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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 08:20

Des dizaines de milliers de victimes tous les ans : c’est dû au tabac. C’est établi. Le tabac est libre à la consommation.


Deux décès sur les bords du bassin d’Arcachon : c’est peut être le fait des huîtres. Rien n’est prouvé. Les huîtres sont priées de rester fermées.


Le tabac nourrit l’Etat. Les huîtres ne font vivre que quelques ostréiculteurs.


Qu’attendent les mareyeurs pour exiger une taxe sur les mollusques ? Ils pourraient enfin commercer en toute liberté.

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 11:22

Puisqu’on vous dit qu’elle est obsolète, que tant de passe-droits permettent de la contourner, qu’il faut a minima l’assouplir, que seuls les idéologues du parti socialiste en vantent encore les bienfaits c’est que la sectorisation de l’enseignement autrement dit la carte scolaire doit être supprimée.


Sarkozy en fait un argument de rupture, Ségolène un élément d’adaptation aux aspirations de son électorat. Le second précepte de notre devise républicaine, cette égalité revendiquée au frontispice de nos mairies ne devrait plus s’appliquer à l’école de la république.

Une égalité bafouée par plus de 40% des parents concernés, par une majorité de professeurs quand leurs rejetons tombent du mauvais coté de la frontière scolaire n’a plus de raison de subsister. Encore faut-il savoir comment s’en débarrasser.


Et là les avis divergent. L’éducation nationale héritière du centralisme jacobin peut-elle s’amender au point d’offrir un enseignement de qualité sur toute l’étendue du territoire ? Les faits prouvent le contraire. Un système éducatif qui nie les différences et s’interdit de s’adapter à la présence de communautés bigarrées peut-il gommer les inégalités ? A l’évidence non.


Alors ce n’est pas d’une rupture qui mettra l’école au service de la citoyenneté, c’est une révolution dont on a pas entendu qu’elle était revendiquée par l’un ou l’autre de nos candidats.

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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 08:39

C’était avant Victor Schoelcher et bien avant Cachan. L’Afrique noire versait sa contribution d’ébène aux blancs. Ces derniers leur payaient la traversée, les conditions étaient certes lamentables mais l’objectif était de les amener à bon port vivant. Arrivé au nouveau monde ils étaient accueillis par ceux qui ne se cachaient pas pour les exploiter. Et comme Marx l’a théorisé, les nègres avaient une valeur, en cotrepartie leur propriétaire leur servait une « rémunération » leur permettant de subsister, mieux même de croître et de se multiplier. Ils avaient un statut, une place dans la société et personne ne songeait à les expulser. Les esclaves étaient considérés.

C’est le temps de Cachan. L’Afrique noire est enfin libre. Tous les jours des africains s’embarquent volontairement sur des rafiots à destination des Canaries. Tous ne débarquent pas, beaucoup disparaissent en mer. A peine sur la terre ferme ils sont pourchassés. Certains sont renvoyés, d’autres s’infiltrent clandestinement. Ils ne sont ni attendus, ni même tolérés : ils sont surnuméraires. En trop partout où ils passent, sans papier, sans devenir que d’être des parias chez les blancs. Il en est même qui échouent à Cachan. Un faux cul, pousseur de ballon les invite au Stade de France, mais il ne les recevra pas dans sa maison. Moins que des esclaves, ce sont des immigrés.

Mais surtout ne dites pas « Qu’il était bon le temps d’avant » : c’était le temps de la colonisation. C’était avant Cachan

 

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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 07:33

Bien entendu c’est anecdotique, ça ne modifiera pas les équilibres stratégiques au sein des partis phares de notre démocratie. Ils en ont vu d’autres, ils ont survécu à de plus graves turpitudes. Emanuelli et Juppé ont payé pour de plus visibles entorses à la morale républicaine. Rien n’y fait, les Tiberi, les Balkany font toujours des petits.


Après le RPR Dugoin du Conseil général de l’Essonne, c’est Huchon qui rejoint aujourd’hui la cohorte des hommes politiques pris les doigts dans le pôt de confiture, le club des profiteurs cyniques d’une démocratie à bout de souffle. Le hiérarque du PS et de la région Ile de France, l’un des personnages les plus falots qui soit aurait fait profiter ses proches de largesses répréhensibles. Le népotisme comme avatar de la décentralisation …ce n’en est pas le moindre des effets pervers. Ne doutons pas qu’une fois tirée au clair, cette affaire ne se termine pour l’impétrant par un retour sur le devant de la scène avec le respect de ses pairs.


Question : comment Mr Huchon a-t-il pu imaginer que de tels méfaits échapperaient à la vigilance de ses adversaires ?


Réponse : Peu lui importait, ils sont aussi peu clairs et n’ont pas intérêt à se servir de ce genre d’affaires dont ils auront à leur tour un jour ou l’autre à rendre compte.


C’est la neutralisation, le « je te tiens, tu me tiens »…qui continue ses ravages et creuse le lit du FN.

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3 septembre 2006 7 03 /09 /septembre /2006 23:05

Après les homos, les bobos, c’est au tour des cathos d’être choyés par Delanoé. Qu’y a-t-il de commun entre le cacique socialo-laïque et le pape intégriste, monument de la réaction à l’évolution de l’église catholique ? L’esplanade de Notre Dame que le maire de Paris a rebaptisé du nom de Jean Paul II.


Paris valait bien une messe pour le vert galant. Notre Dame mise au service des ambitions électoralistes des socialistes parisiens. Les écolos de la coalition municipale ne pouvaient que manger leur chapeau pendant que le maire officiait la grand messe de la réconciliation des cathos et des socialos.

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3 septembre 2006 7 03 /09 /septembre /2006 22:14

Kouchner porte beau, s’exprime bien, juge lucidement l’état de la France et anachronique l’arriérisme du programme socialiste, mais peine à se convaincre qu’il ferait un candidat potable pour la présidentielle. Dommage ! Il serait des nôtres.


Plutôt que de copiner avec l’ineffable Bayrou, que de rêver que ses potes de la Rochelle lui feront la courte échelle, qu’attend Bernard pour se jeter dans la mare aux canards ?


Sans doute son costume trop bien coupé, son brushing d’ex jeune premier, ses clins d’œil appuyés aux membres de sa bulle sont-ils la marque de celui qui n’a pas réellement envie d’en découdre, d’un brillant dilettante mais d’un faux vrai pro de la politique.


On n’y croit pas. Bernard n’ira pas au casse pipe. Les socialistes peuvent s’en réjouir. Le trublion du Kosovo ne viendra pas jouer les Taubira au premier tour de la présidentielle.

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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 21:43

C’est le graal du politicien, la pierre philosophale des temps modernes, l’introuvable troisième voie. Bayrou le magicien prétend l’avoir trouvé. C’est le miroir aux alouettes.


Le génie français s’exprime chez ce prof d’histoire. Il a réussi la synthèse entre Adam Smith et Karl Marx. L’invisible main du marché et la planification centralisatrice cohabitent harmonieusement dans le monde du petit béarnais.


Trêve d’inepties, ce néophyte de l’économie, ce serviteur de l’Etat plus habitué à pérorer qu’à contribuer se moque des français dont il sait, lui l’enseignant, l’inculture économique. Il n’y a pas de troisième voie. Soit on régule arbitrairement soit on laisse le marché s’exprimer.


Ou l’on prône la responsabilité individuelle, l’effort et la rémunération du mérité, ou l’on défend les avantages acquis, la redistribution et l’irresponsabilité collective. Comment peut-on se situer entre ces deux pôles  sauf à finasser et jouer sur la crédulité d’un électorat toujours prêt à donner son suffrage pour un plat de lentilles, pour peu que le tribun ait quelques talents oratoires ?


Non seulement la mission est impossible, mais elle est malhonnête. Ce Bayrou n’est qu’un imposteur dont on aimerait que ses adversaires enlèvent le masque de la duplicité.

 

 

 

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1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 16:04

Le bon sens l’emportera-t-il, ou une fois encore cette promesse n’engagera t-elle que ceux qui l’auront entendue ?


Sarko invité du Medef s’est engagé à modifier  le droit du travail dans l’un de ses aspects les plus anachroniques : le droit de grève.


Droit hérité des luttes sociales de la révolution industrielle, il a été amendé dans toutes les démocraties européennes pour ne plus y avoir qu’une valeur de symbole et n’a jamais été reconnu par les démocraties populaires… La France reste le seul pays où il continue à être exercé dans quelques secteurs économiques et seulement par des « salariés* » d’entreprises publiques.


La remise en cause n’est que très partielle : il s’agit d’obliger les agents qui en décident l’application à s’exprimer à bulletins secrets. Mais cela n’est pas du goût des gros bras musclés qui font la loi dans les syndicats, et dans les entreprises où ils sévissent  – rappelez vous la descente des dockers à Strasbourg.


Alors Sarko, s'agit-il encore un effet d’annonce comme celle de l’interdiction de fumer, ou la réforme des droits de succession : aussitôt dit, aussitôt retiré, ou d’une avancée incontestable dans la démocratie sur le lieu du travail ?


Les paris sont ouverts. Mais cette évolution du droit du travail vers le droit au travail serait une rupture dont on doute que s’inspire beaucoup Madame Royal.

 

 

* Entreprises où le statut protège le salarié au de la du droit commun.

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 08:40

Il peine à faire entendre sa voix. Il ne décolle pas dans les sondages. Alors la cause est entendue : c’est la faute au média. Et pour enfoncer le clou, le méchant loup c’est Sarkozy, c’est lui le bras politique du grand capital, des Dassault, des Lagardère…et autres grands patrons de presse.


La charge est outrancière. Elle évite à Bayrou de faire sa propre auto critique, d’admettre que la vacuité de son programme n’encourage pas les médias à s’en faire les propagandistes.


Qui sait ce que veut Bayrou, à part mettre des bâtons dans les roues de ce gouvernement ? Aucune proposition hormis son éternel préchi prêcha pour plus d’Europe dont on sait le peu d’écho qu’il reçoit dans l’opinion.


Faute d’avoir su trouver sa voie entre une gauche toujours accrochée au vielles lunes socialistes et une droite plus centriste que franchement libérale, Bayrou s’est relégué en deuxième division.

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29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 21:36

On ne comprend pas qu’il y ait encore débat. La cause est entendue. Aucun pays ne pratique plus la méthode globale. Enfin si, en France des instituteurs peinent à abandonner ce système dont les ravages sont répertoriés en pourcentage de gamins incapables de décrypter un texte élémentaire à la sortie du cycle primaire. On appelle cela l’illettrisme. Ils sont 20% à l’entrée en sixième.


Malgré cet échec imputable à la méthode d’apprentissage de la lecture il se trouve des combattants d’arrière garde pour refuser d’évoluer et de jeter aux orties les manuels qui les accompagnent depuis les années 60.


L’Education Nationale, c’est cette pétaudière dans la quelle une instruction ministérielle est automatiquement qualifiée de diktat par les syndicats. Le syndicat y détient l’autorité. Le ministre n’a pas vocation à décider. Allègre qui s’y est collé a été forcé à la démission. Bayrou a copiné avec la cheftaine des professeurs. Quant à de Robien en forçant le ton sur la méthode de lecture il met les syndicats au pied du mur. Soit ils s’opposent à une mesure de bon sens, soit ils acceptent qu’un ministre ait de l’autorité.


Ce bras de fer sera révélateur du degré d’archaïsme de cette profession. Les instituteurs n’existent plus, ils sont devenus professeur des écoles. Leurs anciens plaçaient la réussite de leurs élèves avant les considérations politiques. Qu’en est-il aujourd’hui ?

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