blanc.

Repost 0
Published by Candide - dans Politique
commenter cet article
7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 09:06

Le français est roublard, le couple Royal est français, le couple Royal est roublard ; CQFD. Toute familiale quelle soit la maison Royal ne vaudrait pas un clou ! Le Canard ne fait qu’enfoncer ce clou en tordant le cou à cette histoire là.


Etait-ce bien utile ? car la démonstration est extensible à tous les autres candidats. Quelque soient leurs cris d’orfraies ils ont tous péché en bon français et il n’est que question de temps pour voir surgir une affaire qui viendra ternir l’image de ceux qui se croyaient jusqu’ici à l’abri de la mise en évidence de leurs turpitudes.


Cette fausse incursion de la morale dans le débat devrait inciter les candidats à manipuler avec précaution les incantations vertueuses dont ils parsèment leurs professions de foi, du style « avec moi, plus jamais ça ! ».


On savait que les Royal avaient « horreur des riches », on les découvre donc masochistes.

Peut-on présider si on ne s’aime pas ? La question méritait d’être posée.

 

Repost 0
Published by Candide - dans Libre Cours
commenter cet article
6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 17:05

Le ramdam fait autour du plan de restructuration d’Airbus frise l’indécence. C’est too much ! Le chagrin et la pitié se répandent chez les politiciens comme la petite vérole sur les membres du clergé. Ne parlons pas des médias qui retrouvent avec cette affaire les accents emphatiques dont ils se parent quand le monde est au bord de l’abîme. Si ce n’est qu’en la circonstance d’abîme il n’y en a point.


Aucun salarié ne perd son emploi, aucune société du groupe EADS n’est acculée au dépôt de bilan ; les salaires sont payés, aucun avantage acquis ou octroyé n’est rogné.


Les départs pour cause de retraite ou pour raisons personnelles ne seront pas compensés dans la limite de 4500, tel est l’essentiel du plan de Mr Gallois. C’est quand même pas la cata !


Sait-on que tous les jours en France, ce sont 5000 emplois qui disparaissent sans aucun plan d’accompagnement autre qu’une lettre d’introduction à l’ANPE locale. Et qui se préoccupe du sort de ces sans grades qui sont jetés dans la rue parce que leur entreprise a été liquidée, ou parce qu’elle a réduit la voilure selon l’euphémisme marin qui décrit mal les affres du licenciement.


Alors quel est le problème ? Pourquoi cette mobilisation ? Le déferlement médiatique autour d’Airbus montre qu’en France il y deux catégories de salariés. Ceux qui ont tous les avantages, les droits, qui peuvent ameuter la puissance publique et médiatique, et les pauvres hères qui salariés sans visibilité, sans pouvoir de nuisance sont happés par les restructurations sans qu’aucun syndicat, aucun média, aucun candidat ne lèvent le petit doigt.


Parce qu’on se veut le défenseur de la veuve et de l’orphelin on n’aura de cesse de crier au scandale devant l’exploitation éhontée par la gente politique de ce qui n’est qu’un incident sans conséquence funeste pour les salariés choyés de l’aéronautique.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Candide - dans Economie
commenter cet article
6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 09:43

Il y eut comme un blanc, un long blanc. Alors que la question semblait bien anodine, les dirigeants des 4 principaux instituts de sondage restèrent cois. On ne saurait pas si le Front National figurait parmi leurs clients. Puis la réponse se formula sur les lèvres d’un des participants. « Nous refusons de travailler pour le Front !, c’est contraire à notre éthique ». Sur cette lancée les 3 autres lui emboîtèrent le pas : eux aussi s’interdisaient de sonder pour Le Pen. Le journaliste* resta pantois. Les patrons des Ipsos et autres CSA réalisèrent qu’ils venaient d’ôter le masque de la neutralité de leur organisation. Non, ils agissaient professionnellement avec un parti pris anti Front, au nom d’une éthique !


Passe encore qu’ils fassent de la discrimination et de la sélection de leur client, ce qui est notoirement répréhensibles. Le plus choquant c’est le parti pris affiché par les pros du sondage contre une formation qui représente les aspirations d’environ 20% des français.


Comment croire à l’honnêteté de professionnels qui cachent leurs préférences partisanes et ne l’ont admis qu’accidentellement.


Des institutions qui refusent de travailler pour certains donneurs d’ordre admettent tripatouiller les réponses données par les sondés proches de l’extrême droite. Et si il fallait en apporter la preuve, le fiasco des instituts en 2002 pour anticiper la présence de Le Pen au deuxième tour en ferait la démonstration.


Les instituts ne sont pas au dessus de tout soupçon. Non seulement ils trafiquent les résultats qui sortent de leurs ordinateurs en refusant d’expliquer sur quelles bases sont faites les corrections, mais de plus ils travaillent au profit exclusif de certains partis pour les quels ils façonnent l’opinion, au nom d’une « éthique » partisane.


On comprend mieux Le Pen et ses diatribes contre les sondeurs patentés qui se sont laissés prendre en flagrant délit de manipulation.

 

 

 

 * Emission C’ dans l’air du 5 mars sur France 5

Repost 0
Published by Candide - dans Libre Cours
commenter cet article
5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 18:31

La question inquiète les états majors des grands partis : des candidats seront-ils exclus par manque de parrainage ? Si l’hypothèse souvent évoquée se confirmait, les scénarios du premier tour s’en trouveraient forcément modifiés. Les modèles de prévision des instituts seraient mis en échec car aucune référence à des élections précédentes ne deviendrait exploitable. Or c’est sur les résultats sortis des urnes lors des consultations précédentes que sont construites les simulations.


Mais le gros temps pourrait tourner à l’avis de tempête si les électeurs privés de candidats suivaient les consignes déstabilisatrices que pourrait donner, par exemple, un Le Pen empêché de concourir.


Pour conjurer le risque d’un éventuel « tsunami » électoral, les grosses pointures de l’UMP et du PS ( ?) tentent de mobiliser les maires non inscrits pour les inviter à apporter leur parrainage aux « petits candidats ».


Pourtant il existe une solution très simple : c’est autoriser un maire à parrainer plusieurs candidats.  Dans de nombreuses institutions qui pratiquent l’adoubement des nouveaux membres par des « parrains » il est possible d’apporter sa caution à plusieurs personnes. Parrainer ne signifie pas adhérer, mais seulement donner son soutien à une candidature. On peut donc très normalement apporter sa caution morale à des candidats dont on ne partage pas les options.


Une constitution  ne se révise pas en un tournemain, mais cette modification là aurait pu utilement être inscrite dans la dernière révision dont l’impérieuse nécessité avait échappé à beaucoup d’observateurs.

 

Repost 0
Published by Candide - dans Politique
commenter cet article
5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 10:34

La fuite en politique est une qualité largement répandue. On n’en voudra pas aux candidats de ne pas se comporter en Louise Michel ou en Napoléon au pont d’Arcole. Mais la confrontation de leurs attitudes face aux obstacles du moment et les incantations dont l’arène politique retentit à ses temps de concurrence présidentielle ne lasse pas de surprendre.


On se souvient du recul du Bayrou face aux syndicats dans la réforme des universités, reculade après une capitulation sur la ré écriture de la loi Falloux.


On se souvient de la vantardise du béarnais se glorifiant d’avoir voté la censure du gouvernement alors que les quelques voix de ses partisans ne risquaient pas de le faire chuter.


On peut aussi rappeler le courage de Mme Royal qui en son fief de Poitiers a ignoré les occupations de locaux squattés par des sans papiers. Impossible d’obtenir son avis sur un sujet sur lequel quand il s’est agi du squat de Cachan elle a su trouver des accents de pasionaria.

 

Courage fuyons ! C’est le quotidien de ceux que nous risquons d’élire. Alors ne pas hésiter à confronter leurs actions passées avec leurs promesses d’aujourd’hui. Cela permet de mesurer le fossé qui sépare souvent leurs actes et leurs paroles.

Repost 0
Published by Candide - dans Libre Cours
commenter cet article
5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 10:10

A quel titre sauraient-ils mieux faire ? La question ne doit pas effleurer nos politiques qui délivrent des leçons de bonne gestion aux dirigeants du célèbre avionneur qui s'en passeraient bien.


Qu’ont-ils dans leur pedigree pour admonester ceux qui ont mis leurs sous, leurs talents dans ce qu’il y a peu de temps encore, était considéré comme la référence industrielle européenne ?


Ont-ils prouvé qu’ils étaient compétents pour créer de la richesse, pour développer des marchés, pour imaginer des produits innovants ?


Non, ils ont montré qu’ils étaient surdoués pour dépenser l’argent qui ne leur appartenait pas, pour toujours en dépenser plus qu’ils n’en avaient collecté et pour transférer à leurs successeurs la charge de financer les avantages qu’ils octroyaient à leurs électeurs.


Et quand ils se lancent  dans du mécano industriel c’est pour concocter des solutions abracadabrantesques comme le système de gouvernance qui plonge aujourd’hui Airbus dans un looping dont on espère qu’il pourra se redresser.


Alors comme le suggère Louis Gallois que l’on peut difficilement suspecter d’ultra libéralisme, de grâce laisser les industriels, les financiers se sortir de la mauvaise passe où le mélange des genres l’a entraîné.


Mais ce serait reconnaître que les politiques ne peuvent pas tout et pour l’avoir proclamé Lionel Jospin a du précipitamment battre en retraite. Alors ne rêvons pas ils vont continuer à semer la confusion et à entretenir l’illusion de leur aptitude à redresser la situation. Et quand l'avionneur aura redressé la barre - ils se dresseront comme un seul homme - pour s'approprier le mérite d'une résurrection qu'ils n'auront contribué - au mieux - qu'à retarder.

 

 

 

Repost 0
Published by Candide - dans Economie
commenter cet article
4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 10:15

Qu’il se voit déjà en haut de l’affiche ne nous étonne pas. C’est bien le moins que l’on puisse attendre d’un candidat. Qu’une ambition effrénée lui serve de moteur et qu’entouré de petits soldats il compare son quarteron de supporters à une armée en campagne fait partie du spectacle.


Mais que les français interrogés lui témoignent autant d’intérêt mérite quelques réflexions. Sont-ils bercés par la musique sans préter attention aux paroles ?


Dommage car les mots méritent qu’on s’y arrête.

Déjà l’idée de promettre de ne pas faire de promesses donne un résumé du cercle vertueux dans le quel cherche à pièger les électeurs, car sur le fond la pensée béarnaise est d’une extrême simplicité : réunir les gens que tout oppose pour en finir avec les divisions. Dans un monde où tout le monde il n’est pas beau, tout le monde il n’est gentil, notre béarnais apparaît bien niais.

Ceux qui s’intéressent à son projet se recruteraient chez les bobos et sans doute aussi chez quelques gogos. Avaler tout cru des promesses – mais oui il en fait - de réduire les coûts de fonctionnement de l’Etat sans réduire le nombre de fonctionnaires, ou de s’attaquer à la dette sans augmenter les impôts ne peut que séduire des français en panne de QI.

Marteler qu’il obtiendrait une majorité pour gouverner est le socle sur le quel il doit s’engager pour garder un minimum de crédibilité. Qu’il se trouve presque 20% des sondés pour imaginer ce scénario réalisable en dit long sur l’inculture de nos concitoyens quand on sait qu’il a peiné à faire élire 30 députés.

Un Bayrou président sans majorité à l’assemblée : c’est une France condamnée à l’immobilité. L’immobilité, c’est ce que Bayrou a su le mieux gérer pendant ses années de ministre.
Si il a étendu son audience en augmentant son arrogance il reste surtout le candidat de l’ambivalence. Il veut le pouvoir pour ne pas l’exercer.

Repost 0
Published by Candide - dans Portrait
commenter cet article