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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 09:12

Il fait beau ce lundi 16 octobre. Les trains roulent sur la ligne C du RER. Les instituteurs professent derrière leur pupitre à des écoliers sagement alignés. Aucune grève n’est signalée.


Le prix du pétrole s’affiche à la baisse. Le banquier des pauvres a obtenu le prix Nobel de la paix. Chirac s’est excusé de vouloir se mêler de qui ne le regardait pas.

Sorti du prisme déformant de l’actualité notre regard voit surgir de notre récent passé de nombreuses raisons d’espérer. La vie n’a jamais procuré autant d’opportunités à ceux qui savent s’en saisir, les avancées que les sciences ont mises à notre disposition facilitent le quotidien de tout ceux qui veulent bien se souvenir de quoi hier était fait.

C’est vrai pour nous mais aussi pour les habitants de pays voués hier au spectre de la famine ou d’épidémie mortifère. Même les génériques finissent par arriver dans les pays déshérités. Le niveau de vie progresse et la durée de vie s’allonge et pas même une poignée de pays reste soumis à des dictateurs sanguinaires.

Alors comme nous y invite la Croix, cessons de nous lamenter et commençons cette semaine avec le sourire de ceux qui sont aussi capable de voir la vie en …rose, même si ce n’est pas leur tasse de thé !

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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 22:11

Benoît XVI exauce les prières des plus conservatrices de ses ouailles et du plus athée des poètes : Georges Brassens au quel on emprunte le titre de ce billet. Il restaure la liturgie de saint Pie V.  La messe pourra être célébrée en latin sous les clochers de nos paroisses, rendant caducs les griefs que le chanteur poète avait formulés.

 

La surprise ne vient pas de cette réhabilitation pour tardive qu’elle soit ; Non l’étonnement vient de l’idée qui avait prévalu lors de la francisation du rituel datant de 1570, selon laquelle la cérémonie emblématique de la religion catholique était « modernisable ». Puisque l’église offre à ses fidèles l’accès à la vie éternelle, ce qui ouvre la porte de l’intemporalité, le concile Vatican II aurait pu s’abstenir de dépoussiérer les oripeaux de la religion que sont les cérémonies religieuses.

 

On ne résiste pas au plaisir de vous proposer les strophes de la chanson de Brassens, maintenant qu’elle n’est plus d’actualité.

 

Tempête dans un bénitier
Le souverain pontife avecque
Les évêques, les archevêques
Nous font un satané chantier

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
A la fête liturgique
Plus de grand's pompes, soudain
Sans le latin, sans le latin
Plus de mystère magique
Le rite qui nous envoûte
S'avère alors anodin
Sans le latin, sans le latin
Et les fidèl's s'en foutent
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

Je ne suis pas le seul, morbleu
Depuis que ces règles sévissent
A ne plus me rendre à l'office
Dominical que quand il pleut

Il ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
En renonçant à l'occulte
Faudra qu'ils fassent tintin
Sans le latin, sans le latin
Pour le denier du culte
A la saison printanière
Suisse, bedeau, sacristain
Sans le latin, sans le latin
F'ront l'églis' buissonnière
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin.

Ces oiseaux sont des enragés
Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent
La saine et bonne vieille branche
De la croix où ils sont perchés

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
Le vin du sacré calice
Se change en eau de boudin
Sans le latin, sans le latin
Et ses vertus faiblissent
A Lourdes, Sète ou bien Parme
Comme à Quimper Corentin
Le presbytère sans le latin
A perdu de son charme
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

 

 

 

 

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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 09:03

A qui profite la nouvelle offensive anti-sakozienne ? La réponse n’est pas à ses prétendus concurrents de l’UMP. Ni Alliot Marie, ni Villepin ne sont en situation de s’imposer contre Sarkozy devant les militants. Ces manoeuvres politiciennes n’ont qu’un objectif, le faire sortir de ses gonds, le pousser à la faute pour donner au challenger de l’UDF le coup de pouce qui lui permettrait de figurer au second tour.


L'hypothèse d'un Bayrou faisant 15% au premier tour n’est plus irréaliste et la cacophonie qui sort des rangs de l’UMP donne chaque jour raison au petit béarnais dont le leitmotiv se résume à « sortons les sortants »,  comme si lui-même venait d’ailleurs que de ce microcosme qu’il voue aux gémonies.


Ce révolutionnaire en costume cravate, catholique pratiquant ne serait pas désavoué par Ignace de Loyola. On peut même lui décerner la palme de l’hypocrisie. Critiquer la connivence entre le fric et la politique et faire éditer son dernier bouquin par Arnaud Lagardère : il fallait oser, il l’a fait.


Cet autocrate qui se transforme le temps d’une campagne électorale en don Quichotte pourrait faire sourire si la probabilité de le voir sortir du bois restait epsilonnesque. Espérons quand même que le loup Sarko n’en fera qu’une bouchée, au risque de paver pour les socialistes la route qui mène à l’Elysée.

 

 

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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 08:58

Tapie débouté, la justice acquittée, Airbus privé de pilote font l’actualité chargée de ce 9 octobre que la Corée du nord fera rentrer dans l’Histoire pour s’être dotée de l’arme nucléaire.


La cour de cassation juge enfin que le contribuable ne doit rien à Tapie : c’est l’intrusion de la morale dans une saga où jusqu’alors elle n’avait pas eu sa place.


La justice décide que la justice a agi sans préjudice des victimes dans la catastrophe du mont Saint Odile. L’instruction n’a duré que quinze ans ce qui est à proprement parler indécent. Mais qui attend encore de cette institution d’être juge de ses errements ? Certainement pas ceux qui ont suivi les péripéties d’Outreau.

 

Le pilote d’Airbus démissionne, impuissant à obtenir la liberté de manœuvre indispensable au redressement. La chute continue, on attend avec impatience le moment où l’Etat devra mettre la main au portefeuille pour redresser une entreprise partie dans un piqué impressionnant.

 

Enfin la Corée qui nonobstant tous les avertissements fait exploser sa bombe. Tout ceux qui lui disputent le droit d’utiliser l’arme atomique comme moyen de pression seraient bien en peine d’expliquer pourquoi ils ont eu le droit de développer l’arme atomique et pourquoi depuis qu’ils maîtrisent la dissuasion nucléaire ceux qui les rejoignent sont des pestiférés.

 

 

 

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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 08:09

Les bordelais n’auront pas infligé de camouflet à leur maire que les « affaires » avaient temporairement écarté. Dès le premier tour ils lui permettent de retrouver son fauteuil. Ce n’est pas brillant d’être élu par moins du quart des inscrits mais c’est permis par la loi.


Juppé montre qu’il est toujours l’homme politique piaffant de revenir au premier rang. Pendant un an Bordeaux et la France se sont passés de ses talents, sans que son absence n’apparaisse à quiconque insupportable.


On est impatient de mesurer la valeur de sa contribution à la vie des bordelais. Tout ce que l’on connaît aujourd’hui c’est le coût de l’opération.


C’est à cette aune là que l’on saura s’il a transformé un retour réussi en retour gagnant.

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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 21:01

Ou plus convivial que moi tu meurs…Inutile d’espérer une amorce de polémique de la part du premier ministre. Ni les buralistes, ni Sarkozy, ni les juges, ni les dirigeants d’Airbus n’auront eu à se plaindre de son intervention. Gouverner sans déplaire c’est certainement une obligation à quelques mois des élections si l'on veut éviter de reproduire l’erreur de Giscard se mettant à dos les professions libérales alors qu’il briguait un second mandat. On connaît la suite…


Villepin a mis tant d’eau dans son vin qu’il ne convainc pas,


pas plus sur le tabac puisqu’il évite de sévir dans les lieux où l'herbe se transforme en fumé. C’est bien de l’interdire dans les cours des maternelles, mais il garde droit de cité dans les cafés restaurants et les discothèques où il faudra attendre que les urnes aient tranché pour savoir si une suite sera donnée à cet ersatz de plan,


que sur l’efficacité des juges qu'il courtise avec une indulgence dans la quelle les français ne se reconnaissent pas. Pas question de raviver la critique pourtant documentée sur la mansuétude dont ils font preuve à l’égard des jeunes délinquants,


ou sur le jugement porté sur le désastre Airbus-EADS, qui ménage toutes les parties et montre que les politiques n’assument pas un échec dont ils portent l’essentiel de la responsabilité.

Il aura tout esquivé et simplement confirmé ce que la vox populi murmurait : Villepin ne sera jamais président, même si il a gardé intact une capacité de nuisance qu’il avait décidé ce soir de dissimuler.

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 18:45

Cette leçon, on ne la tire pas ! Et pourtant quelle autre raison pour l’échec d’Airbus que l’immixtion de la politique dans la gestion de ce groupe industriel.


C’est l’incapacité des Etats actionnaires à définir une politique industrielle hors de leur contexte national qui a conduit à disséminer la fabrication du super géant sur des sites distants, à allonger les délais d’assemblage, à augmenter les coûts de transports et à rendre aléatoire l’intégration des systèmes de gestion.


Il fallait préserver les susceptibilités allemande, anglaises ou espagnole, sans parler de l’incompétence du co président français, de la muflerie du protégé de Chirac. De quel crâne d’œuf la double structure bicéphale était-elle sortie ? Aucun manager soucieux de rentabiliser les capitaux qui lui sont confiés ne se serait hasardé à concocter une organisation aussi éloignée des canons de l’efficacité. Mais voila : il fallait ménager la chèvre et le chou. Le résultat c’est le loup qui se frotte les mains. Et dans cette histoire le loup : c’est Boeing, et dans les choux on trouve les salariés européens.


Etonnant, ne trouvez vous pas que nul chez nous n’en conclut : le capitalisme d’Etat, ça ne fonctionne pas !

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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 10:06

Même les plus brillants se plantent, font des fautes que le plus humble d’entre nous ne pourrait commettre sauf dans un moment d’égarement. Auréolés de prestige, engoncés dans l’arrogance, assurés de leur bonne étoile ils s’éloignent du sens commun au fur et à mesure qu’ils grimpent sur l’échelle de la notoriété.

Souvenez vous de Nixon entouré des meilleurs qui se dépêtre piteusement dans le Watergate, de Mitterrand et du RainBow Warrior, de Villepin et de son CPE. Le tour serait-il venu pour Sarkozy de se tromper lourdement ?

Sa présence au gouvernement compromet-elle ses chances de candidat ?  Poser la question c’est déjà apporter une réponse qui n’est pas celle du petit Nicolas accroché à son maroquin. Et pourtant la campagne est bel et bien lancée, n’en déplaise aux chiraquiens et autres ennemis de l’intérieur. La double casquette permet aux opposants de faire converger leurs tirs sur le personnage, attaquant indifféremment le candidat ou le ministre. Et il faut bien le reconnaître : il leur arrive de faire mouche. Cachan, les Mureaux, Corbeil : ne vaudrait-il pas mieux exposer un second couteau sur ces affaires dont l’issue se joue au loto tant les tireurs de ficelle sont nombreux et rarement bien intentionnés.

Ce qui est en cause c’est le réalisme, pas le QI. Nul ne met en doute ce dernier, encore faut-il que pour s’exprimer on soit toujours en course. Juppé en fit l’amère démonstration lui qui a dissous à contre temps.

Faut-il qu’il y ait beaucoup de haines dissimulées, de cadavres mal refroidis, de snippers embusqués pour compromettre sa nomination, pour risquer d’être déstabilisé mais garder à tout prix le contrôle sur les basses œuvres de la république.

C’est le pari de Sarkozy. Il est très risqué.

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 10:47

Cette institution n’en finit pas de nous surprendre. Sa lenteur, sa raideur, ses accoutrements lui confèrent un prestige qu’étiolent des errements, des compromissions dès qu’elle a à juger l’un de ses membres. Si on parle de la justice aujourd’hui c’est pour s’interroger sur son sens des réalités.


Combien de justiciables, de victimes, de possibles coupables attendent qu’elle veuille bien se saisir de leur différend, corriger une injustice, condamner un coupable. Mais voila elle prend son temps, car elle reste prisonnière d’un adage dont elle s’accommode trop bien : se hâter avec lenteur.


Aussi quand elle consacre ses meilleurs talents à ré ouvrir le cas du malheureux Seznec, quand, 82 ans après les faits, elle s’interroge sur la culpabilité du petit breton, on ne peut s’empêcher de la questionner : n’avez-vous rien de plus utile à faire pour réconcilier les français avec votre institution ?


Réviser le procès Seznec consistera à donner au doute la primauté sur l’intime conviction des jurés d’assises qui envoyèrent au bagne le maître de scierie puisque aucune preuve n’était venue étayée cette condamnation.


« La décharge de la mémoire d’un mort » : oui, sauf si l’on est incapable de rendre à tant de vivants une justice prompte et sereine. Se souvient-on que l’institution judiciaire n’a toujours pas déféré devant ses propres juridictions les magistrats responsables du fiasco d’Outreau. C’était en 2001.

 

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Published by Candide - dans Justice
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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 21:32

La question tarabuste les défenseurs de la nature. Y a-t-il un coté de l’échiquier qui puisse revendiquer d’être plus vert que son adversaire ? Si l’écolo anar, éleveur de brebis sur le causse pointe à la LCR , il ne représente qu’une infime minorité de ceux pour qui la préservation de l’environnement vaut bien une grand’ messe. Les 7% dont les sondages créditent un Nicolas Hulot pas même candidat, suscitent des jaloux.


Et tous les prétendants à la fonction suprême de se frapper la poitrine, « plus vert que moi tu meurs »,  sans risque pour aucuns d’entre eux d’avoir à manger les pissenlits par la racine. L’écologie est une éthique, certainement pas une science. Claude Allègre le dit sans ambages : l’idéologie prime souvent sur la vérité scientifique dans ce monde la.


Qu’il s’agisse du réchauffement imputé au gaz carbonique, du trou de la couche d’ozone imputé au CFC des aérosols, ou de la suspicion jetée sur les OGM la pensée dominante n’est étayée par aucune donnée scientifique. Tout est plausible, donc son contraire...


L’incapacité à définir la chaîne de causalité, l’absence de données précises sur les siècles écoulées autorisent de nombreuses hypothèses et excluent l’appropriation des tendances  actuelles au bénéfice d’un groupe de pression.


Ni de droite ni de gauche, l’écologie est d’ailleurs ! Et l’humilité qui sied à son étude devrait interdire à quelque politicien que ce soit de la récupérer à son profit.

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Published by Candide - dans Politique
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