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10 mars 2006 5 10 /03 /mars /2006 00:00
 

Si  on étudie à la Sorbonne ce n’est pas pour faire une carrière dans le privé. C’est pour être professeur, fonctionnaire, avocat ou notaire, ou prendre le risque de rester chomeur…


Autant dire que le CPE ne concernera qu’une infime minorité des étudiants diplomés de cette université. Ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette nouvelle distraction estudiantine qui consiste en l’occupation des universités par des étudiants dont tout laisse à penser qu’ils ne seront pas assujettis à ce type de contrat.


Le reste n’est que mauvaise littérature, pas comme celle qui s’enseigne dans ce lieu prestigieux que de pâles imitateurs des soixante huitards aujourd’hui ringardisés tentent de soulever.


Mais l’Histoire ne repasse pas les plats et mars 2006 ne sera pas le marche pied sur lequel une révolte populaire prendra son essor pour nous rejouer « mai 68 » avec 40 ans de retard.


Le CPE, aussi inutile soit-il, ne contient pas le ferment à faire trembler un gouvernement. Ce n’est pas de à la Sorbonne que le sort de Villepin se jouera. Fin de la récréation.

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9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 00:00
 

Sur un sujet bien embrouillé comme celui de la légalisation du téléchargement on peut utilement proposer quelques repères :

 

 

Ce n’est pas parce qu’on roule à contre sens sur l’autoroute depuis une heure qu’on a acquis le droit de continuer.


Ce n’est parce qu’on a acheté une fausse Rollex à 20€ sur un marché de Hong Kong qu’on a fait perdre à son bijoutier la vente d’une vraie à 2000.


L’économie gratuite est une fausse barbe qui masque des échanges payants à l’insu du plein gré des participants.

 

 

Pour revenir au projet de loi sur le téléchargement on doit reconnnaitre que le gouvernement est cohérent avec les quelques idées précédentes. Il va dans le bons sens en proposant : 

 

 

La rémunération de l’œuvre d’art, il ne saurait y avoir de gratuité totale.

La mutualisation des revenus des ayants droits, comme cela se pratique déjà. Car payer les mêmes 20€ le CD d’un nouvel auteur comme d’un artiste reconnu c’est d’une part dissuasif et d’autre part une forme de mutualisation qui cache son nom.

Enfin la simplicité et « légèreté » du système de taxation, comme celui qui est envisagé.

 

Dommage que les palinodies du ministre aient fait perdre de vue l’essentiel, mais ce projet aurait mérité d’être défendu avec plus de cohérence.

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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 00:00
 

Se mettre dans la position où l’alternative ne se situe plus qu’entre un recul en rase campagne ou un passage en force est une spécialité de la démocratie à la française. Les exemples fourmillent, d’échecs retentissants par application de cette approche :Balladur et son CIP, Devaquet et sa réforme de l’université, Juppé et les  retraites sans oublier le contre exemple d’Aubry et des 35 heures.


Villepin en se mettant droit dans les célèbres bottes de Juppé prend le risque d’être désavoué par son patron comme l’ont été ces deux prédécesseurs. La différence c’est que ces derniers chutèrent sur des réformes indispensables, équitables et justifiables alors que l’actuel premier ministre risque son va-tout sur une idée dont nul ne peut prétendre qu’elle apportera les résultats escomptés mais qui est plombée d’avance par son coté discriminatoire.


Il y a tant de domaine où des changements sont nécessaires que prendre le risque de chuter sur un projet innovant mais grevé de défauts insurmontables c’est soit être d’une insigne maladresse, soit vouloir offrir l’image d’un psycho rigide doublé d’un piètre tacticien.

A se penser trop intelligent on s’éloigne du commun des citoyens : la chute n’en est que plus rude. Celle de Juppé nous a valu Jospin. Que nous vaudra celle de Villepin ?

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7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 00:00

Harry Roselmack assurera l’intérim de PPDA au « 20 heures »  de TF1 titrait  Le Monde de ce 8 mars. L’information pourrait être anodine, il faut bien qu’un journaliste « backup » Poivre d’Arvor.

 


Mais alors pourquoi en faire sa une ? La France découvre 30 ans après les USA le syndrome de l’anti-wasp*. Qu’avait-on à reprocher à Thomas Hugues, hormis qu’il fut blanc ?

 


C’est la discrimination positive, que l’on croyait rangée au magasin des accessoires inutiles que la direction de TF1 nous sert sur un plateau.

 


Puisque pour Mr Le Lay c’est un symbole fort que de remplacer un blanc par un noir il doit accepter de conduire le processus jusqu’à son terme, et se préparer à voir un noir réclamer la présidence de TF1. Dès lors c’est le chemin de l’Elysée qui sera tracé pour un descendant des esclaves africains. Ce président black aura raison d’exiger de tous ses sujets blancs une repentance qu’ils ont tant tardé à lui accorder.

 


Si les tenants de cette discrimination ont une certaine cohérence il serait bien inspiré d’expliquer comment elle peut être conciliée avec cette fameuse « égalité » dont se réclame toutes nos institutions.

 

 

 

 

 

 

 

* Wasp : white anglo saxon protestant. Syndrome au nom duquel toute personne appartenant à une minorité était prioritaire pour une fonction publique.

 

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 00:00

Pour ceux de ma génération l’idée même d’une grève d’étudiants est incongrue, inepte pour ne pas dire indécente.

 


Les études sont financées un peu par les parents, beaucoup par les impôts- donc de nouveaux certains parents – et quelquefois par les étudiants. Mais quelque soit le statut de ceux qui poursuivent des études, ils n’échangent en rien un labeur contre un salaire, mais profitent de la collectivité pour troquer contre beaucoup de sueur la délivrance d’un parchemin censé leur servir de viatique pour l’obtention d’un emploi décent.

 


Enfin c’était cette logique qui prévalait jusqu’en 68 date à laquelle certains fondamentaux furent foulés au pied. Pour l’essentiel, depuis lors, ils furent restaurés : hormis dans l’univers estudiantin, qui vit encore dans l’illusion de « la plage sous les pavés ».

 


Faire « grève » quand on est à la charge de l’Etat au motif fumeux que demain certains contrats de travail n’offriront pas la sécurité d’une carrière à la fonctionnaire pourrait mettre en boule tous ceux qui galèrent ou ont galéré n’ayant pas eu l’heur de connaître un Etat Nounou assez généreux pour leur financer des études et l’acquisition du dit parchemin.

 


Mais il ne se trouve personne pour appeler un chat un chat et fustiger ceux qui empêchent le fonctionnement des universités pour un motif exclusivement politique. C’est une abdication dont la droite porte la plus grande part de responsabilité. Car imaginerait-on la gauche adepte des loisirs et du temps libre, initiatrice des RTT et à l’affût des réductions du temps de travail inciter des étudiants à travailler ? Allègre, son seul ministre qui s’y est essayé a du démissionner lâché par le premier d’entre eux, un certain Jospin.

 


Aujourd’hui Villepin incapable de dire aux étudiants leurs quatre vérités, pourrait subir le sort réservé à ceux qui prétendent  réformer sans oser rappeler les plus flagrantes évidences. La solution est simple : il suffirait que l’Etat paie les étudiants, charge à ces derniers de financer le vrai prix de leurs études.  Toute grève serait décomptée….

 

 

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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 00:00

Il a tout du premier de classe, du gendre parfait, bien net sur lui, tout lisse. A la télé il fait œuvre de pédagogie, d’ailleurs ce serait à l’entendre le seul déficit de ce gouvernement. Ne pas prendre le temps d’expliquer. Sinon les français auraient toutes les raisons d’être satisfaits.

 

 

Alors il prend son temps pour décortiquer, justifier, clarifier et tout devient clair : rien n’échappe à ce gouvernement dans l’appréhension des problèmes de santé publique, aucun retard, aucune erreur d’appréciation. On ne sait pas tout sur le chykungunya, tout juste nous concède-t-on, mais avec les informations dont on disposait, nul n’aurait pu agir plus efficacement. La méthode de ce brave docteur Coué pour un ministre de la santé ça n’a rien de dégradant, ça fait juste un peu usé.

 

 

L’intelligence ne saurait être discutée, mais le laïus consensuel a ses limites et à trouver tout le monde tout beau tout gentil on en arrive à douter de la sincérité du discours. Dommage pour ce qui méritait d’être avalé tout crû. Depuis le nuage de Tchernobyl nos hommes politiques quand ils parlent de santé publique sont incapables de se reconstruire une crédibilité.

 

 

Ce n’est pas Xavier Bertrand, aujourd’hui ministre de la santé, qui aura contribué à lever cette ambiguïté.

 

 

 

 

Xavier Bertrand, ce soir sur LCI

 

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 00:00

C’est l’affaire du jour : le psychodrame entre les dirigeants de L’OM et du PSG, sa mise en scène médiatique par les folliculaires de la planète foot.

 


Pas un match entre ses deux équipes qui ne tourne à la bataille rangée, au caillassage de l’équipe visiteuse, aux déferlement de hordes sauvages et qui ne se solde par des blessés, des exactions, destructions…sous l’œil complaisant des chaînes de télévision qui ont payé des sommes astronomiques pour retransmettre les jeux du cirque et leur troisième mi temps.

 


Alors quand l’un des participants dit « pouce » je ne joue plus : c’est tout le système qui menace de s’effondrer et aux bal des faux-cul les dirigeants du PSG ne sont pas les moins doués.

 

 

 

Décryptons !

Canal Plus propriétaire du PSG très impliqué dans les flux financiers dérivés d’un sport autrefois populaire ne peut laisser la manne publicitaire filer faute d’adversaire crédible : c’est tout l’enjeu de cette polémique : les sous, les sous, les sous…

 


Et les marseillais ont su tacler où ça fait le plus mal : au niveau des bourses !

 

Quant au foot et à la sécurité, personne n’y a sérieusement pensé

 

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 00:00

Un jour, j'étais âgée déjà, dans le hall d'un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s'est fait connaître et il m'a dit : "Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j'aime moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté." »

 

 

L'écrivain Marguerite Duras est morte le 3 mars 1996 à Paris.

 

 

 

 

 

J'suis l'poinçonneur des Lilas
Le gars qu'on croise et qu'on n' regarde pas

 

J'fais des trous, des p'tits trous, encor des p'tits trous
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous

 

 

Serge Gainsbourg, l’inoubliable auteur, compositeur, chanteur et provocateur, s'est éteint par une nuit d'hiver, le 3 mars 1991 à Paris.

 

 

 

Une seule de ces disparitions fut aujourd’hui commémorée, fit la une des journaux, donna lieu à évocations sur toutes les chaînes de télés, suscita commentaires enamourés : celle du drogué, de l’alcoolique mondain, du faux révolté, pale imitation de Boris Vian et vrai précurseur des bobos.

 


Quant à celle qui nous donna « l’amant », en se qualifiant elle-même « d’indicible » ne s’est-elle pas mise à l’abri des outrances de la postérité ?

 

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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 00:00

Elle lui colle à la peau. Ce n’est pas le premier des premiers ministres à en être la victime. Il n’empêche qu’elle l’a chopé en plein vol et qu’il est en train de revenir sur terre, mais pas du tout de façon contrôlée.

 


Rien qui ne surprenne quand autant de vents sont contraires : mauvais indices, arrivée des virus, cafouillages ministériels. Depuis que les politiques ont admis que les sondages remplaçaient  la « corbeille » pour décider de la politique du pays, tous les premiers ministres sont chahutés, malmenés faute d’avoir précisé où était l’intérêt de la France.

 


Un jour européen, le lendemain souverainiste, un jour anti Bush pour redevenir ensuite pro américain, bien malin celui qui décryptera sur quelles bases se prennent les décisions qui  sont censées façonner la France de demain.

 


Repères perdues, idéologie en berne, la majorité – quelle qu’elle soit - ne gouverne que pour pérenniser sa présence à la tête de l’Etat. A cette aune là Villepin ne fait ni mieux ni plus mal que ses prédécesseurs : il est sur une trajectoire à la Raffarin.

 


La seule question qui vaille d’être posée est de savoir : notre régime nous condamne t-il à ne connaître que ce type de gouvernants ?

 


Si tel était le cas il faudrait, par précaution, sonder les français pour savoir ce qu’ils penseraient d’en changer.

 

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 00:00

Ca ce passe en France, à la gare de Lyon en cette claire matinée du 1er mars où la température flirte avec le zéro et où quelques flocons épars ont saupoudré les voies.

 


Départ grandes Lignes. Tous les TGV sont annoncés avec du retard, causé par ces intempéries.

 

Après 1 heure d’attente la rame pour Dijon se met en place. Lé départ est imminent à 11h30 quand la voix du contrôleur précise qu’en raison du mauvais temps le conducteur n’a pu parvenir jusqu’à la gare. Le départ est retardé sine die.

 


Le train est immobilisé, 800 passagers condamnés à attendre que le salarié le plus choyé de la SNCF daigne quitter son cocon douillet pour affronter les rigueurs d’un hiver où il fait à tout casser moins 1degré.

 


C’est ça le service public que la gauche et les syndicats veulent préserver à tout prix. C’est vrai que faire rouler un TGV quand il fait chaud l’été, ou quand il fait froid l’hiver dérogerait au principe de précaution bien utilement rajouté à la constitution.

 

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