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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 21:39

C’était il y a 8 jours, le gratin des présidentiables défilait à la convention de Nicolas Hulot pour s’engager à lutter contre le réchauffement de la planète. C’est une belle cause, qui n’engage à rien ou presque ! Ca ne mangeait pas de pain d’adhérer à cette charte dont les effets seront perceptibles, si jamais, dans quelques décennies.


Alors on a mieux à proposer à nos candidats. Une croisade beaucoup plus terre à terre. Les chiffres de la sécurité routière sont mauvais. Depuis deux mois le nombre des tués de la route remonte en flèche. Aucune cause n’est identifiée avec certitude. Mais la perspective d’une amnistie des infractions au code de la route est citée pour expliquer cette hausse brutale du nombre des victimes. On ignore si c’est vrai, mais c’est plausible.


Que penser de l’impact d’une position commune de tous les candidats. Imaginons qu’ils tiennent une réunion au cours de la quelle ils signeraient l’engagement de ne pratiquer aucune amnistie d’aucune sorte en raison de leur élection.


Un moment solennel : tous les Ségo, Sarko, Bayrou, le Pen et tutti quanti refusant le principe d’amnistier les infractions au code de la route. Le signal serait fort, la prise de conscience du fléau de l’insécurité routière suivie d’une réponse à la hauteur des circonstances. A l’opposé des postures démagogiques, dont nos candidats nous abreuvent à longueur de discours.


Alors chiche ! Hulot a su récupérer pour une cause fumeuse à l’horizon incertain. Qu’attend-il pour devenir le fédérateur d’une cause aussi dramatique que la sécurité routière et à réunir les signataires de sa charte écolo pour qu’ils s’interdisent d’utiliser le virus de l’amnistie présidentielle.

 

Aux hésitant on pourra faire remarquer que ne pas adhérer à ce pacte c’est draguer les voix des assassins de la route. Qu’en pense Mme Royal, qui a refusé de répondre à cette question ?

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 10:11

Archaïque, conservateur, rétrograde, diviseur. Ce sont quelques qualificatifs extraits des commentaires des éminences socialistes après la prestation de Sarkozy sur TF1.


On veut bien. On peut juger le personnage selon ces termes peu amènes mais en l’occurrence c’est à ses propos que les socialistes les appliquent.


Il a revendiqué la remise à plat des régimes spéciaux de retraite. Il a prôné le respect de l’identité française par ceux qui souhaitent nous rejoindre. Il a vanté le mérite du travail bien rémunéré. Il a défendu sa conviction que le mariage devait être réservé aux couples hétéro sexuels.


Ces positions correspondent à celles de la grande majorité des français. L’équité c’est de faire cotiser tout le monde sur un pied d’égalité dès l’instant où les raisons de la discrimination n’existent plus. Défendre le maintien de ces situations discriminatoires c’est être conservateur et inéquitable.  Prétendre laisser venir sur notre sol tout ceux qui souhaitent bénéficier des avantages de la citoyenneté française sans accepter les devoirs qui s’y attachent  c’est faire perdurer des politiques qui ont conduit aux catastrophes des banlieues, au déficit des régimes de santé et à la montée des communautarismes. C’est être archaïque et utopiste.


Difficile de contrer les propos sarkoziens en étant de bonne foi. Alors on emploie des mots, des mots dont a vidé le contenu, des mots qui se retournent contre leurs auteurs.


Comment échapper au terme d’archaïque quand on défend des avantages acquis, une idéologie moribonde, des idées malthusiennes sur le partage du travail. C’est pourtant la mystification que les socialistes voudraient encore nous faire avaler.


A moins que Mme Royal, le 11 février nous annonce une révolution….

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 09:44

Au risque de paraître trivial la réflexion qu’inspire la troisième place de Bayrou dans les sondages se résume dans la formule : « Ca lui fait une belle jambe ! »


Comment monnayer cette troisième place, c’est la question que Bayrou ne peut pas évacuer. Inutile de rêver, le podium lui est inaccessible. Laisser croire que le vote utile qui concentrera sur les deux candidats une majorité des électeurs ne se produira pas est une tromperie.


Bayrou récupère les déçus de la gauche, Bové les déçus d’extrême gauche. Pour cette raison il a tout intérêt à ne pas présenter de programme. Le vague, le flou dans le quel Bayrou se complet alimentent le doute sur sa capacité de passer à l’action.


Et si un Royal effondrement lui donnait une chance de figurer dans la finale, il lui faudrait convaincre les français qu’il pourrait former un gouvernement avec un groupuscule UDF. Car une alliance UMP PS restera chimérique aussi longtemps que le PS se figera sur une idéologie réfutée par tous les socialistes européens.


Alors cessons de prendre l’Allemagne en exemple : pays fédéral au régime parlementaire et au scrutin proportionnel. Tant de différences en font un exemple non transposable e ce coté du Rhin. Monsieur Bayrou le sait bien. Les français le savent moins. C’est malhonnête de faire de l’Allemagne un exemple quand on sait que cela n’a aucun sens.

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 21:35

Il n’en fait pas mystère. Il se verrait bien le prochain locataire de l’hôtel Matignon. Il a rompu avec Chirac après avoir été laissé sur le bord de la route suite à l’échec de l’équipe Raffarin au referendum. On se souvient de sa philippique le jour où il est remercié : « de Chirac on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes ». Ministre des affaires sociales, puis de l’éducation nationale il avait mis en œuvre la réforme des retraites puis celle du baccalauréat qu’il doit abandonner, lâché par Chirac qui panique face au tollé soulevé par ce projet chez les lycéens.


Député depuis 1981 puis sénateur de la Sarthe , président du conseil général, puis premier ministrable selon les critères du microcosme François Fillon rejoint Sarkozy alors que rien n’est encore acquis. L’envolée de son mentor lui assure un job de premier ministre sauf accident de parcours, ou renversement des alliances.


Dans le rôle de la voix de son maître il excelle. Mais il a pris ses marques suffisamment tôt pour ne pas risquer le qualificatif d’opportuniste. Son expérience politique et l’authenticité de son engagement plaide en faveur d’un attelage où il représenterait la France rurale à coté d’un président aux racines exclusivement urbaines.


Dommage que son discours clair manque de souffle. Il était sur LCI en service commandé pour le compte de son mentor. S’il doit être le chef d’un gouvernement sous la houlette du président Sarkozy, il devra faire preuve d’une plus grande pugnacité pour s’imposer comme chef du commando chargé de remettre le navire en France en route vers le cap de bonne espérance.

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 17:04

C’est une impression de déjà vu, de ronronnement, de retenue : après les emballements médiatiques provoqués par la néophyte des élections personne n’ose plus remuer le petit doigt, élever la voix, de peur de commettre ce lapsus qui sera retourné dans tous les sens, analysé, disséqué et dont l’auteur malheureux ne pourra se dépêtrer. Marie Bécassine en a fait les frais, et ses adversaires pour l’avoir trop ferré sont tétanisés par les représailles qu’une pareille mésaventure ne manquerait pas de susciter.

C’est cet effet dissuasif qui inhibe l’expression et conduit 75% des français à juger que la campagne électorale n’est pas à la hauteur des enjeux. Ils ont raison.

Tirer sur l’ambulance – et nous y contribuons quand la plume nous démange – laisse des victimes des deux cotés. Sarkozy pour l’avoir oublié a glissé du piédestal où sa prestation inaugurale l’avait vu grimper. Mais Ségolène s’en prenant aux média qui rouleraient pour son adversaire, ouvre une polémique perdue d’avance contre ceux sans les quels elle se contenterait de présider la région Poitou Charente !

On peut se pousser du col, manger son pain blanc, mais la présidentielle reste une course d’obstacles où il faut pouvoir durer. Pour avoir sauté le premier avec facilité la candidate socialiste s’est crue portée par une force irrésistible. Son obstination l’a servie, son entêtement l’enlise dans le marais où elle pourrait perdre pied.

Dans ce pays, on vénère Vercingétorix, Roland, Jeanne d’Arc : on aime bien les perdants. C’est la chance de Mme Royal. Défaite, hésitante, elle se rendrait sympathique. En faire une martyre du masochisme ambiant, une victime du petit Napoléon et de sa grosse cavalerie et, tel un Phénix, elle surgirait plus vindicative que jamais pour, dans un ultime souffle, rafler la mise.

Méfions nous de l’eau dormante du marais poitevin et laissons la patauger sans lui tendre une bouée de sauvetage par un dénigrement trop systématique.

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 21:41

Il est à la peine, se répand en invectives, conspue l’adversaire, le voue aux gémonies, en appelle aux grands principes de la démocratie, enfin il tonne dans le désert. Ainsi va Lang.


Le plus rose des éléphants ne craint pas le ridicule quand il annonce le ralliement de Monique Vuaillat, l’ex secrétaire générale du SNES, à l’équipe de campagne de Ségolène, qui le renvoie illico dans ses buts avec un « il n’en est pas question ». Au moins a-t-il essayé, s’est-il mis au turbin, a-t-il mouillé la chemise. C’est une exception dans la ménagerie. Les autres pachydermes sont à l’infirmerie, en RTT ou dans leur circonscription. Enfin partout sauf sur les plateaux, ni derrière les micros où on pourrait leur demander d’apporter leur soutien à qui vous savez.


Le silence assourdissant des Aubry, Guigou, Fabius Strauss Kahn, Védrine sans oublier l’austère qui se marre, obligera bientôt Lang à mettre une sourdine à ses élucubrations sauf à mettre sous les projecteurs la solitude de la candidate.


La grève des éléphants, le syndrome des complots comme substitut à un programme toujours en gestation et la mauvaise grâce de leur candidate à reconnaître ses bourdes pavent le chemin de croix de militants dans leur marche élyséenne.


Heureusement Lang est à la manœuvre, mais à lui seul pourra-t-il à éviter à son égérie de franchir la frontière qui sépare la béatitude de la « néantitude » ?

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 10:51

C’est une augmentation significative. Le niveau des mers s’est élevé en moyenne de 3 mm par an  dans la dernière décennie. Les prédictions les plus alarmistes sont encore trop optimistes. L’homme scie la branche sur la quelle il est assis. Les tocsins résonnent. Dans moins de vingt ans ce sont des centaines de millions d’habitants des littoraux qui auront été engloutis par les océans.

 

Ce scénario de film catastrophe est repris par toutes les télés. Personne ne s’indigne de son ineptie.

 

Déceler une élévation de 3 millimètres du niveau de la mer ferait se gausser n’importe quel baigneur. C’est insignifiant. Même repérée par laser depuis des satellites distant de 36.000 km cette variation relève de l’incertitude statistique. Autant dire qu’aucun scientifique ne devrait donner crédit à un changement de si faible amplitude. La hausse minimum mesurable est de 5 cm.

 

Et bien au GIEC on en fait des gorges chaudes ! On s’en gargarise ! On culpabilise le pékin qui par négligence contribue au réchauffement climatique et par conséquent à la hausse de 3 mm par an du niveau des océans.

 

Nul ne met en doute le réchauffement. Mais nul ne sait pour quelle part le réchauffement est imputable à l’homme. Le transport est l’une des activité qui intervient dans le dérèglement de l’effet de serre et sur la quelle on peut agir instantanément. C’est même très facile de réduire l’émission de CO². Il suffit d’augmenter brutalement le prix du pétrole, de supprimer la détaxation dont bénéficient les transporteurs routiers et aériens.

 

La solution c’est le vélo, le télé travail, le métro. Alors cessons de tergiverser. Ou bien le problème est sérieux et les solutions immédiatement disponibles. Ou bien on amuse les gogos, on  blablate entre experts, on se fait allouer par les politiques des budgets grassouillets pour se réunir encore dans 5 ans, reprendre l’avion et prédire une catastrophe prochaine encore plus dévastatrice que celle du congrès d’avant, si aucune mesure sérieuse n’est prise rapidement.

 

En attendant les scientifiques rempilent pour 5 ans !

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 10:08

Les propos sur l’Iran que la presse prête à Chirac sont anodins. Ils reflètent l’acceptation d’une évidence dont ce blog* se faisait il y a plus d’un an le porte parole : rien, ni personne n’empêchera l’Iran de se doter d’un armement nucléaire. Et c’est même bon pour l’équilibre du moyen Orient.

Chirac qui est sur le plan intérieur un opportuniste sans boussole tient sur la scène internationale une posture qui n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’un long cheminement aux cotés des dirigeants venus de tous les horizons. Il a armé l’Irak, vendu des secrets aux israéliens, il serait mal placé pour dénier aux iraniens le droit d’accéder à la force de frappe.

Il le reconnaît cyniquement avant de se rétracter diplomatiquement. Pour une fois la langue de bois a laissé la place à la realpolitik.


Alors les gesticulations de ceux qui s’émeuvent sont révélatrices de l’hypocrisie qui sévit dans les milieux où l’on préfère se voiler la face plutôt que d’affronter la réalité : Iran et Israël sont potentiellement deux puissances nucléaires.


C’est à ce prix seulement que la paix armée peut régner sur le proche Orient. Merci Chirac de l’avoir rappelé.

 

* lire  Edgar Hoover et L'Iran

 

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 09:08

Tous acceptent le constat : les déficits sont excessifs. Peu importe leur montant, ils ne sont pas parlants pour l’électeur lambda, mais ils croissent année après année, doivent être financés et amputent les recettes publiques du montant nécessaire au service de la dette. Personne n’a eu le courage de les maîtriser, sans même parler de les réduire.


Et pourtant chaque candidat propose de nouvelles mesures dont le coût n’est jamais insignifiant. Leur chiffrage font l’objet de polémique mais avoisinent déjà pour les deux principaux prétendants les 40 milliards d’euros.


Face à ces dépenses additionnelles aucune action n’est proposée pour réduire les dépenses de l’Etat. Et pourtant chacun des candidats s’engage à réduire le déficit et s’interdit d’augmenter la pression fiscale. Alors il faudra beaucoup de pédagogie pour expliquer l’inconciliable : réduire le train de vie de l’Etat en augmentant ses dépenses tout en comblant les déficits sans augmenter les impôts. Cela tiendrait de la magie, d’une croissance à 10% !


Le seul qui parle d’économies sans annoncer de dépenses nouvelles c’est Bayrou. Mais quelles économies va-t-il réaliser ? Quels budgets vont-ils être amputés ? Mystère et boule de gomme, on n'en saura rien. On n’effraie pas les fonctionnaires qui sont des électeurs !


L’attitude raisonnable consisterait à financer les projets nouveaux par des réductions sur des budgets existants. Et encore ça ne permettrait pas de réduire le train de vie de l’Etat. Alors que tous les candidats glissent dans la surenchère on aimerait que le débat escamoté des finances publiques soit mis sur le tapis par les gourous qui squattent les médias.


Quand les Apathie, les Duhamel et autres Elkabbach porteront-ils le fer dans la plaie et mettront les candidats sur le grill jusqu’à ce qu’ils donnent la solution à la quadrature du cercle vertueux des finances publiques ?

 

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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 18:17

Seul un non fumeur a pu imaginer que par la seule force de la loi un accroc au tabac se forcerait à se sevrer. Certains y arriveront, d’autres essaieront mais la majorité vivra avec son addiction.


Ce que la loi changera c’est le regard des autres sur l’espèce des fumeurs officiellement menacée d’extinction. Les 9 millions qui se sont auto condamnés à en griller une sont devenus depuis ce matin les pelés, les galeux, que la société met à son ban. Ils sont une minorité désignée du doigt par leur entourage, détectée par leur odeur, identifiée par la couleur de leurs dents.


On nage en plein paradoxe. Un comportement somme toute bien innocent en comparaison des dangers que comportent nombre d’activités humaines encore autorisées. Descendre un escalier, s’ébouillanter avec l’eau du bain, copuler avec frénésie sans même envisager de prendre sa voiture, conduit tous les ans plus de dix mille français de vie à trépas. C’est beaucoup plus que ce que les plus pessimistes imputent au tabagisme passif.


Dans un pays qui a fait de la lutte contre les discriminations un cheval de bataille, qui interdit d’enregistrer les caractères ethniques de chaque individu, qui ignore les pigmentations de peau, l’appartenance religieuse comme les habitudes sexuelles le fait de fumer expose à un fichage par 200.000 agents assermentés à cet effet.


Y aura-t-il un candidat pour faire entendre sa différence dans un concert où le politiquement correct consiste à reprendre le même refrain. A l’évidence Bové, le dernier entré en piste, pourrait sans renier ses habitudes clamer que, si il était élu, il retirerait cette loi inutile et s’en tiendrait à la loi Evin. 9 millions de fumeurs, c’est 30% des électeurs. Sacré nom d’une pipe !

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